Amorti maximal pour cette nouvelle Nike Vomero Plus. Initialement conçue pour les femmes, elle saura séduire les coureurs en quête d’une chaussure très confortable.
Avec sa semelle intermédiaire ZoomX sur toute la longueur, et une hauteur de semelle supérieure de 4 mm par rapport à la Invincible 3, cette Vomero Plus offre une foulée plus souple, légère et réactive que la précédente Vomero 18.
Amorti super moelleux
L’allure générale paraît plus massive que les autres modèles Nike, mais son design reste fluide et son poids contenu. Les premières foulées révèlent un amorti très moelleux, tandis que la légère bascule vers l’avant, provoquée par un vide sous les orteils, favorise le déroulé du pied.
Le chaussant est assez étroit et la stabilité latérale correcte sur chemins moyennement revêtus. Le volume important et l’amorti généreux ne favorisent pas les allures très rythmées.
Priorité confort
Cela dit, des séances de fractionnés sur piste restent possibles, mais l’ensemble manque de dynamisme pour les coureurs à la recherche de performance pure. Une sortie effectuée sous un gros orage démontre par ailleurs l’excellente adhérence de la semelle sur bitume trempé. Enfin, le confort reste un atout majeur pour les sorties longues, où l’on peut envisager d’accélérer l’allure.
POIDS : 275 g en 42/235g en 39 • DROP : 10 mm • STACK : 45 mm (talon)
Les notes du testeur. Amorti : 18/20 – Confort : 18/20 Dynamisme 14/20 Souplesse : 16/20 Stabilité : 18/20
Le + Grand confort, tarif contenu pour cette marque. Le – Manque de dynamisme.
Utilisation : toutes distances sur route, pour coureurs à foulée universelle de tout poids.
Benjamin Polin est entré dans la légende des 100 km de Millau en battant le record de la course vieux de plus de trente ans. Un chrono dingue en 6h19’18, soit 3:46/km de moyenne sur 100 km ! Le champion vosgien partage le récit de sa course, un vrai contre-la-montre sur 100 km.
« Veni, vidi, vici. » La célèbre devise de Jules César, Benjamin Polin l’a parfaitement incarnée sur les 100 km de Millau. Le coureur du Pays d’Épinal est venu, a vu… et a vaincu.
Avant même de descendre à Millau, il avait prévenu : il visait le record de Jean-Marc Bellocq (6h28’), établi en 1990. Un chrono que l’on croyait intouchable depuis 35 ans. Mais Benjamin Polin avait ce temps dans les jambes et dans la tête. En 2023, un virus l’avait contraint au forfait sur l’épreuve. Cette fois, il est revenu avec une envie de revanche et une ambition claire : écrire l’histoire.
Le Vosgien, déjà double champion de France du 100 km (2022, 2023), champion de France du marathon (2024, 2025), et 15ᵉ aux derniers Mondiaux de 100 km, nous raconte sa course. Comme dans un rêve, ou presque…
« La course a, pour moi, vraiment débuté trois mois avant, juste après le semi-marathon du Ventoux début juillet. J’ai super bien récupéré, donc j’ai vite attaqué la préparation. Elle a duré 10 semaines, avec un gros volume (trois semaines à 270-280 km / semaine) mais aussi pas mal de travail de qualité, autour de mes allures semi et marathon.
Chaque semaine, je faisais unesortie longue d’environ 55 km et 1000 m de D+ à l’allure de course visée. Ce qui m’a marqué, c’est qu’à la fin de la première sortie longue, j’étais complètement cuit. Et au bout de 7 ou 8 semaines, j’étais presque frustré de m’arrêter à 55 km, tellement il me restait de l’énergie. Cette progression m’a rassuré. Et je pense que la sagesse de ma copine, qui m’a empêché d’en faire trop (merci à elle), m’a permis d’arriver au top physiquement et mentalement à Millau. »
Un 100 km en forme de contre-la-montre
La compagne de Benjamin Polin a fait l’assistance vélo, et le papa du champion Alexis, a pris quelques photos…
« Le jour J, les conditions étaient idéales : 5–6°C, pas de vent, une belle journée en perspective. Dès les premiers kilomètres, je fais abstraction de la concurrence. Je me mets direct dans mes allures. Je m’étais préparé pour faire un contre-la-montre de 100 km contre moi-même, donc ça commence dès le km 1.
Pour l’anecdote, je suis 4ème ou 5ème sur les dix premiers km. Je n’ai jamais vraiment accéléré. Sur la première boucle marathon, je passe 2ème. Puis je prends la tête dans la première difficulté du parcours, la montée sous le viaduc. »
Des sensations au top dans les montées
« Dans cette montée, j’ai senti que je volais. Tout semblait facile. Je grimpais tout seul. Et après coup, en regardant les données, j’ai vu que l’allure était vraiment rapide.
À ce moment-là, je réalise que toute la préparation porte ses fruits. Mais je reste calme : on est encore qu’au km 50. Je reste concentré sur mes allures, ma gestuelle, mon attitude. Le profil du parcours aide bien, car il est facile à découper : plat, montée, descente… Ça permet de rester lucide. »
« Tout semble encore facile au km 70, ce qui est bon signe. Demi-tour pour retourner vers Millau. Les premières vraies difficultés arrivent vers le km 80, mais je me dis qu’il ne reste plus que 20 km. Et 20 km, c’est ce que je fais tous les midis à l’entraînement, même sous la pluie, dans le vent, en pleine fatigue ou en forme.
Je connais cette distance par cœur. 20 km, c’est ce que je fais tous les midis en semaine, qu’il pleuve, qu’il vente, que je sois très fatigué ou en pleine forme. Donc je connais bien la distance et ça fait longtemps qu’elle ne me fait plus peur. Et au vu des sensations, ça va rentrer sans finir par terre. »
« J’avais tout calculé pour viser6h28.À chaque point de passage, je vois que j’ai de l’avance sur le chrono historique de Jean-Marc Bellocq. Et je continue à gagner du temps, notamment dans la montée où je suis vraiment solide.
Les derniers kilomètres sont galvanisants. Même avec 98 km dans les jambes, j’arrive encore à accélérer. Je m’autorise à lancer le “sprint” à 2 km de l’arrivée, car à ce moment-là, plus rien ne peut m’arriver. Je gratte encore quelques secondes pour être sûr de passer sous les 6h20.
Chrono final en 6h19’18, nouveau record de la course et deuxième marque française de tous les temps sur 100 km malgré le parcours très vallonné.
Au passage de la ligne, tout retombe : l’émotion, la fierté. C’est très intense et je partage ce beau moment avec ma compagne. Elle qui m’a accompagné sur toute la prépa mais également sur la course en vélo pour me faire l’assistance. Un moment de partage unique et magique. »
« Quel bonheur de voir que la préparation a payé ! Tout s’est déroulé exactement comme je l’avais imaginé, et même en mieux ! C’est super motivant pour la suite. Je me dis que le record de France est largement à portée de main, sur un parcours plat. Mais à mon prochain 100 km, rien n’est sûr que le record de France soit toujours à 6h13…
Pour l’instant, je savoure. Très bientôt ça sera la reprise de l’entraînement sérieux pour les prochains objectifs : la SaintéLyon. »
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/10/Benjamin-Polin_T0A0407.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-10-04 09:43:002025-10-04 15:51:28Benjamin Polin : comment j’ai battu le record des 100 km de Millau en 6h19′
Sous un soleil radieux, 25 000 coureurs ont pris le départ de la course Paris-Versailles 2025, reliant la Tour Eiffel au Château de Versailles sur 16 km mythiques. Cette grande classique du running français, réputée pour sa Côte des Gardes et son arrivée majestueuse face au château, a une nouvelle fois offert un spectacle sportif et populaire.
Parmi les classiques de la rentrée, Paris-Versailles tient une place à part. Organisé par une association loi 1901, l’événement vit uniquement des inscriptions des coureurs. Malgré cela, le prix du dossard reste abordable (29 € à 40 € selon la date).
Le parcours emblématique n’a pas changé depuis 46 ans : départ au pied de la Tour Eiffel, arrivée face au Château de Versailles. Ce parcours royal et immuable est aussi sans doute une des clés du succès de l’épreuve qui transcende les générations. Car cette année, un coureur sur deux découvrait l’épreuve pour la première fois. Et l’engouement va croissant : les inscriptions ouvertes le 1er mars étaient complètes dès le 19 avril, du jamais vu en quatre décennies !
Si 16,2 km et 250 m de dénivelé positif en font un défi relevé, cette Grande Classique reste un galop d’essai idéal pour les coureurs intimidés par la distance semi-marathon.
