Une bonne dose d’évasion – pas de refus ! – avec Véronique Messina, qui nous raconte son dernier périple dans un endroit secret : l’île de Sao Tome au Gabon. Elle a participé du 16 au 21 février à la course The Hemisphere Crossing de 200 km en six jours. Carnet de voyage.

Par Véronique Messina – Photos : Global-Limits

Qui est Véronique ? Cette iséroise de 41 ans vit au Cambdoge et son dada, c’est les ultras. Depuis quelques années, elle les enchaîne. Elle a notamment gagné l’Ultra Gobi (400 km en autonomie dans le désert) en 2016 et l’Ultra Trail d’Angkor (128 km) a plusieurs reprise. Elle a déjà partagé avec nous son récit de l’Ultra Run Rajasthan

Quel bonheur d’avoir découvert cet endroit secret : l’île de Sao Tome, 240 km au large du Gabon, 200 000 habitants, ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1975. L’exploit de l’organisateur Stefan Betzelt (Global-Limits) a été de trouver un parcours de 200 km sur cette île de 48 km de long et 32 km de large. Pari réussi, les 6 jours de course cumulent 200 km et 6000 m D+ dans des décors de carte postale et de paradis perdu.

Pile sur l’Equateur

Petit retour sur l’aventure, qui s’est finie au point zéro, endroit exact où se croisent l’équateur et le méridien de Greenwich. Les courses Global-Limits, ce sont des courses par étapes en autonomie au format identique, 200 km en 6 jours, organisées dans des pays aux attraits touristique et culturel incontestés. Global-Limits Cambodge fut ma première (douloureuse) expérience en 2013 : malgré une finish-line mémorable devant le temple d’Angkor Wat, je n’avais qu’une envie, c’était de jeter mes baskets dans le Mekong.  « Ces courses de malades ne sont pas pour moi »… Et puis… on oublie. Je retente l’expérience au Sri Lanka (2015), pour finir sur le rocher sacré de Sigiriya. Et cette fois, j’attrape le virus. J’adore ! Et je commence à chercher d’autres expériences similaires, alliant course à pied et voyages. Je m’inscris à la troisième course Global-Limits au Bhutan (2016), qui en plus des 200 km affiche 10 000 m de dénivelé positif cumulé. La finish line se situe devant le temple bouddhiste sacré du Tiger Nest, perché à 3120 m d’altitude. Ces monuments clôturant chaque course sont autant de trophées inoubliables qui effacent toutes les douleurs de la semaine passée.

Avec ces 3 sésames Cambodge – Sri Lanka – Bhutan, je gagne le droit de participer à la course bonus de 2020 (une seule édition) sur l’ile de Sao Tome. Dont je n’avais jamais entendu parler. C’est une raison suffisante pour me décider. L’autre raison n’est pas des moindres non plus : c’est une île exportatrice de fèves de cacao.

Je rejoins les 57 autres coureurs venus de 28 pays différents. Le plus jeune a 18 ans, Julio, un local. Le plus âgé Hanz fêtera la semaine prochaine ses … 80 ans. J’adore ! Quelle belle image pour se projeter dans l’avenir que de s’imaginer courir encore comme lui dans 40 ans.

Cacao, carambole et café

Samedi nous quittons l’hôtel pour démarrer l’aventure : en route pour le premier campement, la maison du jardin botanique de Agostinho. Agostinho Neto est une ancienne plantation de cacao, qui était l’une des plus grosses exploitations au monde. Elle s’appelait alors Rio de Oura « Rivière d’Or ». A l’indépendance (1975), l’exploitation a été nationalisée et ce fut la fin de la production à grande échelle. Le lieu est comme figé dans le temps, avec son vieil hôpital abandonné depuis les années 60, ses rails de train sur les chemins pavés, ses imposants bâtiments coloniaux, et ses paillotes toujours habitées réparties tout autour. Nous dormons dans la maison du jardin botanique, chacun dans sa moustiquaire, conscients d’être des témoins privilégiés de vestiges du passé, emprisonnés dans une végétation humide.

Première étape : 36 km, 1100 m D+ / 670 m D-

7 h du matin, c’est le top départ, je suis impatiente de découvrir cette île mystérieuse, de m’enfoncer dans la forêt et de quitter le groupe pour me retrouver seule en pleine nature. Avant le départ, des écoliers entonnent l’hymne national, et le premier ministre en personne prend la parole pour nous encourager. Apparemment notre venue sur l’île est un événement ! Le parcours commence par une boucle sur la plage toute proche, nous repasserons par la plantation dans 11 km. Je pars avec le groupe de tête, et nous nous familiarisons avec le balisage tantôt orange, tantôt rose. Normalement le balisage Global-Limits est orange, mais Stefan n’a trouvé que 7 bombes de cette couleur sur toute l’île. Il a fallu improviser.

Après la plage, c’est une montée de 14 km qui nous emmène à 800 m d’altitude à travers la forêt : du cacao, des jacquiers, des bananiers, du café, des caramboles, des lianes… La roche noire volcanique est recouverte d’un tapis de mousse fluo. Tout est vert, chaud et humide. De la boue jusqu’aux chevilles. Bruit de ventouse. Je fais corps avec le sol. Mon corps trempé de sueur se dissout dans l’humidité ambiante. Je perds mes frontières corporelles. Je suis la forêt, la jungle, la mousse, le brouillard, les oiseaux qui chantent et le jasmin qui se répand.

Arrivés au sommet (km 24) nous descendons sur une piste de gazon au milieu des grands arbres.

Non, ce n’est pas une forêt, c’est un océan de verdure où les lianes, branches, fougères et herbes me dépassent. Je n’ai pas pied, je nage dans la végétation en écartant les feuilles devant moi.

Au km 30, une rivière à traverser. Nous sommes déjà trempés de transpiration, et cela fait du bien de sentir un peu d’eau fraiche. Les derniers 5 kilomètres montent jusqu’au camp, et j’alterne course et marche. Je rattrape quelques coureurs terrassés par la chaleur et l’humidité. A 2 km de l’arrivée, j’aperçois Julio, le jeune local qui marche péniblement. Il se retourne et me voit. Je lui fais peur, il se met à courir jusqu’à l’arrivée et je ne le reverrai plus jamais de la course ! Comme quoi il ne devait pas être si fatigué…Je finis en 3 h 56. Je me place 1ère fille et 4ème au scratch. Loz, le hong-kongais sera accompagné pendant 25 km par un jeune garçon de 12 ans, chaussé de tongs ! Ils finiront l’étape ensemble, et un 4×4 ramènera le jeune athlète dans sa famille après un repas au campement bien mérité.

Le campement se situe dans l’école du village de Monte Café. J’installe ma moustiquaire dans la classe des 4 ans, entre les chaises empilées, les petites tables et le tableau noir.Fondée en 1858, Monte Café est une des plus anciennes exploitations de café de l’île, aujourd’hui toujours en activité mais en difficulté. 600 personnes y vivent, à 670 m d’altitude.

Shoot de chlorophylle

Deuxième étape : 31 km, 800 m D+ / 1000 m D-. Nous partons à 7 h (c’est qu’il faut libérer les salles de classe, les élèves arrivent avec leur cartable et leur uniforme), pour 3 km de descente puis 5 km d’ascension jusqu’au plus haut point de la course 890 m d’altitude. Un magnifique single track dans la forêt. Non, ce n’est pas une forêt, c’est un océan de verdure où les lianes, branches, fougères et herbes me dépassent. Je n’ai pas pied, je nage dans la végétation en écartant les feuilles devant moi. Shoot de chlorophylle dans une symphonie de chants d’oiseaux. Le vent se lève, le brouillard envahit les lieux mais laisse passer quelques rayons du soleil. Le ciel m’appelle ? Petit moment mystique où je communie avec la nature, en regardant tomber une pluie de feuilles jaunes. Je m’arrête. Je souris. Je suis bien là.

Et puis il faut continuer à grimper jusqu’au CP 1, remplir les gourdes, et commencer la longue descente en chemin pavé à travers une plantation de palmiers. L’île entière est un jardin. Pas un centimètre carré sans végétation. La pente est douce, cela permet d’allonger la foulée. Puis le chemin devient boueux, les baskets s’enfoncent jusqu’aux chevilles. Le temps est menaçant, il fait si sombre sous les feuillages de bambous qu’on allumerait presque la frontale.

J’arrive en 3 h 15, 30 mn avant la pluie qui ne cessera pas de l’après-midi. On comprend vite pourquoi c’est si vert par ici. Ce n’est pas encore aujourd’hui que le linge va sécher. Difficile de s’habituer à remettre ses vêtements humides le matin, et de chausser des baskets transformées en éponges. Splash, splash… Je redoute les ampoules, mais toujours rien. Contrairement au Rajasthan où les pieds n’ont eu aucun répit pendant 3 jours / 2 nuits, ici je peux chausser mes tongs dès la fin de l’étape et cela change tout. La crème miracle allemande de Maik y est également certainement pour quelque chose.

Le campement est unique : une guest house abandonnée au milieu de la forêt, à Bombain. Le bâtiment tout en bois est rongé par l’humidité, la végétation le digère lentement et il semble comme un radeau en perdition en plein océan. Il sera notre refuge pour les prochaines heures, et nous nous installons sur les balcons pour regarder tomber la pluie et féliciter chaque finisher.

