Lorsque courir devient douloureux pour les articulations on doit d’abord et surtout questionner sa pratique sportive. 

Ce n’est pas un secret, la course, ce n’est pas toujours le pied. Car courir engendre parfois des accidents traumatiques aigus (fracture, entorse, contracture musculaire) mais génère surtout en permanence des microtraumatismes répétés pour les articulations porteuses (hanche, genou, cheville). Savez-vous qu’à chaque kilomètre de course, il y a environ 800 réceptions pied/sol avec cinq à six fois son propre poids à chaque impact ?

Une coureuse de 60 kg impose donc à chaque foulée environ 300 kg sur sa hanche droite, puis sur sa hanche gauche… De quoi prendre peur oui, mais… des études montrent aussi que le footing « regonfle » la colonne vertébrale et que la pression sur celle-ci est plus forte en position debout statique que pendant un footing. Au final, la propulsion permettrait de décomprimer les disques. C’est peut comme au saut du lit, quand on se réveille toute raide, puis qu’au fil de la journée, le dos se repose. De ce point de vue, on peut considérer le footing comme un super déverrouillage matinal. Venons-en aux questions qui fâchent.

Y a-t-il une dose de course à pied à ne pas dépasser ?

L’os, le cartilage, les ligaments, les tendons et les muscles réagissent de manière favorable lorsqu’ils sont entraînés très régulièrement. Ceci étant dit, il semble malgré tout que plus de 30 kilomètres hebdomadaires de course à pied pourrait être l’une des causes d’accélération de l’arthrose.
Oui mais – encore une fois – cette donnée demande à être validée car plus de 30 km par semaine entre 30 et 50 ans est une quantité banale pour de nombreux coureurs à pied sans pour autant provoquer une apparition prématurée de douleurs articulaires.

Y a-t-il une technique de course plus ou moins nocive ?

Disons « stop » d’emblée à une idée reçue bien répandue : la pratique du trail est meilleure que la course sur route pour les articulations. C’est faux ! Croyez-vous que le chemin côtier est plus souple que le bitume ? Le problème ne tient pas à la souplesse du terrain mais plutôt, et surtout, au dénivelé. La course en descente est notamment très délétère pour les articulations. Bien évidemment, la qualité des chaussures est importante pour participer à l’économie articulaire, par un amorti de qualité. Mais trop d’amorti n’est pas non plus la bonne solution. Plus il est puissant, plus la poussée qui va suivre sera difficile.

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Faut-il sacrifier les articulations pour sauver le cœur ?

Bien sûr que non car au final, le cœur (l’appareil cardiovasculaire) et la motricité (nos articulations) sont sur un pied d’égalité. En fait, comme pour tout, ce sont les excès qui entraînent une accélération des douleurs articulaires ou même un vieillissement de notre pompe cardiaque. Tout est donc dans la mesure avec des phases de repos entre les phases intensives.

Les runners ont-ils plus d’arthrose que les non sportifs

Impossible de répondre. Le seul argument valable est de constater que l’apparition des douleurs sera différente entre un sportif (chez qui la douleur va surtout apparaître à l’effort) et un non sportif qui sera plus sensible à ressentir des douleurs d’apparition progressive au repos ou au quotidien.

Douleurs & sports adaptés

Mal de dos

La majorité des activités sportives, pratiquées dans d’excellentes conditions, ne représentent pas de risque majeur pour les lombaires. Cependant, la pratique de certains sports doit rester modérée pour s’éviter le mal de dos.
Les sports déconseillés : l’escalade, la boxe et autres sports de combat, le rugby, le parapente et le parachutisme. De manière générale, ils peuvent occasionner des risques traumatiques.
Les sports recommandés : la marche, la randonnée pédestre, la natation et le crawl et dos crawlé en particulier, le golf (si les postures sont bien exécutées), le tai-chi et le stretching doux. Le badminton et le tennis ne sont pas contre-indiqués si les gestes sont amples et le rythme peu intensif.

Les douleurs à la hanche

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Pour ne pas prendre de risque, le conseil est de conserver des activités physiques adaptées, selon l’âge et le degré de handicap éventuel.
Les sports déconseillés : la course à pied, le tennis, le ski, les sports de ballon et les sports de combat.
Les sports recommandés : la natation, le vélo, l’aviron ou encore le tai-chi.

Les douleurs au genou

Ennemi des coureurs, le traumatisme du genou peut augmenter le risque d’arthrose et nécessite un avis médical pour pratiquer tel ou tel sport.
Les sports déconseillés : le football, le rugby, le tennis, le judo, la musculation ou le marathon.
Les sports recommandés : la natation, le vélo (jambes tendues) ou la marche après avis médical.



On vous dit comment prendre soin de vos pieds, avec Gérard Soulier, président et fondateur de l’association nationale des podologues du sport et marathonien.

Détails de taille

Choississez une paire de runnings d’une pointure supérieure à votre pointure de ville. En magasin, ôtez la semelle intérieure, posez-y votre pied, et vérifiez qu’il reste au moins un centimètre entre le bout de l’orteil le plus long et le sommet de la semelle. Comme le pied a tendance à gonfler, il est judicieux de faire son achat en fin de journée. Côté chaussettes, optez pour une chaussette « technique », en matière respirante, avec des coutures limitées et une coupe ajustée. Le modèle anatomique (pieds droit et gauche) est être intéressant. Idem pour la chaussette dite « double » (comme les Thyo), en deux tissages pour éviter les frottements répétés.

Aux petits soins

Au quotidien
Le rituel « crème hydratante », « gommage », « ponçage » c’est le b.a.-ba. La couche cornée, qui se développe plus ou moins selon les personnes, souvent au niveau du talon mais aussi sous le gros orteil, doit être abrasée au moyen d’une râpe ou d’une pierre ponce lorsqu’elle gêne la marche ou la course.
Avant une compétition
En vue d’une épreuve comme un marathon ou un ultra, le coureur à la peau sensible peut procéder à un tannage pour durcir sa peau. Pour être efficace ce soin préventif doit être observé au moins pendant les trois semaines précédant ladite compétition. La méthode tannante la plus simple consiste à s’appliquer du jus de citron (ou acide pitrique en pharmacie) au moyen d’un coton sur les zones sensibles du pied. Le jour de la compétition, on appliquera au dernier moment une crème anti-échauffement, comme la Nok de Sports Akileïne, qui permettra d’éviter les ampoules dues aux frictions répétées.

Des ongles au carré

On les coupe au minimum chaque mois, et surtout au carré. Pas besoin d’aller dans les angles, au risque de laisser un petit éperon à l’intérieur de l’ongle, qui peut à la longue se transformer en ongle enchâssé ou pire, en ongle incarné. Equipé d’un outil spécialisé (turbine), le podologue pourra procéder à une coupe arrondie en cas de gêne. Si toutefois un ongle tombe, souci fréquent du coureur, il conviendra de guider la repousse du nouvel ongle, et de le protéger avec un « bonnet d’orteil ».



Pour cette édition anniversaire, la fête s’annonce complète sur ce dernier beau marathon du calendrier avec cadeaux et animations à gogo autour du vieux port.

Ce marathon d’automne, on l’aime autant pour la qualité de son organisation – toujours aux petits oignons – que son décor, iodé et rythmé, autour du vieux port. C’est aussi un parcours à record : l’an dernier, les vainqueurs avaient signé les 2e meilleures performances de l’année ! Une belle occasion de taper un « RP ».

©La Rochelle

Cette année, le duo sera mis entre parenthèses pour gonfler les rangs de l’épreuve phare avec 8 000 dossards disponibles pour l’occasion. On pourra aussi carburer sur le 10 km (3 000 dossards) sur un tracé plus roulant partageant l’arrivée du marathon : rue du Palais, passage sous la grosse horloge, vieux port et finish au pied des fameuses tours. Les inscriptions sont ouvertes. Dossard affiché à 56 € jusqu’au 15 juin pour le marathon. Pour s’inscrire sans tarder, c’est par ici .



La Mach fait partie de la gamme de chaussures légères orientées vitesse chez Hoka. Très gros coup de cœur pour le design général : moderne, sobre et beau, bref une réussite notamment les gammes de couleurs. La maille jacquard, nouveauté qui compose le mesh, y est aussi pour beaucoup. Cette maille renforce également le maintien global du pied. On se sent maintenu mais pas à l’étroit. La languette se place parfaitement. Cela participe à l’impression générale de confort de la chaussure. La semelle intermédiaire ProFly, exclusivité Hoka, favorise une foulée souple et réactive et la semelle extérieure en mousse caoutchoutée offre une adhérence qui n’a pas été prise en défaut. Petit bémol par rapport à la version 2 : un poids légèrement en hausse.