On la court comme un défi en profitant d’une ambiance festive et familiale. Après une entame roulante le long des quais de Seine, dans Paris puis Issy-les-Moulineaux place à la Côte des Gardes : 2 km à 7 % de moyenne avec un pic à 12 %. La suite plonge les runners dans la forêt domaniale de Meudon, avant la côte du cimetière de Viroflay et l’arrivée sur l’avenue de Paris, en faux-plat montant jusqu’au Château.
Mélody Julien enchaîne un deuxième succès consécutif
Déjà victorieuse en 2024, Mélody Julien confirme sa suprématie sur le tracé exigeant de Paris-Versailles. Elle s’impose en 53’03’’ avec une belle avant sur Anaïs Quemener (57’21’’) et Émilie Christel (1h02’06’’).
« C’est un plaisir de courir ici, merci à l’organisation et aux bénévoles. Cette année, je viens de faire deux grosses semaines de préparation pour le marathon de Chicago et je suis en grande forme », confie la championne de l’AM Montredonnaise tout juste médaillée.
Faustin Guigon signe la plus belle victoire de sa carrière
Chez les hommes, une révélation. Florian Guigon s’est offert une victoire royale ce dimanche midi à Versailles. Il n’était pas attendu triomphant seul sur l’avenue de Paris. Et il a devancé le favori Florian Carvalho pour signer la plus grande victoire de sa carrière. « Je suis surpris. C’est ma troisième participation et j’avais quelques repères au niveau du chronomètre. Je voulais passer sous les 52 minutes et j’ai fait 50’13’’. C’est incroyable !, se réjouit le Marseillais.
Les conditions sont favorables, la météo est parfaite, je connaissais le parcours et je me sentais bien. C’est une magnifique victoire en partant de la tour Eiffel jusqu’au château de Versailles. Je ne peux pas rêver mieux pour cette grande classique. » indiquait de son côtéFlorian Carvalho, 2eme en 50’55 ».
Au total avec ces champions 25 330 coureurs ont relevé le défi sur 46e édition.
Le syndrome de la loge antérieure se traduit par des douleurs le long du bord externe de la jambe, persistant malgré l’arrêt des entraînements… Comment le soigner ? Actions et réactions.
Où loge cette loge antérieure ? Au niveau de la jambe, les muscles sont entourés d’un manchon. C’est l’aponévrose jambière, divisée en compartiments ou loges par des cloisons très peu extensibles. Ces loges sont au nombre de quatre. Antérieure, latérale ou externe, postérieure profonde et superficielle.
Elles regroupent chacune plusieurs muscles dont le rôle est similaire. Dans la loge antérieure, dite aussi tibiale, on trouve trois muscles. Ils trouvent leur origine sur la jambe et s’attachent en divers endroits sur les os du pied. A quoi servent-ils ? A la course, lors du contact avec le sol, tous trois rapprochent la jambe du pied en facilitant l’amortissement.
Les muscles sont nourris et rejettent leurs déchets par des vaisseaux sanguins fins comme des cheveux : les capillaires. En courant, le débit sanguin musculaire s’accroît de 20 à 30%. Ces capillaires deviennent plus perméables et se dilatent. Si l’effort est intense et prolongé, les petits vaisseaux très dilatés laissent passer du plasma (liquide sanguin sans les globules rouges). Cette fuite facilite la formation d’un œdème.
Le problème, c’est que la cloison de la loge antérieure est très peu extensible. L’œdème augmente alors la pression dans la loge. Si vous continuez à courir, le muscle gonflera de plus en plus et le retour du sang vers le coeur par les veines se fera très mal.
Dans les cas extrêmes, ils peuvent être atteints d’une telle façon, comme dans un infarctus, qu’une opération chirurgicale en urgence est nécessaire. C’est le syndrome aigu de la loge. Mais rassurez-vous, il est extrêmement rare, surtout chez les runneurs assidus. Le plus souvent, cette souffrance s’arrête peu après l’effort mais revient de plus en plus précocement lors des entraînements suivants.
Syndrome de la loge antérieure
Des symptômes non spécifiques
Le plus souvent c’est un syndrome chronique. Il se manifeste par une gêne, une douleur, parfois des crampes apparaissant le long du bord externe de la jambe. Le syndrome peut évoluer sur plusieurs mois. Parfois même deux ans ou plus. Mais il finit par se manifester de plus en plus tôt lors des sorties pédestres. En général, il disparaît quelques minutes après l’arrêt de l’effort. Un médecin pourrait ne rien vous trouver de particulier puisque cette affection ne se manifeste qu’à l’effort.
Les facteurs déclenchants du syndrome de la loge antérieure
On pourrait résumer les causes par : trop vite, trop longtemps, trop précocement. En effet, on retrouve fréquemment ce pépin chez les coureurs dont les plans d’entraînement sont démesurés par rapport à leur temps libre. Ou chez ceux qui s’entraînent en résistance en permanence. Souvent, aussi, on l’observe chez des runneurs qui après une interruption plus ou moins prolongée. Cela peut être suite à une blessure, une maladie ou autre, avec une reprise trop rapide et intense, sans respecter un retour progressif.
Comment soigner un syndrome de la loge antérieure ?
En premier lieu, il faut d’abord s’assurer que le diagnostic de syndrome de loge est certain. Pour cela on réalise une mesure de la pression dans la loge suspecte. Cet examen s’effectue grâce à un petit appareil enregistreur muni d’une aiguille qui est enfoncée dans le muscle. En pratique, on contrôle la pression au repos et après avoir effectué un effort qui doit reproduire les symptômes.
Généralement lorsqu’on a un syndrome de loge, les chiffres sont franchement exagérés. En tout cas supérieurs à 15 mm de mercure un quart d’heure après la fin du test de course. En fonction de l’intensité des symptômes et de la hauteur de la pression, le traitement sera médical ou chirurgical. Dans les deux cas, les facteurs déclenchants devront être « démasqués » et supprimés.
Traitement médical ou chirurgical
Traitement médical. Selon les cas, l’interruption de la course pendant quelques jours ou quelques semaines peut être suffisante. L’application de glace (ou de Cryogel) a démontré son efficacité contre l’œdème résiduel. Des anti-inflammatoires et des myorelaxants peuvent apporter un soulagement. De même qu’une meilleure programmation des efforts et la pratique régulière d’étirements. Cependant, pour ceux qui veulent courir au même niveau, seule l’intervention permettra d’atteindre cet objectif.
Traitement chirurgical. Si les symptômes perdurent malgré les soins et si la pression est élevée, la cure chirurgicale s’impose. Ce geste simple consiste à inciser la cloison sur toute sa longueur. Ainsi, les muscles vont se décomprimer et enfin « respirer ». Au bout de huit jours, alors qu’ils se sont « refaits une santé ». La cloison est alors suturée sans serrer. La reprise de l’entraînement pourra se faire dans la majorité des cas trois semaines plus tard. En attendant, les sports qui sollicitent peu la loge antérieure (vélo, natation) peuvent être pratiqués.
Si les symptômes perdurent malgré les soins et si la pression est élevée, la cure chirurgicale s’impose. C’est un geste simple qui consiste à inciser la cloison sur toute sa longueur. Ainsi, les muscles vont se décomprimer et enfin « respirer ». Au bout de huit jours, alors qu’ils se sont « refaits une santé », la cloison est suturée sans serrer. La reprise de l’entraînement pourra se faire dans la majorité des cas trois semaines plus tard. En attendant, les sports qui sollicitent peu la loge antérieure (vélo, natation) peuvent être pratiqués.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/05/syndrome-de-la-loge-anterieurekumerAdobeStock_420786756-495x400-1.jpeg400495Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpJean-Pierre de Mondenard2025-09-26 05:00:002025-09-22 10:47:09Le syndrome de la loge antérieure
L’entraînement à VMA (Vitesse maximale aérobie), c’est la base pour progresser. A condition de réaliser ses séances de VMA à la « bonne » vitesse, la vôtre… Pour évaluer cette allure, trois tests adaptés à votre niveau.
Connaître votre Vitesse Maximale Aérobie (VMA) est essentielle pour progresser. La VMA permet d’établir et suivre des programmes d’entraînement basés sur celle valeur fondamentale.
C’est à ce moment que votre organisme bascule en mode anaérobie, avec production d’acide lactique, et à court terme épuisement. Le pourcentage de travail à VMA est proche du pourcentage de travail à la FCmax (%FCmax = %VMA + 5-10).
