La tendinite d’Achille est une blessure fréquente. Ses causes sont nombreuses : intensité de l’entraînement, changement de terrain, chaussures inadaptées… Symptômes, traitements et mode d’action : faisons le point, avec notre médecin.

Une douleur au talon après l’entraînement ? C’est peut-être une tendinite d’Achille.

La tendinite d’Achille fait partie des 10 blessures les plus courantes chez les coureurs. Elle doit être bien connue afin de la soigner dès les premiers symptômes. C’est la période où le traitement est le plus performant. Il s’agit d’une douleur sourde du tendon qui va progressivement croissante. Le tendon est tout d’abord douloureux lors de la pression, puis il le devient en permanence et au moindre effort.

La tendinite d’Achille est le plus souvent en rapport avec un problème d’origine mécanique : type d’appui, surtension musculo-tendineuse, usure et/ou déformations exagérées des chaussures. Ainsi, pour être efficace, le traitement doit en priorité corriger cette erreur mécanique.

Le repos est indispensable mais non suffisant. Les médicaments, s’ils peuvent jouer un rôle d’appoint, sont insuffisants pour guérir une tendinite d’Achille chez un sportif.

Les 4 phases d’évolution de la tendinite

stade 1 : la douleur apparaît d’abord dans les suites de l’effort, même plusieurs heures après. C’est le lendemain en se levant que le coureur a du mal à marcher, surtout lorsqu’il a le pied complètement à plat sur le sol. Ainsi, marcher pieds nus au lever, lui est pénible.

stade 2 : un peu plus tard, la douleur se manifeste au cours des premières minutes d’une séance d’entraînement Elle disparaît après quelques hectomètres d’échauffement, et réapparaître à la fatigue.

stade 3 : si le coureur insiste, la douleur devient permanente pendant l’effort. Cela entraîne alors une diminution de l’activité sportive.

stade 4 : la douleur devient constante, même au repos, en position assise. Elle gêne les activités quotidiennes (montée d’escaliers) et impose l’arrêt de la course à pied.

Le piège, ce sont les deux premiers stades, souvent négligés. En effet, ils n’empêchent pas vraiment de courir alors que c’est dès ce moment-là qu’il faudrait stopper sa pratique pour que la guérison soit très rapide et la mise à pied de courte durée.

Causes et traitement

D’abord, rechercher la cause

Cela peut être un tendinite par hyperfonctionnement du geste sportif lié au surentraînement, à la reprise trop brutale après une période d’inactivité ou l’accumulation d’épreuve sans récupération suffisante. Mais aussi, une tendinite par dysfonctionnement avec une chaussure usée ou inadaptée, des sols bombés ou incliné.

Ou alors, cette tendinite serait due à un trouble morphologique comme des pieds creux, une inégalité des membres inférieurs, une tendon d’Achille court. Enfin, il existe d’autres facteurs favorisants comme l’âge, l’état dentaire, le surpoids, l’abus de protéines animales (viande rouge), la raideur des muscles postérieurs ou encore une mauvaise hydratation.

Puis, traiter la blessure

Le repos sportif est impératif lors de la phase douloureuse par quelque moyen que ce soit : plâtre (exceptionnel), strapping (bandes élastoplastes). Pour vous soulager, faites aussi surélever les talons de vos chaussures de 3,5cm afin de ne pas continuer à « tirer » dans le tendon à chaque pas. Dès le réveil, portez ces chaussures surélevées. Pensez à la cryothérapie : appliquez régulièrement, deux à trois fois par jour, une poche de glace sur la zone douloureuse (Cold-Hot®, HyperIce® Ice Bag de Zamst® ). 

Protocole de soins de la tendinite d’Achille

Au cours de la phase aiguë de la tendinite d’Achille, le repos doit être complet, par quelques moyens que ce soit : plâtre, attelle rigide ou semi-rigide (strapping), mise en décharge (talon surélevé).

On recommande un repos du tendon variant entre 20 et 60 jours. On diminuera aussi la tension du tendon en se munissant de chaussures à talons épais et en ajoutant une talonnette intérieure de 15 mm. Un décalage de 3,5 cm entre l’avant et l’arrière de la chaussure suffit le plus souvent.

masseuse massaging athlete s Achilles tendon after running

Les traitements locaux

  • Dans un premier temps, on traite par le froid. On applique de glace après avoir protégé la peau par un tissu. 
  • Ensuite par la chaleur avec des infra-rouges, de la boue, des emplâtres américains. 
  • On applique de la pommade anti-inflammatoire
  • L’électrothérapie avec ultra-sons, ionisation, courant statique, ondes courtes, laser, ondes de choc radiales est une solution. 
  • Les massages donnent de bons résultats, à condition d’être pratiqués par une personne compétente. Le masseur effectue avec le pouce sur le tendon mis en tension par la flexion dorsale du pied (orteils vers le haut), de petits mouvements réguliers de va-et-vient dans le sens transversal. Le majeur peut aussi effectuer de petits mouvements circulaires.
  • L’acupuncture et la mésothérapie, cela fonctionne aussi.
  • Enfin, citons les infiltrations locales péritendineuses. Elles sont toutefois à éviter car elles risquent de fragiliser le tendon et ce d’autant plus que l’infiltration est faite dans le corps du tendon. Cette technique, bien que très efficace sur l’inflammation, s’apparente un peu à l’utilisation de la bombe atomique pour tuer une mouche. 

Si ce type de thérapeutique peut avoir des effets bénéfiques dans l’immédiat, le danger de certains de ces remèdes impose un traitement très court. C’est là un inconvénient sérieux, car la tendinite est une lésion aux rechutes fréquentes. 

Les traitements par voie générale 

  • Injections intramusculaires ou comprimés, traitement qui ne peut être prescrit que par un médecin. 
  • Anti-inflammatoires ne contenant pas de cortisone. 
  • Antalgiques (médicaments qui luttent contre la douleur) 
  • Décontracturants

Rééducation et reprise

Après le retrait du strapping, il ne faut donc pas reprendre le geste sportif ayant entraîné la tendinite. On peut le remplacer, à condition qu’il soit indolore, par un mouvement d’une autre conception : cyclisme, natation, course dans l’eau, marche avec haltères. Pour la rééducation, il y a plusieurs solutions.

Des massages transverses profonds, des ondes de choc radiales et assouplissements du tendon par un thérapeute compétent ou encore un travail de la cheville sur plateaux d’équilibre (instables).

Enfin, l’activité sportive sera reprise très progressivement. A partir du moment où le sujet peut marcher 6 km en une heure sans éprouver aucune gêne pendant et après, il sera autorisé à reprendre la course à pied. Il convient également d’alterner toujours marche et course pendant une période qui sera définie au cours de la consultation.



Rien que sur le Marathon de Paris ce printemps, 25 000 coureurs s’élanceront pour la première fois sur la distance mythique de 42.195 km. Préparer un tel défi soulève forcément une foule de questions, tant pendant l’entraînement que pour le jour J. Le champion Yohan Durand répond à vos interrogations.

Entraînement & volume

Faut-il avoir déjà couru 42 km à l’entraînement avant son premier marathon ?

Non, surtout pas ! Courir la distance complète à l’entraînement est le meilleur moyen de se blesser, particulièrement pour un premier marathon. La plus longue sortie cumule 30 à 35 km, environ 4 semaines avant la course, au pic du volume. Pour un coureur visant 5h30, mieux vaut ne pas dépasser trois heures de course lors de cette sortie.

Quel volume hebdomadaire viser pour une première préparation marathon ?

Au cœur de la préparation, on peut monter à 60 à 70 km par semaine. Si vous suivez un plan à trois séances hebdomadaires, c’est le minimum. À ce stade, ajoutez une quatrième séance pour atteindre ce volume maximal, puis redescendez progressivement ensuite.

Préparer un premier marathon soulève un tas de question sur l'entraînement et le jour J, avec l'envie de s'éviter les classiques erreurs du débutant.
Sur le prochain Schneider Electric Marathon de Paris, plus de 50% des coureurs s’engageront sur leur premier marathon. Ils porteront un dossard doré afin de recevoir le plus d’encouragements possibles. ©ASO-Morgan BOVE

Si je peux ajouter une séance, vaut-il mieux courir ou faire du renforcement ?

Deux options. Si vous avez déjà une bonne base musculaire, ajoutez une séance de course. Sinon, privilégiez le renforcement musculaire : mollets, fessiers et ischios. Ces muscles sont essentiels pour encaisser la fin du marathon. Mieux vaut un coureur solide qu’un coureur fragile.

Séances & allures

Peut-on préparer un premier marathon sans faire de fractionné ?

C’est possible… mais pas optimal. Se contenter d’endurance fondamentale fait de vous un coureur « diesel » : régulier mais peu réactif. Intégrer du fractionné – à allure 10 km, semi ou marathon – améliore la VO2 max, la VMA et l’économie de course. Bref, ça change tout !