L’affaire est à vendre. Mais l’acquéreur doit s’engager à reprendre en plus de l’hôtel la population qui vit autour et travaillait sur le domaine, quelques familles d’une vingtaine de personnes en tout. Nous les visiterons en fin d’après-midi. Cela fait un an que l’hôtel a fermé, et depuis ce temps, les gens attendent ici, perdus au milieu de la forêt, en plein centre de l’île, à 500 m d’altitude, avec leurs cochons, cabris, et poules. Les enfants ne vont pas à l’école. Ces gens sont-ils heureux ?…

Troisième étape : 29 km, 400 m D+ / 800 m D-

Départ 7 h dans la boue jusqu’aux chevilles. J’ai gardé mes chaussettes trempées et mes baskets éponges, j’ai comme l’impression que ça va rester bien humide. 6 km de single track version mud-day. J’ai trop peur de tomber, j’assure chacun de mes pas et je me fais doubler par une dizaine de coureurs.

La piste est vraiment laborieuse, tellement la végétation est dense. On ne sait jamais où on met les pieds. Les herbes sont urticantes et mes jambes sont en feu. En fait ce chemin est censé être impraticable, pour empêcher toute fuite des esclaves. Avec patience et quelques égratignures, nous gagnerons tous notre chemin vers la liberté. Une fois arrivés au sommet, c’est 23 km de descente jusqu’à la mer ! Sur de larges pistes pavées ou en terre. Impossible de marcher, la pente est parfaite, youhou ! Je rattrape ceux qui m’ont doublée dans la forêt. A chaque traversée des villages, la population qui n’a apparemment pas grand-chose d’autre à faire, est regroupée sur la place ou devant les maisons, et nous encourage en criant des « Forza !!! » et nos prénoms. Il semble que nous les amusions beaucoup.

Je n’ai encore vu personne travailler sur cette île (si, j’en ai vu un : le barman de l’hôtel le dernier soir). Beaucoup ont des outils en main. Mais ils sont assis. Certainement l’heure de la pause… Les femmes passent leur temps à laver le linge à la rivière ou au lavoir. Puis elles l’étendent sur la route, sur les cailloux, ou sur l’herbe. Mais comme il ne sèche pas et qu’il est posé par terre, il faut à nouveau le laver le lendemain. C’est tous les jours le jour de la lessive. Mais l’activité semble un bon moment de rires et de bavardages pour les femmes du village.

J’arrive au campement en 3 h 04, au village d’Aqua Ize situé en bord de mer sur la côte est de l’île. A l’arrivée, une vingtaine de villageois attend chaque coureur en chantant et criant les prénoms lus sur les dossards. Quel accueil !

Des petits airs de vacances…

Nous plantons les tentes entre les maisons en bois, à quelques mètres du rivage. La côte autour est sauvage et volcanique, cela me rappelle le Cap Méchant de la Réunion. Nous traversons le village avant d’arriver à la finish line, le temps d’apercevoir un bar à coco… Elles sont minuscules ici, mais quel plaisir de boire cette eau !

Franck sera le grand vainqueur du jour : il enquille 10 noix de coco d’affilée. Je reste modeste, avec seulement 3. Accompagnées de tranches frites de fruit à pain au petit resto du coin… On se croirait presque en vacances.

Bain de mer toute habillée, et rinçage à l’eau douce au robinet sur la place du village. On se sent presque propre. Et puis 5 mn après, on est à nouveau tout en sueur. Mais cette fois, le linge peut enfin sécher.

Quatrième étape : 59 km, 1400 m D+ / 1400 m D-

Départs étalonnés pour cette longue étape, un premier groupe part à 5 h 30, le second groupe à 6 h 30. Même si les départs sont matinaux, les nuits sont longues puisque je me couche (et m’endors) vers 20 h. Et une grande partie du temps libre aux campements se passe à glandouiller assise ou couchée. J’ai donc bien le temps de récupérer entre chaque étape (ce qui fait une grande différence avec les courses non-stop).

Première portion de 10 km en forêt, pour s’échauffer, tranquille. Seconde portion beaucoup plus ardue : 12 km sur bitume, en plein soleil, je souffre, je n’ai pas assez d’eau, et je dois marcher pour m’économiser un peu. J’arrive au check-point 3 avec une envie de coca, ce qui n’est pas bon signe chez moi ! Et miracle, un petit vendeur est là avec sa glacière, et me tend le breuvage poison que j’avale cul-sec. Un petit moment de bonheur avant de repartir. Mais cette fois on est dans la jungle, et cela est tout de suite plus supportable. Le chemin est un vrai labyrinthe au milieu des troncs, branches, feuillages, racines, lianes et rivières. Ça ne relève pas la vitesse moyenne, mais ça m’amuse, et petit à petit je double les coureurs du groupe 1, l’occasion d’échanger quelques mots et de s’encourager mutuellement. Pendant les traversées de village, des enfants m’accompagnent pendant 1 ou 2 kilomètres. En tongs. Ça permet de garder le rythme, malgré la fatigue qui s’installe. La dernière partie traverse une plantation de palmier, et finit sous les arbres sur la plage de Praia Grande.

J’ai mis 7 h pour courir l’étape, il me faut un peu de temps et beaucoup d’eau pour récupérer. Je pense à tous ceux encore sur le parcours. Certains arriveront à la nuit, ce qui laisse encore plus de traces et beaucoup moins de temps pour récupérer.

Une rivière avec vue sur le Pic de Cao Grande (rapidement et affectueusement surnommé la montagne pénis) se jette dans la mer : cela fait une salle de bain parfaite au décor idyllique. Un peu de lessive, quelques noix de coco avalées sur les rochers de la plage, un ou deux sachets lyophilisés pour reprendre des forces… La routine s’installe au campement.

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Bêtes sauvages et scènes rurales

Cinquième étape : 27 km, 550 m D+ / 580 m D-

Je n’aime pas le jour après les longues étapes, j’ai toujours du mal à me remotiver. Alors je me fais un petit plaisir : je sors une paire de chaussettes sèches ! ça fait trop du bien, on s’offre les plaisirs qu’on peut ! J’y vais tranquille, je marche beaucoup. Encore une belle ascension en forêt, un passage revigorant à travers les orties tropicales. Et du coup je me mets à courir pour faire circuler le sang parce que ça pique grave !!! Quelques portions sur route également, mais le temps est couvert, c’est beaucoup plus supportable que la veille. Des bêtes sauvages dans les buissons et au bord des routes : des cochons. Plein ! De toutes les couleurs. Selon les combinaisons on peut deviner qui est le père, la mère et la fratrie. Ils mangent des crabes, je vois des pinces qui sortent de leur gueule !

Des femmes qui lavent le linge en chantant, leur petit attaché dans le dos. Des hommes assis avec des pioches. Des hommes assis avec des brouettes. Des hommes assis avec des haches. Des hommes qui boivent du jus de coco fermenté (bref, des hommes qui glandent). Des enfants qui jouent avec des pneus de vélos ou avec des skate-boards en bois (aucun écran !). Ces scènes rurales m’interpellent et me ravissent… tout semble tellement éloigné de mon monde à moi. Qui vit la vraie vie : eux ou moi ?

Je finis en 3 h 18. Dernier campement de tentes sur la plage de Praia Grande, anse verte où la forêt déborde sur le sable blanc, entourée de rochers volcaniques. Parfait étendoir pour faire sécher le linge. C’est l’époque où les tortues viennent pondre leurs œufs la nuit sur la plage, à 2 km de là. Certains chanceux les apercevront. Pas moi, je dors.

Sixième et dernière étape : 16 km (10 + 6)

Ça sent la fin, la douche, le lit, le tee-shirt propre, le buffet à l’hôtel, le café expresso… Tout le monde trépigne d’impatience dans ses vêtements qui puent. L’étape du jour est coupée en deux : 10 km pour rejoindre la plage où le chrono s’arrête. Des barquasses de pêcheurs nous attendent, et nous emmènent sur l’ilôt de Rolas (3 km²) en 20 mn. C’est le moment le plus éprouvant de la course pour moi qui ai peur de l’eau. Je ferme les yeux et je sers les dents, en attendant que ça passe. Ça secoue un peu quand même ! Une fois arrivés sur la plage, le chrono repart et nous devons faire le tour de l’île sous les arbres et sur les milliers de noix de coco qui jonchent le sol avant de monter sur la petite colline sur laquelle passe la ligne de l’Equateur. Nous sommes au point zéro, là où le méridien de Greenwich croise la ligne de l’Equateur. Ne me demandez pas dans quel sens tourne l’eau du lavabo. Y avait pas de lavabo. Par contre on a eu droit une belle douche tropicale sur la ligne d’arrivée.

58 coureurs au départ (28 nationalités), 49 finishers. L’humidité et la chaleur auront eu raison de certains. Mais tous franchiront la ligne de l’Equateur des étoiles plein les yeux.

Je retiens la vitalité et le sourire des anciens, Hanz (80 ans une semaine après la course), et Jamon  (70 ans) l’argentin qui danse plutôt qu’il ne court ; la pugnacité des derniers, qui mettront 3 fois plus de temps que les premiers et ne perdront jamais le sourire ; l’aisance des deux jeunes coureurs locaux (18 et 25 ans), habitués des courtes distances et qui maintiendront leur rythme fou au fil des jours ; les insatiables qui rateront la dernière bifurcation et feront deux fois le tour de la dernière île avant d’enfin trouver l’équateur… et tous les volontaires qui nous auront assistés, hydratés, soignés, encouragés pendant cette belle semaine.