Si vous n’êtes pas intégré dans un club qui propose des tests de type VAMEVAL, il est possible d’organiser vous-même votre test de VMA de façon simple. Nous vous proposons ci-dessous trois tests adaptés à votre niveau.
Chaque test sera précédé d’un échauffement progressif sur 20 minutes. Vous devez aborder ce test comme une compétition. Il faut être reposé. Et vous préparer psychologiquement car vous allez toucher vos limites…
Quel test de VMA est fait pour vous ?
Pour coureur débutant
Si vous débutez, nous vous conseillons la méthode développée par l’entraîneur Michel Pradet. Il s’agira pour vous de courir la plus grande distance en 3 x 3 minutes avec 3 minutes de récupération en trottinant entre chaque répétition. Le plus simple est de se rendre sur la piste d’un stade d’athlétisme. Préalablement à votre test, placez un plot ou un repère tous les 50 mètres pour vous étalonner. 1 plot = 1 de VMA.
Pour faire le calcul, rien de plus simple. Par exemple, si vous passez 13 plots passés sur votre première répétition de 3 minutes, 14 plots sur la deuxième répétition de trois minutes et enfin, 13 plots sur. votre troisième et dernière répétition de 3 minutes, cela vous donnera une moyenne de 13 sur les 3 fractions, soit 13 km/h de VMA.
Pour coureur régulier
Si vous faites partie de la catégorie « coureur intermédiaire », c’est à dire que vous courez déjà depuis quelques temps régulièrement, nous vous recommandons le test demi-cooper. Il s’agit de parcourir la plus grande distance possible en 6 minutes. Résultats au demi-Cooper divisé par 100 = VMA (exemple : 1250m au demi-Cooper = 12.5 km/h de VMA.
Pour coureur confirmé
Dans ce cas, nous vous recommandons de tester votre VMA sur deux kilomètres. 2 km, c’est 5 tours, la grande majorité des pistes développant 400 m. Si vous êtes sur une piste forestière ou une route, il faut qu’elle soit la plus plate possible. Chaque mètre de montée ou descente réduit la fiabilité du test. Et surtout, il faut être en sécurité, pour n’avoir à vous préoccuper que de votre course.
Le plus simple est d’investir dans un cardiofréquencemètre. Portez-le durant votre test sur 2 km, et vous aurez la fréquence cardiaque à laquelle vous devrez monter pour être à VMA. Si votre cardiofréquencemètre a culminé 175 pulsations par minute lors de votre 2 km à fond, ce chiffre devient votre limite maximale en VMA.
Pour une utilisation très simple du résultat de votre test, procédez comme suit : si vous mettez 8 minutes pour courir vos 2 km à fond, c’est que votre VMA se situe autour de 4 minute/km, c’est-à-dire 15 km/h.
C’est cet étalon de vitesse que vous allez devoir respecter pour vous entraîner par courtes fractions pour améliorer votre VMA. Et surtout votre aisance et votre rythme de course. Vouloir aller plus vite, serait inutile et contreproductif.
Comment analyser votre test de VMA
En étudiant vos temps de passage, vous saurez quel type de coureur vous êtes. Si votre premier 500m est le plus rapide de tous, et le dernier le plus lent, vous êtes plutôt un « miler », spontanément rapide, mais manquant de foncier. Votre travail s’axera sur la quantité de répétitions plutôt supérieures à 1mn.
Si au contraire, votre premier 500m est le plus lent, et votre dernier le plus rapide, vous êtes du style diesel. Il faudra donc travailler vos qualités d’explosivité, en recherchant les efforts courts avec une récupération plus longue.
Comment construire vos séances ?
Vous divisez le temps de votre test de VMA par 20, et vous avez votre rythme au 100m sur les séances de VMA. Si vous avez fait 8 minutes au 2 km, cela vous fait un rythme de 24 secondes par fraction de 100m. Vous pouvez donc construire vos séances comme suit : décomposer une distance totale approximative de 2 à 3 km en fractions courtes que vous allongerez peu à peu.
La progression classique sera 2 x (10 x 100m en 24s), 15 x 150m en 36s, 12 x 200m en 48s, 10 x 300m en 1min12s, 8 x 400m en 1min36s, 6 x 500m en 2mn… Entre chaque fraction, vous récupérez en trottinant sur une durée égale à la portion rapide.
Pour aller plus loin et progresser, décryptez un autre indice clé de la performance, l’Endurance Maximale Aérobie (EMA).
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2021/10/Comment-tester-votre-VMArobot-Dean-AdobeStock_165724367-495x400-1.jpeg400495La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-24 08:25:002025-09-19 16:33:54Test de VMA : comment s’y prendre, à quoi ça sert ?
Le BMW Berlin Marathon 2025 a tenu toutes ses promesses : record mondial annuel pour Sabastian Sawe sous une chaleur inhabituelle et superbe 6ᵉ place pour le Français Hassan Chahdi.
Trois marathons, trois victoires : la fusée Sabastian Sawe continue sa moisson. Après ses succès à Valence l’hiver dernier puis à Londres ce printemps, le champion kényan de 30 ans s’est imposé sur les 42,195 km du Marathon de Berlin en 2h02min16s, meilleur chrono mondial de l’année.
Sous une chaleur inhabituelle – 25 °C dans la dernière partie de la course – Sawe signe le neuvième temps le plus rapide de l’histoire et établit un authentique « record du monde par temps chaud ». Jamais un athlète n’avait couru aussi vite dans ces conditions.
Le Japonais Akira Akasaki termine deuxième en 2h06min15s, suivi de l’Éthiopien Chimdessa Debele, troisième en 2h06min57s.
Côté tricolore, Hassan Chahdi, très attendu, réalise une performance de haut niveau. Il décroche la sixième place en 2h07min43s, à quelques secondes seulement de son record personnel (2h07min30s à Londres en 2024).
Chez les femmes, Rosemary Wanjiru (Kenya) s’impose en 2h21min05s, seulement trois secondes devant l’Éthiopienne Dera Dida. Azmera Gebru (Éthiopie) complète le podium en 2h21min29s.
La 51ᵉ édition du BMW Berlin Marathon 2025 a célébré 47 966 coureurs, un score record. Derrière la Porte de Brandebourg, 5% du peloton termine en moins de 3 h sur ce marathon majeur rapide.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/51-bmw-berlin-marathon-21092025-copyright-scc-events-petko-beier.jpg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-22 08:41:002025-09-22 10:46:52Résultats du Marathon de Berlin 2025 : Sabastian Sawe triomphe dans la chaleur, Hassan Chahdi 6ᵉ
Pour qu’une sortie longue soit efficace, il est essentiel qu’elle soit bien calibrée et adaptée à l’allure de l’objectif visé. Que ces 7 conseils vous soit utiles en préparation marathon.
1. Montez en charge en douceur
Pour bien réussir vos sorties longues, il est indispensable de respecter une progressivité au fur et à mesure de votre préparation marathon. La première sortie longue de votre programme devrait correspondre à une durée que vous pouvez facilement réaliser. Planifiez donc votre préparation générale en vous assurant que vous pouvez commencer avec des sorties longues à la bonne intensité.
Une fois que vous avez bien préparé cette phase générale, vous pouvez entrer dans la préparation spécifique. Augmentez progressivement la durée de vos sorties longues, avec une augmentation de 10 minutes maximum par semaine, afin de laisser à votre corps le temps de s’adapter.
Vous constaterez qu’à mesure de la progression, des durées qui semblaient inaccessibles au début deviennent plus faciles à atteindre. En fin de programme, la sortie longue ultime doit être planifiée 3 semaines avant votre marathon.
2. Calibrez la durée de votre sortie la plus longue
Une règle simple et efficace pour calibrer la durée de votre plus longue sortie en préparation marathon est la règle des 4/5. Par exemple, si votre objectif marathon est de 4 heures, votre plus longue sortie ne devrait pas dépasser 3h13 (soit 240 minutes x 4/5 = 192 minutes). Si vous envisagez de marcher sur certaines parties du marathon, alors vous pouvez allonger votre sortie longue jusqu’à 3h30-4h maximum. Marcher de manière contrôlée peut en effet vous aider à repousser le moment où vous devrez marcher par nécessité sur la course.
L’idée est de pratiquer quelques pauses de 10 à 15 secondes toutes les 10 minutes pour vous hydrater. Au fur et à mesure de la progression de la préparation, vous pourrez augmenter la durée de ces pauses.