Ma vitesse baisse toujours sur le dernier tiers des sorties longues. Mauvais signe ?

Si cela arrive à chaque fois, vous partez probablement trop vite. Dans ce cas, revoyez votre allure cible à la baisse. En revanche, si c’est ponctuel, pas d’inquiétude : tout le monde rate une séance de temps à autre.

J’ai du mal à supporter les séances de VMA et de seuil en préparation mon premier marathon. Est-ce normal ?

Oui, beaucoup de marathoniens détestent le fractionné court ! Ce n’est pas grave tant que vous réussissez vos sorties longues à allure marathon. Mieux vaut être fort sur la durée que sur la vitesse pure.

Préparer un premier marathon soulève un tas de question sur l'entraînement et le jour J, avec l'envie de s'éviter les classiques erreurs du débutant.
ASO ©Victor Barcus

Si je rate la sortie la plus longue de mon plan, puis-je la décaler ?

Oui, vous pouvez la reporter d’une semaine (semaine 9 au lieu de 8) en réduisant légèrement le volume (par exemple 30 km au lieu de 35). Tenez compte des raisons du report : s’il s’agit d’une maladie, soyez prudent et à l’écoute de votre corps.

En cas de blessures en cours de prépa, que faire ?

Les périostites, tendinites d’Achille ou encore les syndromes de l’essuie-glace sont fréquentes. Première étape : consulter rapidement un kiné ou médecin du sport. Le vélo, la natation ou le rameur permettent de maintenir la forme sans impact. La reprise doit être progressive, sans chercher à « rattraper le temps perdu ». Si la blessure survient à l’approche de la course, revoyez votre objectif à la baisse – quitte à accélérer le jour J si tout se passe bien.

 Allure & stratégie

Comment définir mon allure marathon sans référence sur d’autres distances ?

L’idéal est de courir un 10 km ou un semi-marathon avant d’entamer la préparation. À défaut, un test de VMA (comme le demi-Cooper sur 6 min) permet d’estimer un chrono, le marathon se courant entre 75 et 80 % de la VMA. Exemple : un coureur en 55’ sur 10 km peut viser 4 h 40 sur marathon, soit environ 6’30/km. Après quelques sorties à cette allure, ajustez selon vos sensations.

Peut-on se fier aux prédictions des montres connectées (Garmin, Strava…) ?

Ces estimations donnent une tendance, à condition que votre fréquence cardiaque soit fiable – ce qui n’est pas toujours le cas avec la mesure au poignet. Prenez donc ces données avec du recul.

Compétitions de préparation

Peut-on courir un marathon sans jamais avoir fait de semi ?

Oui, c’est parfois le cas lorsque l’on se lance le défi d’un premier marathon. Dans ce cas, on courra un semi de préparation pour tester son matériel, son allure et sa nutrition. Mais l’essentiel reste de réaliser des sorties longues à allure marathon.

Faut-il courir un semi-marathon trois semaines avant ?

C’est recommandé. Couru à allure marathon, il sert de répétition grandeur nature : tenue, ravitaillement, gestion du stress, tout y passe. On peut aussi, 5 à 6 semaines avant, courir un semi à fond pour évaluer sa forme à mi-préparation.

Si l’on craque sur la fin de son semi de préparation, doit-on revoir son allure marathon ?

Tout dépend du contexte. Une mauvaise course isolée n’est pas alarmante : vent, fatigue, ravito mal géré… ça arrive. Mais si cela s’inscrit dans une tendance – fatigue persistante, manque d’envie, sorties difficiles – mieux vaut ralentir de 5 à 10 secondes/km le jour J. Et pourquoi ne pas viser un negativ split (second semi plus rapide que le premier) si tout se passe bien ?

Semaine pré-compétitive

Préparer un premier marathon soulève un tas de question sur l'entraînement et le jour J, avec l'envie de s'éviter les classiques erreurs du débutant.
ASO ©Victor Barcus

Quelles erreurs à éviter la dernière semaine avant son marathon ?

La première : trop s’entraîner pour se rassurer. Les deux dernières semaines doivent être consacrées à l’affûtage : baisse du volume, récupération, sommeil. Autre piège : négliger la logistique (déplacement, hébergement, repas, dossard).

Côté nutrition, inutile de se gaver de pâtes le samedi soir : le rechargement glucidique commence dès le jeudi et s’arrête au samedi midi. Le dîner de veille doit être simple : riz en quantité normale + poulet par exemple, puis un petit déjeuner habituel le matin de la course.

Quand effectuer la dernière séance avant un marathon ?

Un footing de 20 minutes la veille, en endurance fondamentale, avec 4 à 5 accélérations à allure marathon suffit. Si vous voyagez le samedi, faites ce footing la veille et remplacez-le par une marche active le jour précédant la course pour aller récupérer votre dossard par exemple.

 Jour J

Comment bien s’échauffer avant un marathon ?

« Sur les grands marathons de printemps, on entre tôt dans les SAS et il fait souvent froid. Faites 10 à 15 minutes d’échauffement à proximité du départ, gardez un vieux sweat que vous laisserez sur place au dernier moment, puis restez actif dans votre SAS (montées de genoux, talons-fesses) jusqu’à 5 à 10 minutes du départ pour faire redescendre le cardio. Les premiers kilomètres serviront à finir de monter en température. »

Quelle stratégie adopter : partir à allure cible ou plus lentement ?

Tout dépend du profil du parcours. Sur le Marathon de Paris par exemple, la deuxième moitié est plus exigeante (quais, tunnels, porte de la Muette, remontée sur Trocadéro). Mieux vaut partir prudemment. Sur un parcours plus roulant, on peut partir légèrement plus vite et tenter de terminer fort. Si votre préparation a été compliquée, restez conservateur : mieux vaut accélérer à la fin que subir.

Préparer un premier marathon soulève un tas de question sur l'entraînement et le jour J, avec l'envie de s'éviter les classiques erreurs du débutant.
ASO-Alexandre Baudet

Faut-il suivre un meneur d’allure pour un premier marathon ?

Oui, c’est une excellente stratégie. Les meneurs sont des coureurs expérimentés qui vous assurent une allure régulière. Vous pouvez toujours les dépasser si tout va bien sur la fin.

Comment gérer mentalement les 42 km ?

Découpez votre marathon ! Pensez en 4 blocs de 10 km ou de ravitaillement en ravitaillement. Jusqu’au 20e, profitez de l’ambiance. Ensuite, rentrez dans votre bulle et repensez à votre préparation, aux sacrifices consentis, à vos proches, à la médaille qui vous attend.

Comment éviter le « mur » sur un premier marathon ?

On peut très bien courir un premier marathon sans frapper le mur. La clé : c’est un départ mesuré (pas trop rapide !) et une bonne alimentation (≈50 g de glucides et 500 ml de boisson par heure). Si malgré tout il survient, continuez à vous alimenter, prenez un gel ou une boisson sucrée, et finissez au mental. Pensez à vos motivations profondes, à ceux qui vous attendent à l’arrivée.



Avec la TrailFly, Inov-8 propose une chaussure de trail pensée pour offrir des sensations proches du terrain, une accroche maximale et une fiabilité à toute épreuve sur les longues distances. Destinée aux traileurs et traileuses engagés, elle s’adresse en priorité à celles et ceux qui recherchent un modèle robuste, stable et performant sur terrains techniques comme sur parcours variés.


La TrailFly adopte un design sobre et épuré, avec une couleur saumon sans artifice pour le coloris féminin testé. La tige en mesh renforcé inspire immédiatement confiance : elle protège efficacement contre les pierres et débris tout en assurant une bonne respirabilité. L’ensemble dégage une impression de solidité, cohérente avec son orientation trail longue distance.

Confort et chaussant

Inov-8 TrailFly, taillée pour le trail longue distance.


Dès les premières foulées, le confort se montre convaincant. Le chaussant large libère le pied, sans sensation de compression, tandis que le laçage classique garantit un maintien précis.

Le volume général est bien équilibré, avec un bon maintien du médio-pied et une toe box élargie permettant aux orteils de s’écarter naturellement sur la durée. Après plus de 150 km de test, aucun frottement ni ampoule n’a été relevé.

Amorti et technologies


La semelle intermédiaire Powerflow Max assure un amorti efficace et dynamique, capable d’absorber les chocs tout en conservant un bon retour d’énergie, même sur de longues sorties.

Le drop de 6 mm offre un compromis intéressant entre confort et sensations naturelles. La technologie ADAPTER-FLEX améliore l’adaptation aux terrains accidentés et renforce la stabilité globale de la chaussure.

Accroche et terrain


La semelle extérieure en graphène, signature d’Inov-8, se distingue par une adhérence exceptionnelle et une grande durabilité. Sur sentiers rocailleux, l’accroche est excellente, y compris sur pierres humides.

