Mal du dos, mal du siècle. Les douleurs dorsales concernent 75% des Français. Le fameux « j’en ai plein le dos » résulte souvent d’une surcharge liée à de multiples causes professionnelles ou personnelle mais aussi d’un surentrainement sportif… Pour se soulager, on adopte le Buoball de Blackroll, excellent outil de massage au niveau cervical, dorsal et lombaire.

Conçue pour traiter les tensions musculaires, notamment dans la nuque et le dos,  la balle de massage Duoball Blackroll® se compose de deux boules accolées. Elle mesure 8 ou 12 cm, selon le modèle, et coûte entre 18 et 25 €. Le petit modèle est sans aucun doute plus facile à utiliser dans les différentes zones du dos jusqu’aux lombaires.

L’accessoire s’utilise en étant allongé sur un tapis de gymnastique. Il suffit de faire rouler doucement la balle sur les zones qui présentent des tensions ou qui sont un peu douloureuses. En prévention au quotidien, cela permet aussi de soulager les tensions après une journée de travail ou après une séance de sport en récupération. Le principe est toujours le même : il s’agit d’aller chercher les points douloureux. Attention, pas question de chercher à se faire mal à tout prix mais il faut, en jouant sur les directions de massage, la surface de contact et aussi la pression, cibler les nœuds douloureux pour agir dessus.

Aussi, il ne faut pas d’attendre à quelque chose d’agréable sur le moment mais les bienfaits a posteriori sont réellement présents. On l’atteste !

L’intérêt de cet outil en 2 parties, c’est que l’on n’appuie pas directement sur les vertèbres mais sur la musculature autour, ce qui est beaucoup moins traumatisant pour la colonne vertébrale dont les disques peuvent être fragiles ou sensibles. 

La texture est particulièrement intéressante. Dure mais pas trop, à haute densité mais particulièrement légère. Son aspect un peu poreux assure une très accroche quel que soit le type de vêtement porté. Car oui, il convient de s’automasser habillé car sur peau nue… ça fait trop mal !

Jouer sur les fascias

Ce principe clé, c’est de jouer sur les fascias. Ces composants de notre organisme connectent les différents tissus, entourent les muscles, les os, les organes, les nerfs,  jusqu’aux vaisseaux et cellules. De la tête au pied, c’est une toile ininterrompue en 3D. Le but de l’automassage, c’est de relâcher tout ce maillage interne. Cela augmente le flux sanguin et lymphatique dans les muscles, ce qui favorise la récupération. L’automassage favorise également l’élimination des déchets en ayant une action drainante. Enfin certaines études montrent que cette pratique améliore la souplesse et l’amplitude articulaire tout en relâchant les tensions par une action sur les points « déclic » : les trigger points.

Les + C’est pratique et ludique pour se soulager. L’outil est léger, se nettoie sans difficulté et dure bien dans le temps. A noter : il existe de nombreux modèles de formes et dimensions différentes. 

Les – L’application sur smartphone n’est disponible qu’en anglais. Dommage, on aurait aimé plus d’explications accessibles en français.

Accessoire testé par Sandrine Nail-Billaud.



Julbo lance une monture d’un nouveau genre, l’Evad-1, intégrant l’affichage directement sur le verre des infos clés de sa séance en cours. 