Merci à Stefan d’avoir trouvé une si belle destination. Et à tous les gens rencontrés qui m’ont donné encore tant d’autres idées de prochains voyages… La route n’est pas finie. Continuons, osons, rêvons…



On entend tout et n’importe quoi sur le Covid-19. Sandrine Nail-Billaud, pharmacienne-conseil Doctipharma, spécialiste en immunologie, maitre de conférence à l’université d’Angers et au Chu d’Angers dans le Maine et Loire démêle le vrai du faux. 

Les sources fiables d’information : le site officiel du gouvernement et des agences régionales de santé. 

1. Le virus ne se propage pas dans l’air. La transmission se fait par les gouttelettes de salive, le virus ne reste pas dans l’air, ce n’est pas l’air qui propage le virus mais vos gouttelettes qui se déposent sur des surfaces ou des gens. D’où l’importance du confinement, les mesures de distance et les gestes « barrières » comme tousser et éternuer dans son coude.

©Maridav-Adobestock

2. Le virus peut rester vivant environ 3-4h sur une surface inerte. Il ne passe pas dans le sang, pas dans les urines mais peut se retrouver dans les selles. Il faut laver ses vêtements régulièrement car le virus peut comme sur les surfaces inertes y rester quelques heures. Mais le plus important reste le lavage de main, le plus souvent possible dans la journée, en bonne et due forme. Savon, eau chaude et on se frotte bien les mains.La solution hydro alcoolique uniquement sur mains sèches.

3. S’exposer au soleil ne tue pas le virus. Il faudrait une température de 56° ou mieux 65° pour le tuer, ce qui est bien sûr impossible. Strictement inutile donc de chercher à vous exposer aux rayons UV et donc ne vous exposez pas inutilement dehors surtout en période de confinement nécessaire. 

4. Boire du liquide chaud toute la journée ne tue pas le virus, ni en local dans la gorge, ni dans l’estomac. Il faudrait que l’ensemble du corps chauffe à plus de 56°C voire 65°C, vous comprenez donc que ce n’est pas possible en buvant du thé. 

5. Faire des gargarismes ne tue pas le virus. C’est utile si vous avez des maux de gorge, mais cela n’éradique pas le virus. 

6. Inspirer, bloquer sa respiration pendant 10 secondes, voir si on tousse et expirer n’est en aucun cas un diagnostic du virus. C’est la surveillance de votre température deux fois par jour et des signes associés, douleurs cervicales, maux de tête, fatigue, maux de gorge, congestion ou écoulement nasal qui doit vous alerter. 

7-Ne cherchez pas à booster votre système immunitaire avec des produits miracles ! Du repos, une alimentation équilibrée, une activité physique (très) modérée sont les meilleurs compléments alimentaires possibles pour votre système immunitaire



Quels aliments privilégier pour que notre corps puisse faire face de la façon la plus modérée et adaptée possible à ses agresseurs ? Le point avec Véronique Liesse, nutritionniste.

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1/ Renforçons nos barrières

La première étape de l’immunité, ce sont nos barrières. Il s’agit entre autres de la peau et de la membrane intestinale. Une membrane intestinale poreuse (leaky gut) ou un microbiote perturbé par une trop forte consommation de viande, d’alcool, de sucre, d’édulcorants, de toxiques et pesticides ou de certains médicaments (anti-inflammatoires, antibiotiques, antiacides…) affaiblissent nos barrières et notre microbiote, donc notre système immunitaire.

Fibres, végétaux, vitamine D, oméga-3, zinc, magnésium, voilà quelques exemples d’aliments ou nutriments indispensables à la qualité de notre barrière intestinale. Dans l’idéal, on misera donc sur les aliments HDN.

2/ Faisons le plein de bons nutriments

Le système immunitaire faire partie des systèmes les plus complexes du corps. Et toutes ces cellules nécessitent des nutriments pour fonctionner. Veillez à avoir un statut vraiment optimal dans les nutriments suivants :
La vitamine D : présente en faible quantité dans certains aliments (poisson, beurre, oeufs…), elle équilibre le système immunitaire. Elle ne peut être apportée en suffisance que par une exposition au soleil (30 minutes par jour, bras et jambes nus) ET par une supplémentation (minimum 1000 UI par jour) et bien plus si vous devez la faire monter).
La vitamine C : pensons aux épinards crus, crudités, fruits rouges, agrumes et kiwis pour l’apporter en quantité suffisante.
La vitamine A : pour fabriquer des globules blancs, équilibrer l’immunité et maintenir l’intégrité de nos
barrières. Provitamine A par les végétaux colorés et vitamine A grâce aux oeufs, au foie de morue et aux abats !
Les vitamines B pour fabriquer des anticorps qui nous défendent. Aliments complets, légumes, graines, abats sont quelques exemples de sources alimentaires.
Le zinc qui active la maturation de nos cellules immunitaires et est indispensable à l’intégrité de nos barrières, nous l’avons dit. Viande, canard, graines, produits laitiers en contiennent.

3/ L’inflammation est vitale !


Pour autant qu’elle soit contrôlée bien sûr. Son rôle est entre autres d’avertir notre système immunitaire de la présence d’un danger et par là, de le stimuler. C’est lorsqu’elle n’est pas contrôlée qu’elle devient problématique.

Quel est l’acide gras qui favorise le plus l’inflammation ? L’acide arachidonique, que l’on retrouve beaucoup dans le gras de la viande. Et les acteurs principaux de nos défenses antiinflammatoires, qui sont-ils ? Les oméga-3, surtout ceux que l’on retrouve dans les poissons gras ! Respectons donc les recommandations : maximum 400 g de viande rouge par semaine et environ 400 g de poissons gras (sardine, maquereau, hareng, saumon, truite saumonée…)

4/ Ne pas rouiller est important : pensons aux antioxydants


Être oxydé parce que l’on manque d’antioxydants affaiblit également nos défenses et contribue donc à rendre les virus plus pathogènes. Vitamine E, vitamine C, zinc, cuivre, sélénium ou polyphénols font partie de l’arsenal antioxydant de base, qu’il est important de contrôler et d’apporter.

Des graines, des noix, des bonnes huiles extra vierges, des lentilles, du thé vert, du chocolat très noir, des baies, des fruits et légumes, du poisson. Allez-y, faites-vous plaisir !
L’assiette est certes importante, mais n’oublions pas que booster son immunité, c’est aussi ne pas fumer, s’aérer, bien dormir et rester zen en gérant son stress. Ce dernier est un grand destructeur de l’immunité !

Qui est Véronique Liesse ? Diététicienne, nutritionniste et micro-nutritionniste. Elle enseigne à l’université de Grenoble, consulte, coach et forme dans les entreprises qu’elle accompagne pour optimiser santé, bien-être, qualité de vie et performance des collaborateurs via la société Nutrinergie. Véronique Liesse a publié Les erreurs qui nous empêchent de maigrir (Alpen), Le grand livre de l’alimentation “spéciale énergie” (Leducs) et Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie (Leducs) . Elle vient aussi de lancer une chaîne Youtube, L’healthentiel pour maigrir durablement, garder la forme et une pleine vitalité.

Pour aller plus loin, lire aussi notre article sur la micronutrition.



Elisha Nochomovitz, coureur de la banlieue Toulousaine, a terminé hier un marathon sur son balcon, preuve qu’on peut bien se challenger chez soi !


Elisha Nochomovitz @ Marathonman1987, restaurateur de 32 ans habitant dans la banlieue de Toulouse n’est pas du genre à se laisser aller. « Comme toutes mes compétitions ont été annulées, j’ai voulu soutenir le corps médical en prouvant qu’il est possible de faire du sport en restant à la maison. », explique-t-il à Eurosport.
 » J’avais la possibilité de sortir pour courir autour de la maison, mais si tout le monde pense pareil on aurait été nombreux dehors…Mon travail a été reconnu d’inutilité public,donc le meilleur moyen de ne passe laisser abattre c’est de faire du sport. La consigne était de rester à la maison, c’est ce que j’ai fait. Juste pour vous montrer qu’on a pas d’excuses, et s’il vous plaît penser à toutes ces aides soignants qui sont en première ligne face à ce virus «  explique le coureur sur son mur Facebook.

Son GPS a craqué

Pari réussi en 6h48′ minutes selon les coordonnées de son GPS, lequel a « littéralement craqué » devant tant de kilomètres parcourus dans un si petit espace, son balcon mesurant 7 mètres de long par 1 mètre de large. Près de 6000 allers-retours pour boucler son 37e marathon avec Brooks et sa Run happy Team.



Sur le papier, cette paire d’Adidas UltraBoost 20 développée avec le Laboratoire national américain de la Station Spatiale Internationale (ISS) promettrait presque la lune. Sa tige Primeknit est réalisée grâce au placement de fibres par ordinateur, technologie de pointe qui assure flexibilité et maintien calibré. En ouvrant la boîte, on retrouve l’empeigne tricot désormais classique sur les modèles de la marque, mais deux renforts en plastique pour le laçage ont été ajoutés, rompant la fluidité de la ligne.

Le contrefort arrière est lui aussi renforcé latéralement. Le poids est de 355 g en pointure 44, ce qui est plutôt dans la moyenne haute. Le chausson est sans couture et la languette s’apparente au col d’un pullover, tout est en une seule pièce. Le chaussant lui est assez étroit. Les premières foulées effectuées sous une pluie battante ont vite confirmé l’excellente adhérence de la semelle Continental.