En terrain boueux, les crampons assurent une traction efficace et une bonne évacuation de la boue. Sur surfaces mixtes alternant terre, cailloux et portions de route, la TrailFly reste stable et sécurisante.

Points forts. Amorti performant et dynamique, accroche exceptionnelle, grande robustesse, excellente stabilité, idéale pour les longues distances.

Points faibles. Poids élevé (environ 300 g en pointure 38), flexibilité de la semelle légèrement réduite, prix.

Note
8,5 / 10



KIPRUN lance la KIPRIDE MAX, une chaussure running conçue pour l’entraînement quotidien avec amorti maximal et confort premium. Sa semelle intermédiaire ultra-moelleuse et dynamique et sa tige généreuse redéfinissent le standard du segment maximaliste.

Confort et fluidité dès les premières foulées, c’est la promesse de la nouvelle Kiprun Kipride Max, conçue pour l’endurance et la récupération. Avec cette nouveauté à l’amorti maximal, Kiprun inaugure une nouvelle segmentation de ses paires, destinée à être plus lisible par les consommateurs.

Semelle SOFTECH+ : amorti et rebond

KIPRUN lance la KIPRIDE MAX, une chaussure running conçue pour l’entraînement quotidien avec amorti maximal et confort premium. Sa semelle intermédiaire ultra-moelleuse et dynamique et sa tige généreuse redéfinissent le standard du segment maximaliste.

La semelle intermédiaire de cettz Kipride Max intègre la mousse SOFTECH+ (EVA / PEBA / OBC) pour un amorti maximal de 42 mm au talon et un retour d’énergie amélioré. La combinaison strobel (2 mm) + semelle de propreté (5 mm) en SCF M-TPU renforce le confort et le dynamisme. Avec 42 mm d’épaisseur au talon, cette semelle offre :

  • +34 % d’amorti par rapport à la KIPRUN KS900.2
  • +25 % de retour d’énergie
  • 6 % plus légère que le modèle précédent

La combinaison de la surface strobel de 2 mm et de la semelle de propreté de 5 mm, toutes deux en SCF M-TPU, amplifie l’amorti sous le pied et améliore le rebond pour une sensation de douceur et de dynamisme à chaque foulée.

Tige 3D et maintien adaptatif

La tige en maille tricotée 3D (98 % PET recyclé) assure un ajustement précis et respirant. Le col 360°, la languette et le système de laçage adaptatif offrent un maintien optimal et un confort immédiat. Les ailettes latérales et le contrefort arrière garantissent stabilité et soutien sans rigidité.

Caractéristiques clés

  • Poids : 271 g (H) / 226 g (F)
  • Drop : 6 mm | Hauteur de semelle : 42 mm (talon) / 36 mm (avant-pied)
  • Prix : 149,99 €


Ce dimanche, Montmartre a accueilli la toute première édition du 10 km Montmartre AG2R LA MONDIALE. Organisée par ASO, cette nouvelle course à pied à Paris a rassemblé 10 000 participants, donnant un départ en fanfare au calendrier running parisien 2026.

C’est désormais sur la butte Montmartre que s’ouvre chaque année la saison running dans la capitale, avec un parcours qui attire aussi bien les coureurs amateurs que les athlètes expérimentés. La dernière création d’ASO — organisateur notamment du Schneider Electric Marathon de Paris et du Hoka Semi-Marathon de Paris — a suscité un fort engouement dans la communauté.

Ce dimanche, Montmartre a accueilli la toute première édition du 10 km Montmartre AG2R LA MONDIALE. Organisée par ASO, cette nouvelle course à pied à Paris a rassemblé 10 000 participants, donnant un départ en fanfare au calendrier running parisien 2026.
©Pauline Ballet

Le sponsor, AG2R LA MONDIALE, bien connu dans le monde du cyclisme, renforce, avec elle sa visibilité dans l’univers running. Les inscriptions, ouvertes début octobre et complètes avant l’hiver, ont vite confirmé l’intérêt pour ce nouveau rendez-vous parisien.

Un parcours urbain inédit et exigeant au cœur du 18ᵉ arrondissement

Dès 8h15, les coureurs ont arpenté un parcours urbain de 10 km unique au cœur du 18ᵉ arrondissement, traversant les rues emblématiques de Montmartre : boulevard Ornano, rue de Clignancourt, rue Lamarck, et le fameux pied du Sacré-Cœur.

Avec ses pentes typiques de la butte, ses pavés historiques, ses vues panoramiques sur Paris et ses rues pittoresques, ce tracé a offert aux participants une immersion totale dans l’âme du 18ᵉ arrondissement.

Le dénivelé (environ 150m en positif comme en négatif) a rendu ce 10 km particulièrement exigeant. Le 10 km le moins roulant de Paris ? Assurément. Les coureurs ont dû gérer leur effort sur les montées et descentes stratégiques. Mais ils ont pu compter sur la mobilisation des habitants et des commerçants en ce dimanche matin d’hiver.

Gabriel Briand et Lorea Irigaray triomphent sur la première édition

Ce dimanche, Montmartre a accueilli la toute première édition du 10 km Montmartre AG2R LA MONDIALE. Organisée par ASO, cette nouvelle course à pied à Paris a rassemblé 10 000 participants, donnant un départ en fanfare au calendrier running parisien 2026.
©Jonathan Biche-ASO

Sur le plan sportif, la course a été marquée par de belles batailles. Chez les hommes, Gabriel Briand s’est imposé en 31′16″. Lorea Irigaray l’a bientôt rejoint en haut du podium après 36′33″ de cavale.

Derrière ces champions, les amateurs ont également pris plaisir à parcourir les 10 km de Montmartre, certains cherchant à améliorer leur temps, d’autres simplement à profiter du cadre unique.

Le peloton parisien a montré sa jeunesse et sa diversité : l’association Etendart Running Club a mobilisé 21 jeunes coureurs, illustrant l’enthousiasme des nouvelles générations pour ce 10 km urbain à Paris.

Consultez les résultats complets du premier 10 km Montmartre



Les formats de course à pied évoluent. À côté des épreuves classiques sur route ou trail, les événements pensés comme de véritables expériences à vivre se multiplient. A l’image de ce Run24 qui s’annonce en Suisse, à Versoix (canton de Genève), les 13 et 14 juin 2026.

Ce Run24 prévu le week-end du 13-14 juin, à Versoix, dans le canton de Genève, s’inscrit dans la tendance croissante des événements où la performance pure n’est plus l’unique moteur.

Une expérience collective et immersive

Une nouvelle expérience sportive et immersive, la Run 24, s'annonce le 13-14 juin en Suisse dans le Canton de Genève.
©Benjamin Becker

Derrière ce nouveau Run 24, OC sport, organisateur du Marathon de Genève, mais aussi du Run Mate by Core Lean Lac Léman présente à son tour une nouvelle expérience de course.

Le concept : pendant 24 heures, les participants évoluent sur une boucle de 7 à 8 kilomètres, en solo ou en équipe, de jour comme de nuit. Le principe repose sur le relais, la gestion de l’effort et la capacité à durer, mais aussi sur la dimension collective.

Ce type de format, déjà bien implanté dans le vélo ou le trail, gagne progressivement le monde du running sur route. À Paris, ASO prépare d’ailleurs un format similaire, preuve que ces courses longues, scénarisées et participatives répondent à une attente nouvelle chez les coureurs : vivre un événement, pas seulement courir une distance.

Un format accessible, loin des standards élitistes

Une nouvelle expérience sportive et immersive, la Run 24, s'annonce le 13-14 juin en Suisse dans le Canton de Genève.
©Benjamin Becker

Sans chercher à concurrencer les grandes courses chronométrées, ce Run24 propose une autre lecture de la course à pied : moins linéaire, plus collective, plus immersive.

Contrairement aux épreuves d’ultra-endurance réservées à des profils très entraînés, Run24 revendique une ouverture à tous les niveaux. Plusieurs configurations d’équipes sont proposées, de l’engagement en solo jusqu’aux groupes de 11 coureurs, permettant à chacun de moduler son effort et son temps de course.

Différents formats seront possibles. En solo pour les plus véloces, ou bien en « crew » de 2 à 11 coureurs. Clubs de course à pied, groupes d’amis, familles, entreprises ou run clubs peuvent ainsi s’engager dans une logique de participation plutôt que de performance absolue. Le classement existe, mais il n’est pas l’unique finalité.

Courir, mais pas seulement

Autour de la boucle, un village animé accompagnera les 24 heures de course. Animations, musique, espaces de restauration et zones de repos viendront rythmer l’événement.

La nuit, souvent absente des courses traditionnelles, devient ici un élément central de l’expérience. Courir à 3 heures du matin, encouragé par ses coéquipiers ou par le public, fait partie intégrante du concept.