Pour proposer cette innovation, le fabricant Jurassien Julbo s’est associé avec l’entreprise Microoled basée à Grenoble. Premier bon point : cette Evad-1 innovante ne pèse que 35 g (l’AeroZebra light pèse pour exemple 25 g). La batterie située sur la partie gauche du nez ne gêne pas, de même que le système de projection, situé à droite. Après avoir appairé les lunettes avec l’application Activelook, on peut sélectionner les infos qui s’afficheront sur la partie supérieure du verre droit : temps d’effort, distance, allure, fréquence cardiaque. Un simple appui sur la partie gauche de la monture permet de faire défiler les écrans, avec la possibilité de ne rien afficher pour préserver l’autonomie annoncée à 12 heures (recharge par un port micro USB). Dès sa commercialisation, cette optique inédite devrait être compatible (connexion Bluetooth) avec les montres Garmin afin d’éviter l’emport de son téléphone et d’améliorer la précision des informations de vitesse. On vous rassure : après quelques minutes, on arrive facilement à intégrer dans son champ de vision les infos fournies, sans que cela ne perturbe la vision lointaine. On apprécie les verres photochromiques lorsque la météo est changeante. La monture remonte assez haut sur le visage. A terme, il devrait être possible de visualiser les informations de direction lors du suivi d’un parcours préalablement téléchargé, avec des icônes indiquant la distance à l’approche d’une bifurcation. Le bilan de ce test est positif : avec cette Evad-1, la marque a réussi à intégrer parfaitement dans son verre un système d’affichage en temps réel, tout en proposant une vraie monture sportive compatible course à pied comme vélo (route ou VTT). 

Prix : 499 €



Les + Poids contenu, parfaite intégration des composants, affichage lisible et non intrusif. 

Les – Tarif élevé, design particulier avec des verres assez hauts, quelques fluctuations des informations de vitesse avec l’application ActiveLook. 



Et si on se faisait « La Nièvre en courant » ? Trois jours plus tard et 400 km de relais plus loin, 9 irréductibles nivernais ils l’ont fait, la grande traversée de leur département. Avec l’envie, on fait de grandes choses !

La fine équipe nivernaise est arrivée le 26 juillet, vers 18h sur l’esplanade du palais ducal de Nevers. 400 km en relais en trois étapes pour traverser la Nièvre. Un projet monté à la va-vite autour d’Antoine De Wilde, organisateur de La Bottine de Nevers et du Nevers marathon (entre autres). L’idée a fait « tilt » le lundi, ils ls sont partis le vendredi même. Juste le temps de monter un roadbook et d’organiser la logistique…

Un petit bout de la France en courant

Dans l’équipe, certains sont rodés, bons coureurs ayant déjà participé à la célèbre France en courant, annulée cette année. Cette Nièvre en courant s’en fait l’écho, en hommage à cette aventure en relais qui sillonne la France et laisse depuis plus de trente ans des souvenirs impérissables à ses participants. Mais dans le lot de cette team ’58’, l’effort cumulé sur plusieurs jours fût une grande première, un vrai challenge sportif. Au final, tous ont bouclé la boucle, ravis par cette échappée belle à domicile et l’accueil spontané reçu dans les villages traversés. Ebahis aussi par la variété des paysages de leur département. Leur tracé : une grande boucle autour de Nevers. Pour la première étape , Marzy, Fourchambault, La Charité-sur-Loire, Pouilly-sur-Loire, Cosne-sur-Loire, soit 74 km avalés en une matinée en partie au fil du fleuve royal.

Entre lacs, forêts et villages et bocages

Rebelote le lendemain avec un départ à la fraîche, à 4h du matin depuis Cosne. Direction Donzy, Prémery, Corbigny, ses bocages et pâturages puis cap sur le Morvan et ses beaux lacs, Settons et Pannecière, avec finish de l’étape à Château-Chinon. Bilan la journée de course, achevée vers 18h, 157 km et 2 229m de dénivelé. Une bonne nuit de sommeil, puis ce sera la « der ». Cap sur Nevers. 124 bornes rythmés par deux ascensions : le Haut Folin et le Mont Beauvray. Pour le final, un accueil triomphal autour du palais ducal de Nièvre. Et une conclusion à l’ unisson : cette Nièvre en courant presque improvisée, en forme de coup d’essai, en appelle d’autres !



Le Nevers Marathon prépare sa deuxième édition les 24 et 25 octobre avec départ sur le circuit de Magny-Cours. Déjà plus de 800 inscrits, dont moitié sur le marathon qui avait compté 366 finishers l’an dernier. Le point avec l’athlète nivernais Antoine de Wilde, organisateur de l’évènement.

Dans les starting-blocks sur Magny-Cours, pour l’ekiden du samedi soir.