Nerveuse mais confortable

Quid alors du dynamisme ? Il est bien là et c’est étonnant de retrouver une chaussure aussi nerveuse mais confortable. L’amorti de la Mach 3 est plus sec que sur une Clifton par exemple et le meta-rocker –  technologie de la semelle incurvée qui reprend les principes d’un rocking chair – est construit de telle sorte qu’il vous entraine naturellement vers l’avant. Comme souvent chez Hoka le drop est de 5mm. Il ne faut pas s’y tromper la petite nouvelle de chez Hoka est taillée pour la vitesse sur 10 km voire semi-marathon pour des coureurs légers ou rapides. Sur des sorties supérieures à deux heures, elle pourrait, en fonction du gabarit du coureur devenir fatigante. 

Notes du testeur : Amorti : 16/20 Confort 16/20 Stabilité 17/20 Souplesse 15/20 Note moyenne : 16/20

Usage : Courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger (moins de 75 kg). 

Poids : 245 g en 42 – Drop : 5 mm Prix : 150 €

Il a testé pour vous. Antoine Galewski, 39 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

FIN IL A TESTE



La mesure de la puissance est devenue une donnée familière des cyclistes et triathlètes qui l’ont intégrée depuis longtemps à leurs entrainements et l’utilisent également en compétition. La course à pied est restée jusqu’à présent hermétique à cet indicateur lui préférant toujours la FCM ou la VMA. Le capteur de puissance Stryd pourrait venir changer la donne car il répond à des besoins spécifiques mais réels des coureurs.

Une précision jamais égalée

Le premier et le plus inattendu est que ce capteur offre une précision de distance et d’allure jamais égalée. On le sait aujourd’hui c’est la limite de toutes les montres GPS dont la précision laisse à désirer. On clipse très facilement le capteur à la chaussure et il se calibre automatiquement. Il est compatible avec presque tous les modèles de montre GPS. Sa précision est tout bonnement incroyable. Sur trois tours de piste de 350 m soit 1 050 m j’ai obtenu une mesure de 1 051 m. Même chose sur la mesure de l’allure instantanée très précise et réactive même sur une séance de fractionnés 30/30. 

Mesure de la force du vent

Mais ce qui pourrait révolutionner l’entrainement en course à pied c’est la mesure de la puissance, c’est-à-dire l’énergie déployée lors de chaque contact au sol, la puissance du mouvement du mouvement de propulsions. Contrairement à la VMA ou la FCM, la puissance n’est pas influencée par des facteurs comme la fatigue, le stress, la dérive cardiaque ou la météo. C’est l’entrainement et la qualité de la foulée qui feront évoluer la puissance.

Stryd a en plus ajouté un capteur pour mesurer la force du vent. Ça n’est pas la même chose de courir un 10 km à 15 km/h avec ou sans vent. Le Stryd wind est le premier capteur à mesurer cette donnée qui va jouer sur la mesure de la puissance. L’application internet dédiée permet de faire la différence entre l’énergie déployée pour résister à l’air et le reste. A l’usage, ce capteur permet par exemple de définir une puissance cible moyenne sur une course comme le font les triathlètes à vélo. Côté autonomie,  j’ai réussi à faire 2 semaines à 4-5 séances d’une heure, et la batterie n’était pas encore à plat : c’est donc un gros point positif. Bien entendu, ce capteur a un coût (229 €) mais pour les coureurs expérimentés qui veulent tester une nouvelle manière de s’entrainer et de performer c’est un investissement très intéressant. 

Testé par Antoine, dans le numéro 210 de Running Attitude.



À 63 ans, Jean-Louis Vidal a trouvé sa seconde jeunesse dans les courses d’ultra. Dans cette spécialité, rien ou presque ne lui résiste. Pas même l’effrayante ‘‘Jogle’’.  Nous profitons de la sortie de son livre dédié à cet univers pour repartager ici un portrait paru dans un précédent numéro de Running Attitude.

Portrait réalisé par Julien Bigorne, paru dans Running Attitude 192, en octobre 2018.

A lire. Jean-Louis Vidal vient de publier un livre, « Les courses d’ultra faciles » aux éditions Jacques Flament. Ce livre donne des conseils aux coureurs qui veulent tenter l’aventure de l’ultrafond pour revisiter leur foulée ; comprendre les six principes fondamentaux de la préparation ; établir une stratégie de course. 

« Plus c’est long, plus c’est bon ! » Sur les courses d’ultra, lorsque la plupart des concurrents jettent l’éponge ou commencent à marcher en canard, Jean-Louis Vidal, 62 ans, apparaît frais comme un gardon, dans la position du chasseur d’hommes de tête. En l’espace de huit ans, le résidant de Juziers, dans les Yvelines, a appris à trouver son «régime permanent» (comprenez la bonne allure sans puiser dans ses réserves) pour être capable de réaliser des «negatives splits» sur des épreuves à étapes de trois semaines et plus de 1 000 km. Cette capacité, défiant la logique, lui permet de devancer des rivaux bien plus jeunes. «En 2016, la célèbre TransGaule (1 190 km en 19 jours, de la Manche à la Méditerranée) a été un révélateur. Durant la première semaine, j’ai évolué à 9 km/h. Puis, je suis monté en régime jusqu’aux 11,5 km/h de moyenne. J’ai gagné 5 étapes et terminé 3e au scratch», raconte le sociétaire de l’As Issou. Rebelote en 2017 sur la DeutschlandLauf, la traversée de l’Allemagne sur 1 325 km de la frontière danoise au sommet bavarois du Zugspitze. Au bout de 4 jours de course, le Francilien accuse 6h de retard sur le leader. Mais il ne panique pas. Le ‘‘rouleau compresseur’’ se met alors en marche, ses rivaux plafonnent et il finit 3e

2h28 au marathon

Sa recette ? «Je m’entraîne à allure très modérée tous les jours entre 6 et 30 km, ce qui m’habitue à courir à l’économie», débute-t-il. «À côté de ça, j’ai un profil de coureur rapide. En 1987, j’ai bouclé le marathon de l’Essonne en 2h28, des 5 000 m en 14’30 et participé à l’Hexadrome (le Tour de France en course à pied) dans la même équipe qu’Alex Gonzalez (3 fois sélectionné aux Jo). L’an dernier, j’étais encore capable d’aligner des 500 m à 20 km/h et de finir sur le podium des Championnats de France vétérans en salle (2e en 60-64 ans sur 3 000 m et 3e sur 1 500 m). Ma pointe de vitesse reste l’un de mes atouts», souligne le natif de Paris 14e. Ses performances en ultra fond sont aussi le résultat d’une certaine fraîcheur. 

«Mon physique n’a pas été abîmé par des décennies de compétition. J’ai connu des périodes ‘‘off’’ de 10-15 ans. Au collège, j’ai remporté des cross scolaires qui m’ont donné goût à l’athlé. Puis, j’ai privilégié des études d’ingénieur à Centrale-Supélec. J’ai repris à 25 ans pour me tourner vers le marathon. J’en ai disputé dix entre 1981 et 1995, avant d’arrêter de courir jusqu’en 2009 pour diriger mon entreprise de consultant informatique», rappelle l’athlète, qui découvrit l’ultra en 2010 grâce à Lucien Leroux, un ami spécialiste des 24h. 

Mental d’acier

Son mental d’acier et la connaissance de son corps en ont fait une référence française. Sur Six-Jours d’abord. «En 2016, j’ai terminé 2e de celui de Privas…en m’arrêtant 44 heures mais en finissant très fort (154 km le dernier jour)», précise l’ultraman, qui devint, en avril dernier, le 10e coureur en dix éditions à finir l’effrayante ‘‘Jogle’’. «C’est la traversée de la Grande-Bretagne du nord au sud, de John O’Groats (Jog) au Lands End (le). 1 380 km en deux semaines, à raison de 90 km quotidiens, sous des vents violents, un froid constant et des pluies diluviennes», dévoile Jean-Louis, qui vivra une nouvelle expérience mémorable le 28 septembre. Il sera l’un des 14 Français sur 400 athlètes à participer le Spartathlon, la course de 246 km entre Athènes et Sparte qui suit le chemin de l’illustre Philippidès. Mythique.



La Fédération Française d’Athlétisme a choisi de suspendre jusqu’à fin juillet l’ensemble des compétitions nationales et propose une saison athlétique courant d’août à fin octobre si les conditions sanitaires le permettent. Différentes mesures d’accompagnement des clubs sont, par ailleurs, actuellement en cours de discussion.