Le poids ne se fait pas trop sentir car l’ensemble est assez souple, le confort est bien présent même sur une durée assez longue avec quelques variations d’allure (1h30). Un autre entraînement rythmé sur piste laisse une impression mitigée : pas très réactive (la faute au poids ?), la paire donne l’impression de de subir un peu. On s’interroge donc sur la pertinence de ce modèle pour le coureur régulier. En revanche, elle conviendra au coureur aimant ce style, souhaitant pourquoi pas porter cette paire à la ville sans y chercher la performance à l’entraînement.

Amorti : 16/20. Confort : 16/20. Stabilité : 17/20. Confort : 16/20. Note moyenne : 16,25/20

Prix : 180 € Poids : 355 g en 44 Drop : 10 mm

Les + Bon confort, très bonne tenue sur terrain glissant Les – Tarif élevé, paire peu polyvalente.

Utilisation : entraînements courts (5-10km) sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Pandémie oblige, la saison sera blanche, sans dossard. Certaines courses annulées donnent rendez-vous au printemps 2021, d’autres organisations ont opté pour le report à l’automne 2020. Voici les dates de reports annoncées. Gardons le cap, la rentrée s’annonce rouge…

EcoTrail-Paris 2018
EcoTrail-Paris-©Christophe-Guiard

Grande Course du Grand Paris Express (75) – 14 juin

Semi de Paris (75) – 6 septembre

Semi de Lisbonne (Por) – 6 septembre

Marathon de Boston (Usa) – 14 septembre

Marathon des Sables (Mar) – 18-28 septembre

Marathon de Montpellier (34)  – 27 septembre

Marathon d’Ajaccio (20) – 27 septembre

Foulées du Grand Angoulême (16) – 12 septembre

EcoTrail Paris (75) – 3 octobre

Marathon de Londres (Gbr) – 4 octobre

Semi-marathon de Nancy (54) – 4 octobre

Aix-en-Foulées (13) – 11 octobre

Foulée impériale de Fontainebleau (77) – 11 octobre

Mondiaux de semi-marathon Gdynia (Pologne) – 17 octobre

Marathon de Paris (75) – 18 octobre

Marathon de Barcelone (Esp) – 25 octobre

Marathon de Nantes (44) – 25 octobre

Lyon Urban Trail by Night (69) – 31 octobre

Lyon Urban Trail (69) – 1er novembre

Marathon de Madrid (Esp) – 15 novembre

Run in Marseille (13) – 22 novembre



Solution alternative à la Spartan Race initialement prévue au Stade de France ce samedi 21 mars, un entraînement chaque jour à domicile avec les accessoires de son salon afin d’accomplir un défi ouvert à tous, depuis son appartement, sa maison, son garage, son jardin… rendez-vous samedi sur ses réseaux.

Spartan Remake Workout. C’est le titre des postes sur les réseaux sociaux pour annoncer le top départ des entrainements avant samedi 21 mars. Chaque jour, les équipes Spartan Race proposent de faire du sport avec ce que l’on trouve chez soi : bouteille d’eau, sac de riz, du mobilier, des livres… : tout est bon pour se muscler ! Basé sur les mouvements de Crossfit, l’entrainement débute avec 30 burpees que l’on enchaine avec un « AMRAP 30′ », traduit littéralement par « autant de répétitions que possible » en 30 secondes, avec 10 pompes, 10 Dumbbell Thruster puis 2 fois 10 Mountain Climber. On travaille ensuite les abdos avec 5 rounds composés de 5 hollow rocks, 20 Superman, 5 V Ups et 20 Superman.

Pour celles et ceux qui souhaitent relever le défi, la liste de petit matériel nécessaire à sa réalisation disponible sur les réseaux dès jeudi 19 mars. Ensuite, la règle est simple : rendez-vous devant son écran, prêt à se dépasser pour un challenge d’environ 1h, samedi 21 mars à 9h du matin : les meilleurs seront récompensés !

À suivre sur Facebook et Instagram : @SpartanRaceFrance



Courir, c’est bon pour le système immunitaire ? Oui et non, répond le docteur Jean-Pierre De Mondenard, qui appose des conditions en cette période de confinement.

On le sait tous, l’activité physique régulière et bien conduite est favorable à notre système immunitaire. En cette période de confinement, nous avons tous intérêt à nous remuer. C’est le moment de se gainer, de bosser sa PPG à la maison, en utilisant vélo d’appartement, stepper, tapis de course, en profitant des nombreuses vidéos de fitness en ligne pour s’exercer.

©Syda Production-Adobestock

En extérieur, il est permis de sortir trottiner un ou deux kilomètres mais pas dix comme l’a précisé la Ministre des Sports, à proximité de son domicile, seul, muni de l’attestation de déplacement requise. Il s’agit là d’entretien physique, sans quête de performance. Pas question de profiter du chômage partiel et de la souplesse du télétravail pour enfiler les kilomètres. D’abord – surtout et avant tout ! – parce qu’il convient de garder à l’esprit qu’il s’agit d’avoir le moins de contact possible afin de limiter la propagation du virus. Ensuite, parce que les longues sorties en endurance fragilisent nos défenses immunitaires.

Non aux sorties longues !

©GaudiLab-Adobestock

« Ce n’est surtout pas le moment de sortir courir 20 bornes », prévient ainsi le docteur De Mondenard. «  La longue sortie n’est d’une manière générale pas terrible pour le système immunitaire. A se pousser trop loin, à se rentrer dedans, on épuise son corps et ses défenses immunitaires. »

Concrètement, quelle bonne conduite alors pour les jours à venir ? « Il convient d’adapter la dose de sport en extérieur. Pas de sorties longues et intenses mais des sorties courtes, pourquoi pas avec quelques variations d’allures. D’une manière générale, on peut recommander de couper en deux la durée de l’entraînement habituel et de sortir courir deux fois plutôt qu’une, sans augmenter l’intensité de sa sortie et toujours à un rythme de liberté respiratoire. Il conviendra aussi de veiller à bien récupérer entre ses séances, avec un temps de retour au calme, une douche, un repos allongé d’une dizaine de minutes. » recommande le médecin, qui rappelle que la lutte contre le coronavirus est bien la priorité numéro un du moment.



Miha bodytec, entraînement par électrostimulation globale permet d’obtenir l’équivalent de 4 heures en salle de sport traditionnelle en termes de temps de travail en stimulant 8 zones en simultané, le tout en 20 minutes seulement. Décryptage. 

Pour la petite histoire… Créée en 2007, MihabodytecGmbH est issue de MihaMaschinenGmbH, qui développe et fabrique depuis plus de 40 ans des produits innovants pour les secteurs du sport et de la médecine. Miha bodytec représente l’évolution la plus récente du principe d’électrostimulation musculaire, utilisée déjà depuis de nombreuses années par la médecine et les sportifs de haut-niveau. L’électrostimulation globale avec Miha bodytec se pratique dans les centres de remise en forme, salles de sport, spa, cabinets de kinésithérapie mais aussi à domicile accompagné d’un coach sportif. De nombreuses études scientifiques prouvent l’efficacité de cette méthode : les effets sont ressentis et visibles très rapidement. 

comment se passe une séance ? 

Sur place, dans le centre Miha bodytec, on se déshabille, de préférence intégralement avant d’enfiler un équipement dédié, que l’on achète et que l’on rapportera à chaque fois. Il s’agit d’un short et d’un t-shirt spécifique sur lequel le coach ajoutera un gilet muni d’électrodes pour travailler les pectoraux, les abdos et le dos mais aussi d’une ceinture pour stimuler les fessiers ainsi que de quatre bandeaux d’électrodes, cette fois pour les muscles des bras et des jambes. Une fois en tenue de combat, le coach monte progressivement l’intensité de la stimulation électrique qui doit s’adapter à son propre ressenti. On sent d’abord des picotements, puis des contractions musculaires qui ne doivent toutefois pas être désagréables. La séance démarre en compagnie du coach, souvent avec une autre personne. Ce coach sera présent tout au long de la séance pour monter les positions, corriger les postures et vérifier que l’on contracte bien volontairement ses muscles. Le but est là : combiner la stimulation électrique et la contraction volontaire de ses muscles en effectuant une série d’exercices. 

20 minutes en 2 phases 

Première phase de la séance, 15 minutes de renforcement musculaire, où l’on travaille ses muscles (8 groupes musculaires en simultané) en combinant exercices physiques et stimulation électrique. On enchaîne donc squats, fentes, abdos, fessiers et exos sollicitant les bras et les épaules sur un rythme de 4 secondes de stimulation musculaire puis 4 secondes de repos. Après cela, 5 minutes de cardio en continu où il est possible d’intégrer du fractionné type HIIT ou Tabata. 

Quels bénéfices ? 

On développe en premier lieu sa fibre musculaire, ce qui permet de gagner en puissance et en endurance. On booste aussi son métabolisme de base ce qui permet d’accroître dans la durée, les calories que l’on brûle au repos. L’argument choc : une séance de 20 minutes équivaut à 4h en salle si l’on cherchait à reproduire toutes les séries nécessaires au travail des 8 groupes musculaires sollicités par la méthode. 

Qui pratique le miha bodytec ? 