3. Ne raisonnez jamais en distance, mais en temps de course
Un point crucial de la préparation marathon est de ne jamais raisonner en distance mais en temps de course pour vos sorties longues. Par exemple, si vous courez à une vitesse de 15 km/h, un 30 km prendra environ 2h. Mais si vous courez plus lentement, disons à 10 km/h, cette même sortie pourrait durer 3h. Il est donc essentiel de calibrer vos sorties longues non pas sur la distance absolue, mais en fonction du temps de course et de l’allure cible.
Cela signifie que vos sorties longues doivent être adaptées à votre rythme de course et ne doivent en aucun cas imiter la distance totale du marathon. Ce n’est qu’à la course que vous devrez réellement courir les 42,195 km. L’objectif de l’entraînement est de vous préparer progressivement et éviter le risque de blessure.
4. Rapprochez-vous des conditions de course lors de votre sortie longue
Plus vos sorties longues se rapprocheront des conditions réelles de la course, plus elles seront efficaces. L’intensité et l’allure de votre sortie longue dépendent de l’objectif que vous visez. Par exemple, un coureur de haut niveau intégrera des séquences à l’allure de son objectif marathon pendant l’entraînement. En revanche, un coureur débutant pourra courir à une allure plus proche de son allure de confort (environ 65% de sa VMA).
Il est donc essentiel de pratiquer à une allure qui reflète celle de la course marathon. Si vous visez un chrono précis, assurez-vous de courir aussi souvent que possible à cette allure. Cela maximisera l’efficacité de vos séances et augmentera vos chances de succès le jour de la course.
5. Testez votre ravitaillement
Un aspect souvent négligé dans les sorties longues est le ravitaillement. Dès que votre sortie dépasse 1h30, vous devez tester votre ravitaillement. Il est essentiel de boire suffisamment, idéalement 500 ml par heure. Utilisez une flasque ou un bidon avec des électrolytes pour éviter la déshydratation.
Les sorties longues sont également le moment idéal pour tester les gels, barres énergétiques ou boissons que vous comptez utiliser lors du marathon. Ne vous contentez pas de tester votre ravitaillement le jour de la course : ce serait trop risqué ! Répétez ces tests pendant vos sorties longues pour trouver ce qui vous convient le mieux, en termes de confort et d’efficacité.
La vitesse spécifique marathon est un aspect fondamental à prendre en compte pour vos sorties longues. Il est crucial de courir aussi longtemps que possible à votre allure cible, c’est-à-dire la vitesse à laquelle vous souhaitez courir votre marathon. Cela va varier en fonction de votre niveau. Un coureur débutant pourrait courir à une allure proche de son footing habituel, tandis qu’un coureur plus rapide devra intégrer des séquences à l’allure de course dans un fractionné adapté.
L’objectif est de rendre votre sortie longue spécifique et en accord avec le type d’effort que vous devrez produire lors du marathon. Cette approche vous permettra d’être mieux préparé au jour J.
7. Ne banalisez pas cette séance
La sortie longue est cruciale pour le développement de votre endurance, mais elle engendre également des perturbations fonctionnelles. Celles-ci sont recherchées dans le cadre de votre préparation marathon, mais elles peuvent devenir problématiques si vous les répétez trop souvent. Une sortie longue par semaine est suffisante pour optimiser l’entraînement sans risquer la blessure.
Cela signifie qu’il est préférable de commencer par des sorties plus courtes au début de votre programme (environ 1h15) pour préserver la fraîcheur lors des séances plus intenses. À mesure que l’objectif approche, vous pourrez augmenter la durée de vos sorties longues, en maximisant votre endurance et en renforçant vos capacités à tenir l’effort sur la durée.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/11/PUMA_Deviate-Nitro-2_Q3-Group_0059_RGB.jpg533800Bruno Heubihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpBruno Heubi2025-09-20 06:49:002025-09-12 17:22:247 conseils pour optimiser ses sorties longues en préparation marathon
Du 10 au 12 avril 2026, le Golfe de Saint-Tropez accueillera la première édition de la Western Azuréenne. Ce tout nouveau trail varois inspirée de la mythique Western States américaine proposera six formats, dont un 100 miles.
Tout le monde connaît la beauté du port de Saint-Tropez. Mais le Golfe et son arrière-pays restent un trésor préservé. Forêts anciennes, crêtes sauvages, villages provençaux et panoramas spectaculaires où les reliefs se fondent dans l’azur méditerranéen ; un vrai paradis pour crapahuter en liberté.
Pourtant, peu de trails existent dans la région. Voilà qui a donné l’idée de cette Western azuréenne. Aux manettes, Outdoor 01 Event, qui organise déjà La Trace des Maquisards et l’Ultra 01. Positionné au début du printemps, avant l’arrivée des touristes, ce premier ultra-trail varois promet d’en mettre plein la vue.
Des accents californiens
Son nom ne doit rien au hasard. En effet, cet ultra azuréen reprendra nombreux codes de la légendaire Western States 100 Run américaine.
« On retrouve non seulement les pistes larges de l’est californien, mais aussi la possibilité sur le 165 km d’être accompagné par un pacer sur les 65 derniers kilomètres, un dénivelé positif de 5000m et la désormais traditionnelle chemise Finisher remise à l’arrivée à tous les participants« , détaille l’organisation.
Pour rendre cette grande première accessible, six formats seront proposés. Le 100 miles (165 km) pourra se partager en relais à 8. Un 100 km, un 45 km, un 25 km et un 10 km sont également à l’affiche.
Un parcours entre villages emblématiques et massif forestier
Au fil des kilomètres, les participants traverseront Grimaud, Sainte-Maxime, Plan-de-la-Tour, La Garde-Freinet, La Môle, Cavalaire, La Croix-Valmer et Gassin. Cette trace unique méle sentiers forestiers, larges pistes, points de vue sur la Méditerranée et passages dans des villages typiquement varois.
En chemin, des ravitaillements gourmands mettront à l’honneur la gastronomie locale. L’arrivée se fera à Grimaud où les coureurs pourront savourer la célèbre tarte Tropézienne.
Les dossards vont de 20 € à 180 € selon la distance. Lesinscriptions sont ouvertesdans la limite de 500 dossards par course.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/western-azureenne.jpeg533800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-19 16:29:182025-09-19 16:29:19Western Azuréenne 2026 : le nouveau rendez-vous trail dans le Var
La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) analyse les fluctuations de millisecondes entre les battements successifs du cœur, et c’est loin d’être un détail. Cette mesure est un indicateur clé de la santé cardiovasculaire et un outil puissant pour optimiser son entraînement. Michel Armandy de la Run Academy nous explique.
Pour bien comprendre l’intérêt de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), il faut rappeler que notre système nerveux autonome se divise en deux branches principales : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.
Le système sympathique prépare le corps à l’action en augmentant la fréquence cardiaque, c’est-à-dire le nombre de battements du cœur par minute (BPM) et la tension artérielle. Et le système parasympathique favorise la relaxation en réduisant la fréquence cardiaque.
Une VFC élevée reflète une bonne capacité d’adaptation du cœur aux différentes situations. Cela indique un équilibre sain entre ces deux branches du système nerveux autonome. À l’inverse, une VFC basse peut être un signe de stress, de fatigue ou de mauvaise récupération.
Comment mesurer la variabilité de la fréquence cardiaque ?
La VFC peut être mesurée avec une ceinture thoracique ou bien, comme c’est de plus en plus souvent le cas, avec une montre cardio-GPS Garmin, Polar ou Coros proposant la prise de pouls au poignet et intégrant cette donnée.
Il existe aussi des applications spécifiques qui sont souvent associées à des capteurs (HVR4Training, Elite HVR, Kubios HVR). Ces appareils collectent les données cardiaques et calculent les indices de VFC à partir des intervalles R-R, entre les pics successifs des ondes R sur un électrocardiogramme).
La précision de la mesure est cruciale pour une analyse fiable. Chaque appareil peut fournir des résultats différents. Il est donc essentiel d’en choisir un et de s’y tenir ensuite afin que l’analyse soit cohérente.
La VFC est un excellent indicateur de l’état de forme à l’instant T. Sa diminution significative peut signaler une surcharge de l’entraînement, un stress excessif ou un manque de sommeil.
En la surveillant régulièrement, les athlètes peuvent ajuster les charges d’entraînement pour éviter le surentraînement. Cela permet d’adapter les cycles d’entraînement en fonction des besoins individuels et de l’état de forme du jour.
Optimisation de l’entraînement
Les entraîneurs peuvent ainsi déterminer les jours où l’athlète est en meilleure forme pour des entraînements intensifs ou, au contraire, où il serait plus bénéfique de privilégier des sessions de récupération.
