L’édition 2026 du Trail de la Côte d’Opale marque un tournant majeur avec l’introduction, pour la toute première fois, d’un ultra-trail de 110 km, un format inédit sur la Côte d’Opale, destiné aux coureurs les plus aguerris.

Pour sa 19ᵉ édition, le Trail de la Côte d’Opale by Kiprun, dans le Pas-de-Calais, franchit un cap historique. Ce nouvel ultra, limité à 400 coureurs, viendra compléter une affiche déjà riche. L’épreuve, cumulant 1 676 m de D+, se disputera en boucle autour de Wimereux.

Au programme : dunes sauvages, falaises majestueuses, plages infinies, sentiers côtiers techniques et paysages bruts, sublimés par la nuit, l’aube et la lumière changeante du littoral.

Le Trail de la Côte d’Opale lance un ultra-trail inédit de 110 km

Des horaires adaptés aux contraintes maritimes

Afin de garantir la sécurité des participants, notamment face aux contraintes maritimes exceptionnelles cette année, l’organisation a adapté son programme.
Le samedi 14 septembre, les départs seront plus tardifs :

  • 10 km : 17h15
  • 13 km : 16h45
  • 21 km : 15h45

Le dimanche, les départs seront très matinaux, voire nocturnes, afin de respecter les marées, tandis que les formats courts et randonnées seront écartés.

  • Ultra 110 km : 2h30
  • 62 km : 5h00
  • 42 km : 7h00
  • 25 km : 8h15

Les inscriptions pour l’ensemble des courses du Trail Côte d’Opale ouvrent le 22 janvier à 18h pétantes.



La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Comment gérer cette période et reprendre sereinement ? Notre coach, William Petit vous répond.

Précisons d’emblée que le phénomène de désentraînement n’est pas la même chose que la récupération, partie essentielle et intégrante de tout programme d’entraînement, tout simplement parce que la forme perpétuelle n’existe pas et que votre corps n’est pas une machine ! Des pauses sont nécessaires au fil des saisons pour vous régénérer et éviter les blessures.

Le désentraînement désigne la perte des adaptations induites par l’entraînement, subséquente à une pause prolongée ou à une charge d’entraînement insuffisante. Ce processus dépend de facteurs qui vous sont propres (forme physique, durée et fréquence de l’entraînement, paramètres physiologiques) et se répercute sur plusieurs plans.

3 types de coupures, 3 effets distincts

©Compressport-Justin Galant

On distingue ainsi trois types de coupure, chacune ne produisant par les mêmes effets.

1. Reprise après une coupure liée à un cycle d’entrainement

Le but est d’assimiler les charges de travail. Ici la coupure ne sera pas complète, on aura juste une diminution de la charge d’entrainement (en quantité et en qualité) pour pouvoir repartir sur de bonnes bases sur un nouveau cycle.


Exemple de reprise après un cycle d’entraînement
. Repartir sur un programme complet : la dernière semaine étant une semaine allégée en terme quantitative (nombre de séances et kilométrage total tout en essayant de garder un rappel d’intensité sur une séance). Idéalement, on pourra repartir sur un kilométrage total identique voire l’augmenter légèrement de 5 à 10% max.

2. Reprise après une coupure liée à une compétition

La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Voyons comment gérer cette période et reprendre sereinement.
©Compressport-Justin Galant

Cette fois, l’objectif est la régénération. Il faut laisser le temps aux muscles, tendons et articulations de récupérer pour repartir sur des bases saines et plus solides. Hélas, trop souvent, les athlètes reprennent trop vite après un objectif majeur. D’autant qu’un objectif revêt aussi toujours un « coût mental » important liées aux nombreuses contraintes d’une préparation. Recharger les batteries physiquement comme mentalement est nécessaire pour revenir avec fraîcheur.


Exemple de reprise post-marathon
. SEMAINE 1 : repos total. S2 : natation ou vélo 1h à 1h30, footing 40’ ou vélo 1h30, footing 50’. S3 : footing 55’, 20’ + 10 x (30’’/30’’) + 15’, footing 1h. S4 : footing 1h, 20’ + 5x (5’/2’) + 15’, footing 1h10. S5 : footing 50’, 20’ + 10 x (45’’/45’’) + 15’, footing 1h15 avec 4 x (6’/2’)

3. Reprise après une coupure liée à une blessure

Cette fois, la coupure n’est pas voulue et clairement subit. Suivant la durée d’immobilisation, le désentrainement sera être plus ou moins prononcé. Avec lui, un sérieux « coup » au moral et l’impression de « tout perdre ». On vous rassure : oui, il y a diminution progressive des capacités respiratoires, physiologiques et musculaires… mais on ne repart jamais de zéro même après un gros arrêt. Le plus difficile souvent est d’accepter cette blessure et d’en tirer les leçons pour la suite.

Exemple de reprise après une blessure (+ de deux mois d’arrêt). SEMAINE 1 : 40’ en alternant 2’ course lente et 2’ marche, renfo 40’, vélo 1h à 1h15, 45’ en alternant 3’ course lente et 2’ marche. S2 : 45’ en alternant 4’ course lente et 2’ marche, renfo 40’, vélo 1h à 1h15, 50’ en alternant 5’ course lente et 2’ marche. S3 : 50’ en alternant 6’ course lente et 2’ marche, renfo 45’, vélo 1h15 à 1h30, 55’ en alternant 8’course lente et 2’marche. S4 : 55’ en alternant 10’ course lente et 2’ marche, renfo 50’, vélo 1h15 à 1h30, 3x 15’ course lente alternée avec 2’ marche. S5 : 2x 20’ course lente alternée avec 2’ marche, vélo 1h, renfo 30’, 30’ course lente, 40’ course lente. Pour valider une séance et passer à la suivante, il faudra n’avoir aucune douleur. Si c’est le cas, repassez à la séance précédente.

Comment rebondir après un arrêt ?

La coupure dans l’entrainement amène souvent à une perception de diminution des performances et à un effet de désentraînement important lors de la reprise. Mais est-ce vraiment le cas ? Voyons comment gérer cette période et reprendre sereinement.
©Compressport-Justin Galant

Je préconise de faire une sorte de body-scan (sur les sensations physiques) et de mind-scan (sur les sensations mentales) afin de se questionner sur sa pratique.

Après un cycle d’entrainement. Notez vos sensations à chaque séance (avec l’échelle de Borg de 0 (aucun effort) à 10 (effort maximal), comparez-le, notez l’intensité demandée au même titre que le corps de la séance (différence entre le début et la fin de la série ?)

Après une compétition. Analysez le jour J à fond. Tout a-t-il été bien géré (allures maitrisées, ravitaillements bien pris, respect du plan de course…) ? La préparation était-elle optimale ou bien trop difficile, les sensations bonnes au fil des séances et des semaines ? Tout cela vous permettra d’optimiser votre prochaine préparation.

Après une blessure. Identifiez les causes de la blessure et ce qu’il faut adapter/changer pour s’en prémunir pour la suite.

Les bases d’une reprise sereine

Une reprise bien gérée se vit à l’instant T. Pas question de comparer son niveau actuel à ses performances antérieures ni même à celles de ses collègues. Soyez lucide sur votre forme du moment, patient et indulgent, votre corps vous le rendra bien et les performances reviendront. Acceptez de « régresser » dans un premier temps vous permettra de vous construire des bases plus solides sur le moyen terme.

En parallèle, appliquez la méthode PAIRES, inventée par notre coach, William Petit.

PROGRESSIVITÉ . Augmentez progressivement le nombre de séances par semaine pour pouvoir se remuscler et récupérer par cette reprise.

ALTERNANCE. A la fois entre les séances de récupération et les séances d’intensité, mais aussi sur le contenu, afin d’avoir des séances variées.

INTENSITÉ. Commencez par un premier bloc de séances où il n’y aura pas d’intensité puis passer à de petits blocs d’intensité avec un faible nombre de séries et de répétitions pour aller ensuite sur des blocs plus longs et plus intenses.