La clientèle est vaste car cette technologie est adaptable en fonction des objectifs de chacun. Une personne peu sportive cherchant à se gainer en un minimum de temps y trouvera son compte comme un sportif de haut-niveau souhaitant par exemple développer sa puissance, en s’évitant le travail de force avec charge, qui peut être source de blessures. 

Quel est l’intérêt pour le coureur à pied ? 

Au-delà du gainage général que cette technique permet, l’intérêt, c’est aussi qu’avec le coach, on peut cibler des zones à travailler en particulier, en fonction de ses propres objectifs. Si l’on prépare un trail long par exemple, on pourra choisir de renforcer davantage ses quadris et ischios, muscles très sollicités en montées et en descentes. On pourra aussi choisir de focaliser le renforcement musculaire autour du genou ou de la cheville, ce qui est intéressant pour  prévenir des risques de blessures liées aux impacts répétés générés par la course à pied. Dans le cadre des blessures courantes du coureur type syndrome de l’essui-glace, cette méthode est aussi être une piste à envisager, à condition d’avoir l’aval préalable de son médecin.

A quelle dose ? 

Il faut compter une dizaine de séances, à raison d’une fois par semaine pour que le corps s’habitue à la charge de travail que cela représente. On recommande généralement de ne pas dépasser deux séances de Miha bodytec par semaine au maximum. 

Où pratiquer ? 

Il existe environ 150 centres en France (www.miha-bodytec.com/fr) qui proposent des séances. On achète son équipement  (t-shirt + short) que l’on apportera à chaque séance et qui coûte environ 40 €. On paye ensuite chaque séance, environ 35 € la séance, pour un forfait de 10 séances. Il existe aussi des coachs qualifiés proposant des séances individuelles à domicile. 



Les modèles proposés par Decathlon, désormais sous la bannière Evadict, n’ont plus rien à envier aux stars des sentiers, avec ce plus d’un prix beaucoup plus doux. La preuve avec cette Race Ultra.

Qui a testé ? Serge Moro, rédacteur en chef d’Esprit Trail, testeur pour Running Attitude. 58 ans, 1,74m, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’. Conditions du test 200 km avec séances de seuil sur sentiers techniques, rando courses, fractionné en côtes.

Les concepteurs de cette chaussure proposent avec ce modèle un produit très aboutiprésenté pour de l’ultra, mais dont la légèreté, l’accroche bluffante et l’amorti bien présent en talon, tout en restant tonique en transfert et en relance, permettent de l’utiliser sur tous les formats, même pour le kilomètre vertical. Son poids de moins de 300g en 42,5, place ce modèle dans la bonne moyenne des chaussures de ce type, et le drop de 8mm assure un bon compromis entre confort des mollets et capacité de dynamisme des pieds en transfert avant-arrière et en relance. C’est ce modèle que portait Thierry Breuil lors de sa dernière Diagonale des Fous, une référence en matière de technicité et de nécessité d’accroche et de résistance. Lors de ma phase de test, sur plus de 200 km (en 3 semaines !), j’ai particulièrement apprécié son confort immédiat dès les premiers kilomètres, noté le fait que les crampons espacés empêchent la boue de s’accumuler, et surtout ressenti que c’était une chaussure pour faire de la course à pied, c’est-à-dire qui procure de belles sensations de foulée ! 

Le verdict… Accroche : 18/20 Amorti : 15/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 soit une moyenne de 17/20

Quelle utilisation pour cette paire ? Trails et entrainements de toutes distances, tous terrains pour tous types de foulées.

Drop : 8 mm – Pointures du 40 au 47, uniquement en homme. Poids : 290 g en 42,5 

Prix : 80 €. 



Valence, c’est la destination running phare du moment. Son marathon fait un carton, son semi aussi. Mais cette région d’Espagne est aussi propice à la pratique du trail. Tour d’horizon.

Marathon, semi, 10 km : tudo bien !

Marathon de Valence.

Valence, la belle espagnole, a décidemment la côte. Son marathon fait un carton. La prochaine édition – 6 décembre 2020 – affiche déjà complet avec 30 000 dossards réservés. Normal, ce marathon a tout bon. Sa date idéale permet un début de préparation après les vacances d’été, sans passer par la case « hiver », en profitant de température idéale le jour J. Son parcours est agréable avec un finish spectaculaire entre les bassins de la cité des Arts et des Sciences. L’ambiance est « caliente » avec un soutien fervent du public et l’organisation frise la perfection (label d’or IAAF). Autre point fort, son profil super-roulant. Avec 34 mètres de dénivelé seulement, c’est une aubaine pour « taper un RP ». L’an dernier 9,28 % du peloton a bouclé en moins de 3h contre 4,7% sur le dernier marathon de Berlin en septembre. Valence organise aussi un semi – 25 octobre 2020 – qui lui fait partie du circuit des SuperHalfs. Même topo : il est aussi déjà « sold out ». Citons aussi le 10 km, qui se court lui mi-janvier. Parcours à perf  super-rapide aussi : 26’23’’ pour Rhonex Kipruto cette année ! .

Penyogolosa, destination Evasion

pic by instagram.com/jsaragossa


Valence, « cuidad del running » comme le dit le slogan, c’est assurément un bon plan. Mais saviez-vous que la région se prête aussi à la pratique du trail ? Le Penyagolosa Trail, support des championnats du monde de trail 2018 fait aussi parler de lui. Prochaine édition les 18 et 19 avril en deux courses de 110 km (5 600 mD+) et 59 km (3 200 mD+). L’épreuve reine, c’est la longue, le Penyogolosa CSP qui relie en 110 km, Castelló, au bord de la méditerranée (1h de route de Valence) à Penyagolosa, au cœur du parc national du même nom. Cette course est inscrite au Challenge de l’Ultra Trail World Tour ainsi qu’au Spain Ultra Cup.

Les meilleurs français en lice

Et cette année, il y aura du beau monde. Mieux : les meilleurs français ! François d’Haene – vainqueur de trois UTMB, deux Ultra-Trail World Tour, quatre Diagonale des Fous… est annoncé, mais aussi Ludovic Pommeret (vainqueur de l’UTMB et avec trois podiums en CCC et TDS au Mont Blanc), Antoine Guillón, e vétéran coureur français cumule quatre podiums en UTMB TDS; Mathieu BlanchardGrégoire Curmer… Côté féminin, Audrey Tanguy, victorieuse des deux derniers UTMB TDS, sera l’un des grandes favorites. Côté espagnol, Yeray Durán (2e en 2017), Sebas Sánchez (vainqueur en 2016), Ramón Recatalà (vainqueur en 2012 et 3e l’an dernier), Jesús Gil García ou Agustín Luján comme principaux candidats à la victoire dans la catégorie masculine et Azara García ou Silvia Trigueros dans la catégorie féminine. On attend donc un beau match France-Espagne sous le soleil méridional. 



L’idée de cette Trail Elite Factory ? Permettre de dénicher les nouveaux talents trail de France. Les deux vainqueurs auront la possibilité d’intégrer le Team Asics Trail pendant un an et évoluer aux côtés de Xavier Thévénard et des athlètes du team.

Vous avez entre 18 à 25 ans ? Un gros potentiel en trail ? Cette nouvelle Trail Elite Factory d’Asics & I-Run devrait vous plaire. Deux heureux sélectionnés se verront offrir un contrat athlète d’un an pour intégrer le Team Asics Trail, et bénéficier d’un encadrement professionnel : dotations produits, stages, suivi médical Quartz Elite…

Trois journées de sélections

Pour dénicher les futurs talents, trois journées de sélections seront organisées, sur les traces des champions du Team Asics Trail : Sylvaine Cussot, Xavier Thévenard et Benoît Girondel. Les participants seront jugés sur un parcours trail de 10km, leur technique et leur motivation. A l’issue de chaque journée de sélection, 4 participants seront qualifiés pour la phase finale. Les 12 finalistes s’affronteront en juin dans les Alpes sur une ultime épreuve, à l’issue de laquelle les 2 lauréats seront désignés pour intégrer, fin août, le Team ASICS Trail à Chamonix.

Rendez-vous… le 21 mars à Saint-Rémy-Lès-Chevreuses (78), sur les traces de l’EcoTrail de Paris avec Sylvaine Cussot, le 28 mars à Crest (26) sur les traces de Benoît Girondel, 12 avril à Nantua (01)sur les traces de Xavier Thévenard. Du 19 au 21 juin à Samoëns (74), ce sera l’épreuve finale.

Comment participer ?

Comment participer Remplis le questionnaire ICI si tu penses répondre aux critères requis. Si ta candidature est validée par notre jury de sélection, tu recevras alors une convocation pour la journée de détection choisie. Le jury de sélection désignera 4 finalistes par journée (soit 12 finalistes). Les 12 finalistes auront la chance de prendre part à la phase finale dans les Alpes à l’issue de laquelle les 2 gagnants seront désignés pour être intégrer, fin Août, au Team ASICS Trail à Chamonix.



Grosse semaine sportive en perspective du 8 au 15 juin à Colmar à l’occasion du nouveau Bretzel Ultra Tri. Au choix, un formatDouble (7,6 km de natation / 360 km de vélo / 84 km de course) en solo ou en relais, un Triple ou encore Quintuple Ultra Triathlon (XXL) pour les plus gourmands. Côté 100% course à pied, un challenge « Marathon » sera proposé. Il s’agira d’enchaîner 35 tours sur un circuit fermé en cinq jours pour cumuler cinq marathons. 