Plusieurs décisions importantes sont à retenir du bureau fédéral, réuni à titre exceptionnel en visioconférence le 7 avril, en conséquence de la crise sanitaire mondiale.

Sur le calendrier des compétitions

Toutes les compétitions nationales sont suspendues jusqu’à fin juillet. S’il reste envisageable que la sortie du confinement permette une reprise de la pratique sportive avant cette date, un retour trop rapide des compétitions pourrait entraîner un grand nombre de blessures. Le bureau fédéral a pu prendre cette décision suite aux recommandations de la Commission médicale de la FFA.« Bien sûr, nous devons encore composer avec de nombreuses incertitudes, liées à l’évolution de la pandémie et aux différents scénarios de sortie du confinement encore à l’étude par les autorités, précise André Giraud, président de la FFA. Mais cela ne nous empêche pas de pouvoir anticiper en prenant certaines décisions, grâce notamment aux recommandations fournies par le Ministère des Sports et le Comité national olympique et sportif français, avec qui nous sommes en contact permanent. Les compétitions nationales, qu’il s’agisse des différents championnats de France, meetings ou courses running, sont donc suspendues jusqu’à la fin du mois de juillet. Sur le plan des compétitions régionales et départementales en revanche, nous avons la volonté de laisser à chaque territoire la liberté de prendre les initiatives qu’il souhaite, dès lors que les conditions sanitaires le permettront. Certaines zones pourront peut-être reprendre une activité avant d’autres, en fonction des annonces faites par les autorités, et auront donc la possibilité d’organiser des rassemblements locaux. »

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Sur la date et le lieu des Championnats de France Elite

La nouvelle programmation des championnats de France Elite, initialement prévus du 19 au 21 juin à Angers, est conditionnée à la date de reprise possible de l’activité sportive et au choix du maintien ou non des Championnats d’Europe Paris 2020 du 25 au 30 août. Les championnats de France Elite pourraient, en effet, constituer le support de qualification de ces championnats continentaux. L’engagement de la Fédération Française d’Athlétisme auprès de la ville d’Angers, unis par une convention prévoyant la tenue sur le territoire angevin de Championnats de France Elite qui soient supports des Jeux Olympiques, induit que les championnats de France Elite 2020 ne se tiendront vraisemblablement pas dans la Ville d’Angers.



Sur la tenue des Championnats d’Europe Paris 2020

L’Association Européenne d’Athlétisme est propriétaire de l’évènement. La Fédération Française d’Athlétisme travaille étroitement avec les services de l’Etat et le Comité d’Organisation Paris Athlé 2020 sur plusieurs scénarios, basés sur l’analyse des enjeux sanitaires, économiques, techniques, sociaux, et sportifs, afin d’optimiser la livraison de l’événement en fonction de la sortie définitive du confinement sur le continent européen.


Sur le plan de relance post-crise sanitaire

La Fédération travaille d’ores et déjà à l’élaboration d’un plan d’action de sortie de crise sanitaire, avec pour volonté de se positionner comme actrice de la reprise du lien social, convaincue par l’idée que le sport peut et doit contribuer à la bonne remise en marche de la société.Plus encore dans pareil contexte, les clubs auront un rôle majeur à tenir pour assurer cette mission qui dépasse le seul cadre sportif. La FFA ntend ainsi apporter à l’ensemble de ses 2 485 clubs les moyens et outils nécessaires à leur reprise d’activité et au bon accomplissement de cette mission d’envergure. La FFA travaille avec plusieurs acteurs sur un dispositif d’optimisation de la licence 2020 ainsi que la mise en place d’un fonds de solidarité pour les accompagner dans cette relance d’activité.« Nous voulons contribuer à l’après-confinement en animant nos clubs et notre communauté, en proposant une autre façon de consommer l’athlétisme, explique André Giraud. Je dis souvent que dans toute crise il y a une opportunité. En l’occurrence ici, une opportunité pour la population de mieux prendre soin d’elle-même. On n’a, en effet, jamais vu autant de personnes se mettre à la pratique de la course ou de la marche que depuis cette période de confinement. Les outils de coaching sportif à domicile que nous diffusons pour toutes les catégories d’âges depuis le début de la crise rencontrent d’ailleurs également un grand succès. Il est désormais de notre devoir, en tant que fédération délégataire de service public, de permettre à ces nouveaux pratiquants de pérenniser leur pratique et de profiter sur le long terme des bienfaits de l’activité physique, pour le corps, l’esprit, et le lien social. Nous sommes en effet persuadés que les personnes vont vouloir se retrouver, partager du lien après ces longs moments d’isolement. Toutes nos structures déconcentrées (nos clubs, mais aussi nos comités départementaux et nos ligues régionales) sont là pour les y aider. La famille de l’athlétisme doit rester unie afin que notre sport puisse jouer à plein son rôle de locomotive lorsque viendra l’heure de prendre un nouveau départ. Si aucune fédération ne va sortir indemne de cette crise, nous avons la volonté d’aller de l’avant et de réinventer l’athlétisme de demain. »



En cette période troublée, nous apportons notre soutien aux organisateurs de courses et donnons la parole à trois d’entre eux pour expliquer ce que report et annulation impliquent en coulisses. 

Nos interlocuteurs 

Romain Piau, directeur de course de l’EcoTrail Paris. // Jean-Charles Perrin, fondateur de Run For You, assure l’organisation de l’EcoTrail Paris, du Semi-marathon de Boulogne, de la Corrida de Noël d’Issy-les-Moulineaux, de la Foulée Meudonnaise, du Trail des Hobbits, la Vanvéenne, la Course-Eiffage du Viaduc de Millau //  Sylvain Aupetit, responsable des évènements Grand Paris Sud, organisateur du Marathon de Sénart.

L’annulation, vous l’aviez déjà vécue sur le semi de Boulogne-Billancourt en 2015, un tout autre contexte… 

Jean-Charles Perrin : « Oui et je peux dire qu’annuler une course, c’est le pire scénario. Pour le coureur qui s’est préparé, comme pour l’organisateur qui a bossé pendant une année sans aucune satisfaction à l’arrivée. Son bonheur, c’est d’organiser, de voir les gens se dépasser. A Boulogne en novembre 2015, le contexte était très particulier. Les attentats de Paris s’étaient produits alors que nous avions ouvert le village de retrait des dossards pour la course qui devait avoir lieu le dimanche. Nous avons gelé toutes les dépenses possibles en dernière minute, comme le chronométrage par exemple. Au final, plutôt que de rembourser à peine 5 € à chaque inscrit, nous avons préféré proposer l’équivalent de 10 € de remise, soit 30% sur le dossard de l’année suivante avec une priorité d’inscription pour l’édition de 2016. Cette mesure avait été bien perçue mais dans le cas particulier de Boulogne, nous n’avions pas eu d’autre choix que d’annuler. Aujourd’hui, face au coronavirus, le contexte est différent. Le report est une alternative, la meilleure option pour le coureur. »

Suite aux annulations et reports récents, certains coureurs réclament le remboursement de leur dossard. Mission impossible pour les « grosses courses » ?  

Jean-Charles Perrin : « A une semaine de la tenue d’une course, quelle que soit son ampleur et la structure qui la gère, associative ou professionnelle, entre 80 et 90 % du budget est dépensé. Cela concerne tous les coûts de production, l’achat de matériel, des denrées alimentaires, la rémunération de différents prestataires et fournisseurs. A cela s’ajoute, pour les évènements de plus grande ampleur gérés par des structures professionnalisées comme Run For You ou ASO par exemple, un coût humain. Notre modèle repose sur des hommes, des salariés qui travaillent pour les événements. L’EcoTrail par exemple, c’est une quinzaine de personnes qui travaillent toute l’année, ainsi que des prestataires extérieurs (société de production d’images, une agence de communication, etc.). Ces coûts nous les supportons sur une année complète si bien que lorsque le coureur prend son dossard, des sommes sont déjà engagées. »

Le report d’une course, en l’occurence l’EcoTrail, qu’est-ce-que cela implique côté organisation ? 

©Rémi Photo. L’organisation de l’EcoTrail, reporté au 3 octobre, a annoncé la mise en place d’une plateforme de revente de dossards.