Circuit de Magny-Cours, bords de Loire, dites-nous en plus sur le parcours… 

« Au lever du jour, le départ fera de l’effet sur le légendaire circuit de Formule 1 Nevers Magny-Cours. Après un tour complet du circuit (4,411 km) pour se chauffer, les coureurs rejoignent le village de Magny-Cours, foulent la campagne nivernaise en passant par le Château du Sallay et le Domaine du Grand Bois à mi-parcours. Ensuite, place à 12 km très agréables le long du canal latéral de La Loire pour rallier Nevers. Avec les couleurs d’automne, cela vaut le coup d’œil ! On entrera dans la cité ducale par le Pont de Loire, face aux monuments emblématiques pour le bouquet final. Un parcours splendide, varié et pour couronner le tout : un dénivelé négatif ! »

Quelles seront les nouveautés à l’affiche ? 

« Pour cette deuxième édition, les épreuves Ekiden et marathon solo seront à label FFA. ? travaillons d’arrache-pied pour garantir un bel accueil et un maximum de confort aux coureurs avec un service de navettes, des nouvelles animations, des soins après course, de la restauration, des offres avec l’hôtellerie. Nos coureurs seront gâtés avec une belle dotation à chacun, parmi les plus qualitatives de France ! »

Belle médaille collector !

Donnez-nous envie de venir courir ce Nevers Marathon le 25 octobre… 

« Nous sommes amoureux de notre territoire et nous parions que vous tomberez sous le charme aussi. La Nièvre ne laisse pas indifférent. Mettre les pieds sur le circuit mythique de Nevers Magny-Cours encore moins. Parcourir les loges, traverser les châteaux, la campagne et ses bocages, boire du bon vin (c’est ici le terroir du Pouilly fumé), se sentir héros lorsque l’on passe la ligne d’arrivée, repartir avec des spécialités nivernaises et une médaille collector en forme de volant de Formule 1… Vous n’oublierez pas le week-end passé avec nous ! »



Trois nouvelles paires Endorphin cette saison. Même ADN, même look mais tempéraments différents : la Pro pour performer en compétition, la Speed pour les séances de vitesse et la Shift pour les entraînements quotidiens.

Endorphin Pro, avec plaque en fibre de carbone. Conçue avec les athlètes élites, c’est la chaussure la plus rapide de la marque. Avec un amorti Pwrrun léger et souple ainsi qu’une plaque en fibre de carbone en forme de S. Sa technologie Speedroll propulse vers l’avant, créant une sensation d’élan. La technologie FormFit enveloppe le pied et la tige en mesh le maintient bien. Poids : 213 g en 42. Drop : 8 mm. Prix : 220 €.

Endorphin Speed, pour les séances de fractionné. On retrouve l’amorti Pwrrun associé cette fois-ci à une plaque en TUP en forme de S ultra-léger et ultra-ferme pour une course qui propulse vers l’avant. Egalement technologie Formit. Poids : 221 g en 42. Drop : 8 mm. Prix : 160 €.

Endorphine Shift, pour le quotidien. Même technologie Speedroll couplée à l’amorti Pwrrun pour procurer une sensation d’élan permanente. Avec renfort TPU au talon, revêtement caoutchouc médial pour le soutien. Poids : 286 g en 42. Drop : 4 mm. Prix : 140 €.



Les courses virtuelles UTMB for the planet rassemblent déjà 8500 coureurs de 98 pays qui ont collecté 10 000 euros pour WWF France.

Jusqu’au 30 août, il est possible de participer aux 4 courses virtuelles UTMB for the planet, et ainsi se mesurer à l’une des quatre épreuves mythiques de l’événement que sont l’OCC, la CCC®, l’UTMB® et la PTL®.

Cette initiative digitale et solidaire lancée le 20 juillet permet de participer à un UTMB® virtuel en enregistrant ses activités depuis chez soi où que l’on se trouve sur la planète.

La plateforme digitale intègre un classement en temps réel qui file jusqu’à la date de clôture d le 30 août.

Il reste donc un mois pour se tester et se mesurer à ses amis et aux meilleurs athlètes de la discipline !