Une VFC élevée le matin peut indiquer que l’athlète est prêt pour une séance intense, tandis qu’une VFC basse pourrait suggérer la nécessité d’un entraînement plus léger ou d’un jour de repos. L’optimisation de l’entraînement basée sur la VFC permet d’améliorer l’efficacité des séances et de minimiser le risque de blessures.
Intégrer la VFC dans son entraînement
Pour tirer pleinement parti de la VFC, il est essentiel de la mesurer régulièrement, idéalement tous les matins au réveil. Cela permet d’obtenir une ligne de base fiable et de détecter les variations quotidiennes. Il est recommandé de mesurer dans des conditions similaires (par exemple, allongé au calme). Une routine de surveillance bien établie facilite l’interprétation des données et la détection des tendances à long terme.
L’analyse des donnéesdoit prendre en compte les tendances à long terme plutôt que les variations quotidiennes isolées. Une baisse progressive de la VFC sur plusieurs jours peut indiquer une accumulation de fatigue. A l’inverse une augmentation soutenue peut refléter une amélioration de la forme physique et de la récupération. Les outils d’analyse modernes permettent de visualiser facilement ces tendances et d’ajuster l’entraînement en conséquence.
Ajustement de l’entraînement
En fonction de ces données, les ajustements peuvent inclure une augmentation de l’intensité. Si la VFC est stable ou en hausse, cela peut être un signe que l’athlète est prêt pour des séances plus intenses. A l’inverse, on peut réduire l’intensité également. Une baisse peut suggérer de réduire l’intensité pour optimiser la récupération.
Prenons l’exemple d’un marathonien qui souhaite optimiser son entraînement. En surveillant sa VFC quotidienne, il peut adapter son programme de la manière suivante :
Période d’entraînement intensif : si la VFC est élevée et stable, il peut augmenter la charge d’entraînement en ajoutant des séances de vitesse ou des longues sorties à un rythme soutenu. Cela permet de maximiser les gains de performance pendant les périodes où le corps est prêt à supporter une charge plus importante.
Préparation de la compétition : une baisse de VFC dans les jours précédant la course peut le pousser à réduire l’intensité et à se concentrer sur la récupération. Cela garantit qu’il arrive à la compétition dans les meilleures conditions possibles.
Récupération post-marathon : une VFC qui remonte progressivement indique une bonne récupération, tandis qu’une VFC qui reste basse peut signaler le besoin de repos supplémentaire. Cela aide à éviter le surentraînement post-compétition et à planifier la reprise de l’entraînement de manière optimale.
Un atout pour performer
Vous l’aurez compris, cette VFC est un outil intéressant à intégrer dans sa routine. Chacun peut ainsi mieux comprendre les réponses de son corps aux charges d’entraînement, se prémunir du surentraînement et améliorer ses performances.
Ces informations précieuses analysées par des algorithmes sur les montres cardio-GPS récentes favorisent une progression durable et une meilleure santé générale. Utilisée correctement, cette VFC peut devenir un atout majeur pour atteindre des objectifs sportifs ambitieux tout en préservant sa santé et son bien-être.
Cet outil de biofeedback permet une personnalisation fine de l’entraînement assurant d’une préparation physique autant que mentale optimale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2024/09/Variabilite-frequence-cardiaque-1.jpg19201440La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-18 06:05:002025-09-12 17:54:54Comprendre & utiliser la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC)
La nouvelle paire à plaque carbone de l’équipementier japonais est conçu pour les coureurs en quête de record qui ne souhaitent pas sacrifier le confort. Notre avis sur ses points forts et ses limites.
ASICS, marque numéro 1 mondial sur le segment de la chaussure de running, continue de repousser les limites de l’innovation. Sa petite dernière, c’est la Metaspeed Sky Tokyo, avec plaque carbone intégrée.
Elle est spécialement conçue pour les coureurs cherchant à maximiser leur vitesse sans sacrifier le confort. Cette chaussure représente l’aboutissement de nombreuses recherches et tests, et elle mérite une attention particulière.
Infos techniques. Poids : 182 g en 45,5 (!) – Drop : 5 mm – Stack : 39,5 mm (talon)
Dès l’enfilage, la Metaspeed Sky Tokyo se distingue par un confort exceptionnel qui ne fluctue pas, même lors des longues sorties. La mousse FF Leap, à la fois très amortissante et réactive, permet une transition fluide vers l’avant-pied, propulsant ainsi à chaque foulée. La tige Motion Wrap 3.0, légère et respirante, enveloppe le pied sans le contraindre, offrant une sensation de liberté.
Manque de stabilité
Que ce soit sur un parcours plat ou légèrement vallonné, cette nouvelle Metaspeed Sky Tokyo dévoile son plein potentiel sur route. Toutefois, il faut tenir compte de sa nature très technique. En effet, lors des virages ou sur des terrains en dévers, certains coureurs peuvent ressentir une instabilité. C’est un aspect à considérer si vous prévoyez d’effectuer des entraînements variés, notamment des fractionnés sur piste.
Du bon usage à l’entraînement
Les aficionados des longues distances,semi-marathons et marathons, seront particulièrement séduits par cette chaussure qui permet d’optimiser les chronos.
Cependant, il est conseillé de la préserver pour les compétitions afin de minimiser le risque d’un tassement prématuré. En effet, le conflit potentiel entre la rigidité de la plaque carbone et la souplesse de la mousse pourrait affecter ses performances si elle est soumise à un usage intensif à l’entraînement.
Son design et ses matériaux de qualité en font un choix judicieux pour ceux qui souhaitent investir dans des chaussures haut de gamme, prêtes à les accompagner lors de leurs meilleures performances.
Notre revue de test sur la Metaspeed Sky Tokyo
Les +
Amorti exceptionnel offrant un confort durable
Restitution d’énergie optimale pour des foulées plus rapides
Légèreté incroyable qui permet de courir sans effort supplémentaire
Les –
Prix élevé qui peut être un frein pour certains
Rigidité de la plaque, nécessitant une adaptation
Fragilité potentielle lors d’une utilisation intensive.
À Tokyo, dimanche 14 septembre, Jimmy Gressier a offert au running et à l’athlétisme français un moment d’histoire. En remportant le 10 000 m des Championnats du Monde, l’enfant de Boulogne-sur-Mer signe le premier titre mondial français sur cette distance mythique et confirme son statut d’icône de la course de fond.
Jimmy Gressier, a livré un véritable récital tactique à Tokyo pour devenir champion du monde du 10 000 m. L’ancien prodige du cross-country, connu pour ses gros chronos sur la route mais longtemps malchanceux sur piste, a écrit l’une des plus belles pages de l’athlétisme français en devenant le neuvième Français champion du monde en individuel – et le tout premier sur cette distance mythique.
Lui-même n’y a pas cru immédiatement. Même s’il a levé les bras au moment de franchir la ligne. Jimmy Gressier avait du mal à prendre la mesure de ce qu’il venait d’accomplir. Quelques instants plus tard, allongé sur la piste en tartan, l’enfant du Chemin vert à Boulogne-sur-Mer savourait l’instant. En devançant au sprint l’Éthiopien Yomif Kejelcha au terme d’une ligne droite rageuse, il est devenu champion du monde du 10 000 m, réalisant ainsi le rêve d’une vie.
25 tours parfaitement maîtrisés
Impeccable dans son placement sur les 25 tours de piste – engloutis sur une allure fluctuante dictée par les Kenyans et les Éthiopiens – Jimmy Gressier a surgi dans le dernier virage. Il a dépassé ses quatre rivaux et a franchi la ligne en 28’55’’77, décrochant le titre mondial et inscrivant son nom dans l’histoire du 10 000 m.
Des émotions et des références
« C’est fou, je rejoins le cercle fermé des champions du monde français, comme Zizou ! Je réalise sans trop réaliser. Je pleure plus en regardant The Voice et les gamins chanter à la télé que quand je suis champion du monde, parce que je suis dans l’action. Mais être champion du monde, ce n’est pas tous les jours. La médaille est autour du cou, on ne me l’enlèvera plus. J’ai beaucoup de monde à remercier pour m’avoir soutenu tout au long de ces années. C’est une récompense pour le personnage que j’essaie d’être au quotidien », confiait Jimmy Gressier, ému après son sacre.
Champion d’Europe du semi-marathon, Jimmy Gressier s’est révélé dans les labours au milieu des années 2010. Depuis plusieurs saisons, il enchaîne les performances de haut niveau sur route à l’automne et au printemps. Mais il cherchait encore le bon filon pour convertir son talent sur la piste. Cette année 2025, les planètes se sont alignées. En surprenant les favoris lors de la finale de la Diamond League à Zurich fin août, le Boulonnais a prouvé qu’il était prêt à rivaliser avec les meilleurs du monde.