Une approche qui reflète l’évolution des pratiques et des attentes des coureurs, de plus en plus nombreux à chercher du sens, du partage et une expérience globale, au-delà du simple temps affiché à l’arrivée.

Les pré-inscriptions sont ouvertes.



La Française Maryline Nakache a dominé la première édition du Marathon des Sables Ultra, disputée en non-stop dans le désert marocain. Elle s’impose au scratch sur le 100 miles, avec plus d’une heure d’avance sur le premier homme.

Déjà double vainqueure du Marathon des Sables Legendary en 2023 et 2025 (250 km en six étapes), Maryline Nakache a frappé un immense coup dans la nuit de dimanche à lundi en remportant la première édition du MDS Ultra, courue en autosuffisance sur 161 km et 1 300 m de D+, au cœur du désert du Sahara, au Maroc.

Maryline Nakache reine du désert sur le 100 miles du MDS Ultra

En 18 h 16 de course, elle a franchi la ligne d’arrivée devant Martin Gallardo, qu’elle a doublé à 30 km de l’arrivée. Jean-Baptiste Bouchoux complète le podium de ce 100 miles en 20 h11.

Sur la distance de 100 km, l’Espagnol Sergio Turull s’est montré le plus rapide, devant Adriana Moser (12h22) et Francesca Canepa (13h17). Un podium qui illustre, une nouvelle fois, la forte présence et la compétitivité des femmes dans les épreuves de trail et d’ultra-endurance.

Dans la région de Merzouga, 200 athlètes venus de 30 pays ont participé à cette édition MDS Ultra en non-stop, nouveau chapitre de l’histoire du Marathon des Sables, qui fête cette année ses 40 ans.

Maryline Nakache reine du désert sur le 100 miles du MDS Ultra


Kilian Jornet x Julbo, un aboutissement naturel pour une collaboration de longue date, entamée dès le début des années 2000, bien avant que l’athlète catalan ne devienne une référence mondiale de l’outdoor, du trail running et de l’alpinisme. Depuis, il a marqué de son empreinte toutes les courses auxquelles il a participé et toutes les montagnes qu’il a gravies.

« Depuis mes premiers pas en montagne, enfant, dans les Pyrénées où j’ai grandi, où j’ai appris à skier et à courir, j’ai porté des lunettes Julbo. Elles m’ont accompagné à travers d’innombrables projets, des sommets, des erreurs, des réussites, protégeant mes yeux des tempêtes de l’Himalaya aux glaciers éclatants des Alpes. Après toutes ces années, officialiser cette collaboration me semble tout simplement naturel », rapporte Kilian Jornet.

Kilian Jornet rejoint officiellement la team Julbo
©Toni Perello

L’exigence extrême de l’athlète poussera la marque jurassienne à développer des produits toujours plus légers, précis et durables, adaptés aux contraintes du trail, de l’alpinisme et des environnements les plus engagés. Ce partenariat se concrétise par un co-développement de produits, avec le lancement dès le mois de mars d’une gamme de lunettes en co-collaboration Julbo x Kilian Jornet, ainsi que par un engagement commun en faveur d’une marque outdoor globale et responsable. Cette vision partagée s’exprime notamment à travers le soutien à la Kilian Jornet Foundation, dédiée à la protection des environnements naturels.



Après 155 jours de course à pied, Louis Derrien a bouclé Courir pour toi, un tour de France en courant imaginé pour rendre hommage à son frère Simon, emporté par la dépression, et pour sensibiliser à la santé mentale.

L’aventure Courir pour toi se referme. 155 jours de course, 5 300 kilomètres parcourus, 140 000 mètres de dénivelé positif et plus de 100 000 euros récoltés au profit de La Maison Perchée, association engagée dans l’accompagnement des personnes concernées par les troubles psychiques.

« J’y suis arrivé, j’y suis arrivé » a lâché Louis Derrien le 14 janvier à Francheville, devant la maison familiale. C’est là que tout avait commencé, le 15 juin dernier.

Du toit du Mont-Blanc au bord de l’Atlantique

Louis Derrien a terminé son Tour de France Courir pour Toi pour sensibiliser aux troubles psychologiques.
©Lucie Bascoul

Après une ascension du Mont Blanc, aux côtés de son frère Matthieu, Louis a traversé les Alpes, longé la Méditerranée, franchi les Pyrénées, suivi la côte Atlantique. Puis il sillonné les Vosges et la Bourgogne, sans faiblir. Tout au long de ce périple, il a pu compter sur le soutien de sa sœur Pauline, qui l’accompagnait en van.


Derrière ce défi sportif et solidaire, un objectif clair : rendre hommage à Simon, frère emporté par la dépression. Et briser le tabou autour des troubles psychologiques.

Une dernière étape symbolique à Paris

Louis Derrien a terminé son Tour de France Courir pour Toi pour sensibiliser aux troubles psychologiques.
©Lucie Bascoul.

Pour « boucler la boucle » de ce beau défi, un tour d’honneur est organisé le 17 janvier à Paris. Le départ sera donné à 14h, depuis La Maison Perchée (59 avenue de la République, 75011 Paris). Louis et Pauline invitent le public à partager les 30 derniers kilomètres de ce projet de running solidaire.

Un temps d’échange clôturera l’événement à La Maison Perchée. Une rencontre ouverte à toutes et tous, que l’on souhaite courir ou simplement être présent.




La marque américaine Brooks Running a officialisé la signature de Théo Détienne, traileur élite français parmi les plus prometteurs de sa génération. Le coureur de 27 ans rejoint désormais le team Brooks en tant qu’athlète professionnel, marquant un nouveau tournant dans sa jeune carrière.

Théo Détienne, ou l’art de la mise en scène. Depuis son départ du Team New Balance le 1er janvier, le traileur français a fait sensation sur les réseaux sociaux en publiant une série de vidéos « sans sponsor », se mettant en scène avec légèreté dans différents métiers. Une stratégie de teasing savamment orchestrée, qui a pris fin ce 13 janvier.

Vainqueur du dernier 90 km du Marathon du Mont-Blanc, Théo Détienne rejoint donc Brooks, un choix qui apparaît aujourd’hui comme une évidence. D’une part, en raison de sa complicité avec Clément Deffrenne (@Clemquicourt), figure incontournable des réseaux sociaux running, et d’autre part au regard des ambitions croissantes de Brooks dans l’univers du trail et de l’ultra-trail.

Théo Détienne rejoint le team Brooks

Un nouveau chapitre pour Brooks Running

« Son arrivée chez Brooks marque une étape clé pour notre programme d’athlètes trail. Nous sommes honorés de l’accompagner dans ce nouveau chapitre de sa carrière et impatients de voir l’énergie communicative qu’il incarne inspirer les communautés trail à travers le monde », souligne l’équipementier américain.

« Rêver grand »

« Animé par la recherche de performance et d’excellence sportive, je souhaite m’entourer de personnes capables de m’aider à réaliser mes rêves de victoire. Des individus compétents, ambitieux et attentifs aux détails, garantissant des produits de qualité et un accompagnement méticuleux. Ce sont exactement ces qualités que j’ai trouvées chez Brooks, et elles m’inspirent à rêver grand à leurs côtés », a déclaré Théo Détienne.

Théo Détienne rejoint le team Brooks


Courir, nager, rouler, c’est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. Le sport est un moteur essentiel pour l’animateur de TF1 en quête de dépassement de soi. Retour sur ses dernières aventures et ses souvenirs phares en attendant la prochaine saison de l’émission Koh-Lanta.

Début novembre sur le Marathon de New York, vous avez dit avoir rarement autant souffert. Que s’est-il passé ?

« C’était mon 11e marathon, mon 4e à New York…et le pire. J’étais encore sur le pont Verrazzano, mon téléphone à la main pour prendre des photos, à 5’45’’ du kilomètre. Tout allait bien, météo sublime et d’un coup, ma cuisse m’interpelle comme si j’étais au 38e km. Et là, je me dis : ‘il reste 40 km, ça va être long’… »

Avez-vous envisagé d’abandonner sur ce marathon de New York ?

« Jamais. Le mot abandon ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je le proscris sauf blessure grave, bien sûr. L’élongation me faisait mal, mais je pouvais avancer. J’ai tenu jusqu’au semi sur les bases de 4h, puis j’ai marché. J’ai rarement autant puisé dans mes ressources que ce jour-là. Mon temps est médiocre, mais le sport, c’est aussi explorer des sensations inconnues. Je regrette seulement de ne pas avoir pu profiter pleinement de l’énergie de New York car la douleur a parfois pris le dessus. »

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
Denis Brogniart a terminé 11marathons avec un record en moins de 3h30’, et notamment le Marathon des Sables Jordanie (2024), la Boffi Fifty des Templiers (2023), la MCC (2023), le Grand Raid de la Réunion en relais (2022) /

Comptez-vous revenir sur marathon ?