On peut réaliser sa course virtuelle en plusieurs étapes et en kilomètres-effort. La participation à l’une des courses virtuelles UTMB® for the Planet est gratuite mais il est donné la possibilité aux coureurs de faire un don à WWF France. En 10 jours, 10 000 euros ont été collectés. Lorsqu’une course virtuelle est terminée, les participants débloqueront un badge exclusif de Finisher.

Quant aux coureurs qui choisissent de supporter WWF France, ils obtiendront un dossard virtuel exclusif.

A noter que 3 dossards pour l’UTMB® Mont-Blanc sont à gagner pour les Finishers de l’UTMB® Virtual 50, UTMB® Virtual 100 et UTMB® Virtual 170. L’organisation s’engage elle aussi à soutenir WWF France.



Pour la prochaine saison, la marque japonaise mise sur sa nouvelle technologie Enerzy, présentée comme révolutionnaire. Elle équipera plusieurs modèles, dont la référente Wave Rider.

La « concept shoes » Mizuno Enerzy.

Pas de modèle avec plaque en fibre de carbone pour l’heure chez Mizuno. Mais la marque japonaise revient dans la course et mise cette saison sur sa technologie Enerzy. « Les meilleurs bénéfices de retour d’énergie et de souplesse dans l’industrie du sport », décrit le communiqué de presse. Ce nouveau matériau a été développé et testé depuis plus de deux ans au sein du département recherche et développement de l’équipementier. « Il a été prouvé que cette technologie est 293% plus souple que les semelles conventionnelles et que la restitution d’énergie est de 56% plus élevée ». Voila qui promet.

« Nous menons constamment des études et des recherches afin d’améliorer la performance des sportifs, et MIZUNO Enerzy est une technologie qui a été développée dans ce but. Complète, elle améliore les qualités de souplesse et de rebond, avec très peu de déperdition d’énergie. Les premiers tests nous ont confirmés très rapidement que nous avions atteint un autre niveau avec cette matière. », déclare à ce sujet Akira Morita, développeur de la dite technologie.

Pour présenter son Enerzy, la marque a mis au point une « concept shoes » au look détonnant, avec une épaisse semelle constituée de bulles très apparentes, symbolisant le rebond maximal. On précise qu’elle n’est pas destinée aux coureurs. En revanche, la technologie sera présente sur la 24e version de l’emblématique Wave Rider, mais aussi sur la nouvelle Wave Sky 4, ainsi que sur des plusieurs modèles destinés à d’autres sports.

La nouvelle Rider, 24e version.


Nous avons testé au long cours la 10e version du modèle référent 1080 de New Balance. Toujours une valeur sûre, qui mise avant tout sur le confort.

La semelle extérieure très épaisse sur la moitié arrière donne une fausse impression de lourdeur : avec 285 grammes en 44, le poids de ces New Balance 1080 Fresh foam V10 (ouuuf) est dans la moyenne habituelle de ce type de modèle. V10, car c’est la 10e version déjà de ce modèle bien né, qui s’est légèrement allégé sans sacrifier au confort qui se montre très bon même sur des séances de plus de 90 minutes.


L’épaisse semelle n’entrave pas la souplesse, ce qui permet un bon déroulé du pied, et le parti pris du confort ne se fait pas au détriment du dynamisme. C’est ainsi que les séances rythmées sur piste sont tout à fait réalisables avec ce modèle. Certes ce ne sera pas leur type d’entraînement favori car le ressenti pied-sol est gommé par l’épaisseur de la semelle, mais l’ensemble reste utilisable en courant de manière assez dynamique. En revanche on pourra les porter souvent et longtemps, sur route ou chemin bien revêtu, en variant les allures, leur stabilité et leur confort sont vraiment très bons. Et la semelle offre une bonne adhérence sur le bitume humide. Un modèle un peu allégé, assez polyvalent, faisant la part belle au confort, voici les caractéristiques de ces New Balance 1080 V10 Fresh foam. Pour les coureurs privilégiant l’amorti et le confort, pour qui les séances sur piste ne seront pas essentielles, ce modèle est vraiment très adapté, et disponible en plusieurs largeurs pour accueillir différents types de pieds.