Romain Piau : « Nous repartons de zéro. L’équipe de l’EcoTrail va devoir refaire le job, recréer l’événement en sept mois seulement, tout en gérant les évènements déjà planifiés en automne chez Run For You. Il va par exemple falloir vérifier tous les certificats médicaux pour s’assurer de leur validité le 3 octobre et dans le cas contraire, recontacter un à un les coureurs. Nous allons aussi remonter tous les dossiers techniques, afin de les présenter à nouveau à nos interlocuteurs pour obtenir les autorisations nécessaires. Sur l’EcoTrail Paris, qui concerne plusieurs départements, territoires et communes, nous avons une cinquantaine d’interlocuteurs clés et plus de 300 concernés. La Tour Eiffel, les ports de Paris, l’ONF, la préfecture, les communes traversées, le château de Versailles, le Domaine de Saint-Cloud, l’Observatoire de Meudon… sans oublier tout le travail avec faire avec nos partenaires avec qui il va falloir aussi reconstruire le schéma de leur partenariat. C’est du boulot. Cela revient presque à organiser un deuxième événement pour le prix d’un. Heureusement, la bienveillance de nos coureurs, de nos partenaires nous donne de l’énergie pour tout recommencer. »

Quels sont les impacts financiers ? 

Romain Piau : « Pour l’EcoTrail Paris, on estime un surcoût de l’ordre de 20 000 à 40 000 euros, c’est-à-dire entre 5 et 10% de notre budget. Ce surcoût, le coureur ne le verra pas et ne le payera pas. Nous allons bien sûr pouvoir réutiliser médailles, dossards, t-shirts, mais nous allons aussi avoir de nouvelles dépenses, ne serait-ce que pour stocker tout ce matériel jusqu’au 3 octobre. Nous avions par exemple déjà payé les hôtels pour les coureurs élites invités, mais aussi l’équipe vidéo et le PC course, qui commençaient à s’installer pour la Verticale de la Tour Eiffel qui devait avoir lieu 4 jours plus tard. Nous payerons à nouveau ces prestataires en octobre. »

© Grand Paris Sud. Le Marathon de Sénart, prévu le 1er mai, a été annulé dès le 10 mars. Un choix de l’organisation, la communauté d’agglomération Grand Paris Sud, qui explique qu’elle sera en mesure de rembourser totalement les inscrits.

Le marathon de Sénart, prévu le 1er mai et annulé sera en capacité de rembourser intégralement ses inscrits. Comment est-ce possible ? 

 Sylvain Aupetit « Le 10 mars, dans le contexte sanitaire que tout le monde connait, la communauté d’agglomération Grand Paris Sud, a pris la décision, en responsabilités, d’aller au-delà des directives gouvernementales et d’annuler l’édition 2020 du marathon de Sénart. Suite à cette décision, un remboursement total des droits d’inscriptions perçus de la part des inscrits  va être réalisé. Cette option financière est possible, d’une part du fait de l’anticipation de l’annulation qui a permis de ne pas engager de nombreuses dépenses liées à des achats et des prestations d’une part, et d’autre part, par le soutien financier de l’agglomération qui supporte la manifestation  sans toutefois dépasser le budget initial prévu de la manifestation. Annuler la manifestation plus tard aurait nécessairement eu des conséquences financières toutes autres pour l’organisation. Nous ne saurions, en revanche, présumer des organisations et modes de fonctionnement d’autres structures et de leurs capacités ou non à proposer des remboursements suites à des reports ou annulations de courses. »



Les défis sportifs solidaires se multiplient ces temps-ci et l’on s’en réjouit. Nous relayons celui de jumeaux marathoniens. Ils ont récolté près de 3 000 euros pour les soignants de l’hôpital de Lens en une matinée. Un bel appel du pied. 

David et Guy devaient participer dimanche dernier au Marathon de Paris. Ces jumeaux marathoniens et ultra-trailers ne sont pas restés les bras croisés ce 5 avril, se lançant un défi sportif mais surtout solidaire. «  Nous ne voulions pas rester sans rien faire face à ce coronavirus et aider nos soignants, nos héros. Nous avons lancé une cagnotte Leetchi en nous engageant à reverser 1 euro par 1 kilomètre parcouru pour le personnel soignant de l’hôpital de Lens, où nous habitons », raconte David.

150 participants

Leur initiative, relayée par la presse locale et France 3 a été largement partagée. « A la base ce défi était juste pour nous et notre entourage, mais la solidarité a été grandiose » s’enthousiasme le coureur : « Nous avons été plus de 150 à participer ce dimanche à ce projet #jecourssolidairele5avril. C’est énorme à nos yeux, 150 participants, quasi 3000 euros récoltés, pour un projet qui a été mis en place mercredi dernier ! ».

Les jumeaux, qui pour leur part ont couru 42.195 km en 820 tours sur leur gazon avaient une grosse motivation pour tenir bon « nous avons pensé très fort à nos soignants » explique David, qui nous a contacté dans le but de faire passer ce message : « Si nous, à notre petit niveau, nous avons réussi à récolter 3000 euros en 1 journée avec un run solidaire, pourquoi pas d’autres, avec des appels aux dons pour les hôpitaux, les soignants, les pompiers près de chez eux ? ». 



La 10e édition de la Maxi-Race d’Annecy, prévue les 30 et 31 mai est reportée au mois de juillet suite à l’épidémie que nous connaissons. Les précisions de l’organisation sur ce report, les nouveaux formats proposés et les dédommagements envisagés.

(Communiqué de l’organisation)

A défaut d’organiser la course comme prévue, l’organisation s’est littéralement pliée en 4 pour pouvoir proposer une alternative, la meilleure possible, pour les coureurs. Et ne pas se cantonner seulement à un remboursement partiel. Un important travail mené en collaboration avec la ville d’Annecy permet d’envisager un report de l’évènement les 11 et 12 juillet, sous un format différent (lieu d’arrivée, formats, parcours…)

Ce report reste néanmoins conditionné aux nouvelles réglementations concernant la levée du confinement et aux autorisations accordées pour l’organisation d’événements sportifs en Juillet. Dans ces conditions, l’organisation ne sera pas en mesure de prendre une décision définitive (report ou annulation) avant le 20 avril, en fonction des informations officielles communiquées. 
– Si les dispositions permettent l’organisation de l’évènement, chacun pourra alors choisir entre un report de l’inscription sur le week-end du 11 et 12 juillet ou un dédommagement.
– Si l’évènement ne peut pas avoir lieu, les coureurs seront tous dédommagés.

Stéphane Agnoli, Directeur de course confirme : « Cette décision ne fut pas facile à prendre et toutes les équipes ont été très mobilisées depuis plus de 15 jours pour pouvoir réagir au plus vite et sadapter aux informations qui arrivent au compte-gouttes et qui sont parfois contradictoires : « les certitudes dhier ne sont pas celle daujourdhui »  Cette édition, sera évidemment un peu spéciale, mais nous souhaitons tous quelle garde ses objectifs initiaux annoncées pour 2020, avec des nouveautés, de la solidarité, et une évolution vers plus deco-responsabilité comme laction 0 bouteilles plastiques menées avec le Grand Annecy. Léquipe de la MaXi-Race souhaite, malgré les difficultés rencontrées, proposer un rendez-vous sportif et festif pour partager ensemble la passion de courir ! »

MaXi-Race, juillet 2020 : une édition solidaire et spéciale

Les courses seront condensées sur une seule journée en réduisant les formats proposés avec 4 formats au choix : la Short Race – 16km, 950 m D +, la Marathon-Experience – 42 km, 2500m D+, la Marathon-Race – 39km, 3200m D+ et nouveau format de 75km – 4900m D+ avec un départ depuis Doussard.

Il s’agit bien de s’adapter aux difficultés à sentrainer durant le printemps mais également de réduire la durée de mobilisation des personnels de secours sur l’évènement, ceux-ci étant actuellement en première ligne pour lutter contre cette épidémie.

L’organisation de cet évènement sera aussi l’occasion de remercier l’ensemble du personnel de santé, durement touché. Un partenariat a été crée avec le Rotary Club d’Annecy qui se rapprochera, une fois l’épidémie terminée, des services hospitaliers locaux afin de mettre en place une opération de remerciements et d’aide. L’organisation reversera une partie des recettes de l’évènement au Rotary afin de financer des actions en fonction des besoins. Les coureurs pourront également participer à la cagnotte solidaire.

Les modalités de reports ou de dédommagement

La situation actuelle et exceptionnelle impacte tout le monde, sportif, personnel, mais également professionnel. L’organisation d’un évènement comme la MaXi-Race représente une année entière de travail pour le staff, les bénévoles. C’est également un moment important pour la vie économique locale et pour les fidèles prestataires.

Les modalités de reports et de remboursements proposées par l’équipe de la MaXi-Race semblent être le meilleur équilibre entre la volonté d’offrir un dédommagement important tout en permettant d’honorer les frais déjà engagés.
Les coureurs auront le choix entre un report de l’inscription ou un dédommagement, le choix se fera une fois que l’évènement sera confirmé.