RÉGULARITÉ. Avoir une régularité dans les séances d’entrainement afin de bien les assimiler par la suite

ENTHOUSIASME. Rappelez-vous qu’il y a peu de temps vous ne pouviez peut-être pas courir, et que pouvoir le faire rester une chance.

SENSATIONS. Ne cherchez pas à comparer vos chronos à ceux où vous étiez performant et non blessé. C’est très tentant mais clairement démotivant. Fiez-vous plutôt à vos sensations.



Deux ans après l’arrivée sur le marché de la Suunto Race, la marque finlandaise revient avec une Race 2 qui n’a presque plus rien à voir avec sa glorieuse aînée. Cette nouvelle version marque une évolution majeure, aussi bien en matière de design que de performances.

L’ergonomie générale est conservée, avec une molette centrale entourée de deux boutons, positionnés sur le côté droit du cadran. Le boîtier, légèrement affiné et plus épuré, conserve toutefois son diamètre de 49 mm, tout en laissant davantage de place à l’écran.

Celui-ci mesure désormais 38 mm, soit bien au-dessus des standards du marché, généralement situés autour de 35 mm. Couplé à la technologie AMOLED et à une luminosité impressionnante, cet écran est tout simplement le plus lisible que j’aie pu tester sur une montre GPS de sport. En mode cartographie, le suivi d’itinéraire est particulièrement agréable, y compris en plein soleil. L’écran est en outre protégé par une vitre en saphir, gage de robustesse.

Une large autonomie

Test Suunto Race 2 : écran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse. Notre avis complet running et trail.
Ecran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse.

Suunto a également entièrement revu les capteurs de la Race 2, avec des performances en nette hausse. Le capteur GPS – en réalité un GNSS multibande – se montre très précis, mais reste gourmand en énergie lorsqu’il est utilisé en mode maximum. Il faut rappeler que la Suunto Race 2 est avant tout orientée performance. Pour les aventures de très longue durée, Suunto propose d’ailleurs la Vertical.

Cela dit, l’autonomie de la Race 2 permet déjà de voir large :

  • 45 à 50 heures en mode GNSS double fréquence,
  • environ 75 heures en GNSS simple, ce qui est largement suffisant pour un trail long.

Attention toutefois : l’autonomie varie fortement selon l’utilisation, notamment en fonction de l’affichage. Si l’écran reste constamment allumé, la batterie se vide beaucoup plus rapidement. Bon point en revanche : la recharge est rapide et peut s’effectuer sans interrompre l’activité.

Nouveau capteur cardio optique

Test Suunto Race 2 : écran AMOLED ultra lisible, GPS GNSS précis, autonomie solide et performances en hausse. Notre avis complet running et trail.
©Suunto

Le capteur cardio optique a lui aussi fait peau neuve. Suunto revient clairement dans la moyenne haute du marché. Comme souvent avec ce type de capteur, les changements brusques d’allure restent délicats à analyser, mais sur des sorties longues ou au seuil, les données se rapprochent de celles obtenues avec une ceinture cardio.

Le principal point faible concerne le bracelet en silicone. De facture assez classique, il est parfois difficile de trouver le bon ajustement. S’il n’est pas suffisamment serré, les mesures de fréquence cardiaque deviennent imprécises, voire inutilisables. Suunto propose heureusement des bracelets textiles auto-agrippants, qui semblent mieux adaptés à la pratique du running et du trail.

À l’usage, quelques bugs mineurs ont été rencontrés, notamment un blocage de la montre au lancement d’une activité. Suunto m’a toutefois indiqué que ce problème avait été corrigé via une mise à jour.

Un cardio-GPS complet et puissant

©Suunto

L’interface se révèle très complète, avec une liste impressionnante de profils sportifs. La prise en main est rapide et intuitive. Grâce à un microprocesseur entièrement repensé et plus puissant, la Suunto Race 2 se montre particulièrement réactive. Les perspectives d’évolution sont nombreuses, notamment grâce au store d’applications SuuntoPlus, encore jeune mais très prometteur.

Avec la Race 2, Suunto se repositionne clairement dans la bataille face à des acteurs majeurs comme Garmin et Coros. Le tarif est en hausse par rapport à la première Race, mais les performances progressent dans les mêmes proportions.

On a aimé

  • Le détecteur de mouvement, qui alerte lorsque l’on oublie de relancer l’enregistrement après un arrêt. Très pratique pour les coureurs urbains un peu tête en l’air.

On a moins aimé

  • Le bracelet en caoutchouc, vraiment peu agréable à l’usage.

499 € pour la version en acier inoxydable.



La montre cardio-GPS est un outil quasi indispensable pour gérer son effort en compétition. Mais attention : ses mesures ne sont pas fiables à 100 %. Qui n’a jamais terminé un marathon avec 42,8 km affichés au compteur ?

À chaque marathon ou semi-marathon, même constat : malgré une trajectoire au plus près de la ligne idéale, la distance enregistrée dépasse souvent la distance officielle. Pas de panique : le problème ne vient pas de l’épreuve, mais de la logique même du GPS.

Pourquoi votre montre GPS ajoute des mètres inutiles ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Saucony

Une distance officielle parfaitement mesurée

La distance d’un marathon est fixée à 42,195 km depuis 1921. Pour être homologué, chaque parcours est mesuré par des experts certifiés. Ces mesureurs utilisent le compteur Jones, une petite roue dentée fixée à la roue avant d’un vélo, et vérifient la distance au moins deux fois (trois fois en cas de record potentiel). Aucun problème, donc, du côté de l’organisation.

Des trajectoires impossibles à suivre parfaitement

En course, vous ne pouvez pas suivre la trajectoire idéale : densité du peloton, ravitaillements à droite ou à gauche, zigzags pour doubler, obstacles ou changements de rythme…Résultat : quelques dizaines de mètres supplémentaires au fil des kilomètres, cumulés sur l’ensemble du parcours.

Lire aussi montre cardio-GPS : quelles fonctions sont vraiment utiles ?

Montre GPS : une marge d’erreur de 1 %

Les montres GPS les plus modernes conservent une marge d’erreur d’environ 1 %, soit 10 mètres par kilomètre. En pratique : semi-marathon : + 210 m // Marathon : + 420 m

Pourquoi cette imprécision ? Plusieurs facteurs influencent la précision du signal GPS :

  • Environnement urbain : immeubles, ponts, tunnels, arbres perturbent le signal.
  • Parcours sinueux : un GPS “coupe” souvent les virages en ligne droite.
  • Fréquence d’enregistrement : même à 1 point par seconde, la mesure reste perfectible.

Conclusion : vous n’avez pas parcouru plus que la distance officielle—c’est votre appareil qui n’a pas pu enregistrer chaque mètre.

Comment ajuster votre allure pour éviter les mauvaises surprises ?

La montre cardio-GPS est un outil précieux mais en compétition, attention à prendre en compte son imprécision.
©Vincent Lyky

Si vous visez un chrono précis, intégrer cette marge d’erreur est indispensable. Exemple pour un objectif marathon sous 3 h
→ Allure théorique : 4’16/km (256 s) → Avec +1 % d’erreur GPS : viser plutôt 4’13/km (253 s). Cette adaptation garantit que vous passez sous les 3 heures même si votre montre affiche 42,6 ou 42,7 km.

Autre astuce : le marquage sur la main. À l’ancienne, mais diablement efficace : notez vos passages toutes les 5 km, validez votre rythme grâce aux panneaux kilométriques officiels.

Allure instantanée : pourquoi il ne faut pas (trop) s’y fier

L’allure instantanée est souvent faussée par : les imprécisions GPS, la fréquence d’échantillonnage (1 seconde = trop long pour les micro-variations), l’environnement (arbres, bâtiments, tunnels), les algorithmes de lissage internes à la montre. La solution : surveiller l’allure moyenne du dernier kilomètre, nettement plus fiable.