Prix : 170 €

Les + compromis confort / stabilité / dynamisme / polyvalence, disponible en plusieurs largeurs.

Les – Prix élevé.

Les notes : Souplesse : 16/20. Confort : 18/20. Stabilité : 18/20. Amorti : 18/20

Utilisation : toutes distances sur route et chemin pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. 




Le couple franco-américain vient de relier Cervinia à Chamonix en 4 jours et demi. 188 km et 13 500mD+ ponctués par deux ascensions, le Breithorn (4 164m) et le Mont-Blanc (4 809m). 

Katie Schide et Germain Grangier ont bouclé le 23 juillet une aventure unique. Le couple franco-américain, ambassadeurs de l’équipementier suisse On, ont rallié Cervinia à Chamonix en 4 jours et demi. À l’aube du dimanche 19 juillet, au départ de Cervinia en Italie, Katie et Germain ont débuté leur aventure par l’ascension du Breithorn (4 164m). Après une nuit au refuge de Schonbiel, ils se sont alors lancés sur la Haute-Route, un itinéraire de 120 kilomètres ralliant Zermatt en Suisse à Chamonix en France. Aux Houches, ils ont temporisé une journée pour qu’une fenêtre météo s’ouvre et sont partis gravir le Mont-Blanc pour finalement boucler leur aventure ce jeudi 23 juillet.

Après plus de 41 heures d’effort en 4,5 jours, Katie et Germain auront parcouru 188 kilomètres, cumulé plus de 13 500 mètres de dénivelé positif et gravi deux sommets à plus de 4 000 mètres d’altitude, ensemble.

« Ces derniers jours avec Germain définiront vraiment mon été 2020. Nous sommes partis sans aucun stress pour atteindre des objectifs de temps précis ou battre tout type de record, juste pour passer de longues journées en haute montagne, voir où nos corps pourraient nous mener. Avec la plupart des événements annulés cette année, ce projet était une bonne occasion de revenir aux racines de ce que nous aimons le plus: passer de longues journées à se déplacer à travers les montagnes. » dit Katie Schide.


Ce projet de longue date a nécessité plusieurs mois d’organisation logistique et de préparation physique. Reconnus en tant qu’athlètes élites sur le circuit mondial de trail running (tous les deux dans le top 10 de leur catégorie sur l’UTMB 2019), Katie et Germain avaient à coeur de lier alpinisme et ultra trail sur une aventure unique en son genre.  

« Quelques jours à passer du temps à l’extérieur, à écouter la montagne, à tester nos limites, à mesurer les risques et à s’adapter constamment au moment présent. Nous partageons des aventures en haute montagne pour explorer de nouveaux sommets, crêtes, vallées et glaciers comme un simple défi d’endurance. C’est ce pour quoi nous vivons. » précise Germain Grangier.

Résumé de leur épopée Stage 1 – de Cervinia à Schönbielhütte – 35 km, 2 700D+ en 6 heures // Stage 2 – traversée de la Haute-Route de Zermatt à Chamonix – 115km, 7 000D+ en 24 heures // Stage 3 – Les Houches, ascension du Mont-Blanc – 33km, 3 800D+ en 11 heures et 30 minutes



Dernier grand marathon du calendrier français, La Rochelle fête cette année son 30e anniversaire. Le 29 novembre, on retrouvera avec plaisir son parcours très rapide doublé d’une bonne dose de convivialité. Nicolas Mauny, responsable de l’organisation, nous en dit plus. 