« À l’arrivée à New York, j’ai dit : “Plus jamais !” Mais vous savez ce qu’on dit… J’aimerais en refaire un pour ne pas rester sur cet échec. Je pense à Nice-Cannes en 2026. Est-ce que j’en aurai les moyens en terme d’entrainement et d’emploi du temps ? Je ne sais pas encore. En tout cas, si je peux, je m’entraînerai pour ! »

Denis Brogniart, la course à pied est votre sport favori ?

« Plus aujourd’hui. Je traîne une rupture totale du tendon d’Achille avec greffe du tendon, une opération du genou, un ménisque à enlever… J’ai trop couru et je suis un peu abîmé. Cette année, j’ai surtout fait du vélo et j’adore ça. La natation est mon sport premier, celui que j’ai beaucoup pratiqué enfant, donc je n’ai pas de lacune.»

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
©Vincent Lyky

Justement, fin novembre, vous avez participé à un triathlon format M original à La Réunion, la 0-3000, du lagon de Saint-Pierre jusqu’au sommet du Piton des Neiges. Racontez-nous cette expérience…

« C’était génial ! Partir de la mer et grimper jusqu’au point culminant d’une île, à 3 070 mètres, tout cela à la force musculaire en combinant trois disciplines, c’est très fort. C’était plutôt un triathlon-trail car la pente était tellement abrupte que quasiment personne ne courait sur la partie finale de 11 km et 1 800 mètres de dénivelé positif. Et une fois au sommet du Piton des Neiges, il fallait garder des forces pour 2h30 à 3h30 de descente. »

Comment s’est passé ce triple effort combinant 1 500 mètres de natation, 45 km de vélo jusqu’à Cilaos et 11 km d’ascension finale à pied ?

 « Très bien en natation, même si c’était physique de nager en évitant les coups de bras et de jambes des autres concurrents. La partie vélo était somptueuse sur la route aux 400 virages, tracée de la mer jusqu’aux entrailles de La Réunion. Ensuite, sur la montée à pied, j’étais en retrait car j’ai toujours une élongation contractée au Marathon de New York. Pour me préserver au maximum, je n’avais pas recouru dix mètres depuis début novembre. »

Courir, nager, pédaler, c'est le tiercé gagnant de Denis Brogniart, 58 ans. L'animateur de Koh-Lanta est en quête de dépassement de soi.
©Vincent Lyky

Aviez-vous un objectif précis sur ce premier triathlon terminé en 7h14’?

« Aucun objectif ; j’y allais juste pour l’aventure. J’aurai pu mettre 45 minutes de moins si je n’étais pas sur une jambe et demie en ce moment. Qu’importe, c’était un bonheur absolu d’arriver au sommet. Ma philosophie aujourd’hui, c’est une bagarre contre moi-même.

Je déteste la formule que l’on prête au baron de Coubertin : “L’important, c’est de participer”. L’important, ce n’est jamais de participer mais d’essayer de donner le meilleur de soi-même avec ses moyens du jour. Et je crois avoir tout donné, sachant que, pour l’anecdote, je n’avais pas fermé l’œil de toute la nuit la veille, ce qui ne n’était jamais arrivé de toute ma vie. Sans doute le stress, même si je ne l’avais pas identifié ainsi… »

Cela vous donne envie de tester d’autres formats ?

« Oui ! J’aimerais faire un triathlon olympique dans un format plus classique et un Half Ironman. Deux objectifs qui me tiennent à cœur. »

La suite de l’interview est à lire dans le numéro 255 de Running Attitude actuellement en vente.



Avec la Tempest, Compressport enrichit sa gamme de vestes de trail et de running imperméables, en la positionnant entre la très élitiste Thunderstorm et la plus accessible Hurricane. Un positionnement pertinent, tant cette veste outdoor haut de gamme s’impose comme l’un des meilleurs modèles — si ce n’est le meilleur — que nous ayons testés chez Compressport.

On retrouve immédiatement l’ADN de la marque française, plébiscitée par les trailers et les coureurs longue distance : coupe ajustée, poids plume et imperméabilité totale.

Le tissu affiche des performances de tout premier ordre.Imperméabilité de 20 000 Schmerber et respirabilité de 20 000 MVTR, des caractéristiquescompatibles avec les exigences de l’ultra-trail et des compétitions longues distances.

Un contact doux, façon peau de pêche

Test de la veste Compressport Tempest : une veste running et trail imperméable ultra légère, respirante (20 000 Schmerber), idéale pour l’entraînement et l’ultra-trail.
©Justin Galant

Cette Tempest corrige également un point perfectible sur les générations précédentes. En effet, le tissu à l’effet plastique, était parfois désagréable après plusieurs heures d’effort.

Ici, le contact très doux, façon peau de pêche, change radicalement la donne. La veste se fait oublier en course, d’autant que son poids est contenu à seulement 149 g.

La poche frontale imperméable se révèle pratique pour le ravitaillement ou les petits accessoires. En revanche, le transport d’un smartphone peut provoquer des mouvements parasites et gêner légèrement la foulée.

Des détails qui comptent

Test Compressport Tempest : veste running et trail imperméable ultra légère, respirante (20 000 Schmerber), idéale pour l’entraînement et l’ultra-trail.
©Justin Galant

Testée dans des conditions automnales exigeantes, cette veste de running et de trail s’est montrée particulièrement efficace et restera utile toute l’année, y compris par temps froid.

La capuche ergonomique protège efficacement la tête, tandis que le col montant assure une excellente protection contre le vent. Totalement imperméable, la Tempest offre en parallèle une excellente évacuation de la transpiration, même à haute intensité.

Elle se compresse facilement et trouve sans difficulté sa place dans un sac de trail.

Seule réserve : son tissu extrêmement fin, gage de légèreté et de performance, nécessite un minimum de précautions et ne supportera pas longtemps les mauvais traitements.

Prix : 250 €

Le + : un coloris élégant, qui change du noir ou du fluo. Le – : rien à signaler.




Des études récentes montrent que courir le matin ou le soir ne produit pas les mêmes effets sur la progression, la récupération et même la motivation. En course à pied, l’horaire d’entraînement est un paramètre encore trop souvent négligé. Pourtant, la science apporte aujourd’hui des réponses claires — et exploitables.

On sait désormais qu’il ne suffit pas de courir plus ou plus vite pour progresser. Volume, intensité, récupération, nutrition et sommeil sont devenus des piliers bien intégrés par les coureurs. En revanche, l’heure de la journée à laquelle on s’entraîne reste largement absente des plans d’entraînement.

Pourtant, plusieurs publications scientifiques récentes (2024–2025) confirment que le moment de l’entraînement influence directement l’efficacité des séances, en particulier en course à pied. Ces effets varient selon :

  • l’objectif de la séance (VMA, endurance, sortie longue),
  • le chronotype individuel,
  • le niveau d’entraînement du coureur.

Faut-il alors courir le matin, le soir, ou l’horaire importe-t-il peu ? Voici ce que la science nous apprend — et comment l’appliquer concrètement.

Horloge biologique et course à pied : ce que dit la science

Courir le matin ou le soir n’a pas le même impact sur la performance. Découvrez l’heure idéale d’entraînement en running selon la science et votre chronotype.
©Mizuno

Chaque individu possède une horloge interne de 24 heures, appelée rythme circadien, régulée notamment par la lumière. Elle influence directement :

  • la température corporelle,
  • la production hormonale (cortisol, mélatonine),
  • la fréquence cardiaque,
  • la glycémie,
  • les capacités de coordination et de force.

Chez les sportifs d’endurance, ces variations se traduisent par une fluctuation naturelle des performances au fil de la journée. En course à pied, les études confirment que le rendement physiologique n’est pas identique le matin et le soir, même à intensité égale.

Ce que montrent les études récentes sur l’heure d’entraînement

Étude 1 – Journal of Chronobiology & Exercise Science (2025)

Trente coureurs entraînés ont réalisé des tests d’effort à 6 h, 10 h, 14 h et 18 h.
Résultats : VO₂max et économie de course optimales à 18 h, fréquence cardiaque plus stable, perception de l’effort réduite, dérive cardiaque retardée.
Conclusion : les performances d’endurance culminent en fin de journée, notamment entre 16 h et 20 h.

Étude 2 – Frontiers in Sports Physiology (2025)

Cette étude a analysé l’effet combiné de l’heure d’entraînement et du chronotype sur l’adaptation physiologique.
Résultats : les coureurs matinaux progressent davantage le matin, les profils tardifs en fin de journée. En cas de désalignement, les gains chutent jusqu’à –15 %.
Conclusion : respecter son chronotype améliore nettement la qualité de la progression.

Étude 3 – Journal of Human Kinetics (2025)

Comparaison des fonctions cardio-motrices à différents moments de la journée.
Résultats : température corporelle, coordination et stabilité cardiaque maximales vers 17 h, performances plus irrégulières tôt le matin.