3 conseils pour limiter les erreurs de votre cardio-GPS

  1. Activez le mode GPS le plus précis (multi-bande, tous satellites).
  2. Fiez-vous à l’allure moyenne, pas à l’allure instantanée.
  3. Utilisez un accéléromètre ou un capteur de foulée (ex : Stryd) pour améliorer la précision.

La montre GPS aide à éviter un départ trop rapide, mais il ne doit jamais remplacer vos sensations. En fin de course, écouter votre corps reste le meilleur moyen de vous transcender. Une course préparée pendant des mois mérite d’être vécue pleinement, sans laisser un écran dicter chaque pas.



L’aponévrosite plantaire est blessure fréquente. Cette inflammation du tendon qui relie le talon aux orteils fait l’effet d’une crampe. Une vraie épine dans le pied.

L’aponévrose plantaire figure dans le top 10 des blessures les plus fréquentes. 10% des coureurs sont concernés, et ce pourcentage augmente après 40 ans. est une membrane élastique qui tient lieu d’amortisseur. A chaque fois que vous posez le pied à terre, votre voûte s’aplatit et la membrane se tend.

Lorsque vous relevez le pied, elle se raccourcit pour permettre à votre voûte de reprendre sa forme naturelle.. Sous le talon, au niveau du calcanéum, une inflammation peut apparaître lorsque la zone est trop fortement sollicitée, à cause de micro-traumatismes liés à l’effort. On parle alors d’aponévrosite plantaire ou fasciite plantaire.

A quoi est-elle due ?

Cette inflammation est la conséquence directe de l’arrachement de fragments osseux qui finissent par constituer une épine calcanéenne, très douloureuse. Ce n’est pas sa forme qui est à l’origine de la douleur, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Cette épine peut en effet être visible à la radiographie sans que quoi que ce soit se passe.

Quels sont les symptômes de l’aponévrosite plantaire ?

Une douleur au talon, souvent du côté interne. On peut aussi avoir mal sur toute la longueur du fascia ou sur les orteils. Cette douleur est souvent plus vive le matin au réveil, ou après une longue période d’inactivité. Puis la douleur s’estompe en marchant. Mais elle reste tout de même présente, sur terrain dur comme mou. Et toujours particulièrement douloureux à la palpation du talon ou lorsqu’on étire cette zone.

Cette aponévrosite plantaire est avant tout due à la forme de votre voûte plantaire. Si celle-ci est très cambrée ou peu marquée, le fascia est soumis à trop de pressions, surtout du côté du talon. Si vous êtes très pronateur (les genoux qui cognent) ou à l’inverse supinateur (pieds qui partent vers l’extérieur…), vous êtes un candidat idéal à l’aponévrosite, surtout si vous augmentez brutalement votre volume d’entraînement et courez avec des chaussures inadaptées.

Young woman massaging her foot while sitting on bed

Aponévrosite plantaire : comment s’en débarrasser ?

D’abord, il convient de prendre le temps de se soigner. Même si la douleur est supportable et ne vous empêche pas de courir. Sans quoi, les choses ne feront qu’empirer. Le temps de guérison est variable. En moyenne, il faut entre 3 et 6 mois pour s’en débarrasser, mais cela peut être plus long.

Dans un premier temps, il faut choisir LA bonne paire de chaussures. Des chaussures inadaptées sur un terrain trop dur favorisent son apparition. L’idéal est de consulter un podologue. Il pourra vous prescrire des semelles correctrices ou des talonnettes amortissantes. Celles-ci pourront réduire les microtraumatismes causés par la course, en diminuant les contraintes ressenties au niveau du talon.


Ensuite, on conseille d’appliquer de la glace. Chaque soir, une quinzaine de minutes sur la douleur. On peut faire rouler sous sa plante de pied une bouteille d’eau glacée pendant quelques minutes, plusieurs fois par jour.

Les étirements du tendon d’Achille, du triceps sural et du mollet soulagent également. On recommande de les effectuer le matin, car les douleurs sont souvent plus intenses au lever. Un bon étirement : assis, placez votre cheville droite sur votre genou gauche et attrapez vos orteils dans une main. Tirez doucement, puis relâchez. Recommencez avec l’autre pied, toujours en douceur pour ne pas traumatiser encore plus le tendon.

N’hésitez pas à consulter un kinésithérapeute qui vous enseignera les bons gestes pour vous masser et vous soulager.

On peut envisager des infiltrations si la douleur est vraiment très importante ou plus simplement des anti-inflammatoires non stéroïdiens. La chirurgie n’est envisageable que dans des cas très particuliers.



La Dubaï Run 2025 a rassemblé plus de 307 000 participants, établissant un nouveau record mondial sur l’artère Sheikh Zayed Road, exceptionnellement piétonnisée pour l’occasion.

Événement phare du Dubai Fitness Challenge, la Dubai Run est considérée comme la plus grande course à pied gratuite au monde. Le 30 novembre, des foules immenses ont pris part aux deux parcours de 5 km et 10 km, offrant une vue unique sur les icônes architecturales de la mégapole, dont la Burj Khalifa, plus haute tour du monde (828 m).

Un mois de challenges sportifs autour de la Dubaï Run


Le Dubai Fitness Challenge a été lancé en 2017 par le Sheikh Hamdan bin Mohammed Al Maktoum, prince héritier de Dubaï. L’objectif ? Encourager habitants et visiteurs à relever un défi simple mais engageant : 30 minutes d’activité physique par jour pendant 30 jours.

Durant tout le mois de novembre, la ville s’est transformée en un véritable terrain de sport à ciel ouvert, avec des milliers d’activités gratuites, des infrastructures accessibles à tous et des événements emblématiques comme la Dubaï Run.

Une session géante de yoga au coucher du soleil a clôtureé le challenge le 30 novembre à Zabeel Park.



Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Basée à Saint-Jean-de-Moirans, près de Grenoble, Guidetti conçoit et fabrique l’ensemble de ses bâtons en France. Reconnue pour son savoir-faire, son innovation (notamment le système Flash-Lock breveté) et son engagement en faveur de la durabilité, la petite société (15 personnes) propose des produits entièrement réparables grâce à un large choix de pièces détachées.

Son SAV réactif et performant constitue un véritable atout pour les pratiquants engagés. En cas de casse ou d’usure, les éléments peuvent être remplacés rapidement, prolongeant la durée de vie du matériel. Une philosophie particulièrement appréciée dans le trail longue distance. Un brin cassé peut par exemple être remplacé sans outil, pour 20 euros seulement ! Voilà un premier bon point pour Guidetti, qui se démarque à ce sujet de la concurrence.

Prise en main & système de pliage

Nous avons testé les Platinium Aéro Pulse sur la Grand Trail de la Vallée du Drâa (GTVD) au Maroc. Ce trail à étapes de 180 km se déroule entre dunes, djebels, plateaux caillouteux et zones rocheuses en pleine chaleur. Sable abrasif, vent omniprésent et fatigue progressive mettent tout le matériel à rude épreuve

D’emblée, ces bâtons t impressionnent par leur dépliage ultra-rapide via le système Flash-Lock. Quelques secondes suffisent pour passer du mode rangement à l’action, ce qui représente un gain de temps appréciable sur les étapes alternant sections roulantes et montées sableuses.

Repliés en 3 brins, ils se glissent parfaitement à l’arrière d’un gilet de trail. L’élastique intégré, simple et efficace, assure un maintien stable sans vibration ni claquement pendant la course.

Poids & équilibre

Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Avec seulement 150–160 g par bâton, ce modèle en carbone se classe dans les poids plume. Sur un trail désertique où l’on court avec un sac d’autonomie alimentaire, cette légèreté est un avantage crucial.

La prise en main reste précise même en montée sableuse, lorsque l’on “plonge” profondément les bâtons. Les rondelles larges empêchent l’enfoncement excessif dans le sable mou. Sur terrain plus dur, l’absorption des micro-vibrations est excellente. Aucun flex latéral, même sur pierres instables. La pointe en tungstène offre une accroche remarquable, y compris sur roche polie.