La Rochelle, c’est un des plus anciens marathons français. On l’apprécie pour le décor, l’ambiance, autant que la qualité de son organisation, qui depuis 30 ans est une association…

Nicolas Mauny : « Oui, nous avons un statut associatif depuis 1991. C’est notre ADN qui va avec la volonté des 60 adhérents de l’association de conserver la même philosophie, en misant sur le partage et la convivialité. Comme association loi 1901, nous ne sommes pas la recherche de profit. Notre droit d’inscription, nous le maintenons le plus bas possible en fonction de l’organisation que l’on souhaite mettre en place. Cette année, le dossard était affiché à 56 euros pour le premier tarif et maintenant à 64 euros pour le deuxième tarif, ce qui reste plus que raisonnable par rapport à l’ampleur de l’événement et les dotations que l’on offre à l’arrivée. Depuis toujours, nous offrons l’inscription aux demandeurs d’emplois. Aider des personnes qui sont momentanément sans emploi en leur permettant de participer gratuitement, c’est une valeur qui nous est chère. » 

Que prévoyez-vous de particulier pour cette 30e édition ? 

« L’objectif c’est de fêter cet anniversaire comme il se doit. On l’a appelé 30e rugissante. Nous avons choisi le thème de la mer avec des animations au départ comme sur le parcours, et une retransmission en direct sur France 3 Nouvelle Aquitaine.  Il y aura des animations dans la ville tout le week-end mais aussi sur le village avec une rétrospective des 29 précédentes éditions, des surprises et cadeaux pour les coureurs et les bénévoles. »

Pour cette édition anniversaire, La Rochelle, 3e marathon le plus couru de France* passera un nouveau cap avec 8000 marathoniens attendus. 

« Oui, cette année, nous avons voulu mettre en valeur le marathon, notre épreuve phare avec 8000 dossards disponibles contre 6300 l’an dernier. Afin d’accueillir au mieux les marathoniens, nous avons décidé de mettre le duo entre parenthèse, mais il est reviendra l’année prochaine. »

* derrière Paris et le Médoc

Sur le 10 km, vous gonflez aussi le nombre de dossards ?

« Oui, ce sera la 10e édition de ce 10 km. Nous avons prévu 3000 dossards. Cette distance est accessible et pourra accueillir les accompagnateurs ou des coureurs qui n’ont pas l’entraînement pour le marathon. D’ailleurs le circuit de ce 10 km sera encore plus rapide, avec un dernier kilomètre identique au marathon. Pour le final : une descente de la rue du Palais, un passage sous la grosse horloge, sur le vieux port et une arrivée au pied des deux tours de La Rochelle ! » 

L’un des atouts du marathon, c’est son parcours performant qui le classe 2e marathon le plus rapide de France derrière Paris. 

« Oui, c’est un parcours « à record », idéal pour ceux qui souhaitent performer. Nous l’avons modifié il y a 3 ans, il ne changera pas cette année car son côté performant plaît beaucoup. L’an dernier, nous avons eu la 2e performance française sur marathon avec le premier en 2h08’22’’ et la première féminine en 2h29’51’’. Côté statistiques, nous avons de très bons scores avec 4,8% de coureurs en moins de 3h et  53% des coureurs en moins de 4h. »

Décrivez-nous dans les grandes lignes ce parcours

« Nous avons d’abord un départ atypique qui se fait à proximité du vieux port avec deux départs en sens opposé, de chaque côté du Canal Molbec. Les deux pelotons se retrouvent après 600 mètres. Cela permet de fluidifier les premières foulées. Ensuite, le circuit est tracé en hyper-centre, avec un peu de bord de mer. C’est tout simplement une visite touristique de la ville en deux boucles. Nous avons énormément de public. Le spectateur peut voir 5 fois son coureur sans trop se déplacer ! » 

A l’arrivée, au pied des deux tours, une belle récompense avec des huitres à déguster… 

« Oui, la bourriche d’huîtres à chaque arrivant, c’est notre spécialité. Il y aura aussi le traditionnel coupe-vent, qui sera modifié cette année, une belle médaille, et un cadeau surprise pour la 30eédition. » 

Jusqu’à quand peut-on s’inscrire ? 

Il faut penser à réserver son dossard d’ici début septembre car les places sont limitées. Nous avons une forte demande d’inscriptions, au-delà de la courbe pour atteindre les 8000 coureurs sur le marathon, avec un bel engouement pour la 30e édition. Le tarif pour le marathon est désormais à 64 euros et pour le 10 km à 15 euros. »

Si l’événement devait être annulé à cause du contexte sanitaire, vous avez déjà annoncé des mesures. Expliquez-nous.