Elle a testé Stimcare pour vous : Sandrine Nail-Billaud, marathonienne & pharmacienne.

Le corps est censé être une mécanique bien rodée… Enfin en théorie, car lorsque l’on se blesse, une zone est affaiblie, le corps compense et il se déséquilibre pour inhiber la douleur apparue. Le mouvement naturel est désynchronisé pour s’adapter à l’inconfort et poursuivre malgré tout l’effort. Apparaissent alors, par un phénomène bien connu de compensation, douleurs et inconforts musculaires, articulaires voire des blessures plus importantes que tous coureurs et coureuses à pied redoutent.

C’est dans ce contexte de blessures (rupture partielle de l’aponévrose) que j’ai testé les patchs Stimcare. Ces patchs, avec une technologie innovante, entrent également dans la composition d’une gamme de vêtements développée par Salomon : la gamme NSO. Ces vêtements bénéficient de la technologie des patchs Stimcare, positionnés aux endroits stratégiques dans ces vêtements pour répondre aux problématiques des coureurs (maux de ventre lors de courses d’ultras, crampes mais aussi douleur aux trapèzes lors du port d’un sac de course…) et les soulager.

Mais c’est quoi ces patchs ?

  Ce n’est pas un patch chauffant, ni un patch transdermique, il ne contient aucun médicament, ni principe actif, ce qui diminue grandement l’apparition d’effets secondaires tels que les démangeaisons ou les réactions cutanées. Il s’agit d’un patch breveté utilisant la technologie eNOsyntexTM basée sur le principe d’oxydo-réflection. Le patch renvoie comme un miroir les infrarouges lointains émis par l’organisme. Cette concentration d’infrarouges endogènes va activer la microcirculation sanguine sous le patch pour apaiser les tensions musculaires, articulaires et ligamentaires comme sur le schéma ci-dessous : 

Le positionnement se fait sur la gêne ressentie, mais également sur des points clés spécifiques identifiés cliniquement ce qui augmente l’efficacité et la rapidité d’action des patchs.

L’AVIS DE LA TESTEUSE : « Je connais ce type de patchs depuis plusieurs années et là je dois dire que je suis bluffée par cette nouvelle technologie. Plus réfléchissante des infrarouges et basée sur la résonance de l’eau (dite inter faciale), les arguments avancés sont tout à fait recevables scientifiquement étant moi-même biologiste, professeur d’immunologie et spécialisée dans le processus immunologique de la réaction inflammatoire. En effet, quel que soit le dysfonctionnement dont j’ai eu a souffrir ces derniers temps :  inconfort au niveau de la bandelette tibiale du genou (le fameux syndrome de l’essuie-glace), des douleurs lombaires ou dorsales et plus récemment une rupture partielle de l’aponévrose,  la pose de Stimcare par mon kiné formé à la technique par le créateur, Arnaud Tortel, m’a permis de continuer à courir et à chaque fois dans un confort ultra optimal !  »

Comment ça marche ?

En cas de blessures, de coups, d’infections, de douleurs localisées, le corps va dans tous les cas réagir par des processus inflammatoires normaux pour tenter de rétablir l’équilibre. Ces processus inflammatoires dits physiologiques vont entrainer dans un premier temps un apport de sang (rougeur) puis une phase de stagnation va se produire pouvant donner de possibles œdèmes et qui va entrainer un ralentissement alors du flux circulatoire pour permettre aux cellules de venir traiter et évacuer les toxines ou des débris suite au traumatisme. Cette zone touchée va alors dégager de nombreux infrarouges (chaleur) produits sur place pour augmenter le processus d’élimination et favoriser la cicatrisation.

C’est là que le patch Stimcare intervient car en appliquant le patch sur les zones ciblées, il va réfléchir et concentrer les infrarouges endogènes, tout en dynamisant l’eau qui est présente. L’effet principal va être de fluidifier les liquides corporels et d’accélérer la dilatation des capillaires sanguins via la stimulation d’une enzyme (eNOsynthase) sensible aux infrarouges lointains.

Cette activation a pour effet d’augmenter le drainage de la zone inflammatoire et l’apport correct en nutriments, apportant un soulagement rapide de la zone douloureuse.

La technologie utilisée fait appel à une membrane qui recouvre l’ensemble du patch et qui contient plus de 20 oxydes métalliques et des terres rares broyées de taille micrométrique en concentrations très précises dont des oxydes de fer, magnésium, titanium, silicium, manganèse et zirconium pour ne citer que les principaux. Cela permet l’oxydo-réflexion (la réflexion des rayons infra rouges produits naturellement par le corps en cas d’inflammation) et la résonnance de l’eau.

ZOOM SUR LA RESONANCE DE L’EAU. Ses effets sur l’organisme : augmente légèrement la température de la peau (0.2°C) et provoquer une sensation de chaleur // augmente le flux sanguin en dilatant les vaisseaux // active le métabolisme et réduire la sensation de douleur. L’application de ses effets sont bénéfiques pour les sportifs grâce à : une amélioration du retour veineux // une amélioration de la souplesse musculaire // une réparation accélérée des cellules du corps // une réduction du stress et de la fatigue musculaire // une augmentation de l’endurance.

Dans quel cas les utiliser ?

Tout simplement pour soulager rapidement les inconforts articulaires et musculaires mais aussi les inconforts typiques de surmenage, des déséquilibres musculaires qui peuvent se créer en cas de grande fatigue. Ils permettent également de stimuler certains points en provoquant une circulation d’énergie autour d’un point précis. Ils pourraient être comparés à des aides physiques pour la course à pied un peu comme le ferait des bas de compression pour soulager des douleurs d’insuffisance de retour veineux. Les patchs Stimcare ne sont pas des médicaments, aucun produit ne pénètre dans le corps, il ne s’agit pas de patch transdermique et ils ne boostent en aucun cas vos performances ! Ils se déclinent en différents types de problèmes à soulager (4 gammes) : que ce soit en sport, mais aussi pour des douleurs articulaires, pour des douleurs de règles ou encore des soucis digestifs.

Comment les poser ?

Les patchs Stimcare agissent en stimulant des points énergétiques précis de l’organisme. En ostéopathie, kinésithérapie, kinésiologie et autres thérapeutiques manuelles, chaque muscle possède un point dit gâchette ou Trigger qui permet la diffusion d’information et d’énergie dans l’ensemble du muscle. Il en est de même pour chaque articulation dont la capsule articulaire est proche de la peau et des ligaments qui possèdent leurs propres points clés. Tous les tutoriels pour bien les poser sont en ligne sur le site www.stimcareoneline.com afin de soulager tout type de pathologies, ou inconforts.

Attention, un professionnel de santé formé à la technologie Stimcare est le plus apte à vous placer les patchs pour qu’ils soient efficaces. Renseignez-vous auprès de votre praticien.

EN PRATIQUE. Pour coller les patchs il faut éviter les plis cutanés, les déposer sur une peau propre et sèche et si possible épilée ! Avant d’enlever la languette protectrice, activer les patchs en les froissant légèrement entre les doigts. La durée de vie des patchs est longue puisqu’ils peuvent rester au moins 3 jours sur la peau et être actifs jusqu’à 10 jours ensuite, ils supportent les douches, les baignades et ne tirent pas sur la peau. En respectant ces conditions de pose, les patchs seront plus efficaces plus longtemps.

Où les trouver ? Sur le site www.stimecaroneline.com, avec un accompagnement vidéo pour savoir comment les poser, la livraison se fait en 48h. Dans la gamme « sport » (20,90 € les 6), on trouve des patchs pour les membres inférieurs, supérieurs, mais aussi le tronc et le dos. Il existe aussi une gamme « digest », « arthro » et « periods ».



Dimanche 1er mars 2019, le semi-marathon de Paris annulé en dernière minute pour cause de coronarivus s’est joué en « off », en ordre dispersé. Sur les trottoirs en suivant le tracé, dans le bois de Vincennes ou sur les quais de Seine, on a couru, un peu, beaucoup, juste pour le plaisir.

Le 1er mars 2019, le semi de Paris étant annulé, des coureurs se sont retrouvés pour courir quand même dans paris.

La déception avalée, la passion a reboosté. Via les réseaux sociaux, une partie des 44 000 inscrits se sont retrouvés pour courir 21 km – ou un peu moins… – dimanche matin dans Paris. On parle de 5 000 coureurs essaimés dans la capitale. Un chiffre invérifiable…

« On court quand même ! »

Sitôt informé de l’annulation, avant même d’avoir récupéré son dossard, Maxime Delavallée, jeune coureur parisien a lancé spontanément un groupe Facebook « Semi de Paris 2020 – On court quand même». Epidémie ou pas, impossible de renoncer à ce qui devait être son premier semi : « Dans ma start-up, je suis catalogué comme pas du tout sportif. Je m’étais donc lancé un challenge, celui de finir mon premier semi à Paris mais aussi, plus secrètement , celui de battre mon collègue le plus sportif, auteur d’un 1h36’ l’an dernier. Je visais 1h35. Je me suis entraîné pour cela sérieusement pendant trois mois » raconte l’entrepreneur de 24 ans.