Dans le vent, la poussière et surtout le sable qui s’infiltre partout, le système de verrouillage n’a montré aucun blocage ni frottement excessif. Un point particulièrement appréciable dans un environnement aussi hostile.

Confort, solidité et durabilité

Légers, rigides et réparables, ces bâtons 100 % français en carbone ont tenu toutes leurs promesses dans l’un des environnements les plus exigeants du trail.

Le modèle testé était équipé de dragonnes classiques (un autre existe avec gantelet). Celles-ci sont faciles à ajuster, mais un léger renfort mousse au niveau du poignet améliorerait encore le confort sur les longues poussées.

Après 180 km dans des conditions extrêmes, les bâtons affichent une résistance remarquable : aucun jeu mécanique, système de verrouillage impeccable, pointe intacte malgré les chocs, aucun éclat majeur sur le carbone, malgré le sable abrasif

Pour des bâtons carbone exposés à de telles contraintes, ils sortent du GTVD quasiment comme neufs, ce qui témoigne de leur qualité de fabrication !

Sur un trail en environnement aride, ils ont été un véritable allié stratégique : meilleure efficacité dans les dunes, stabilisation dans les descentes techniques, maintien de la foulée en fin d’étape, économie d’énergie grâce à une poussée fluide et régulière. Ils offrent un équilibre idéal entre légèreté, rigidité et fiabilité, sans compromis.

Points forts

  • Ultra-légers
  • Dépliage instantané (Flash-Lock)
  • Excellent rapport rigidité/poids
  • Fiabilité en conditions extrêmes
  • Bâtons réparables
  • Fabrication française

Points faibles

  • Prix élevé (≈ 170 €)
  • Carbone sensible aux chocs très violents (comme tout modèle carbone)
  • Dragonnes classiques perfectibles

Notre verdict

Les Guidetti Platinium Aéro Pulse se positionnent comme un choix premium pour les traileurs exigeants, notamment sur les longues distances et les environnements difficiles. Leur conception française et la qualité du SAV renforcent encore leur attractivité.



Pensée pour la performance, la nouvelle Altra Vanish Carbon 2 conserve les fondamentaux de la marque : drop zéro, toe box large et foulée naturelle. Mais ce modèle à plaque carbone se distingue par un confort étonnant et une polyvalence rare. Voici notre retour après plusieurs séances, de la piste sous la pluie aux sorties longues rythmées.

Cette Vanish Carbon 2 reste fidèle à l’identité Altra : drop 0 mm, toe box large favorisant l’extension naturelle des orteils, empeigne en maille très ajourée, respirante et légère.

Confort préservé malgré l’ADN compétition

Avec 240 g en pointure 44, la chaussure reste relativement légère pour un modèle à plaque carbone, même si la tige très ouverte entraîne un inconvénient évident : au moindre passage pluvieux, les pieds sont rapidement mouillés.

Dès les premières foulées, le confort surprend pour une chaussure orientée compétition. L’avant-pied généreux y contribue fortement. La plaque carbone pleine longueur ne donne pas une sensation sèche ou trop rigide, contrairement à certains modèles plus exigeants. Le dynamisme se révèle surtout sur les allures intermédiaires, ce qui en fait également une chaussure d’entraînement performante.

Comportement sur piste : dynamisme + stabilité

Altra Vanish Carbon 2, ADN compétition mais confort tout de même Altra Vanish Carbon 2, ADN compétition mais confort tout de même

Séance de fractionné sous la pluie : la tige laisse entrer l’eau instantanément, mais l’adhérence reste correcte, ce qui permet de maintenir les allures sans appréhension.

Les coureurs non habitués au drop zéro ressentiront probablement des tensions dans les soléaires, jumeaux et tendons d’Achille. Une phase d’adaptation est donc recommandée : quelques sorties progressives ou une alternance avec un autre modèle carbone doté d’un léger drop (≈ 4 mm).

Sur les 200 m de piste, la réactivité de la plaque carbone est nette : relance efficace, transition fluide. Sur des répétitions plus longues à allure soutenue, l’absence de drop sollicite davantage la chaîne musculaire postérieure, mais la douceur de l’amorti atténue cette contrainte.

Polyvalence en sortie longue

Lors d’une sortie longue incluant des passages à allure semi-marathon, le confort et l’amorti se montrent particulièrement appréciables. La Vanish Carbon 2 offre ainsi une polyvalence intéressante : séances rapides, entraînements tempo, compétitions du 10 km jusqu’au marathon, à condition de bien tolérer la biomécanique du drop zéro.

Notre verdict sur les Altra Vanish Carbon 2

Les + Poids léger, confort étonnant pour un modèle à plaque carbone, dynamisme accessible, large toe box.

Les – Pieds mouillés à la moindre averse, nécessite parfois une adaptation progressive au drop zéro.

Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Dynamisme : 16/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 16/20

Utilisation recommandée

  • Entraînements dynamiques
  • Compétitions 10 km et semi-marathon
  • Marathon (si adaptation au drop zéro)
  • Coureurs jusqu’à 85 kg, foulée universelle


En fin de préparation marathon, la séance Yasso permet de valider sa préparation et d’estimer son futur chrono sur marathon. Mode d’emploi.

Cette séance Yasso, connu des marathoniens, c’est une série de 10 x 800 mètres. L’entraineur américain Bart Yasso l’a formulée dans les années 90. Le but ? Prédire et/ou valider son chrono sur marathon à partir de plusieurs itérations de doubles tours de piste, soit 800 mètres.  

Quel est le principe de la séance Yasso

Le principe est d’effectuer 10 x 800 m et de calculer le temps moyen sur les 800 mètres. A partir de ce temps moyen, il faut l’extrapoler de la façon suivante :

  • 800 m en x min et y sec -> Marathon en x heures et y min
  • 800 m en 4 min et 15 sec -> Marathon en 4 heures et 15 minutes
  • 800 m en 2 min 53 sec -> Marathon en 2 heures et 53 minutes

Quelle récupération entre chaque 800 mètres ?

Cette séance de 10 x 800 m en fin de préparation marathon permet d'estimer son futur chrono et de valider sa préparation.

Initialement, le temps de récupération était égal au temps effectué sur le 800 mètres. Mais cela donnait un chrono surestimé car la récupération était trop longue. Suivant les « écoles », la récupération oscille entre 1’30 et 2’, voire sur 200 m à 400 mètres trottinées. A notre sens, effectuer une récupération de 1’30 en trottinant donne des valeurs fiables.

La séance Yasso est-elle fiable pour estimer son chrono marathon ?

Oui, mais ce ne sera « qu’une estimation » et non pas une vérité… Beaucoup de coureurs se focalisent énormément sur cette séance en l’effectuant souvent trop rapidement. Les 800 mètres sont courus trop vite, ce qui biaisent les estimations.

Il faut prendre cette séance dans le contexte d’un programme d’entrainement. Et garder en tête que chacun ne récupère pas de la même façon, surtout après de gros blocs d’entrainement. Cette séance doit avant tout vous rassurer. Le plus important sera bien l’ensemble de la préparation marathon, évidemment. ,.

Quand placer cette séance test ?

La séance Yasso, c’est-à-dire un 10 x 800m afin de valider sa fin de prépa marathon. Mais comment bien la faire ? Quand la placer ? Est-elle fiable ?

Cela diffère selon chaque entraineur. Souvent, elle est programmée juste après la plus grosse sortie longue, ou bien un peu plus tard, afin que l’athlète soit plus frais. La placer dans l’avant-dernière semaine de la préparation, c’est-à-dire 10 à 12 jours avant le marathon fonctionne bien, avec dernière grosse sortie longue préalable, trois semaines avant son marathon.

Nos conseils bien réussir la séance Yasso

D’abord, il faut s’échauffer au moins 20 minutes, puis faire quelques gammes athlétiques et des accélérations progressives. Ensuite, il faut partir à 90% de sa VMA et sur les premières séries, regarder son temps de passage sur 100, 200, 400 et 600 mètres afin d’être sûr de ne pas aller trop vite. Partez comme pour des 1000 mètres à allure cible 10 km.