On ne court pas de la même façon à 6 h qu’à 18 h, même à intensité égale.

Quel horaire choisir selon le type de séance running ?

Courir le matin ou le soir n’a pas le même impact sur la performance. Découvrez l’heure idéale d’entraînement en running selon la science et votre chronotype.
©Mizuno

Séances de qualité : VMA, seuil, allure spécifique

Ces séances sollicitent fortement le système nerveux, la coordination et la concentration. Les données montrent qu’elles sont plus efficaces en fin d’après-midi, entre 16 h et 20 h.
Le corps est plus disponible, la perception de l’effort plus faible et la gestuelle plus économique.

Les séances matinales restent possibles, mais exigent :

  • un échauffement plus long,
  • un sommeil suffisant,
  • une attention accrue à la récupération.

Footings à basse intensité (Z1/Z2)

Peu sensibles au rythme circadien, ils peuvent être placés librement, y compris le matin.
Attention toutefois aux sorties à jeun mal préparées, surtout après une nuit écourtée.

Sorties longues

Plus exigeantes sur le plan énergétique, elles sont souvent mieux tolérées en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque la température corporelle et les réserves énergétiques sont plus favorables.

Chronotype : es-tu plutôt du matin ou du soir ?

Le chronotype désigne le moment naturel de la journée où ton organisme est le plus performant.

Quelques repères simples :

  • Tu te réveilles facilement tôt et tu es performant dès 7 h → profil matinal.
  • Tu as du mal le matin mais tu es très actif le soir → profil tardif.
  • Tu dors volontiers plus de 8 h → courir à 6 h n’est probablement pas optimal.

Pourquoi respecter son chronotype en entraînement ?

S’entraîner régulièrement à contre-chronotype expose à :

  • une adaptation physiologique réduite,
  • un risque accru de fatigue chronique,
  • un rendement musculaire et nerveux moindre.

Et en compétition ?

La majorité des courses sur route se disputent le matin. S’entraîner uniquement le soir peut donc créer un décalage physiologique.

Il est recommandé d’intégrer, dans les semaines précédant l’objectif :

  • des séances clés à l’heure de la course,
  • des tests d’allure,
  • des sorties longues programmées au bon créneau.

Cette stratégie facilite l’adaptation du réveil, de la digestion et de la mise en route cardio-respiratoire.

Un détail qui peut faire la différence

L’heure d’entraînement ne détermine pas tout, mais elle peut optimiser la progression sans en faire plus. Choisir les bons créneaux pour les séances clés, respecter son profil biologique et adapter ses horaires à l’objectif compétition sont autant de leviers souvent sous-exploités.

En course à pied, chaque détail compte. Celui-ci mérite désormais toute votre attention.



Avec l’Aero Glide 3 GRVL, Salomon propose cette saison une chaussure de running hybride route/chemins particulièrement aboutie. Elle s’inscrit dans une gamme complète de modèles polyvalents destinés aux coureurs souhaitant alterner asphalte et sentiers roulants sans changer de paire.

Dès les premières foulées, le confort global et le moelleux de la semelle s’imposent comme des points forts majeurs. Conçue pour la longue distance, cette chaussure de running offre une sensation de légèreté très appréciable, tout en assurant une protection efficace contre les aspérités du terrain.

Confort et maintien sûr

Test Salomon Aero Glide 3 GRVL : chaussure running hybride route et chemins, confortable et polyvalente, idéale pour la longue distance sur terrains peu techniques.
La Salomon Aero Glide 3 GRVL est disponible en 6 coloris, dont ce « spicy mustard » très réussi.

Le mesh technique façon jacquard enveloppe parfaitement le pied et garantit un maintien sûr et homogène. Même les coureurs aux pieds larges s’y sentiront à l’aise. Le talon, doté d’un contrefort matelassé, renforce la sensation de confort, tout comme la languette rembourrée, qui permet un laçage précis sans générer de points de pression.

La mousse intermédiaire, composée d’un mélange d’EVA et de PEBA, apporte un rebond appréciable à chaque foulée. En revanche, il ne s’agit pas ici d’une chaussure de running véritablement orientée vers le dynamisme ou la performance pure.

Chemins et sentiers peu techniques

Test Salomon Aero Glide 3 GRVL : chaussure running hybride route et chemins, confortable et polyvalente, idéale pour la longue distance sur terrains peu techniques.

La semelle extérieure Contagrip, équipée de micro-crampons de 2,5 mm, se montre parfaitement efficace sur chemins secs et sentiers peu techniques. Dès que le terrain devient plus engagé, la chaussure perd toutefois en stabilité latérale et en capacité de relance.

La paire s’adresse ainsi aux coureurs de tous gabarits, évoluant majoritairement sur route, mais souhaitant s’aventurer ponctuellement sur les chemins sans investir dans une seconde paire de chaussures de trail. C’est un choix pertinent pour les sorties improvisées, lorsque le parcours alterne bitume et sentiers, sans avoir à se compliquer le choix de l’équipement.

Notes du testeur. Amorti : 18/20 – Dynamisme : 13/20 – Confort : 18/20 – Stabilité : 15/20 – Souplesse : 16/20
Note moyenne : 16/20

Le + Design très réussi, véritable polyvalence route/chemins.
Le – Maintien perfectible lorsque la technicité du terrain augmente.

perd toutefois en stabilité latérale et en capacité de relance.

La paire s’adresse ainsi aux coureurs de tous gabarits, évoluant majoritairement sur route, mais souhaitant s’aventurer ponctuellement sur les chemins sans investir dans une seconde paire de chaussures de trail. C’est un choix pertinent pour les sorties improvisées, lorsque le parcours alterne bitume et sentiers, sans avoir à se compliquer le choix de l’équipement.

Prix : 160 € – Poids : 275 g en 42- Drop : 8 mm – Stack : 41 mm (talon)
Utilisation recommandée : entraînements running sur route et chemins, sentiers peu techniques, pour coureurs à foulée universelle, tous poids.



S’entraîner sans se tester, c’est un peu comme courir sans boussole. Les tests permettent de fixer les bonnes allures, mesurer ses progrès et prévenir la stagnation. Encore faut-il savoir lesquels choisir, comment les réaliser et, surtout, comment les reproduire dans des conditions fiables.

Un test bien mené vous aide à :

  • Définir vos allures de travail (VMA, allure seuil, endurance fondamentale)
  • Calibrer vos zones cardiaques si vous vous entraînez à la fréquence cardiaque
  • Mesurer vos progrès d’un cycle à l’autre de manière objective. Mais test n’a de valeur que s’il est reproductible. Refaites-le dans des conditions identiques (terrain, matériel, météo, heure, sommeil, hydratation, fatigue, poids). Notez systématiquement ces paramètres.

Les conditions d’un test fiable

Avant de parler protocole, assurez-vous que tout est standardisé, c’est-à-dire reproductible et utile pour régler l’entraînement du lendemain. Choisissez 1–2 tests par qualité (VMA, seuil, FC), répétez-les tous les 8–12 semaines dans les mêmes conditions, consignez les données, et laissez les chiffres guider vos allures — sans oublier l’avis médical pour tout test FC maximal.

ÉlémentConditions optimales
TerrainPiste ou route plate (ou tapis réglé précisément)
MatérielMême montre, mêmes chaussures, même capteur FC
ÉtatPas de séance dure dans les 48 h, sommeil correct, hydraté
MétéoTempérature modérée, vent faible
ÉchauffementToujours le même protocole, 15 à 20 min progressives

Tests de référence du coureur

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©Hoka

1.    Évaluer sa VMA (Vitesse Maximale Aérobie)

Test des 6 minutes (VM6)

Principe : Parcourir la plus grande distance possible en 6 minutes sur terrain plat.
Protocole : Échauffement de 15–20 min + 3–4 lignes droites → effort maximal régulier de 6 minutes.
Calcul : VMA (km/h) = distance (m) / 100

Avantages : simple, rapide, validé scientifiquement (Billat et al., 1993).
Attention : un départ trop rapide fausse la mesure. Refaire reposé si besoin.

 Test VAMEVAL (piste ou tapis)

Principe : test progressif par paliers d’une minute sur 10 à 15 minutes.

  • Départ à 8 km/h, +0,5 km/h à chaque bip.
  • Arrêt à l’échec ; la dernière vitesse tenue = votre VMA.
  • Sur tapis : même protocole avec pente 1 % (pour compenser l’absence de résistance de l’air – Jones & Doust, 1996).

Points forts : progressif, peu traumatisant, idéal en groupe.

2️. Estimer sa vitesse au seuil (test des 20 minutes)

Principe : courir 20 minutes à allure maximale stable, sans sprint final.
Protocole : échauffement 20 min → effort constant de 20 min → relever la vitesse moyenne.
Interprétation : Vitesse au seuil ≈ 95 % de la vitesse moyenne des 20 min.

