On vous dit comment prendre soin de vos pieds, avec Gérard Soulier, président et fondateur de l’association nationale des podologues du sport et marathonien.

Détails de taille

Choississez une paire de runnings d’une pointure supérieure à votre pointure de ville. En magasin, ôtez la semelle intérieure, posez-y votre pied, et vérifiez qu’il reste au moins un centimètre entre le bout de l’orteil le plus long et le sommet de la semelle. Comme le pied a tendance à gonfler, il est judicieux de faire son achat en fin de journée. Côté chaussettes, optez pour une chaussette « technique », en matière respirante, avec des coutures limitées et une coupe ajustée. Le modèle anatomique (pieds droit et gauche) est être intéressant. Idem pour la chaussette dite « double » (comme les Thyo), en deux tissages pour éviter les frottements répétés.

Aux petits soins

Au quotidien
Le rituel « crème hydratante », « gommage », « ponçage » c’est le b.a.-ba. La couche cornée, qui se développe plus ou moins selon les personnes, souvent au niveau du talon mais aussi sous le gros orteil, doit être abrasée au moyen d’une râpe ou d’une pierre ponce lorsqu’elle gêne la marche ou la course.
Avant une compétition
En vue d’une épreuve comme un marathon ou un ultra, le coureur à la peau sensible peut procéder à un tannage pour durcir sa peau. Pour être efficace ce soin préventif doit être observé au moins pendant les trois semaines précédant ladite compétition. La méthode tannante la plus simple consiste à s’appliquer du jus de citron (ou acide pitrique en pharmacie) au moyen d’un coton sur les zones sensibles du pied. Le jour de la compétition, on appliquera au dernier moment une crème anti-échauffement, comme la Nok de Sports Akileïne, qui permettra d’éviter les ampoules dues aux frictions répétées.

Des ongles au carré

On les coupe au minimum chaque mois, et surtout au carré. Pas besoin d’aller dans les angles, au risque de laisser un petit éperon à l’intérieur de l’ongle, qui peut à la longue se transformer en ongle enchâssé ou pire, en ongle incarné. Equipé d’un outil spécialisé (turbine), le podologue pourra procéder à une coupe arrondie en cas de gêne. Si toutefois un ongle tombe, souci fréquent du coureur, il conviendra de guider la repousse du nouvel ongle, et de le protéger avec un « bonnet d’orteil ».