Il ne sert à rien d’aller trop vite sur cette séance qui arrive en fin de préparation marathon, avec de la fatigue accumulée. Ce n’est pas une séance VMA, et le but est de ne pas monter dans les tours.

Pour ceux qui visent plus de 4h au marathon, un 8 x 800 mètres sera plus approprié. Sinon le temps d’effort total est trop long, sans le temps nécessaire pour bien assimiler cette séance, et donc de récupérer pour être en forme le jour du marathon.



La montre cardio-GPS enregistre des dizaines de données : allure, fréquence cardiaque, charge d’entraînement, récupération, sommeil… De quoi séduire tous les runners, mais aussi parfois les noyer sous les chiffres. Le point donc sur les fonctions indispensables, selon votre profil.

Exit le chrono minimaliste des années 2000. Aujourd’hui, la montre GPS est un coach numérique : elle aide à calibrer l’effort, visualiser les progrès et prévenir la surcharge. Mais attention : trop de données peuvent nuire à l’essentiel — le plaisir et les sensations. Aucune montre, même la plus sophistiquée, ne remplace l’écoute du corps et une progression cohérente.

Les fonctions cardio-GPS vraiment utiles selon votre profil

©Vincent Lyky

Pour vous aider à y voir clair, nous avons identifié quatre profils de coureurs, du débutant à l’élite, et sélectionné les fonctionnalités qui font vraiment progresser.

Débutant

Objectif : apprendre à courir régulièrement et éviter les blessures.
Fonctions essentielles :

  • GPS + allure moyenne
  • Auto-lap (1 km)
  • Fréquence cardiaque au poignet
  • Chronomètre simple
  • Suivi du sommeil (facultatif)
  • Cartographie de base (utile en trail ou randonnée)

Ces fonctions suffisent pour apprendre à doser son effort et courir à la bonne intensité.

Coureur régulier

Objectif : structurer ses séances et suivre sa récupération.
Fonctions utiles :

  • Zones FC / % VMA
  • Body Battery ou VFC
  • Suivi de la charge
  • Effet d’entraînement (score aérobie)
  • Analyse du sommeil
  • Altitude / Dénivelé
  • Cartographie sur parcours nouveaux

Parfait pour ajuster la charge selon la forme et prévenir le surentraînement.

Coureur expérimenté

Objectif : viser un chrono, gérer la fatigue et sécuriser ses longues sorties.
Fonctions clés :

  • Séances programmées
  • Analyse post-séance (dérive FC, régularité)
  • Statut de performance
  • VFC avancée
  • Navigation / cartographie
  • Température et météo

À ce niveau, la montre devient un outil de pilotage précis pour progresser sans se blesser.

Coureur élite

Objectif : optimiser chaque détail pour atteindre la performance maximale.
Fonctions expertes :

  • Running Dynamics (oscillation, équilibre, temps de contact)
  • HRV / récupération avancée
  • Analyse technique de la foulée
  • Effet anaérobie et aérobie combinés
  • Cartographie et pacing avancés

Idéal pour corriger les asymétries, gérer les charges et affiner la préparation avant une course.

Les fonctions principales passées au crible

FonctionUtilitéNiveau conseillé
GPS + allure moyenneBase du suivi objectifTous
Auto-Lap (1 km)Mesure de régularitéTous
Chronomètre / TimerSéances simplesTous
Fréquence cardiaqueContrôle de l’intensitéTous
Zones FC / % VMAStructure l’effortRégulier à expérimenté
Séances programméesFacilite les entraînements complexesExpérimenté à élite
Body Battery / VFCÉvalue récupération et fatigueRégulier à élite
Effet d’entraînementMesure l’impact physiologiqueRégulier à élite
Statut de performanceEstime la forme du jourExpérimenté
Suivi de la chargePrévention du surmenageRégulier à élite
Running DynamicsAnalyse technique de la fouléeÉlites
Cartographie / NavigationIndispensable en trailTous
Altitude / DéniveléGestion de l’effortTous
Analyse du sommeilAjuste la récupérationTous
Température / météoAnticipe les conditionsTous


Après le succès du semi-marathon et du 10 km de Bordeaux, réunis pour la première fois sur une même journée, le Stade Bordelais Athlé annonce le retour de l’épreuve reine le dimanche 8 novembre 2026, le long des quais de la Garonne.

Le dimanche 9 novembre 2025, le jeune semi-marathon de Bordeaux, organisé pour la première fois conjointement avec le 10 km des Quais (21ᵉ édition, 7 800 finishers), a connu un véritable triomphe avec 13 600 coureurs classés.

Une fête du running saluée par la présidente du Stade Bordelais Athlétisme, Caroline Pujol, qui a en profité pour annoncer la grande nouvelle : « Bordeaux retrouvera son marathon dès l’année prochaine, le 8 novembre 2026 ! »

Un retour attendu depuis six ans

Le Stade Bordelais Athlétisme annonce le retour du Marathon de Bordeaux le dimanche 8 novembre 2026, le long des quais de la Garonne.
Le Stade Bordelais Athlétisme organise depuis 21e le 10 km des Quais de Bordeaux. ©DR

Ce marathon girondin n’avait plus eu lieu depuis le 26 octobre 2019. Organisé en nocturne, il passait alors notamment par quelques communes de la métropole comme Mérignac, Pessac et Talence. Puis après cinq éditions, le contrat avec son prestataire, la société Ironman, avait pris fin. L’épreuve, jugée trop coûteuse, n’avait pas été relancée après le Covid.

« Remettre Bordeaux en mode running »

Le Stade Bordelais Athlétisme annonce le retour du Marathon de Bordeaux le dimanche 8 novembre 2026, le long des quais de la Garonne.
Depuis 2023, le Stade Bordelais organise le semi-marathon de Bordeaux, organisé cette année en même temps que le 10 km. ©DR

Cette fois, le Stade Bordelais Athlé prend les commandes. Fort de son expérience, le club promet un grand-rendez populaire, du 5 km au marathon, en une seule et même journée.

« Il y a un fort engouement autour de ce marathon. Notre but est d’offrir un parcours 100 % bordelais, propice à la performance et attractif. On peut déjà dire que le départ se fera sur la rive droite, l’arrivée rive gauche, et que le circuit traversera les plus beaux quartiers bordelais », explique la présidence du club, fort de 956 licenciés.

Un marathon 100 % bordelais

Le circuit filera donc sur les bords de la Garonne comme au cœur de la ville. De quoi séduire les plus compétiteurs en quête de nouveaux chronos comme les amateurs de découvertes urbaines.

L’organisation table sur 4 000 dossards pour ce marathon nouvelle formule dont les inscriptions ouvriront au printemps prochain. Toutes distances confondues, Bordeaux attend donc plus 30 000 coureurs le 8 novembre 2026.



La fracture de fatigue est une cassure microscopique dans la couche externe de l’os du tibia, du pied ou encore du bassin ou de la hanche. Cette blessure de surmenage ne frappe pas les coureurs faibles, mais ceux qui en font trop. La clé, c’est la prévention, la progressivité et l’écoute de ses signaux corporels.

La fracture de fatigue, aussi appelée fissure de stress, n’est pas une fracture « classique ». Il s’agit d’une cassure microscopique dans la couche externe de l’os. Elle apparaît à force de chocs répétés sur des structures osseuses saines, typiquement lors de la course à pied.
Chez le coureur, elle survient souvent après une augmentation brutale du volume ou de l’intensité des entraînements, ou après un changement de surface (bitume, piste, trail).

Les zones les plus touchées

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.