Utilité : calibrer les séances de seuil ou d’allure semi-marathon.
Intérêt : très bonne corrélation entre terrain et test de laboratoire.

3. Déterminer sa fréquence cardiaque maximale (FCM)

Le brassard cardio Coros est bien plus précis qu'une prise de fréquence cardiaque au poignet, plus agréable qu'une ceinture thoracique et très intuitif à utiliser.
©Coros

Objectif : obtenir une fréquence cardiaque maximale réelle, sans danger, avec une montée progressive.

Conditions préalables : validation médicale préalable, piste ou route dégagée, ceinture cardio fiable, pas de chaleur excessive.

Échauffement : 20 min + 4 lignes droites → 2 min de footing facile.
Protocole : 400 m à 90 % VMA, 400 m à 95–100 % VMA, 400 m à effort maximal (≈ 105–110 % VMA).
Récupération : 45–60 s de marche ou trot lent.

Mesure : notez la FC maximale atteinte pendant ou juste après le 3ᵉ 400 m.
Option : refaire une série après 8–10 min de récupération complète.

Avantages : sûr, reproductible, validé scientifiquement.
Précautions : éviter la chaleur, la fatigue, ou un mauvais pacing.

Important : utilisez la FCmax obtenue pour calibrer vos zones personnelles, et non des pourcentages génériques issus de formules approximatives.

 Sécurité avant tout – Faites valider votre aptitude médicale avant tout test maximal. Ne vous testez jamais seul sur un site isolé. Stoppez immédiatement en cas de douleur thoracique, vertige, malaise ou symptôme inhabituel.

Mieux raisonner en % de VMA pour s’entraîner avec précision

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©HOKA

Le % de VMA selon la durée est un indicateur universel, comparable entre différents niveaux. Il permet d’estimer précisément les allures de course, les zones cardiaques et la performance potentielle.

Le problème, c’est que beaucoup de coureurs comparent encore leurs performances uniquement par distance. Or, un marathon couru en 2h10 et un autre en 4h n’impliquent pas du tout la même contrainte physiologique. Ce qui compte, c’est la durée d’effort — pas seulement la distance.

Exemple

ProfilTemps marathon% VMA soutenuDurée d’effort
Marathonien élite2 h 10≈ 82 %130 min
Marathonien loisir4 h 00≈ 72 %240 min

Le coureur amateur court deux fois plus longtemps :

  • Il bascule vers une filière énergétique mixte (plus lipidique, moins glycolytique),
  • Sa fatigue neuromusculaire et sa dérive cardiaque sont beaucoup plus marquées,
  • Et il ne peut donc pas soutenir la même intensité relative.

Comparer les performances par distance masque cette réalité. C’est la durée de soutien de l’intensité, exprimée en % de VMA, qui décrit le mieux la performance réelle.

Pourquoi raisonner en % de VMA par durée est plus juste ?

VMA, seuil, FCM : découvrez comment choisir et réaliser les tests pour courir aux allures qui vous feront progresser.
©Hoka
  1. Elle reflète la physiologie réelle de l’effort (temps de maintien du VO ₂max, équilibre lactate).
  2. Elle est indépendante du niveau : deux coureurs de vitesses différentes peuvent être comparés sur le plan métabolique.
  3. Elle permet de prédire les allures à partir d’un seul test de VMA (modèle de Péronnet–Thibault).
  4. Elle se connecte directement aux zones d’entraînement (Z3 à Z5).

En résumé : la durée d’effort détermine la filière dominante et donc le % de VMA tenable. Plus la course est longue, plus le % de VMA et de FC max soutenable diminue.

Vos repères % de VMA et % de FC max selon la durée d’effort

Durée d’effortExemple de course% de VMA tenable% de FC max correspondanteCommentaires clés
3–5 min1500–2000 m95–100 %95–98 %Effort très intense, proche du VO₂max
10–15 min3000–5000 m90–95 %93–97 %Pleine zone de VO₂max
30–45 min10 km86–90 %90–95 %Travail du seuil haut
1 h–1 h 15Semi élite83–86 %88–93 %Zone de seuil lactique stable
1 h 30–2 hSemi amateur80–83 %86–91 %Seuil légèrement inférieur
2 h 10–2 h 45Marathon élite80–83 %85–90 %Indice d’endurance exceptionnel
2 h 45–3 h 45Marathon confirmé75–80 %82–88 %Fatigue musculaire accrue
3 h45 –4 h 30Marathon loisir70–73 %78–85 %Charge cardiaque modérée, glycogène limitant
6 h et +Ultrafond60–68 %70–80 %Endurance lipidique dominante

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Références scientifiques

  • Péronnet & Thibault (1989). Mathematical Analysis of Running Performance and VO₂ Kinetics. Can J Sport Sci 14(1): 38–46.
  • Billat V. (2001). Physiology and Methodology of Training. Human Kinetics.
  • Daniels J. (2005). Daniels’ Running Formula (2e éd.).
  • Casado A. et al. (2023). Int J Environ Res Public Health 20(5): 3782 – Influence de la déshydratation sur la dérive cardiaque.


Dès son entrée en Masters 6 (65-69 ans), Maryse Le Gallo a marqué l’histoire de la course à pied française en battant 8 records de France, 5 records d’Europe et 2 records du monde en demi-fond et hors stade. Le parcours exceptionnel d’une athlète hors norme, toujours animée par la passion de l’athlétisme.

« On me demande souvent ma recette. J’explique qu’elle réside dans l’équilibre de ma vie, tel un trépied entre la maison, l’entraînement et le travail ; dans l’écoute de mon corps, qui m’a évité des blessures ; dans le plaisir d’entretenir ma condition physique et de me fixer des défis. Cela ne me gêne pas de continuer à courir, non pour progresser, mais pour moins régresser », confie-t-elle.

Une carrière exceptionnelle en athlétisme Masters

Maryse Le Gallo
@DR

Après 50 ans de course à pied sous licence FFA, la Morbihannaise de 65 ans, demeure une compétitrice dans l’âme. Et elle l’a démontré cette année. A son palmarès : huit records de France, cinq records d’Europe et deux records du monde en Masters 6 féminines (65-69 ans).

« En 2020, par curiosité, j’avais regardé les records de France en Masters 5. Je m’étais attaquée à plusieurs d’entre eux, jusqu’à en détenir huit. J’ai refait la même chose cette année, avec pour objectif de battre, en une seule saison, les records nationaux sur les huit principales distances de demi-fond, du 800 m au marathon ». Objectif atteint. Avec bonus.

Saison d’exception et records en série

« J’ai battu les records du 10 km (40’38) et du 10 000 m (40’21) le même week-end, les 23 et 24 mai à Pacé. J’ai amélioré ceux du 1 500 m (5’23’’36) et du 5 000 m (20’06) le même jour, le 20 juin à Saint-Renan. J’ai établi le record du monde du 3 000 m (11’19’’82) le 4 mai à Auray, ainsi que celui du 1 500 m, qui tenait depuis huit ans.

J’ai réalisé la meilleure performance française sur semi-marathon (1h29’24) lors de mon 40e Auray-Vannes. Enfin, à Rennes, mon 40e marathon, j’ai battu de trois minutes le record d’Europe (3h09’19), malgré la pluie, le froid et une fin de parcours pavée », résume Maryse.

En 2026, elle visera le record d’Europe du 10 km, un titre de championne d’Europe du semi-marathon, ainsi que le record de France du 5 km route.

50 ans de pratique de la course à pied

Maryse Le Gallo
Sur le Marathon Vert de Rennes – CM DUFOURT

De tels objectifs forcent l’admiration. « Je suis une passionnée. Pourtant, c’est plus la course à pied qui est venue à moi que l’inverse », explique-t-elle. Repérée dès le collège lors d’un cross scolaire remporté, elle prend sa première licence FFA à 14 ans, en 1974, au CE du Blavet de Quistinic.

Sous son nom de jeune fille, Ficher, elle se forge rapidement une réputation régionale, sans viser le haut niveau. Puis à 19 ans, un drame familial bouleverse son parcours et freine ses ambitions sportives.

L’exploit fondateur sur Auray-Vannes

Employée à plein temps dans l’industrie métallurgique à Lorient, elle rejoin bientôt le CEP Lorient. Jean Vaillant, ancien international français l’entraîne désormais. Entre 1980 et 1987, l’athlétisme lui apporte avant tout un équilibre personnel. Finaliste des Championnats de France de 25 km, elle se révèle pleinement lors de l’édition 1987 d’Auray-Vannes.

« Je venais d’accoucher trois mois plus tôt. Remporter ce 25 km a surpris tout le monde », se souvient-elle.

Le déclic international à Yokohama

Repérée par le Cadre Technique National, la Bretonne participe ensuite, en 1988, à l’Ekiden de Yokohama. Alignée sur le même relais que la Norvégienne Ingrid Kristiansen, recordwoman du monde du marathon, elle vit un moment fondateur.