« Beaucoup pensaient qu’un Européen ne pourrait plus gagner le 10 000 m, mais le 3000 m de Zurich m’a donné de l’espoir. Cela fait longtemps que je travaille à l’entraînement pour être capable de suivre les meilleurs du monde dans un dernier tour. La différence, c’est la maturité. Maintenant, je n’arrive plus cramé le jour du championnat parce que je ne m’inflige plus une séance de la mort juste avant », expliquait Gressier, évoquant sa préparation minutieuse.
Une fin de course maîtrisée et historique
Confiant et stratégique, Jimmy Gressier a laissé s’épuiser Andreas Almgren et Grant Fisher, restant en position d’attente dans les deux derniers kilomètres. Dans un peloton encore dense à 300 m de l’arrivée, il s’est appliqué à coller à la corde, persuadé que la brèche finirait par s’ouvrir. Quand Kejelcha a tenté de faire la différence à 200 m du but, rien n’a pu empêcher Gressier de réaliser son rêve dans la dernière ligne droite.
Avec ce titre mondial historique sur 10 000 m, Jimmy Gressier s’impose comme un ambassadeur majeur du running français, inspirant une nouvelle génération de coureurs et renforçant la visibilité de l’athlétisme tricolore sur la scène internationale.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/Jimmy-Gressier-Tokyo-2025-KMSP_002207_0368.jpg533800Alice Millevillehttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpAlice Milleville2025-09-15 07:48:002025-09-15 10:02:57Jimmy Gressier entre dans l’histoire : premier Français champion du monde du 10 000 m
La fracture de fatigue touche aussi bien le débutant, que le coureur confirmé qui augmente brutalement le nombre, l’intensité et la durée des séances. Le point sur cette fausse fracture qui est un vrai handicap.
La fracture de fatigue touche surtout les coureurs à pied accumulant entraînement et compétitions sans temps de repos suffisant. Cette blessure est donc courante dans le cadre d’une préparation marathon. Il ne s’agit pas d’une vraie fracture, mais de fissures osseuses.
Ces « fissures de fatigue » résultent de l’accumulation des chocs plantaires dont chacun, pris isolément, n’aurait bien entendu aucun retentissement fâcheux. Or, il faut savoir que les structures osseuses se « construisent » sur plusieurs années d’activité.
Ainsi, la charpente du corps est-elle continuellement soumise à l’action des cellules qui fabriquent ou détruisent les substances osseuses.
C’est pourquoi un repos prolongé provoque rapidement une décalcification des os, suivie d’une atrophie (ostéoporose) qui augmente considérablement les risques de fracture. A l’inverse, une suractivité sur un os non préparé, entraîne un remodelage de l’os où « l’usure » l’emporte sur la réparation.
Fracture de fatigue, quel est le diagnostic ?
La plupart du temps, les fractures surviennent au niveau du bassin ou des membres inférieurs : tibia, genou, os du tarse (os du pied), métatarses (os des orteils), fémur, fibula (péroné).
Quelle que soit la localisation de la fracture de fatigue, la douleur se manifeste souvent de manière progressive. La douleur survient d’abord uniquement au début de l’effort et cesse à dès la fin de l’activité.
Plus on pratique, plus tôt la douleur se manifeste. Elle devient de plus en plus intense, au point de devoir cesser sa course. Il est possible qu’un œdème se forme ou une légère enflure chaude au toucher.
Les anomalies radiologiques sont difficiles à déceler au début car le remodelage de l’os est particulièrement fin. La caractéristique essentielle de la fracture de fatigue est le retard d’apparition des signes radiologiques par rapport à l’installation de la gêne douloureuse.
En effet, il faut compter environ deux à trois semaines pour que la radiographie « manifeste » une présence anormale de type fissuration transversale au niveau de la zone sensible.
Augmentation non progressive et soudaine de l’intensité et du volume d’entraînement
Séances de rythme trop fréquentes
Sols durs
Changement brutal de surface : passer de l’herbe ou de la terre à l’asphalte et au macadam
Chaussures trop usées ou inadaptées : manque d’amorti ou semelle trop rigide
Troubles morphologiques : pieds creux, genu varum (jambes arquées), genu valgum (jambes en X), jambes de longueur différente
Reprise accélérée après un arrêt prolongé (blessure, vacances). Des épidémies de fissure de fatigue apparaissent à la rentrée des vacances, en septembre-octobre sur des os qui ne sont plus habitués à des efforts intenses et répétés
Diminution de la densité minérale osseuse (DMO)
Masse grasse faible : un certain taux de masse grasse est indispensable pour transformer les androgènes en estrogènes afin de maintenir la densité osseuse
Arrêt des règles. On parle d’une diminution de la masse osseuse par carence estrogénique. Cette diminution de la densité osseuse devient irréversible quand l’aménorrhée se prolonge au-delà de 2 à 3 ans
Tabagisme
Consommation prolongée de glucocorticoïdes
Médicaments contre les brûlures d’estomac. Les sportifs sont de gros consommateurs d’anti-inflammatoires (AINS). Par ricochet de protecteurs gastriques, pour lutter contre les brûlures digestives des AINS, cela rend plus difficile l’absorption du calcium et fragilise les os
Comment s’en sortir sans grand « temps mort » ?
Pour soigner une fracture de fatigue, l’efficacité du traitement dépend essentiellement du repos de l’os touché. Si les phénomènes douloureux sont très importants, la mise en décharge peut être nécessaire à l’aide de cannes anglaises.
La consolidation est d’autant plus rapide que la prescription d’arrêt de sport de la zone concernée est bien respectée.
Pendant la phase de consolidation, on doit pratiquer des activités portées telles que l’aquarunning ou le vélo. Sans ce protocole, la durée du conflit peut aller au-delà de six mois, alors que, bien traitée, l’affaire doit être réglée en quatre à dix semaines.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2022/02/douleur-au-pied-c-est-peut-etre-une-fracture-de-fatigue.jpeg8001200Jean-Pierre de Mondenardhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpJean-Pierre de Mondenard2025-09-14 08:54:002025-09-12 17:11:05Fracture de fatigue : symptômes et traitement
Kiprun dévoile une nouvelle chaussure en carbone dotée d’innovations inédites. Portée par Jimmy Gressier lors de son dernier record d’Europe, elle cible les compétiteurs du 5 km au semi-marathon.
La saga carbone se poursuit chez Kiprun. La petite dernière, Kipstrom Lab, se présente come la plus légère et la plus dynamique jamais conçue par la marque de Decathlon. Jimmy Gressier la portait lorsqu’il a signé son record d’Europe sur 5 km en 12’57 », à Lille en mars dernier.
Et le champion est dithyrambique à son sujet : « La Kipstorm Lab est une chaussure incroyablement dynamique qui change vraiment la donne. Elle est d’une légèreté impressionnante au pied, ce qui procure cette sensation de vitesse sans effort. Elle me propulse vers l’avant, me pousse à courir sur l’avant-pied et me donne envie »d’accélérer. C’est clairement une révolution. »
Ciblant les top runners, elle est disponible en édition limitée à 300 euros sur le site de l’enseigne. 500 paires numérotées seulement ; une nouvelle politique pour Decathlon, qui se frotte pour la première fois à cette tranche tarifaire.
Quelques heures après l’annonce de ce lancement ciblé, plusieurs pointures étaient déjà en rupture de stock.
La marque étoffe donc sa gamme par le haut avec ce quatrième modèle ciblant les compétituers en quête de records du 5 km au semi-marathon. La KD900X.2 rend la plaque carbone accessible à 130 €. La KD900X LD2 cible la performance sur des distances allant jusqu’au semi-marathon, la KD900X LD+ se destine au marathon.
167 grammes de technologie
La paire combine deux innovations brevetées conçues pour repousser les limites de la performance. Sa plaque carbone en J maximise le retour d’énergie, améliore la stabilité et réduire le poids.
Grâce à un procédé de fabrication innovant, elle est directement intégrée à la semelle intermédiaire lors de sa fabrication et encapsulée entre deux couches de mousses de densités différentes. Cette plaque est ainsi positionnée exactement là où elle est la plus efficace, en parfaite synergie avec la mousse, pour offrir à la fois une propulsion renforcée et un amorti optimal.