Détails et infos sur le nouveau site dédié: https://www.maxi-race.org/fr/france/



Le 5 avril devait se dérouler le marathon de Paris, repoussé au 18 octobre prochain pour les raisons que l’on connaît. La Fondation du Souffle et la marque américaine de chaussures de running Altra, vous proposent de participer ce dimanche 5 avril au marathon de Paris de manière virtuelle pour faire avancer la recherche contre le Coronavirus.

Comment participer ?

 Inscrivez-vous sur la plateforme GoFundMe et faites un don de votre choix à La Fondation du SouffleAltra s’engage à verser 5 euros pour chaque participant inscrit sur Google Form.

Qu’est-ce que la Fondation du souffle ? Fondation reconnue d’utilité publique, elle se mobilise au quotidien sur plusieurs fronts pour lutter contre toutes les maladies respiratoires. Dans un contexte sanitaire bouleversé par le coronavirus, il est plus que jamais important pour la Fondation du Souffle de financer la Recherche sur le Covid-19 qui affecte toute particulièrement les personnes atteintes de pathologies respiratoires.

42 squats, 42 marches à chacun son défi

En amont de l’événement, ce vendredi 3 avril à 18h, Gregory Herlez, coach et blogueur de course à pied et trail depuis plus de 10 ans, vous prodiguera quelques conseils sur son compte Instagram (@greg_runner) dans le cadre d’une pratique sportive en confinement.

Préparez vos tenues les plus insolites et réalisez votre dossard spécial marathon virtuel en utilisant le #virtualbib. Les plus créatifs seront récompensés.

Le jour de l’événement, soyez imaginatif et respectez ce chiffre qui nous obsède tous en tant que runner : le 42. Sautez 42 fois, faites 42 squats, montez 42 marches, etc. 

Partagez vos expériences sur les réseaux sociaux en taguant @altrarunning_europe et en utilisant le #virtual42

Seul impératif : respectez les soignants en faisant du sport chez vous pour soutenir la cause.

Pour plus d’informations sur les missions de la Fondation du Souffle : https://www.lesouffle.org/la- fondation/nos-missions/



Les industries textiles du Trentin, province située au Nord-Est de l’Italie, reconvertissent leur production afin de faire face dans la région au manque de dispositifs médicaux sanitaires tels que blouses et masques certifiés.

Comme d’autres industries textiles italiennes, La Sportiva, entreprise de Ziano di Fiemme, connue dans la production de chaussures et de vêtements outdoor, reconvertit une partie des machines de son site de production pour couper et coudre des matériaux tels que le cuir et le caoutchouc afin de produire des masques et des blouses au service de la Protection civile de Trente.

L’usine, implantée depuis 1928, qui en temps normal accueille 369 employés et produit environ 2 000 paires de chaussures par jour, a rappelé huit personnes parmi les ouvriers et les techniciens de R&D mis au chômage technique dans le but de réaliser les prototypes de masques conformes aux normes requises par l’Institut supérieur de la santé de Turin. La production lancée depuis vendredi dernier n’attend plus que la certification officielle. L’objectif est d’atteindre 3 000 pièces par jour une fois que la machine sera pleinement opérationnelle.

Objectif 55 000 masques

« Notre grand sens de la responsabilité nous a fait dans un premier temps contribuer à l’effort collectif pour contenir la contagion, en décidant d’anticiper la fermeture de notre site de production. Aujourd’hui, nous sommes appelés à nous engager pour faire face à la deuxième phase de cet état d’urgence. Pour cela, nous nous sommes équipés des matières premières appropriées pour pouvoir produire un premier lot de 55 000 masques qui iront à la Protection civile de Trente par l’intermédiaire d’Allergo System à Rovereto. En parallèle, nous sommes de notre côté en train d’essayer de certifier d’autres matériaux afin de produire indépendamment des blouses et autres équipements de protection pour pouvoir passer à une production industrialisée qui permettra en très peu de temps d’atteindre des productions quotidiennes beaucoup plus importantes. Bien évidemment, en convertissant plus de machines et en rappelant progressivement plus d’employés à l’usine. En espérant que cela contribuera à sécuriser les centaines d’agents de santé qui travaillent dans la région du Trentin et qui ont aujourd’hui besoin de tout notre soutien. Même si nous sommes séparés, nous sommes unis, et nous gravirons ensemble cette montagne, c’est ce que j’ai dit à mes collaborateurs au début de l’urgence et c’est ce message que je veux transmettre aujourd’hui également à tous ceux qui sont en première ligne pour mener cette bataille. La Sportiva est là et vous soutient.» a déclaré Lorenzo Delladio, PDG et président de La Sportiva.



Après Nike, Hoka, Adidas et Brooks, Asics dévoile à son tour une paire en carbone pour le marathon ainsi qu’un modèle sans pointe pour les sprinters.

190 grammes (pointure 42,5) pour la nouvelle Metaracer, dédiée aux compétiteurs sur marathon. Elle allie la technologie Guidesole avec une plaque de carbone, pour offrir plus de stabilité et un meilleur rebond. La chaussure a une forme incurvée qui permet de réduire la charge musculaire sur le mollet (réduction annoncée à 20%) permettant ainsi une meilleure efficacité énergétique. La technologie Flytefoam ™ de la semelle intermédiaire est légère et génère à la fois un amorti supérieur et une meilleure propulsion. Les matériaux de la semelle (Asics Grip™ et Wet Grip Rubber™, Sponge) améliorent l’adhérence en conditions humides. Le drop est de 9 mm. La paire est affichée à 200 €.

Du carbone aussi sur le tartan

L’équipementier japonais présente aussi la Metasprint, une chaussure « sans pointe » pour les sprinters. Traditionnellement, les sprinters courent avec des chaussures à pointes pour gagner en traction sur la piste. Avec sa MetaSprint, Asics repense cette approche. Cette chaussure remplace les pointes traditionnelles par une semelle extérieure nid d’abeilles en fibre de carbone qui permet de réduire le contact avec le tartan, améliorant ainsi la propulsion. Sans les pointes qui s’enfoncent dans le  revêtement de la piste, les athlètes transfèreront de la puissance supplémentaire à chaque foulée et augmenteront ainsi leur vitesse. Selon les recherches menées à l’ISS en février 2020, la Metasprint permet de se propulser en avant 6,67 cm plus loin, ce qui traduit par un gain de temps de près de 500 centièmes d’une seconde [0,048 secondes] sur 100 m. Cette paire Metasprint pèse 136 g en 41, 5 et est affichée à 300 €.



Ces postures dites des  » 5 tibétains », soulagent les tensions musculaires et améliorent la souplesse : que du bonus pour la course à pied.

RUNNING & YOGA, LE NIRVANA. Le yoga est en plein boom – 5 millions de pratiquants en France. Cette pratique, source de bien-être, n’a que des atouts. C’est encore plus vrai en complément du running. Principaux bénéfices :une meilleure maîtrise de son souffle, un corps assoupli en douceur et en profondeur (colonne vertébrale, hanches, genoux, chevilles…), un dos fortifié, des articulations renforcées, des abdos plus musclés, une posture améliorée. Il y a forcément un cours de yoga près de chez vous, renseignez-vous.

Qu’est-ce que c’est ? Un enchaînement de cinq exercices, accessibles à toutes. Ces rites, pratiqués dans les monastères d’Himalaya, favorisent la vitalité, soulagent les tensions musculaires, améliorent souplesse, respiration, posture, digestion, bref, une vraie source de bien-être. 

Quand les pratiquer ? Matin ou soir, ou matin et soir. L’idéal est d’en faire un rituel matinal, histoire d’éveiller son corps de la meilleure manière. 

Quelle dose ? Commencer avec cinq répétitions puis en ajouter deux par semaine, pour arriver à 21 répétitions de chaque rite. 

De quoi ai-je besoin ? Juste d’un tapis de sol et d’une tenue confortable.

Rite 1 / Derviche

Debout, pieds écartés de la largeur du bassin, tendre les bras à hauteur d’épaules, paumes de mains vers le sol puis tourner sur soi, dans le sens des aiguilles d’une montre. S’appuyer sur le pied droit pour pivoter sur le pied gauche avant de revenir en position de départ. Fermer les yeux, joindre les mains comme pour prier.

À savoir : peut donner le tournis, s’arrêter en cas de vertige. 

Respiration : calme et profonde. 

C’est bon pour : réveiller son énergie, améliorer son équilibre, son dynamisme interne. 


Rite 2Lever de jambes

Allongée sur le dos, les bras le long du corps. Rengorger le menton puis soulever la tête et tendre les jambes en même temps vers le ciel, en veillant à garder le bas du dos bien plaqué au sol pour protéger les lombaires.