De retour en France, elle change de club. Nouvel entraîneur et intégration d’un groupe d’entraînement de haut niveau. Ainsi en 1990 – à 30 ans – elle honore sa première sélection en équipe de France sur 15 km à Kassel.

40 marathons et une passion intacte

Maryse Le Gallo
©APLO

La même année, elle boucle son premier marathon à Nice en 2h48. Le début d’une longue histoire d’amour avec la distance reine. De 1990 à 1998, elle progresse régulièrement jusqu’à intégrer le Top 10 du marathon de Rotterdam en 2h35’09.

Elle se distingue également aux Championnats d’Europe et du monde, notamment à Helsinki en 1994 et à Athènes en 1997.

Une sportive de haut niveau exemplaire

Ses performances reposent sur une organisation rigoureuse, une hygiène de vie exemplaire, le soutien de ses proches et l’appui de la Ville d’Hennebont. Tout cela lui permet dès 1992 de concilier emploi et entraînements intensifs.

« Je pouvais alors m’entraîner deux fois par jour, participer à des stages, courir jusqu’à 220 km par semaine et travailler spécifiquement les allures marathon », précise-t-elle.

Transmission et engagement pour l’athlétisme

Maryse Le Gallo
©Runner Breizh

Après une carrière de haut niveau, Maryse Le Gallo poursuit en Masters. Elle remporte notamment les marathons de Boston, Chicago et Québec dans sa catégorie d’âge. En 2004, elle fonde l’Athlé Pays de l’Orient, club aujourd’hui fort de 1 200 licenciés et évoluant en Nationale 2. Présidente pendant dix ans, et toujours entraîneur, elle contribue à l’émergence de talents comme Florian Le Pallec et Antonin Saint-Peyre.

Organisatrice des Championnats de France de cross-country à Plouay en 2018, juge sur le marathon des Jeux Paralympiques de Paris 2024, ambassadrice pour la Ville de Quiberon…. Plus que jamais, Maryse Le Gallo continue de transmettre la flamme du sport, après avoir elle-même porté la flamme olympique.



La nouvelle année est la période idéale pour mettre en place de nouvelles habitudes running et bien lancer sa saison de course à pied. Voici 9 pratiques à intégrer dès maintenant à votre routine pour progresser, rester motivé et atteindre vos objectifs dès le printemps.

1. Définir des objectifs de course à pied clairs et motivants

Tout bon plan d’entraînement débute par un objectif bien défini. Appliquez le protocole SMART. S comme Spécifique : objectif clair et précis. M comme Mesurable : avec des indicateurs de progression. A comme Atteignable : adapté à vos capacités actuelles. R comme Réaliste : pertinent dans votre contexte. T comme Temporel : avec une échéance définie.
Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel.

Fixez-vous un ou deux objectifs majeurs pour la saison, en termes de chronos ou de distances (10 km, semi-marathon, marathon). Cela vous permettra de structurer votre préparation et de renforcer votre engagement tout au long de l’année.

2. Planifier sa saison de course à pied

Planifiez votre saison running est un préalable en début de saison, avec des objectifs principaux et des secondaires.
©Kiprun

La planification annuelle est essentielle pour structurer votre progression. Commencez par identifier une ou deux courses prioritaires (par exemple un semi-marathon au printemps, un marathon à l’automne), puis ajoutez des courses intermédiaires (10 km, trail, cross).

Alternez les phases d’entraînement intensif, les périodes de récupération, et intégrez des micro-coupures pour éviter la surcharge. Cette stratégie vous permet de rester performant toute l’année, sans épuisement.

3. Bien choisir ses compétitions running

Classez vos courses à venir :

  • Objectifs majeurs
  • Courses préparatoires
  • Courses plaisir

Prévoyez des cycles d’entraînement adaptés à chaque échéance, tout en gardant des moments pour courir sans pression, uniquement aux sensations. Cela favorise le plaisir de courir et réduit le stress lié à la performance.

4. Intégrer du renforcement musculaire et des étirements dans sa routine

Intégrer quelques exercices de renforcement musculaire à votre routine hebdomadaire ne vous sera que bénéfique.
©Adobestock

Le renforcement musculaire est un pilier du coureur durable. Il améliore la posture, la puissance de la foulée, le gainage et limite le risque de blessure.

À intégrer :

  • Avant une séance spécifique (ex : gammes athlétiques)
  • Pendant une séance (ex : exercices type Myocrossmax en montée)
  • En dehors de la course à pied (ex : le lendemain d’une sortie longue)

Veillez à adopter des exercices progressifs et adaptés à votre niveau.

5. Clarifier ses motivations pour rester régulier

Comprendre ce qui vous pousse à courir est un levier de régularité. Vos motivations peuvent être :

  • Intrinsèques (plaisir, bien-être, dépassement personnel)
  • Extrinsèques (résultats, reconnaissance, récompenses)

Affichez vos motivations sur des post-it visibles, ou notez-les dans votre carnet d’entraînement. Ces rappels vous soutiendront dans les moments de fatigue ou de doute.

6. S’évaluer physiquement pour progresser en course à pied

Voici les bilans à réaliser régulièrement pour ajuster vos entraînements :

  • Test VMA en début, milieu et fin de saison pour mesurer vos progrès
  • Analyse de vos points forts et faibles pour adapter vos séances
  • Suivi du sommeil : durée, qualité, récupération réelle
  • Tests en musculation pour calibrer vos charges d’exercices

Ces évaluations vous aident à prévenir le surentraînement et à personnaliser votre progression.

7. Rejoindre un club ou un groupe de coureurs

Courir en groupe est un excellent moyen de se motiver au long cours.
©Kiprun

S’entraîner en groupe, c’est bénéficier d’un cadre stimulant, d’un coach qualifié et d’un esprit de collectif.

En club, vous pouvez participer à des compétitions variées (cross, interclubs…), partager des séances exigeantes et profiter d’une ambiance motivante. Idéal pour casser la solitude du coureur et rester engagé sur la durée.

8. Mettre en place des routines mentales pour performer

La préparation mentale du coureur est souvent négligée, alors qu’elle joue un rôle essentiel dans la performance.

À tester :

  • Respiration contrôlée (abdominale, cohérence cardiaque…)
  • Visualisation des moments clés de la course
  • Rituels de préparation avant chaque séance ou compétition

Qu’est-ce que la respiration carrée (ou box breathing) ?

©Adobestock


Cette méthode, utilisée notamment par les forces spéciales, permet de calmer le mental avant une échéance. Elle se déroule en 4 phases. Commencez par des respirations lentes et continues en vous focalisant sur votre respiration. Puis concentrez-vous sur votre respiration abdominale. A l’inspiration, le ventre rentre et à l’expiration le ventre sort.

  • Phase 1 – Inspiration : inspirez par le nez en comptant lentement jusqu’à quatre dans votre tête. Soyez conscient de la façon dont l’air remplit vos poumons.
  • Phase 2 – Rétention : retenez votre souffle sur quatre temps.
  • Phase 3 – Expiration : expirez sur quatre temps.
  • Phase 4 – Rétention : retenez votre souffle pendant quatre temps. Relâchez, notamment au niveau de l’abdomen.

Continuez sur ce rythme pendant six cycles.

9. Tenir un carnet d’entraînement running

Le carnet d’entraînement est un outil puissant pour suivre sa progression et mieux se connaître. Il permet aussi de prendre du recul sur sa pratique.

À y consigner :

  • Le ressenti avant / pendant / après chaque sortie
  • Les chronos des séances clés
  • Le kilométrage hebdomadaire
  • Des indicateurs de fatigue, sommeil, humeur, alimentation
  • Une citation motivante chaque semaine

Bon à savoir : Le numéro 254 de Running Attitude intégrera un carnet d’entraînement pour toute la saison 2026.

— Article rédigé par William Petit, entraîneur FFA.



Amaury Sport Organisation annonce le lancement d’un nouvel événement running en équipe, intense, engagé et résolument collectif. Un concept inédit, simple dans sa règle, mais puissant dans l’expérience.

Déjà organisateur du Schneider Electric Marathon de Paris et du HOKA Semi de Paris, ASO proposera dès le début de l’été une course de 24 heures non-stop, disputée sur une boucle mêlant routes et sentiers aux portes de Paris.

Le principe : des équipes de 4 à 8 coureurs se relaient pendant 24 heures avec un objectif clair — parcourir la plus grande distance possible. Entre deux relais, les participants pourront récupérer dans un bivouac convivial, installé autour d’une base de vie à l’ambiance festival, avec food-trucks et concerts.

À l’arrivée, pas de classement, mais la satisfaction d’avoir vécu une aventure humaine collective. Les pré-inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur la plateforme Time To avec des tarifs préférentiels pour les premiers inscrits.