Les fractures de fatigue peuvent se produire partout où l’impact est répété, mais certaines zones sont plus vulnérables :

  • Tibia : douleur localisée sur la face interne ou antérieure, souvent confondue avec une périostite.
  • Pied : notamment les métatarsiens (2ᵉ et 3ᵉ) ou l’os naviculaire, avec une douleur précise sur le dessus du pied.
  • Bassin ou sacrum : douleur profonde dans la fesse ou l’aine, augmentant à la course.
  • Col fémoral : douleur à la hanche ou à l’aine, parfois trompeuse car elle ressemble à une contracture.

Pourquoi l’os finit par céder

Nos os se renouvellent en permanence grâce à un équilibre entre destruction et reconstruction osseuse. L’activité physique stimule ce processus — jusqu’à un certain point.

Si les contraintes mécaniques deviennent trop fréquentes, l’os n’a plus le temps de se réparer : c’est la fatigue osseuse, première étape vers la fracture.

Une fracture de fatigue n’est donc pas liée à un traumatisme violent, mais à un surmenage progressif.

Les signes qui doivent alerter

La fracture de fatigue est une microfissure de l'os lié à un surmenage.
©Adobestock

Le tableau typique est celui d’une douleur progressive, d’abord à l’effort puis au repos.

  • Douleur localisée à un point précis, souvent décrite comme un « point exquis ».
  • Sensibilité marquée au toucher.
  • Soulagement temporaire au repos, mais retour rapide de la douleur dès la reprise.

Sans arrêt, la fissure peut évoluer vers une fracture complète, nécessitant plusieurs mois d’immobilisation.

Diagnostic : attention au retard

Les signes radiologiques apparaissent 2 à 3 semaines après le début des douleurs. Les premières radios peuvent donc être normales.
En cas de doute, le diagnostic précoce repose sur la scintigraphie osseuse ou l’IRM, capables de repérer les microfissures bien avant la radio.

Portrait-robot du coureur à risque. Femme de 30 ans avec un faible taux de masse grasse. Aménorrhée (absence de règles prolongée). Anomalie morphologique (jambes inégales, pieds creux ou valgus). Densité minérale osseuse basse. Consommation fréquente d’anti-inflammatoires ou de protecteurs gastriques.

Les 13 facteurs favorisants

©Adobestock
  1. Hausse trop rapide du volume d’entraînement.
  2. Séances intenses trop rapprochées.
  3. Sols durs (bitume, tartan).
  4. Changement brutal de surface.
  5. Chaussures usées ou inadaptées.
  6. Troubles morphologiques (pieds creux, genu varum/valgum…).
  7. Reprise précipitée après arrêt.
  8. Faible densité minérale osseuse.
  9. Masse grasse insuffisante.
  10. Aménorrhée prolongée.
  11. Tabagisme.
  12. Traitement prolongé par corticoïdes.
  13. Médicaments anti-reflux.

Comment guérir vite et bien

Le traitement repose avant tout sur le repos.

  • Arrêt de la course immédiat (4 à 10 semaines selon la zone).
  • En cas de douleur intense : mise en décharge avec béquilles.
  • Activités de substitution : vélo, natation, aquarunning.
  • Reprise progressive, encadrée par un kiné ou un médecin du sport.

Si le protocole est bien respecté, la consolidation osseuse se fait en 4 à 10 semaines. En revanche, une reprise trop précoce peut allonger la guérison à 6 mois ou plus.

Comment prévenir la fracture de fatigue

  • Augmenter le volume d’entraînement de façon progressive (≤10 %/semaine).
  • Varier les surfaces et les intensités.
  • Remplacer ses chaussures régulièrement (tous les 700-800 km).
  • Adopter une alimentation riche en calcium et vitamine D.
  • Intégrer des séances de renforcement musculaire et de travail d’appuis.




Avec près de 22 000 participants, la 17e édition du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes bat tous les records et confirme son statut de deuxième plus grand marathon de France, juste derrière Paris.

Ciel d’azur sur ce 17e Marathon Nice-Cannes dont la cote de popularité ne cesse de grimper. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 21 753 coureurs au départ, dont près de10 500 sur la distance reine de 42,195 km, pour un total jamais atteint depuis la création de l’épreuve en 2008.

L’an dernier, ils étaient 17 809 engagés. La progression est impressionnante autour de ce deuxième marathon français, complet six mois à l’avance cette année.

Ça file droit jusqu'à Villeneuve-Loubet pour ce Marathon Nice-Cannes, qui accueille également un 20 Km.
©Activ’Images

Dans les rangs, 30 % de coureurs étrangers, venus de 85 nations, ont pris le départ sur la Promenade des Anglais à Nice avant de filer vers la Croisette à Cannes.

Le parcours, long ruban de 42 km suivant la Méditerranée a offert une fois encore un décor de carte postale, entre les palmiers niçois et les plages cannoises.

Les performances de haut niveau

Départ sous les fumigènes au petit matin sur la Promenade des Anglais.
Départ sous les fumigènes au petit matin sur la Promenade des Anglais. ©Activ’Images

Le Kenyan Dickson Kiprop a coupé le fil en 2h13’30’’. Il devance ses compatriotes Rugut Kipchumba (2h15’17’’) et Moses Kimulwo (2h17’38’’). Le premier Français, Laurent Yardin, décroche une très belle 4ᵉ place en 2h21’33’’.


Côté féminin, la victoire revient à Irène Korir, également du Kenya, en 2h39’41’’, devant Winnie Jebet (2h44’46’’).


Une vague de nouveaux marathoniens et toujours plus de femmes

Bientôt le cap d'Antibes, principale difficulté de ce Marathon Nice-Cannes.
Bientôt le cap d’Antibes, principale difficulté de ce Marathon Nice-Cannes. ©Activ’Images

Autre fait marquant : près d’un coureur sur deux (49 %) participait à son premier marathon, contre 41 % en 2024. Un chiffre qui illustre l’engouement croissant du grand public pour les épreuves d’endurance et le running sur route.

Les femmes étaient également à l’honneur cette année, représentant 33 % des participants sur la distance marathon, contre 30 % en 2024 et seulement 25 % en 2023. Une progression continue qui témoigne d’une belle démocratisation de la discipline.

©Activ’Images

Le Marathon Nice-Cannes c’est aussi…

A côté de cette épreuve vitrine, 2219 coureurs ont profité du 20 km roulant jusqu’à Villeneuve-Loubet, 940 autres se sont partagés le trajet jusqu’à Cannes à deux, pendant que la formule relais a séduit près 4 000 engagés.

Consultez les résultats du Marathon Nice-Cannes 2025.



La Nike Vomero Premium est une chaussure de running unique en son genre : spectaculaire par son amorti, luxueuse par son confort, mais délicate à dompter. Elle s’adresse aux coureurs qui privilégient la douceur à la performance, et qui savent rester sur terrain sûr. À réserver pour les jours où vos jambes réclament une pause active.

Avec la Nike Vomero Premium, la marque au Swoosh confirme son savoir-faire historique en matière de chaussures de running confortables et ultra-amorties. Dans la vaste flotte de modèles Nike, la Vomero s’impose depuis longtemps comme la référence du confort maximal.

De gauche à droite, la Nike Vomero Premium, la Vomero Plus et la Vomero 18.
De gauche à droite, la Nike Vomero Premium, la Vomero Plus et la Vomero 18.

Déclinée en trois versions — Classique, Plus et Premium —, la gamme s’adresse à des profils variés :

  • La Vomero Classique pour les coureurs réguliers.
  • La Vomero Plus pour ceux qui recherchent un amorti doux et équilibré.
  • Et cette Nike Vomero Premium, véritable paquebot du running, pensée pour offrir l’un des amortis les plus puissants du marché.

ZoomX et Air Zoom : l’amorti avant tout

Nike présente la Vomero Premium comme une réponse aux problèmes musculaires et tendineux liés à l’impact au sol. Avec une hauteur de semelle de 55 mm au talon, cette chaussure flirte avec les limites du raisonnable.


La mousse ZoomX intégrale amplifie la sensation d’amorti et procure une impression d’enfoncement dans le sol. Deux unités Air Zoom visibles à l’avant et à l’arrière sont censées restituer l’énergie à chaque foulée. En pratique, la sensation de rebond reste assez diffuse : on flotte plus qu’on rebondit.