 Son appel à courir malgré tout a vite été entendu. Environ 750 personnes lui ont emboîté le pas pour courir le semi en « off ». «  Nous avons suivi le tracé en évitant simplement le pont qui relie la Cité de la mode à Bercy, suite à l’incendie qui a eu lieu à proximité le vendredi. Nous avons échangé avec des Français, mais aussi des coureurs venus d’ailleurs, comme des Russes et Portugais, contents de pouvoir courir quand même. Nous avons jonglé sur les trottoirs, c’est sûr, mais tout s’est bien passé. Le but n’était plus le chrono, mais le partage. Je termine quand même en 1h47’, plutôt content ! », s’enthousiasme Maxime, qui prévoit déjà de prendre sa revanche en 1h35′ au prochain semi de Boulogne en novembre

Avec ou sans dossard

Sous un petit crachin, Quai d’Austerlitz – lieu du départ- à 8h, il y avait donc du monde. Des petits groupes, des runners en solo venus échanger, comme Sandrine collaboratrice de Running Attitude. Dans le lot, certains portent le T-shirt rouge grenat distribué la veille, d’autres ont même épinglé leur dossard. On se met à papoter volontiers. Camille, de Lille, relativise en disant que bon, ce n’est pas si grave, on est de simples amateurs. L’essentiel est dans le partage qui se trame ici. Le running, c’est d’abord une grande communauté. Ne jamais l’oublier.

Le Chilien qui déploie fièrement le drapeau de son pays en a gros sur le cœur. Il est venu 5 jours à Paris pour courir ce semi capital. Un gros budget, des mois d’économie envolés à cause d’une épidémie…Il garde le sourire derrière ses lunettes de soleil et profitera quand même la « ville lumière », même sous le ciel gris. Deux autres « touristes » campent à deux pas.

Anaïs, de Belgique et Sandra, de Lorraine, deux copines arrivées depuis vendredi. Ce semi devait être un plongeon dans le grand bain, une toute première fois pour Anaïs qui s’est entraînée méthodiquement pendant des semaines. Elle philosophe pour se consoler : c’est l’occasion de reculer pour mieux sauter, une prochaine fois. En attendant, place maintenant à une belle sortie longue, allure semi.

« Pourquoi nous et pas le foot » ? 

Pour un groupe venu du Mans, l’annulation reste difficile à encaisser. Les gars sont remontés. « Pourquoi nous et pas le foot ? ». La question se pose. Tout le monde se la pose ! Pourquoi le match Racing-La Rochelle, disputé dans l’enceinte fermée du stade Paris-La Défense-Arena a-t-il été maintenu malgré l’annonce du ministre, intervenue une demie heure avant le coup d’envoi ?

Idem pour tous les matchs de foot de Ligue 1, maintenus eux aussi. Une « question de fric », sans doute. « C’est deux poids deux mesures. Tout cela manque de cohérence. Il faut tout annuler ou ne rien annuler, et dans ce cas, carrément fermer toutes les lignes de métros qui brassent au quotidien des milliers de personnes ! ». C’est dit. Les discussions vont bon train à côté des micros de la chaîne BFM TV mobilisé pour relayer le « non-événement ». Les policiers sont sur le qui-vive, vigilants à empêcher tout regroupement de plus d’une centaine de personnes.

Marine Leleu croisée sur les quais ce 1er mars 2019.
Marine Leleu croisée sur les quais.

On se disperse alors gentiment, en petites bandes. Sur les quais, voie Georges Pompidou, Sandrine multiplie rencontres et échanges. Tiens, une tête connue, Marine Leleu, venue accompagner une amie.

« J’ai fait 30 km en 1h50 ! »

Un peu plus loin, Baptiste, triathlète chevronné et ancien cycliste raconte sa déconvenue. 

« J’ai appris la nouvelle à 16h, juste après une séance de Stendo chez Pôle recup’ en rallumant mon téléphone. Je suis passé de l’état détente à l’état colérique en une fraction de seconde ! Je n’avais pas encore récupéré mon dossard. Je faisais partie de la Team Harmonie Mutuelle. Par respect pour l’organisatrice de notre week-end, j’ai décidé d’aller au salon récupérer mon dossard et voir les copains. L’ambiance était glauque, avec un gros sentiment de frustration. Je respecte cette décision des politiques qui prennent en compte notre santé mais n’y avait-il pas plus de risques ce week-end au salon du semi que sur  la course en elle-même ? Pourquoi autoriser un match de ligue 1 ? N’y a-t-il plus de risques à prendre les transports en commun ? » se questionne l’athlète. Il visait 1h10’ dimanche et n’a pas hésité une seconde à venir malgré tout cavaler dans Paris. « C’était important pour moi. Pour partager ce moment en cohésion avec les personnes dans la même situation. Il y avait du monde, de la bonne humeur, une météo clémente et de l’envie ! J’ai fait le parcours entier, même plus. Même s’il y avait de la circulation et que nous avons dû courir sur les trottoirs et nous adapter, j’ai couru  30 km en 1h50. J’ai eu d’excellentes sensations, c’est d’autant plus rageant… ». On le comprend.

Des boucles dans le bois de Vincennes 

Les meneurs d'allures de Dominique Chauvelier ont couru malgré tout le Semi de Paris 2019 annulé.
Run avec les Run & freedom.

Coté Bois de Vincennes, passage phare du circuit (du 9eau 19e km), ça grouillait aussi de runners. Frédéric, collaborateur du magazine, s’est greffé à une sortie spontanée des meneurs d’allure Run & Freedom de Dominique Chauvelier.

 « Nous étions quasiment 50 coureurs rassemblés à 9h à l’entrée du parc floral au bois de Vincennes. On s’est élancé joyeusement pour 4,5  km d’échauffement en direction du lac des Minimes puis de l’Insep pour rejoindre le carrefour de la Pyramide. Ensuite, nous avons fait trois tours du triangle cycliste (3 100 mètres par tour) à allure semi voire plus rapide encore, avec trois minutes de récupération à la fin de chaque tour. Bien sûr, notre petit peloton s’est étiré en fonction du niveau de chacun. Nous avons croisé des paquets de coureurs, beaucoup plus qu’un dimanche ordinaire !« , raconte-t-il. 

Du monde sur les quais ! 

Le classement du semi de Paris 201 en "off"

Même constat à l’autre bout de Paris. Alice, autre membre de la team Running Attitude, est allée trottiner en bord de Seine depuis Boulogne-Billancourt. Ça défilait en ordre dispersé, plus ou moins groupé sur la rive gauche côté Javel, Tour Eiffel, Invalides, Musée d’Orsay… Quelques bornes pour le fun, sans médaille ni chrono. Qu’importe finalement, le plaisir de courir a primé. C’est ce que l’on retient de ce dimanche matin. Enfin, les plus motivés ont tout de même joué le challenge lancé à la volée par Running Heroes. 4 236 coureurs inscrits le samedi en fin de journée. 1 500 « finishers » in fine pour ce semi 2.0. La palme revient à Romain Eliasse, auteur d’un 1h14′ et à Carole Stephan en 1h32′.



Démarche circulaire pour Circle Sportswear, nouvelle marque française qui invente le vêtement technique multi-vies en fibres recyclées et recyclables.

Via un abonnement, il sera possible d’échanger ses vêtements une fois usés contre ceux de la dernière collection. La collection running a été co-designée par 500 sportifs pour allier performance et exigence environnementale. Les fibres sont recyclées, recyclables, issues de déchets sourcés en Europe.



Depuis quelques mois, dans la foulée du géant Nike, initiateur du mouvement, les équipementiers commercialisent des modèles très orientés compétition utilisant notamment une plaque de carbone dans la semelle, technologie censée améliorer les performances. Le 1er mars, le modèle Hyperion Elite de Brooks sera disponible en quantité limitée – 105 paires en France – chez quelques revendeurs spécialisés. Nous avons pu la tester en avant-première.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). 

Premier constat en les sortant de leur boîte, elles sont légères : 200 grammes en pointure 44. Second constat, le mesh est très souple et constellé de minuscules encoches et le chaussant est assez étroit. En tenant la chaussure avec ses deux mains pour plier l’avant de la semelle, il faut fournir un effort important en raison de la lame de carbone qui court de l’avant à l’arrière de la semelle.



Dès les premières foulées on a irrésistiblement envie d’accélérer, d’abord en raison de leur légèreté et aussi du fait d’une légère bascule sur l’avant qui incite à courir de manière dynamique. Si le confort est préservé, le mesh très minimaliste n’isole pas très bien de l’humidité en cas de pluie. Sur une séance d’environ 50 minutes avec variations d’allure, sur bitume, il est difficile d’estimer le gain apporté par rapport à un modèle plus polyvalent, alors direction la piste du stade de la porte d’Auteuil, à Paris, pour un entraînement plus rythmé.

A l’aise sur la piste

Au programme, après 20 minutes d’échauffement et quelques gammes (foulées bondissantes, montées de genoux, etc.), place à des séries de 300 mètres en 58 secondes (3’15 » au km) avec le même temps de récupération en courant lentement. Les quatre premières séquences sont courues avec le modèle Hyperion Tempo, beaucoup plus polyvalent (test à venir dans Running Attitude n° 210 en kiosque fin mars). Les séries sont courues entre 58 et 59 secondes. Le vent se lève un peu et la pluie fait son apparition, je chausse les Hyperion Elite pour courir les six dernières séries. Bon point pour la bonne adhérence de la semelle sur la piste désormais bien humide. Verdict de cette première série avec les Elite  : 56 secondes. C’est en autochronométrage certes, mais avec la même méthode que précédemment. Les 4 sections de 300 mètres suivantes seront toutes courues entre 55 et 56 secondes, bonus avec une ultime séquence sans contrôler l’allure, courue en 50 secondes.