Un dynamisme inédit
Autre pièce maîtresse, la semelle intermédiaire VFOAM X. Celle-ci combine deux mousses. La première, à base de PEBA, offre un confort exceptionnel et un retour d’énergie maximal, pour un poids de seulement 28 grammes.
La seconde, en TPU est fabriquée grâce à une coque robuste qui apporte structure, stabilité et durabilité, pour seulement 50 grammes.
Grâce à cette combinaison, la Kipstorm Lab affiche seulement 167 grammes en 42, sans compromis sur l’amorti ni la durabilité. Le stack est de 39 mm au talon, le drop réduit à 4 mm.
Sur l’indice de dynamisme Kiprun, cette paire atteint 83 %, surpassant la KD900X LD+ (76 %). Elle rivalise ainsi avec les modèles phares des plus grandes marques internationales.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/Kiprun-Kipstorm-Lab-2.png264399La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-11 17:12:492025-09-11 17:12:50Kipstorm Lab : la nouvelle chaussure carbone ultra-légère de Kiprun disponible en 500 exemplaires
Arthrite, maladies cardiovasculaires, diabète, ostéoporose, fatigue chronique… L’inflammation chronique est un facteur déclencheur de nombreux troubles de santé. Découvrez comment adopter une alimentation anti-inflammatoire pour protéger votre organisme et améliorer votre bien-être au quotidien.
L’inflammation est un mécanisme naturel de défense de l’organisme contre les agressions (infections, blessures, toxines). Mais lorsque ce processus devient persistant, il peut favoriser l’apparition de maladies chroniques comme le diabète de type 2, les pathologies cardiovasculaires, l’arthrite ou encore les troubles neurodégénératifs.
L’alimentation joue un rôle clé dans la régulation de cette inflammation. En adoptant une diète anti-inflammatoire, on peut agir de façon préventive et améliorer son état de santé global.
Lipides et inflammation : quels acides gras privilégier ?
Les lipides influencent directement la production de médiateurs inflammatoires (prostaglandines, leucotriènes).
Les acides gras oméga-6 (huile de tournesol, maïs, soja), lorsqu’ils sont consommés en excès, favorisent une réponse pro-inflammatoire.
À l’inverse, les oméga-3 (EPA et DHA) présents dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardines) ou les microalgues, ont une action anti-inflammatoire prouvée.
Il est donc primordial de rééquilibrer ce ratio oméga-6/oméga-3 en réduisant la consommation d’huiles végétales pro-inflammatoires et en privilégiant des sources riches en oméga-3.
Le stress oxydatif : un moteur silencieux de l’inflammation
Un microbiote déséquilibré (dysbiose) peut entraîner une perméabilité intestinale accrue, facilitant le passage de toxines et de molécules pro-inflammatoires dans la circulation.
Pour un intestin en bonne santé :
Mangez des fibres (fruits, légumes, légumineuses),
Consommez des aliments fermentés (kéfir, choucroute, yaourt, miso),
Limitez les aliments ultra-transformés et les sucres raffinés, qui nuisent à la diversité microbienne.
Stratégie nutritionnelle pour une alimentation anti-inflammatoire efficace
Huiles raffinées (tournesol, maïs, soja), viandes rouges en excès, charcuteries, sucres rapides, sodas, aliments ultra-transformés, fritures, acides gras trans
Compléments alimentaires anti-inflammatoires
Oméga-3 (EPA/DHA), curcumine biodisponible, zinc, sélénium, probiotiques, extraits de polyphénols
Pour aller plus loin. » La solution à bon nombre de pathologies modernes se trouve en grande partie dans votre assiette ! » clame Wilfried Launay. Cet expert en nutrition partage son programme pour calmer l’inflammation chronique.Le Guide complet de l’alimentation anti-inflammatoire (Editions Thierry Souccar) compile un test d’auto-évaluation pour mesurer son niveau d’inflammation, un plan d’action complet pour adopter un mode de vie anti-inflammatoire avec 3 semaines de menus optimisés et 60 idées de recettes anti-inflammatoires
Cet est rédigé par Ségolène Martel est publié dans le numéro 251 de Running Attitude.
Le 26 août, le défi Adidas Chasing 100 a vu Sibusiso Kubheka devenir le premier homme à courir 100 km sous les 6h. Retour sur cet exploit historique du running.
Il existe des barrières mythiques qui marquent l’histoire du sport et de la course à pied. On pense au marathon couru sous les 2 heures par Eliud Kipchoge ou encore au mile passé sous les 4 minutes par Roger Bannister.
Cet été, Adidas a voulu écrire une nouvelle page de la légende du running en lançant l’opération Chasing 100 : un défi inédit, courir 100 kilomètres en moins de 6 heures.
Pour relever ce pari, la marque aux trois bandes a réuni en Italie, sur le circuit automobile de Nardò, les meilleurs ultrafondeurs du monde. Une boucle de 12,5 km, en pleine nuit, éclairée par des drones, avec une voiture-pacer pour assurer l’allure. Chaque détail avait été pensé pour repousser les limites humaines.
Cinq athlètes d’exception ont pris le départ de ce 100 km Adidas Chasing 100 :
Aleksandr Sorokin, Lituanien et recordman officiel du monde du 100 km,
Charlie Lawrence, Américain, recordman du 50 miles,
Sibusiso Kubheka, Sud-Africain,
Jo Fukuda (Japon),
Ketema Negasa (Éthiopie).
Dès le premier tour, la stratégie était claire : courir groupés et maintenir une allure métronomique. Chaque boucle de 12,5 km était avalée en 44 à 45 minutes, soit un rythme proche de 3’35/km. À mi-course, le groupe passe en 2h59, parfaitement dans les temps pour battre la barrière des 6 heures.
Mais la sélection s’opère dans le dernier tiers. Sorokin faiblit, Lawrence reste solide, tandis que Kubheka décide d’attaquer. Au septième tour, il s’envole seul et accélère encore dans l’ultime boucle, preuve d’une gestion parfaite. Il franchit la ligne en 5h59’20, devenant le premier homme de l’histoire à courir 100 km sous les 6 heures.
Derrière lui, Lawrence signe 6h03’47 et Sorokin 6h04’10. Tous deux battent leurs record personnel mais restent dans l’ombre de l’exploit du Sud-Africain.
Comme nous avions pu constater par le passé avec le défi Inéos du marathon en 1h59′ d’Eliud Kipchoge, tout était orchestré au millimètre lors de ce 100 km.
Chaussures Adidas Adizero Evo Prime X : prototypes conçus sur mesure, avec une semelle plus haute que les limites autorisées en compétition officielle.
Technologie Ultracharge : certaines paires avaient été « préchargées » sous air comprimé pour offrir une mousse plus réactive.
Gestion thermique : protocole inédit combinant pré-cooling (gilets réfrigérés avant le départ) et per-cooling (colliers glacés changés régulièrement).
Textiles innovants : maillot respirant 3D et cuissard renforcé pour limiter la fatigue musculaire.
Pourquoi ce record n’est pas officiel
Malgré la performance historique, ce record du 100 km n’est pas homologué. En effet, le parcours n’était pas certifié. Par ailleurs, les chaussures dépassaient les limites réglementaires de hauteur de semelle. Enfin, le guidage par voiture et l’assistance cycliste constituent une aide externe.
Cette tentative relevait davantage du « laboratoire grandeur nature » que de la compétition officielle. adidas a démontré jusqu’où l’humain et la technologie peuvent aller ensemble.
Ce défi Chasing 100 restera comme une démonstration spectaculaire du potentiel de l’ultra-distance et de la capacité des coureurs à repousser les frontières du possible, même si le record du monde du 100 km officiel reste toujours la propriété d’Aleksandr Sorokin.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/Adidas-100-km_2.png419752Michel Armandyhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpMichel Armandy2025-09-08 14:32:462025-09-08 14:32:48Adidas Chasing 100 : Kubheka, premier coureur sur 100 km en moins de 6h
Ce samedi 6 septembre, le Marathon des Châteaux du Médoc a couronné deux nouveaux vainqueurs, le Français Florian Laplanche et l’Allemande Larissa Eckrich en tête d’un cortège carnavalesque de 8 500 coureurs déguisés sur le thème de la mer.
Fidèle à sa réputation de marathon festif et gastronomique, l’édition 2025 du Médoc a séduit coureurs et spectateurs. Sous un soleil généreux, les 8500 participants ont traversé les vignes déguisés en marins, sirènes ou encore capitaines de bateaux.
Près de 48 % d’étrangers étaient au départ, venus profiter d’une ambiance unique où se mêlent sport, convivialité et gastronomie. Comme chaque année, l’organisation a proposé ses incontournables ravitaillements : 18 000 huîtres au 37e km, 200 kg d’entrecôtes, du fromage au 41e km et des glaces pour terminer en beauté.