Le bon geste : commencer les genoux fléchis pour protéger ses lombaires. 

Respiration :expirer en montant les jambes, inspirer en redescendant. 

C’est bon pour : tonifier les abdos et le cou. 

Rite 3 / L’arc

À genoux, les bras le long des cuisses. Incliner le buste en avant pour allonger la nuque et appuyer le menton sur la poitrine. Ensuite, lever la tête et étirer le buste autant que possible en arrière.

C’est bon pour : étirer les fléchisseurs des hanches, des abdos et du cou.

Le bon geste : contracter les fessiers, rentrer le ventre pour bien rétro-verser le bassin et protéger les lombaires. 

Respiration : expirer vers l’avant, inspirer vers l’arrière. 

Des postures qui soulagent les tensions musculaires et améliorent la souplesse : que du bonus pour la course à pied !
On termine par la posture du chien tête en bas ©Adobestock

Rite 4 / Le pont

Assise, jambes tendues. Poser les mains à plat de chaque côté du bassin. Inspirer puis soulever la poitrine et le bassin vers le ciel, de manière à former un angle droit avec les genoux. Laisser aller la tête en arrière. Revenir en position de départ. 

C’est bon pour : renforcer les épaules, le bas du dos, les fessiers.  

Respiration : inspirer en soulevant le bassin, expirer en revenant en position assise. 

Le bon geste : pour protéger ses articulations, bien appuyer sur le sol avec les mains en verrouillant poignets, bras, épaules.

Rite 5 / Le chien tête en bas

À quatre pattes, pieds écartés de la largeur du bassin, mains posées à plat, doigts ouverts. Se mettre sur la pointe des pieds puis pousser ses fessiers vers le ciel en tendant bras et jambes. Garder les pieds posés à plat sur le sol. 

C’est bon pour : étirer le corps, le dos, fortifier les bras et assouplir l’arrière des jambes. 

Le bon geste : les avant-bras s’éloignent aussi du sol, rentrer les basses côtes pendant l’exercice. Respiration : calme et profonde. 



Initialement, ces rations Lyophilise and co étaient prévues pour mon Marathon des Sables d’avril, reporté en septembre. J’ai testé ces repas durant la première semaine de confinement.  

Par Sandrine-Nail-Billaud

OK, vous vous dites que j’aurai pu faire des courses et anticiper et vous avez raison, oui mais voilà je suis professionnel de santé, de garde une nuit sur trois et franchement moi qui, d’habitude, suis capable de tenir un siège avec mes boites de conserve que je rachète d’une fois sur l’autre sans vérifier qu’il m’en reste, et bien là, je me suis trouvée démunie. Et puis, comme beaucoup d’entre vous, j’ai ruminé les annulations en série qui arrivaient chaque jour pour les différentes courses du calendrier de mars, puis d’avril. La mienne, c’était le Marathon des Sables. Un rêve de gamine, depuis toujours… J’avais participé l’année dernière, en 2019, pour le magazine à la première étape. Deux nuits en bivouac, 32 km dans le désert et paf au moment où tu commences à te prendre au jeu, retour à Paris pour le salon du running et le marathon le dimanche suivant en meneuse d’allure… J’ai eu une folle envie de retourner dans le grand bac à sable, pour vivre le MDS, le vrai, en 250 km, six étapes et en totale autonomie. Côté nutrition, il faut justifier de 2000 calories au minimum chaque jour.

2000 calories par jour

Comme tous les participants, je me suis demandée, qu’est-ce que je vais manger ? Je me suis tournée vers Lyophilise and co, entreprise française et leader dans la distribution des aliments lyophilisés pour course à étapes. Tout ça avec l’aide de mon précieux fichier Excel donnant poids du produit sans l’emballage et les calories. Le lyophilisé, c’est de la nourriture sans l’eau mais pas juste déshydratée, car cela ne se conserverait alors pas assez longtemps. La lyophilisation, c’est un processus de dessiccation sous vide à basse température de produits préalablement congelés. C’est-à-dire que c’est une élimination progressive de l’eau du produit préalablement congelé (phase solide) par passage à la phase vapeur, sans passer par la phase liquide. Ce changement d’état s’appelle la sublimation. Cela donne un produit avec moins de 5% d’eau résiduelle jusqu’à moins de 1% pour les lyophilisateurs très performants – fin de l’enseignement scolaire à domicile.

A peine 48h après – l’équipe de Lyophilise and co fait presto – je recevais un énorme colis. Tout pour tenir six jours dans le désert, petit déjeuner, déjeuner, diner, compotes, soupe, barres et autres douceurs à manger pendant la course. Raisonnable, je ne me suis pas jetée pas sur la première barre coco venue (une tuerie, je vous le dis) et je remisais tout ça me promettant de m’attaquer au déconditionnement puis reconditionnement en petit sachet sous vide avec étiquette indicatrice dessus, un peu plus tard. La suite, vous la connaissez : report de l’épreuve en septembre… Je rangeais donc mon carton dans une armoire en ayant pris soin de vérifier que les dates de préemption étaient OK, pas de souci, tout pouvait même attendre le MDS 2021.

Puis ce virus est venu mettre son grain de sel. Confinement annoncé le 16 mars et pas grand chose dans mes placards. D’un coup, tilt, je me suis dit que l’occasion était bonne pour tester cette gamme lyophilisée, sans sable chaud, sans tente berbère certes, mais tout de même un peu en mode « survie ».

Muesli, couscous et macaroni

Le lundi. Le matin un délicieux Granola framboise grand format. Bon, 800 calories pour ce petit dej. Il va falloir que j’en fasse des tours d’escaliers pour éliminer ça ensuite ! En même temps je continue à aller travailler à l’hôpital à vélo – électrique, ok – mais je coupe l’assistance. Cela se mange chaud ou froid. Je teste le froid. Je mets trop d’eau, mais c’est bon, avec des framboises (presque) aussi bonnes que celles que je mangeais en cachette dans le jardin de ma grand-mère. A midi : taboulé, c’est ce qui est le plus pratique en course mais c’est aussi très bien vu l’activité intense dans mon service. Un peu d’eau froide, 10 minutes d’attente et go. Même pas faim avant 17h. Bon en réalité, j’ai’aussi mangé dans la matinée et l’après midi le saucisson sec, les amandes, la dinde séchée, la barre de nougat, les bananes sechées et la barre de céréales. Ben oui c’était prévu comme ça pour le jour 1. Le soir : soupe puis le plat du soir, le meilleur de la journée: colombo de poulet et riz de la marque française MX3 ! Et si on a prévu d’avoir des dosettes de sel avec soi, alors c’est juste parfait, réconfortant et hop au lit à 20h30, comme dans le désert.

Le mardi. Réveil à 5h30. Je vous donne encore le déroulé de ma journée du mardi mais après cela risque d’être lourd et répétitif donc je passerais jusqu’au jeudi soir. Au petit déjeuner, un muesli chocolat avec l’eau chaude et le chocolat qui fond, c’est parfait sauf le gros grumeau, mais la prochaine fois je mélangerais mieux. Au déjeuner, pour changer, du taboulé et dans le package prévu, à peu près la même chose : saucisson, amandes, bananes mais pas de barres de céréales, à la place l’addictive barre coco. Dans l’après-midi, j’ai prise une petite compote. Le soir, une soupe encore. Et cela tombe bien car j’ai coupé le chauffage chez moi. Puis, un délicieux couscous poulet de chez Mx3 qui lui aussi méritera son petit sachet de sel, surtout si l’on est en condition MDS, et que la déshydratation guette.

Puis arrive le jeudi soir. Normalement, le jeudi soir, c’est la fin de l’étape longue et donc repas de fête avec bien sûr, le matin et le midi à peu près comme d’habitude. Bon cette foi-ci je n’ai pas mangé toute la quantité de barres et gels énergétiques, viande séchée etc. C’était censé être une épreuve de 80 km– je n’aurais jamais fini les 80 ou 90 km le jeudi soir mais plutôt dans la nuit ou le vendredi matin mais pas grave –  et donc le soir, une double ration de macaroni au fromage. Un plat de rêve. Avec compote et pudding à la vanille au dessert… de quoi passer une bonne nuit.