Sensation à la course : douceur extrême, stabilité fragile

Nike Vomero Premium
Sortie cool en Nike Vomero Premium pour la championne Faith Kipyegon.

Dès les premiers kilomètres, on entre dans un univers de mollesse totale. Le coureur ressent une absorption spectaculaire des chocs, mais aussi une instabilité latérale marquée.
Le stack très élevé (55 mm de hauteur de semelle) oblige à courir sur des routes parfaitement planes. Sur terrain irrégulier, le risque de torsion de cheville est réel. Par ailleurs, la Vomero Premium mobilise fortement genoux, chevilles et hanches pour maintenir le gainage et la rectitude de la foulée.

Pour qui et pour quoi ?

nike-vomero-premium, le plus gros amorti Nike.

La Nike Vomero Premium n’est pas une chaussure de performance, mais un modèle idéal pour :

  • les sorties de récupération après une compétition ou une séance intense,
  • les footings tranquilles sur surface lisse,
  • les coureurs en recherche de protection maximale et de confort avant tout.

En revanche, utilisée de manière exclusive, elle risque d’affaiblir les muscles du pied, peu sollicités à cause de cet amorti extrême.

Notre verdict sur la Nike Vomero Premium

CritèreNote / 20Commentaire
Amorti⭐ 19/20Exceptionnel, parmi les meilleurs du marché
Confort⭐ 18/20Douceur et protection maximales
Souplesse⭐ 18/20Bonne flexibilité malgré la semelle épaisse
Stabilité⚠️ 10/20Stack très haut, attention aux chevilles
Moyenne💡 16/20Un chausson de luxe, mais à manier avec précaution

Les + : amorti extrême, confort royal
Les – : instabilité latérale, poids élevé

  • Utilisation : entraînement, récupération, footing lent
  • Drop : 10 mm
  • Poids : 340 g (en 43)
  • Prix : 230 €



La dernière semaine avant un semi-marathon est cruciale pour transformer des semaines d’entraînement en performance. C’est une phase d’affûtage, où l’on allège la charge sans perdre les bénéfices de la préparation. En suivant les bons conseils, vous arriverez reposés, affûtés et prêts pour le jour J.

On parle souvent de « semaine-type » avant une compétition, mais la vérité est simple : il n’existe pas de recette universelle. Chaque coureur évolue dans un contexte particulier : charge de travail, météo, niveau de fatigue, contraintes personnelles… Copier à l’identique un plan trouvé en ligne est une erreur fréquente.
Votre préparation doit rester flexible, à l’écoute de vos sensations.

Deux options selon votre état de forme

Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon !
Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon ! ©Brooks

Si votre préparation a été solide

  • Lundi : repos
  • Mardi : 30 min d’endurance + 20 min à allure semi + 10 min très lent
  • Mercredi : repos
  • Jeudi : 20 min d’échauffement + 4 × 5 min à allure 10 km / récup 3 min
  • Vendredi : repos
  • Samedi : 25 min d’échauffement + 5 × 200 m à allure 10 km / récup 200 m trot + 10 min retour au calme
  • Dimanche : échauffement + 5 lignes droites avant votre course

Si votre préparation a été chaotique

  • Lundi : 50 à 70 min d’endurance
  • Mardi : repos
  • Mercredi : 20 min d’échauffement + 15 min allure semi + 5 min lent + 5 min allure 10 km + 10 min retour au calme
  • Jeudi : repos
  • Vendredi : 20 min de footing lent + 5 lignes droites techniques
  • Samedi : repos
  • Dimanche : échauffement réduit, départ prudent

Objectif de la semaine : récupérer pour progresser

Un affûtage réussi permet un gain de vitesse d’environ 5%. De précieuses minutes sur semi-marathon !
©Brooks

Le semi-marathon est exigeant : effort prolongé, chocs répétés, gestion de la chaleur et du stress. Pour être performant, il faut arriver frais.
Durant cette période d’affûtage :

  • Réduisez votre volume d’entraînement de 50 à 60 %,
  • Conservez la fréquence et l’intensité,
  • Dormez suffisamment et restez hydraté,
  • Ne testez rien de nouveau (chaussures, alimentation, routine).

Ne changez pas tout à la dernière minute

Beaucoup de coureurs, par stress, changent leurs habitudes : plus d’étirements, plus d’eau, nouveaux rituels… Mauvaise idée !
Mieux vaut ne pas perturber votre organisme à quelques jours de la course.
Écoutez-vous :

  • Si vous êtes en forme, privilégiez un entraînement léger type 30”/30” (courtes fractions à 110 % de VMA).
  • Si vous êtes un peu “rouillé”, optez pour des fractions longues (4 × 4 min à 90 % VMA) pour réveiller la machine.

Dernier fractionné : jusqu’à quand ?

On recommande souvent d’éviter les séances intenses après le jeudi, mais cette règle n’est pas absolue.
Si vous sentez vos jambes lourdes sans être fatigué, un court rappel de vitesse le samedi peut suffire à vous débloquer et vous mettre dans les meilleures dispositions pour le lendemain.

La dernière sortie longue : à adapter

Il n’y a pas de durée “magique” pour la dernière sortie longue avant un semi-marathon. Elle dépend de votre forme, de la météo et de vos habitudes.
Évitez simplement une sortie trop exigeante qui pourrait créer de la fatigue inutile. L’objectif est de rester en mouvement, pas d’ajouter de la charge.



Du 22 au 26 octobre 2025, le Hall 6 du Parc des Expositions Porte de Versailles à Paris a vibré au rythme de l’Hyrox, attirant 20 000 participants pour cette compétition mêlant course et fitness fonctionnel.

Paris Porte de Versailles 2023. C’est ici que s’est tenu le premier Hyrox en France. Depuis, la discipline connaît une croissance exponentielle. Créé en 2017 en Allemagne par le champion olympique de hockey Moritz Fürste, l’Hyrox s’est rapidement imposé comme un phénomène mondial. Aujourd’hui, il se décline dans 100 pays et rassemble plus de 800 000 pratiquants.

Un format unique au succès planétaire

©Hyrox

Le concept est unique : 8 x 1 km de course entrecoupés de 8 exercices fonctionnels, incluant fentes marchées avec sac de sable, tirage de charge, lancers de balles lestées, et bien d’autres défis (tout savoir ici).

Tout le monde peut participer à partir de 16 ans, avec une version Open adaptée à tous les niveaux et sans limite de temps. Il existe également une version Pro, des formules duo, relais à 4 ainsi qu’une version adaptive pour les personnes porteuses de handicap.

La compétition est très codifiée. Des juges bénévoles supervisent chaque station, et les charges sont adaptées pour les femmes, avec un bonus pour les catégories Pro.

Pour donner une idée des performances, les champions du monde américains Hunter McIntyre et Megan Jacoby bouclent l’épreuve respectivement en 54 et 58 minutes, tandis que les amateurs terminent en moyenne en 1h30.

Des jeunes et des femmes dans les starting-blocks

En France, de Marseille à Toulouse en passant par Nice, Lyon Bordeaux, les dossards (150 euros) alloués pour chaque compétition s’arrachent.

Pour cette édition 2025 parisienne – la deuxième par celle du Grand Palais au printemps – 20 000 concurrents en 4 jours de compétition et 20 000 spectateurs rassemblés Hall 6, Porte de Versailles.

Dans les starting-blocks, des jeunes (45% de 16-29 ans, 40% de 30-39 ans), des femmes (43%) et une majorité de binômes (68%).

Une première qui en appelle d’autres….