Indéniablement il se passe quelque chose, le modèle Hyperion Tempo est à peine plus lourd (215 grammes) mais beaucoup moins réactif que les Elite.

Aux pieds, les Hyperion Elite. A côte, les Hyperion Tempo.

Quelques jours plus tard, au bois de Vincennes, sur un circuit plat mesuré à la roue de géomètre, séances de 800 mètres sur bitume. Objectif 6 x 800 mètres en 3 minutes (3’45 » au km soit pile 16 km/h) avec 2 minutes de récupération, les deux premières séries en Hyperion Tempo. Après les deux premières courues en  » piochant  » un peu en 3′ et 2’59 », les quatre suivantes en portant les Hyperion Elite sont courues à peine plus vite (entre 2’57 » et 2’58 ») mais avec bien plus d’aisance.

Ultime comparatif à nouveau sur la piste d’Auteuil et à nouveau sous la pluie pour 6 x 600 mètres en 2’10 » (3’35 » au km) avec 2 minutes de récupération. Trois séries avec les Tempo en 2’10 » / 2’11 », les trois suivantes en 2’09 » avec les Elite.

Deux autres entraînements un peu plus longs (1h30 chacun) montrent plusieurs aspects : leur coloris clair les rend salissantes lorsqu’il pleut fort et on a vite les pieds très mouillés. Le confort est assez bon pour un modèle orienté vers la performance, même après 1h15 avec des variations d’allure. Si les différences de chrono sur les séances effectuées ne sont pas significatives, leur aisance sur ce type d’entraînement est vraiment supérieur à leur modèle  » inférieur  », les Hyperion Tempo.

Sans parler de rebond, on se sent plus dynamique et avec une facilité de propulsion qui donne une irrésistible envie de continuer sur un rythme élevé.

A quels coureurs sont elles destinées ?



Leur nom et leur prix (250 €) ne laissent aucun doute quant à leur positionnement élite. Elles seront à utiliser en compétition et sur quelques entraînements pour s’habituer à courir avec. Elles sont évidemment utilisables sur courte distance, 5 ou 10 km. Pour des distances supérieures, ce sera au coureur d’apprécier la situation : elles sont assez confortables sur une durée de 1h30, donc largement utilisables sur un semi-marathon pour de nombreux coureurs, mais il faut néanmoins  » avoir du pied  » pour en tirer la quintessence, et notamment avoir une bonne fréquence de foulée (> 170 pas par minute).
Pour une durée supérieur à 1h45, et envisager un marathon (sur des chronos allant de 2h20 à 2h50), il n’est pas certain qu’elles conviennent à tous les profils : leur amorti est très dynamique, ll faudrait effectuer des séances d’entraînement longues (2h à 2h10) avec ce modèle pour vérifier qu’elles seront bien adaptées au coureur.

Il n’est pas facile, avec un modèle destiné à la performance, de déterminer le réel gain sur les chronos qui serait apporté par les chaussures. En tout état de cause, que ce soit sur les séances effectuées sur piste ou les quelques entraînements à allure variées (pour un total d’environ 90 km), cela s’est fait avec plus d’aisance ce qui pourrait repousser le seuil de fatigue, participant ainsi à l’amélioration des performances.



Ce casque à conduction osseuse laisse l’oreille libre. Il est compatible avec la natation, affiche 8h d’autonomie et peut stocker 1200 chansons. De quoi rythmer ses longueurs de piscine !

Autant la musique pour les coureurs à pied représente un marché bien présent avec de nombreux produits disponibles, autant pour ceux qui mangent des carreaux de piscine, il y a peu de choix.

Rester vigilant à son environnement

Ecouter de la musique lors d’une activité sportive est très plaisant, un rien dopant. La musique peut permettre de battre votre record au 10km, certes. Mais écouter de la musique en courant est surtout très dangereux. On se coupe avec l’environnement, n’entend pas les bruits des véhicules alentours ! 

Cette musique met le coureur dans une bulle qui peut être source de nombreux risques. Mais ça c’était avant ! Avant quoi ? Avant la conduction osseuse bien sûr ! Technologie phare de la marque Aftershokz. En effet ce fabricant, leader dans les casques à conduction osseuse (comprenez : rien n’est envoyé en direct vers vos tympans) s’est enfin intéressé aux nageurs avec ce modèle étanche. 

Ce casque est étanche jusqu’à 2 mètres et si tous les autres casques Aftershokz fonctionnent en Bluetooth, je vois déjà la question arriver : mais ou mettre son téléphone pour avoir de la musique dans l’eau ?!

Une mémoire interne

C’est là que le Xtrainerz fait la différence : il contient une mémoire interne pour le stockage des fichiers musicaux. Il est étanche mais peut donc aussi parfaitement convenir pour la course à pied. Il ne pourra cependant pas être couplé à votre smartphone ou à votre montre pour la musique car il n’est pas Bluetooth. Il ne pourra pas non plus vous servir pour répondre à vos appels (en même temps sous l’eau…) comme casque mains libre ce que fait parfaitement son grand frère l’Aeropex ou même le Trekz air.

Pour le reste, le casque fonctionne « à l’ancienne ». Il faut donc le connecter à l’ordinateur à l’aide du câble USB fourni. Il permet de lire tous les formats audio donc pas de prise de tête si vous achetez toute votre musique via la marque à la pomme…et comme le casque n’est pas Bluetooth, il va se contenter de lire ce que vous y mettez dedans, soit en vrac ce qui est mon cas, soit dans des fichiers organisés par auteurs, date etc….

Vous avez un abonnement à une plateforme de musique ? Oubliez ! Pas possible pour ce casque-là, il va vous falloir retrouver votre vieux disque dur ou vous aviez stocké toute votre musique achetée ou non …

8h d’autonomie

Dans sa définition : le casque Aftershokz Xtrainerz est étanche et donc il peut être utilisé en natation. De fait, Aftershokz ne l’a pas équipé d’un connecteur micro-USB, mais de connecteurs sur l’un des côtés. Pour la recharge, on utilise donc un clip USB fourni pour respecter l’étanchéité du produit. Il sert aussi pour le transfert de fichiers de musique.

La charge complète permet un usage annoncé à 8h. Cela en fait des longueurs de piscine ou des bornes en courant... Personnellement je n’ai pas, malgré ma lenteur au 100 m, atteint la limite de batterie faible avec pourtant une utilisation d’environ 3 séances de 1 à 2 heures chaque semaine. Le casque étant rechargé tous les WE.

Fonctionnement intuitif

Lire les notices n’est pas votre fort ? Cela tombe bien, il n’y a pas besoin de vous la farcir ! Sur le côté droit, se trouvent les boutons de commande. Les boutons + et – permettent d’ajuster le volume sonore. Une pression plus longue sur le + permet de passer à la piste de musique suivante et sur le – : pour revenir à la piste précédente. Entre ces 2 boutons, un bouton « 0 » permet d’allumer et d’éteindre le casque en effectuant une pression longue de 2 secondes. Une pression courte permettra de stopper la lecture de la musique et de la reprendre par une autre pression courte.

Enfin, un dernier bouton à l’arrière permet de choisir l’ordre de lecture des morceaux de musique. Soit dans l’ordre de votre playlist, soit en lecture aléatoire. Une pression longue sur ce même bouton permettra de basculer sur le mode de lecture de musique de mode normal (course à pied, vélo, marche etc…) ou en mode natation : écoute de la musique sous l’eau.

On se jette à l’eau…

Et comment cela tient avec mon bonnet de bain ? Super bien ! C’est un ajustement quasi parfait. Le bonnet vient appuyer un peu sur la branche du casque sans gêner. Le casque tient parfaitement en place grâce à l’anneau en titane et on ne le sent quasiment pas.

Attention : je ne l’ai pas testé sans bonnet de bain !

La musique dans l’eau ? C’est simple, on choisit le mode écoute dans l’eau comme expliqué plus haut. Propriété : les basses naturellement amplifiées sous l’eau, sont atténués. La qualité de musique ultra naturelle. Sous l’eau, la conduction osseuse est parfaitement efficace et même le son à faible volume est entendu quand on met la tête sous l’eau, ce qui est confortable si on veut discuter la tête hors de l’eau avec sa voisine de barbotage ! 

Il faut par contre avoir sans cesse la tête sous l’eau pour avoir un niveau d’écoute continu avec le même son (pas facile me direz-vous….) ou alors avec un masque et tuba… Il faut privilégier de la musique au rythme entrainant pour palier au fait que les notes et paroles peuvent être un peu diffuses et donc pour écouter des pods cast par exemple, ce n’est vraiment pas confortable !

Globalement c’est la meilleure solution d’écoute de musique que j’ai pu tester en natation aussi bien en termes de confort, de facilité d’utilisation et de qualité du son ! Adopté pour rythmer les longueurs, toujours trop longues. Avec la musique c’est plus motivant !

Les + : Le poids plume et la tenue sur la tête, même avec des cheveux longs, même avec un bonnet de bain. Les 2 modes d’écoutes permettant de l’utiliser aussi pour la course à pied avec un rendu de son excellent dans le mode terrestre. La facilité d’utilisation même pour télécharger de la musique « à l’ancienne ».

Le – : L’absence de connexion Bluetooth possible ce qui permettrait de passer en mode lecture de musique sur des listes d’abonnement ou de l’utiliser couplé à son téléphone pour la course à pied par exemple !