« Notre volonté par rapport aux différentes demandes des coureurs et au contexte actuel, c’était de nous positionner sans plus attendre pour donner des garanties aux coureurs. Nous avons donc déjà communiqué qu’en cas d’annulation, nous proposerions soit le report du dossard sur 2021, soit le remboursement intégral du dossard sans pénalités (au plus tard 31 janvier 2021), soit la possibilité de faire un don à l’association du marathon. On ne voulait pas que les coureurs soient pénalisés, ils l’ont déjà bien été depuis ce printemps. Nous sommes une structure associative solide et nous avons le soutien de partenaires institutionnels et privés, ce qui nous permet de proposer le remboursement intégral sans pénalité. C’est un choix « politique » fort, c’est sûr. On sait qu’on a le soutien des coureurs. La moindre des choses, c’est de se mettre à leur place, d’aller dans leur sens, de leur donner des garanties. »

Concernant les mesures sanitaires, qu’envisagez-vous ? 

« Il est prématuré de prendre des décisions aujourd’hui pour un événement qui aura lieu dans 4 mois et demi. Pour l’instant, il y a des réflexions, des pistes de travail. Les décisions seront prises en septembre, octobre et nous nous y plierons. On s’adaptera à la situation en temps voulu. »



Après le confinement, la liberté retrouvée a donné des idées à Grégory Herlez alias Greg runner. Il s’est lancé un défi qui lui tenait à coeur depuis longtemps : faire le tour du bassin d’Arcachon à la nage et en courant.

Courir quel que soit le terrain, c’est le slogan de ce blogueur qui pour son dernier défi n’a pas hésité à se jeter à l’eau. Ce trailer Parisien a passé le confinement en famille à Cap-Ferret, en Aquitaine. Faute de pouvoir accrocher un dossard cette saison – il devait notamment participer à l’UTMB Val d’Aran annulé – Grégory Herlez s’est créé un défi « sur-mesure », sur son terrain d’entraînement favori : un grand tour du Bassin d’Arcachon. L’idée lui trottait en tête depuis quelques temps, le confinement l’a fait éclore. « Je ne me voyais pas faire le défi en réalisant les 74km du Tour du Bassin et utilisant un bateau pour me rendre au départ. C’est comme ça que l’idée m’ait venue de faire la traversée des 3,5km qui séparent Arcachon du Cap Ferret pour pouvoir faire le tour du Bassin complet », explique-il. Après plusieurs séances de natation, sport qu’il maitrise le moins, il ose, s’organise, en parle autour de lui. Ce sera le 1er juillet. Il pourra compter sur une équipe pour accompagner son épopée en toute sécurité.

Une première à la nage !

La date est choisie en fonction des coefficients de marée, car le passage emprunté pour la partie natation est exposé à de forts courants. Un bateau l’accompagne avec à son bord famille et amis pour les encouragements, mais surtout Nadia Mallaquin, sauveteur en mer. Une présence sécurisante.

A 7h30 ce premier dimanche de juillet, Grégory s’est donc jeté dans l’eau arcachonnaise. Chance : la météo est idéale pour cette traversée inédite. 1h25 de nage pour accoster de l’autre côté, sur la la jetée du Moulleau d’Arcachon. « J’ai profité d’un bassin clément avec très peu de vent et une heure idéale par rapport à la marée pour jouer au mieux avec les courants. J’ai eu de très bonnes sensations et j’ai fait une bonne nage. J’ai su être constant et fluide, et j’ai pris un véritable plaisir de traverser cette partie du bassin, » raconte-t-il. Courte transition pour enfiler des runnings et c’est parti pour le tour du bassin à pied. 74 bornes à avaler. Le voilà en terrain plus familier.

6h23′ de course à bonne allure

Les sensations sont bonnes. Semi passé en 1h39′. Marathon en 3h33 ». 50 km en 4h12 ». Des temps rapides malgré la chaleur pesante. Il tient toutefois bonne allure : 11,42 km/h en moyenne.