Bilan des courses…

Au final : c’est définitivement très bon dans l’ensemble. On retiendra : mettre la quantité d’eau préconisée et pas plus (sinon c’est dégoutant) et surtout bien mélanger, un détail primordial, sinon on se retrouve par exemple avec de gros grumeaux dans la popote et ce n’est pas bon en bouche. Après 6 jours : pas de lassitude constatée mais en même temps chaque repas est en lui-même une aventure : mettre la bonne quantité d’eau, touiller, ne rien renverser et manger sans se brûler en ayant attendu la bonne durée. La fourchette ours c’est bien mais pas facile pour racler sur les bords. La meilleure option : les doigts pour saucer et ne rien gaspiller. C’est très nourrissant et je ne suis pas sure que les tours courus sur mon balcon quotidiennement, mes déplacements à vélo et mes 4 étages d’escaliers aient la même valeur de dépense physique que 250 km dans le désert mais j’ai aussi gardé une activité professionnelle intense et je peux vous assurer que l’aligot en plein service de garde à l’hôpital en a fait saliver plus d’un !

Suite à cette semaine, je n’ai pas perdu ni pris de poids (c’est déjà ça…) mais j’ai ressenti un énorme manque de légumes verts, fruits frais, yaourt, sans parler d’un petit verre de vin rouge, d’un éclair au chocolat et d’une glace à la fraise… C’est sur ce sont des rations de course, de survie pour certains mais franchement, je termine la semaine en forme, contente quand même de retrouver une alimentation normale à défaut d’un arrêt du confinement. Je sais désormais ce qui m’attend pour le MDS du 18 au 28 septembre. Allo, Lyophilise and co, vous pourriez me remettre la même chose ?



En une décennie, Yoann Stuck s’est offert une nouvelle vie. Ce champion au look branché, membre incontournable de communauté running cultive le partage partout où il court.

Yoann Stuck, depuis 2010 et tes premiers footings, ta vie a changé. Raconte-nous « l’avant » et le « maintenant »…  

Yoann Stuck: Avant, je cumulais deux voire trois boulots, je sortais beaucoup et j’abusais de tout. Je fumais plus d’un paquet par jour, je picolais beaucoup, je mangeais très mal et l’un de mes boulots étant pizzaiolo… mes repas n’étaient du coup pas très variés. L’arrêt du tabac a été l’élément déclencheur du début en course à pied, pour ne pas dépasser le quintal. Puis le reste est venu progressivement, car évidemment, lorsqu’on a une hygiène de vie meilleure, cela se ressent sur tout (le travail, le sommeil, la récupération…) ; et ensuite, c’est un cercle vertueux car quand on voit les retombées positives sur son physique mais aussi sur sa vie en général, on a envie de voir plus loin. Du footing de 20 minutes cramé, je suis passé à plus long, plus varié, plus vite et progressivement, j’ai vu que j’avais une marge de progression importante, alors j’ai continué.

Ton premier dossard, c’était où ?

Yoann Stuck: Sur le Run in Lyon, 10 km. Sur cette première course, mon idée était de faire moins de 45’ : j’ai fait exactement 44’59, c’était en 2010.

Ta première victoire ?  

Yoann Stuck: Celle que je retiens est celle des Cabornis car le plateau était relevé. Personne ne me connaissait vraiment et j’étais sur mon terrain de jeu habituel, les Monts d’or. C’est là que j’ai commencé à être contacté par des marques et à entrevoir mon « potentiel » en course à pied. Arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe dans ce milieu, j’ai commencé à prendre plus au sérieux ma pratique à ce moment-là je crois.

A son palmarès… 4e de l’EcoTrail Paris 80 km (2019), 3e de Wings for Life Rio (2019), 1er trail de Saint-Emilion (2019), 1er du KV de La Plagne (2018), 3e du KV du Madtrail (2018), 3e du 10 km du Mont-Blanc (2018); 1er de l’Ultra Trail des Vagues de Belle-ile (2018)…

Quelle est ta distance favorite aujourd’hui ? 

Yoann Stuck: Entre 50 et 80 kilomètres mais j’essaye d’être polyvalent et d’aller voir un peu tous les formats et les terrains. Avec l’envie de faire plus long maintenant, en espérant avoir la maturité qui va avec.

Quelle est la course fétiche de Yoann Stuck

Yoann Stuck: Je dirai le Wings for Life que je fais maintenant depuis 5 ans ; cette fondation récolte des fonds pour trouver un remède à la paraplégie et aux lésions de la moelle épinière ; c’est une course aussi originale puisqu’elle se déroule dans plus de trente pays en même temps et dont le but est d’être le dernier à se faire rattraper par la « catch car »  ; j’aime donc beaucoup cette course que j’ai eu la chance de ne jamais faire au même endroit. Les EcoTrails sont aussi des formats que j’apprécie de plus en plus.

Quel est ton plus beau souvenir de course ? 

Yoann Stuck: La première fois que j’ai fait le marathon du Mont Blanc ; j’étais avec ma compagne et des amis, et c’était mon premier trail en montagne, avec l’ambiance qui va avec. La vue et le terrain ont pas mal aidés à m’orienter vers le trail.

Ton pire souvenir ? 

Yoann Stuck: L’EcoTrail 2019 ; je venais de perdre ma maman et je n’aurais sans doute pas du prendre le départ ; mais même si j’ai eu les pires sensations et ai détesté cette journée, cela m’a beaucoup aidé pour la suite. Quand on pense avoir touché le fond, on peut enfin donner un coup de pied pour remonter… je crois que depuis, je remonte petit à petit.

Ta plus belle rencontre ? 

Yoann Stuck: DES belles rencontres, pas seulement une. C’est aussi ça que j’aime dans le sport. Peut être plus particulièrement celle avec Eric Lacroix, mon entraineur et ami aussi. Et après, ce sont plus des gars rencontrés par le biais de la course qui sont devenus de vrais amis.

Yoann Stuck, quel est ton prochain objectif ? 

Yoann Stuck: Le marathon des sables ; pas prévu au départ, c’est pourtant une course que je rêve de faire depuis quelques années (250km en 6 étapes) ; pour le challenge d’être en autonomie, dans le désert, plusieurs jours avec des étapes plus ou moins longues. J’ai déjà fait des courses à étapes et se sont toujours des aventures humaines très enrichissantes. Le Lavaredo et la CCC seront les prochains objectifs.

La course qui te fait rêver ?

Yoann Stuck: Western States aux Etats Unis ; elle fait 100 miles ; c’est une course historique et atypique  car elle l’une des premières à avoir été créée en ultramarathon. C’est un format qui me plait malgré la chaleur qu’il y fait.

Ton athlète « mentor » ?  

Yoann Stuck: Anton Krupicka pour l‘athlète qu’il est encore aujourd’hui ; avant, il était bien présent sur la scène mondiale du trail mais je prends toujours autant de plaisir à suivre ce qu’il fait aujourd’hui car il sait partager ses passions.

Yoann Stuck est en autre ambassadeur de la marque Gore.
Yoann Stuck est en autre ambassadeur de la marque Gore.

Ta leçon en presque 10 ans de pratique ? 

Yoann Stuck: L’humilité je crois ; et arriver à prendre du recul, se satisfaire de ce que j’ai la chance d’avoir.

A quoi ressemble une semaine type d’entraînement pour toi ?

Yoann Stuck: J’aime « borner » donc j’aime les semaines à plus de 100 à 150km/semaine. Je m’entraîne généralement tous les jours avec un entrainement en fin de matinée et parfois une autre séance en fin d’après midi ; je préfère les séances type « au train » ; par contre, je déteste les séances de vitesse pure.

Yoann Stuck, quels conseils donnerais-tu aux trailers amateurs ?

Yoann Stuck: Savoir y aller progressivement, ne pas brûler les étapes (distances et fréquence d’entrainement), c’est important.

Iamwoodstuck, un style & des valeurs. Pour développer sa gamme de vêtements – lifestyle et running – Yoann s’est entouré de fournisseurs impliqués, spécialistes du made in France, du coton bio, de fibres végétales. Une démarche qui sonne vraie.

Peux-tu nous présenter ta marque iamwoodstuck ?

Yoann Stuck: iamwoodstuck pour moi, c’est l’illustration de mon changement de vie : esprit sain dans un corps sain. Savoir profiter de ce qui nous entoure avec positivisme. La référence au festival Woodstock explique un peu l’esprit de la marque.



La marque On s’est fait une place dans l’univers du running avec sa semelle très identifiable que l’on retrouve sur ce modèle. La finition est toujours excellente et leur poids est dans la moyenne inférieure, 240 g en pointure 44. Le chaussant est assez étroit et les premières foulées mettent en évidence l’excellent confort, caractéristique qui s’affirmera tout au long de ce test. 