Florian Laplanche, premier succès au Marathon du Médoc
Si le cortège compte un paquet d’habitués, de nouvelles têtes furent couronnées.
Déjà deuxième en 2024, Florian Laplanche a franchi un cap en s’imposant face à l’immense favori Freddy Guimard. Le jeune coureur a mené la course de bout en bout, tenant son adversaire à distance sans jamais lui laisser l’opportunité de le dépasser.
Il signe ainsi une première victoire de prestige sur ce marathon emblématique en 2h27’11. Freddy Guimard prend la deuxième place en 2h28’03, suivi par Anthony Delaby qui complète le podium en 2h34’37.
Larissa Eckrich s’impose pour sa première participation
Côté féminin, l’Allemande Larissa Eckrich découvrait le Médoc. Inconnue du grand public, elle a pourtant dominé la course grâce à une foulée fluide et régulière.
Partie derrière, elle est revenue sur Noélie Pichon, en tête durant plus de 20 km. Eckrich l’emporte en 3h11’00, devant Pichon en 3h14’25. Pour la troisième place, Cécile Devierre et Tatiana Da Silva franchissent la ligne ensemble en 3h18’51.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/Marathon-Medoc-2.jpg534800La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-08 11:48:002025-09-08 15:51:59Résultats Marathon du Médoc 2025 : deux nouveaux champions hissés haut
La séance de côtes combine le développement de plusieurs qualités en même temps : technique de course, travail cardiovasculaire et renforcement musculaire. Un entraînement très efficace !
Pour une séance de côtes, il faut trouver une route qui présente une pente d’environ 6 à 8%. Il s’agira de la monter en courant pour développer trois qualités. D’abord, sa technique de course. En effet, la résistance de la pente, nécessite de tirer sur les bras en les plaçant bien dans l’axe et d’engager le genou en le montant un peu pour garder une vitesse suffisante. Cela va améliorer votre gestuelle et plus précisément votre placement pour tendre vers une plus grande efficacité avec une foulée plus ample.
Séance de côtes pour booster sa cylindrée
Ensuite, ce travail en pente va renforcer naturellement vos muscles des cuisses (les quadriceps) en concentrique ainsi que ceux des pieds. C’est donc de la préparation physique. Vous allez gagner en puissance. Ce gain va se combiner aux effets sur la gestuelle pour améliorer votre foulée dans son ensemble. Enfin, cette séance de côtes est un excellent travail cardiovasculaire. La montée sollicite le cœur car l’intensité de l’exercice oblige à des efforts importants. A cela, s’ajoute le supplément dû à l’effort de la technique de course.
C’est à la fois un travail aérobie de VMA mais aussi d’accoutumance à l’acide lactique et donc un travail anaérobie. En effet, la fin de chacune des répétitions doit donner lieu à une sensation de « grosses cuisses ». Elle est souvent combinée à une impression que les genoux ne peuvent plus monter. Cela est dû à l’accumulation de lactates dans les quadriceps. L’intérêt ? Mieux supporter les variations d’allures en compétition. Et mieux appréhender bien sûr les parties pentues.
Déroulement de la séance de côtes
Lorsque vous avez trouvé votre parcours, il faut répéter la distance prévue en s’efforçant d’aller le plus vite possible tout en restant régulier à chaque répétition. Si les temps déclinent tout au long de la séance, c’est que vous êtes allé trop vite. A l’inverse, il ne doit pas être possible d’aller beaucoup plus vite au fil des enchaînements car cela signifie que vous avez été trop prudent au départ. C’est un exercice qui s’apparente à une séance de fractionné où la régularité sur des allures maximales est recherchée. La récupération s’effectue en redescendant au point de départ, en trottinant très doucement.
Les consignes à respecter
Cette séance de côtes qui mobilise un nombre importants de ressources , gagne en efficacité si elle est réalisée sous l’œil de l’entraîneur. Si cela n’est pas possible, il est important de garder en tête les consignes suivantes.
Les bras participent à l’effort. Ils sont dans l’axe. On exagère l’amplitude du mouvement en allant loin derrière et surtout devant. Les membres inférieurs ne doivent pas « subir » la pente. Il faut engager le genou vers le haut et vers l’avant. Seul l’avant du pied est en contact avec le sol. Le talon ne pose pas afin d’avoir du dynamisme et de l’impulsion à chaque foulée.
Calibrer sa séance de côtes en durées
Si vous n’avez pas les moyens de mesurer un parcours, remplacer les distances par des durées, comme ceci :
100 m = 30 à 40 secondes – 150 m = 40 à 50 secondes – 200 m = 50 à 60 secondes – 250 m = 60 à 70 secondes
Planifiez vos séances
Séance 1 : 15 x 100m – Séance 2 : 10 x 150m – Séance 3 : 12 x 150m – Séance 4 : 15 x 100m (semaine allégée) – Séance 5 : 10 x 200m – Séance 6 : 12 x 200m – Séance 7 : 10 x 250m – Séance 8 : 15 x 100m (semaine allégée)
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/03/seance-cotes-kiprun_1.jpg533800Bruno Heubihttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpBruno Heubi2025-09-08 08:50:002025-09-03 17:49:52Séance de côtes : comment bien la calibrer ?
Le 22 novembre, une nouvelle expérience sportive s’installe en Val de Loire. L’Épopée Royale en mode Gravel Running, condensé du meilleur de la course sur route et du trail en 6 à 20 heures d’efforts et de découvertes.
Rendez-vous est pris à Blois le 22 novembre pour l’Épopée Royale. Cette nouvelle course inaugure un nouveau concept, le « Gravel Running » qui promet de faire des émules.
L’idée phare de l’association organisatrice, STK Évènement ? Offrir un terrain moins monotone que la route, mais plus accessible qu’un trail technique. Plus rapide que le trail, moins dur que la route en somme, avec le plaisir de courir en pleine nature en plus…
C’est que la topographie d’Indre-et-Loire s’y prête à merveille, alternant chemins roulants, pistes forestières, voies vertes, sentiers de halage, et quelques portions bitumées. La course s’annonce ainsi fluide, régulière avec un faible dénivelé (D+ 800 m pour 120 km), le tout dans un cadre royal.
Un parcours royal au cœur des Châteaux de la Loire
Le parcours reliera le prestigieux Château de Blois à Saint-Cyr-sur-Loire, ville chère à Honoré de Balzac. Au fil des kilomètres, des paysages uniques et des châteaux mythiques : Chaumont, Amboise, Chenonceau, Nitray… et bien d’autres trésors du Val de Loire.
Impossible d’en dire davantage. En effet, les parcours sont tenus secrets jusqu’au départ. L’organisation ménage le suspens pour préserver la magie de la découverte mais aussi l’environnement des zones traversées. Certains passages sont prévus sur des propriétés privées.
De l’ultra à la rando : des formats pour tous
L’affiche est large pour cette grande première. En effet, 7 formats différents sont prévus, pour tous âges et tous niveaux :
120 km (D+ 800 m) : l’aventure intégrale pour les passionnés d’ultra.
49 km (D+ 250 m) : l’essence du Gravel Running condensée.
33 km (D+ 150 m) : le format idéal pour une découverte.
13 km (D+ 50 m) : accessible à tous pour une expérience unique.
Courses enfants (5 à 15 ans) : initiez les plus jeunes à l’aventure sportive.
5 km Marche solidaire « Les Invincibles » : ouverte à tous, y compris aux fauteuils roulants, pour soutenir la recherche sur la maladie de Charcot (SLA).
13 km Randonnée nocturne : une immersion sensorielle sous les étoiles ligériennes.
Une aventure sportive et solidaire
Dernier point d’importance, la dimension solidaire de l’évènement. Cette Épopée Royale soutient en effet Les Invincibles, association engagée contre la maladie de Charcot (SLA), dont certains des membres de l’organisation sont atteintes.
Une partie des inscriptions, ainsi que les marches solidaires, permettront de financer la recherche et d’accompagner les malades. Au-delà du plaisir de la découverte et du dépassement de soi, participer sera donc également l’occasion de faire acte de solidarité.
https://running-attitude.com/wp-content/uploads/2025/09/Epopee-Royale-1-.png497598La rédactionhttps://running-attitude.com/wp-content/uploads/2023/09/running-attitute-magazine-300x89.webpLa rédaction2025-09-04 07:47:002025-09-03 17:49:04Épopée Royale : la première course de Gravel Running en France
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