Comme Camille, 38 ans, inscrite un an tout juste après avoir débuté le CrossFit, à la CrossFit Factory de Boulogne-Billancourt. « J’ai participé avec Océane, 26 ans, que j’ai rencontrée à la box de CrossFit. Nous nous sommes entraînées entre 4 et 5 fois par semaine à raison de 3 entraînements Hyrox/ Crossfit pour maîtriser les mouvements et 2 séances de run. »

Le jour J, l’adrénaline a pris le pas sur le stress d’une « première fois ». Verdict : les sportives ont adoré, du premier kilomètre à la huitième station. « Nous terminons en 1h25’, très contentes de cette expérience. Les bénévoles étaient incroyables. Tout était très bien organisé dans une ambiance électrique. Ce n’est que le début ! Nous comptons nous réinscrire pour d’autres compétitions, en France et pourquoi pas en Europe, pour allier l’effort à l’agréable. »

Un effort explosif

Camille et Océane ont terminé leur premier Hyrox en 1h25.

Quelle leçon tirer de ce premier Hyrox ? « C’est sur la course que tout se gagne. Nous étions plutôt à l’aise sur les stations. C’est clairement côté course que nous avons une marge de progression. 1 km, c’est un effort explosif. Place donc aux tours de stade et aux séances de fractionné avant le prochain Hyrox du Grand Palais ! ».

Comme tous les finishers, Camille n’a pas reçu de médaille mais un petit patch textile floqué. Un trophée qu’elle ‘accrochera volontiers à son sac de sport, pour montrer l’appartenance à cette communauté qui transcende la compétition.



Cette chaussure Inov8 Roadfly destinée à la route est légère, stable et adhérente, idéale pour les entraînements quotidiens et les sensations naturelles.

Fondée en 2003 dans les montagnes du Lake District au nord de l’Angleterre, la marque Inov8 (anciennement INOV-8) a été créée par Wayne Edy avec une mission claire : concevoir des chaussures de trail et de running performantes, alliant adhérence, durabilité et connexion au terrain.


Pionnière dans l’utilisation du graphène pour renforcer les semelles, la marque se distingue par son approche technique et son ADN “proche du sol”. Pour ses 20 ans, Inov8 a modernisé son image : nouveau logo en forme de griffe d’oiseau, nouvelle écriture sans tiret, mais la même philosophie — adhérence et performance avant tout.

Caractéristiques de la Inov8 Roadfly

Cette chaussure Inov8 Roadfly destinée à la route est légère, stable et adhérente, idéale pour les entraînements quotidiens et les sensations naturelles.

La Roadfly est une chaussure de running route neutre pensée pour les entraînements quotidiens. Elle s’adresse aux coureuses recherchant une sensation naturelle et un contact direct avec le sol.

  • Drop : 6 mm
  • Poids : environ 250 g
  • Amorti : mousse POWERFLOW PRO + semelle intérieure Boomerang (billes pour amorti et rebond)
  • Tige / Mesh : souple, respirant, avant-pied anatomique (forme large), renfort talon flexible
  • Semelle extérieure : large, avec rainures de flexion Meta-Flex, excellente adhérence sur bitume sec ou humide
  • Positionnement : entre minimalisme et confort moderne

Bon confort à l’essai

Dès les premières foulées, la Inov8 Roadfly offre un bon maintien général et une toe box spacieuse, idéale pour les pieds normaux à larges. Le talon souple peut surprendre au début, mais il contribue à la sensation naturelle et à la fluidité du mouvement.

L’amorti ferme mais fluide procure une excellente proprioception : on sent bien la route, sans perte de confort.
La mousse Powerflow Pro assure un rebond dynamique, tandis que la semelle “Boomerang” améliore la réactivité sur les rythmes soutenus.
Sur le bitume humide, l’accroche est remarquable, un vrai point fort d’Inov8.

Bilan du test Inov8 Roadfly Femme

Cette Inov8 Roadfly femme s’adresse aux coureuses qui aiment les sensations naturelles et une chaussure stable, proche du sol. Elle sera idéale pour : les entraînements quotidiens, les sorties tempo ou les footings de 10 à 20 km, sur routes et chemins roulants. En revanche, cette paire sera moins adaptée pour les sorties longues et lentes (amorti ferme) et les compétitions rapides (amorti plus limité).

CritèreNote /10Commentaire
Confort et chaussant8.5Toe box spacieuse, mesh agréable
Sensation de course / performance7.5Dynamisme correct, mais amorti ferme
Polyvalence / durabilité8.5Très peu d’usure après 115 km
Note globale8/10Une chaussure équilibrée et fiable



54ᵉ édition lumineuse pour le plus grand marathon du monde. New York a vibré haut et fort pour le bonheur 55 000 coureurs. Retour sur les performances clés de ce premier dimanche de novembre.

Benson Kipruto a remporté d'un souffle le 54e Marathon de New York.
©tcs new york city marathon

Soleil et douceur étaient au rendez-vous pour la 54ᵉ édition du Marathon de New York, le plus grand marathon du monde avec plus de 55 000 participants. Le Kényan Benson Kipruto s’est imposé en 2h08’09’’ après une traversée express des cinq boroughs de la ville. Dans la course masculine, Kipruto a dû résister à un finish hors norme : son compatriote Alexander Mutiso le poussa jusqu’au photo-finish, les deux terminant en 2h08’09’’ et la victoire décidée à 3 centièmes de seconde.

Quelques minutes plus tard, leur compatriote Hellen Obiri pulvérisait le record féminin en 2h19’51’’. La marque féminine tenait depuis 2003, détenue pendant plus de vingt ans par Margaret Okayo.

Sur un parcours aussi mythique qu’exigeant (près de 250 m de dénivelé positif), les performances ont une saveur particulière, portées par une ambiance unique entre Brooklyn, le Queens, le Bronx et Central Park.

Emmanuel Levisse, premier Français au Marathon de New York

©KMSP / FFA- France de Cross Country 20219

Côté tricolore, Emmanuel Roudolff-Levisse a réalisé une très belle course en 2h13’05’’, terminant 16e du classement général et premier Français. S’il reste éloigné de son record personnel (2h07’40’’), le coureur de l’équipe de France confirme sa régularité sur les grands marathons internationaux.

Le Français a notamment devancé d’une place une légende Eliud Kipchoge, acclamé par une foule en délire à son arrivée dans Central Park. Le double champion olympique et premier homme à être passé sous les deux heures sur la distance (à Vienne, en 2019, lors d’un record non homologué) participait probablement à son dernier marathon sur le circuit Abbott World Marathon Majors dont il détient un record de victoires (11 en tout, dont 5 à Berlin).

Eliud Kipchoge a terminé 17e du marathon de New York 2025, sans doute le dernier marathon majeur de sa carrière.
©tcs new york city marathon

À 40 ans, Kipchoge a toutefois annoncé un nouveau défi : le Eliud Kipchoge World Tour, une série de sept marathons sur les sept continents visant à lever des fonds pour sa fondation dédiée à l’éducation et à l’environnement.

Dorian Louvet, 7 marathons majeurs en un an : défi accompli !

A New York, Dorian Louvet a terminé en beauté son défi : courir les 7 marathons majeurs en moins d'un an, avec une moyenne exceptionnelle, sous les 2h30.
©Kevin Esnard

Autre Français à s’être distingué ce dimanche à New York : Dorian Louvet. Le Caennais de 36 ans, connu du grand public pour sa participation à Koh-Lanta, a terminé son incroyable défi « Miles of Discovery » : courir les sept marathons majeurs du monde en une seule année, tous sous la barre des 2h30.

Un parcours exceptionnel débuté à Tokyo le 2 mars (2h18’56’’), suivi de Boston (2h33’41’’), Londres (2h33’23’’), Sydney (2h28’08’’), Berlin (2h28’24’’), Chicago (2h25’27’’) et enfin New York, ce 2 novembre, bouclé en 2h27’09’’.

« Je ressens un mélange d’émotion, de soulagement et d’épuisement… mais aussi de nostalgie à l’idée que ce projet s’achève (…) Et puis il y a ce record du monde, c’est fou (…) Ce qui compte, c’est d’avoir su fédérer, rassembler, transmettre des émotions et donner envie aux gens d’aller chercher leurs propres défis », confie le Normand, sa « big 7 medal » au cou.