Souplesse sans mollesse

Il pleut des cordes, ce n’est pas une raison pour éviter les chemins bien revêtus mais qui saliront le joli coloris jaune, une sortie d’environ 1h30 avec variations d’allure confirme le très bon confort et affirme un amorti plutôt dynamiqueCe n’est pas un défaut, au contraire, cela incite à accélérer le rythme. Un passage sur piste confirme les premières impressions, souplesse mais sans mollesse et dynamisme permettent de réaliser un entraînement rythmé sans subir la chaussure. Une sortie longue (2 heures en endurance) vient définitivement valider l’excellent confort de ce modèle très polyvalent. Les coureurs réguliers à la recherche de chaussures très polyvalentes préservant le confort tout en restant dynamiques trouveront là un modèle parfaitement adapté.

Amorti : 17/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,75/20

Utilisation : entraînements réguliers bitume ou chemins bien revêtus, compétitions toutes distances pour coureur à foulée neutre de moins de 75 kg. 

Poids : 235 g en 42 / 198 g en 38 – Prix : 150 €.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.  Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances



Utile de dire qu’en ces temps de confinement, on envie ceux qui possèdent un tapis de course. Jean-Claude Le Cornec, entraîneur, explique à tous ces chanceux comment adapter leurs séances.

Qui est Jean-Claude Le Cornec ? Entraîneur, membre du bureau directeur de l’AEIFA, fondateur d‘SDPO (Foulées de la Soie notamment) et organisateur de l’Ultra Trail d’Angkor.

Un constat pour commencer : le tapis ne remplacera jamais l’entrainement en nature et ne sera pas la solution idéale pour des « entrainements longs » en vue d’une préparation de type marathon, ultra ou ultra trail. Il faudra donc garder cet entrainement particulier comme une commodité, comme un complément de bien-être et d’amélioration. 

Avantages du tapis : Possibilité de travailler dans toutes les filières énergétiques // meilleur contrôle de vos vitesses // meilleur contrôle de votre fréquence cardiaque // préservation des articulations (suivant l’amorti). Inconvénients du tapis : Déshydratation accrue, soyez vigilant // augmentation plus rapide de la température corporelle, en découlera une dérive cardiaque // dépense énergétique plus élevée. Passé un certain temps, on préconise l’absorption d’une boisson d’effort // moins bonne foulée qu’en extérieur car la phase de propulsion est diminuée. 

Variez les allures, c’est la clé pour progresser

©Sprintbok, tapis non motorisé.

Il est aussi important de souligner que sur un tapis ce n’est pas vous qui fixez l’allure mais le mécanisme dû à la programmation que vous avez définie. Le tapis défile donc sous vos pieds. En extérieur, vous conviendrez que c’est le contraire et c’est vous qui fixez le tempo en terme de vitesse. Le sol sous vos pieds n’est donc pas une « bande de roulement ». Il existe cependant un nouveau modèle de tapis, le Sprintbok, non motorisé qui a la faculté de favoriser votre foulée comme en extérieur. Sans mécanique entrainante, ce sont bien vos jambes qui font office de moteur, l’impression de course est bien réel, sans limite de vitesse. En dehors de ce cas particulier, sur tous les tapis que vous pouvez utiliser à domicile, vous pouvez ajuster la vitesse, faire varier les intensités de 1km/h à 20 km/h voire plus. Dans tout principe d’entrainement pour progresser, l’alternance des intensités d’efforts est nécessaire. Vous devrez donc varier vos entrainements comme en extérieur, en variant les vitesses et les charges de travail pour augmenter vos performances. 

Comment bien courir sur tapis ? Soyez le plus relâché possible, ne vous crispez pas de manière à vous rapprocher le plus possible de la foulée que vous avez à l’extérieur.  Réglez votre tapis à 1 ou 2% de pente pour compenser la résistance de l’air dû au déplacement que vous n’avez pas avec un entrainement en intérieur. Pensez à bien ventiler la pièce et au besoin, branchez un ventilateur. 

Pour comprendre ce qui ce joue lorsque l’on court, il faut savoir que les filières énergétiques dépendent du type d’effort sollicité. Il existe trois filières énergétiques : la filière aérobie, la filière anaérobie lactique, la filière anaérobie alactique . Nous ne parlerons ici que de la filière aérobie. Quatre seuils se distinguent au sein de cette filière. 

Séances sur tapis en endurance, en résistance, à VMA et en mode fractionné

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1/ Le seuil aérobie dit également « endurance fondamentale ». Il correspond à une course en aisance respiratoire à de moyenne intensité entre 70 et 80% de votre VMA selon votre niveau. Courir un minimum 40’ à 1h au « ressenti » de manière à n’utiliser que vos réserves de glycogènes. Il faudra gérer votre effort et éviter de passer en surrégime. Au delà d’une heure, un apport de glucose est recommandé. 

La capacité aérobie (CA). On considère que c’est la vitesse soutenue lors d’un marathon, vitesse située entre 75 et 85 % de la VMA.Travailler cette filière énergétique est intéressante, car c’est la filière jugée aussi « Vitesse Utile marathon ». En clair, pour un coureur confirmé, la vitesse à capacité aérobie (CA) définira son chrono sur un marathon. Comme pour tous autres exercices, la séance sera précédée d’un échauffement, course à faible intensité et étirements. Commencer progressivement dans les premières séances.  Exemples de séances : 20’ au seuil aérobie puis travail en CA sur 3 x 15’.Dans une autre séance vous pourrez enchainer 3 x 20’, une autre sur 2 x 30’.Une fois cette vitesse de travail maitrisée, vous pourrez enchainer 40’ d’affilées. Et c’est sur ce type de séance qu’il faudra avoir un mental à toute épreuve.Pour une préparation marathon, la séance en CA peut dépasser 1h. Dans ce cas il faudra alterner dans la même séance travail en aérobie et en CA. 

3. Le seuil anaérobie dit également « résistance » : Ce seuil situé entre 80 et 90% de la VMA selon l’athlète (âge, sexe) et son niveau d’entraînement correspond à une allure soutenue. Après un échauffement, course à faible intensité et étirements, vous pourrez commencer des séries de X fois Tps de minutes une fois par semaine. Commencer progressivement dans les premières séances. Exemples de séances : 4 x 6’ puis au fil des séances, 3 x 8’, puis 4 x 8’ puis 3 x 10’. Vous pourrez aussi apporter des variations telles que 1 x 12’ + 1 x 10’ + 1 x 8’. Soyez inventif pour ne pas tomber dans la monotonie.Un bon travail à ce seuil se situe entre 30’ et 40’, mais vous pouvez commencer par des sessions de 4 x 6’ pour habituer votre organisme à cet effort. 

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4. La VMA (Vitesse Maximale Aérobie) est l’intensité de travail exprimée en km/h qu’un coureur développe au cours d’un effort dont la dépense énergétique correspond à la  consommation d’oxygène maximale ou puissance maximale aérobie (PMA). La séance de VMA sollicite fortement le système musculaire et cardiovasculaire. Il est donc important de connaître sa valeur exacte Ces séances de travail de VMA sur tapis sont quasiment infinies.  Exemples de séances  : (faire correspondre la distance sélectionnée en Tps de course). Si vous avez une VMA estimée à 15 km/h, vous effectuerez 10 fois 300 m en 1’12 avec un tapis programmé à 15 km/h –Pour la VMA courte (du 200 m au 400 m). La récupération se fera marchée et sera égale au temps d’effort en début d’exercice, puis diminuer progressivement dans le temps. Pour les confirmés, cette récupération peut être mi-marchée/mi-trottée en  10 à 15 x 200 m / 10 à 15 x 300 m suivant votre niveau  ou 8 à 12 x 400 m suivant votre niveau.

Ces séances de VMA peuvent être aussi effectuées sur des intervalles plus longs. La récupération sera inférieure au temps d’effort (moins 1’ à 1’30 jusqu’à moins 2’ à 5’ pour les 1 000 m et 2 000 m). Pour les confirmés, cette récupération peut-être mi-marchée, mi-trottée en 10 x 500m / 10 x 600 m / 6 à 8 x 800 m / 5 à 8 x 1 000 m / 4 x 2 000 m 

5 . Séance « pyramides ». Sur tapis, comme en nature ou sur une piste d’athlétisme, il est aussi possible effectuer des pyramides. Exemples : La pyramide complète  : 200 – 300 – 400 – 500 – 600 – 600 – 500 – 400 – 300 – 200 m à 100% VM – la pyramide montante, plus dur psychologiquement : 2 x 400 + 2 x 500 + 2 x 600 + 2 x 800 m, la pyramide descendante, souvent la préférée : 2 séries de 1 x 1 000 m + 1 x 700 m + 1 x 500 m, la pyramide alternée : on peut alterner des intervalles longs avec des courts afin de varier la vitesse. Exemple  : 4 séries de 1 x 1 000 m + 1 x 500 m.