« J’ai énormément transpiré, comme jamais. J’ai dû m’hydrater plus que prévu pour compenser la perte hydrique, sinon, c’était la défaillance assurée avant la fin du parcours ». Heureusement, il a pu compter sur une voiture suiveuse, composée de son oncle et de sa tante pour assurer le ravitaillement en solide et liquide. Le Bordelais Sébastien Cantéro, rencontré l’année précédente à l’occasion du Marathon des Sables (Course de 250km à étapes dans le désert marocain) le suit en vélo. Au fil de la matinée, le ciel se charge, faisant redouter l’orage. C’est finalement le vent qu’il a fallu dompter, soufflant plein nez. « Face au vent, c’était assez difficile mais j’ai pu m’abriter derrière Sébastien pour ne pas perdre trop de vitesse et d’énergie ». A 15km du finish, coup dur : ça coince. L’ultra-traiteur se fait rattraper par les crampes.

Dopé par les encouragements de supporters, il garde le cap. De la jetée du Moulleau à la jetée de Bélisaire, des personnes qui avaient entendu parler de son défi sont venus le soutenir. Une surprise, un vrai coup de boost pour le sportif : « C’était vraiment sympa de voir des personnes que je ne connaissais pas m’encourager. Ça m’a vraiment boosté ! Et avec toute la famille et les amis qui venaient sur des points stratégiques du parcours, ça donnait vraiment de l’énergie ! Et quand mon Sponsor Thibaut Taberne de Les Promoteurs d’Aujourd’hui m’a accompagné pour les 10 derniers kilomètres, je n’avais plus qu’à le suivre et à finir le tour ! »

Au final, 7h52’50 » pour boucler la boucle jusqu’à cap Ferret. Défi réussi. En moins de 8h. Comme quoi, même sans dossard, un compétiteur trouve toujours de belle manière de se challenger.

Le film de son défi est disponible ICI



22e version pour le modèle phare d’Asics, plébiscité pour son confort et sa polyvalence. L’avis de notre testeur Frédéric sur cette dernière mouture.

Quels changements entre la Nimbus 22 et la version précédente ? Rien du côté du poids, toujours à 325 g en pointure 44. En revanche leur chausson s’avère plus large et le mesh en maille aérée sera appréciable lorsque l’on court par forte chaleur. 


On retrouve l’excellent confort des modèles précédents, avec toujours un léger manque de dynamisme pour les séances rythmées notamment sur piste. Ce point est toutefois à relativiser car les coureurs de plus de 80 kg devraient se sentir à l’aise dans ce genre d’exercice avec cette paire de chaussures aux pieds. Les sorties longues en endurance ou avec quelques variations d’allure confirment l’excellent confort, tout comme la version précédente ces Nimbus 22 ont vraiment  » l’âme de fond  ».
En résumé, les coureurs de plus de 80 kg les trouveront vraiment polyvalentes en endurance et sur des entraînements dynamiques, et les coureurs plus légers pour qui les confort est la priorité pourront tout à fait les utiliser.

Poids : 325 g en 44

Les + Très bon confort, chausson plus large, polyvalence. Les – Prix élevé (180 €).

Il a testé pour vous… Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.





Ce 5 Km Athlé Open de France Virtuel se déroulera du 11 au 14 juillet. Cette course connectée gratuite, ouverte à tous ceux qui veulent se challenger donnera le coup d’envoi d’un nouvel indice de comparaison entre les runners mis en place par la Fédération.

Cette première échéance athlétique post-coronavirus, organisée par la Fédération Française d’Athlétisme du 11 au 14 juillet, permettra à tous les coureurs de se mesurer les uns aux autres, à distance mais sans pour autant être privés d’émulation : tous les participants se retrouveront intégrés au même challenge et soumis au même verdict : celui du tout nouvel Index National Running qu’inaugure la fédération.

L’Index National Running, nouvel indice de comparaison entre runners. A partir de ce challenge 5 KM Athlé et pour toutes les courses sur route qui suivront, tous les runners pourront retrouver sur JaimeCourir.fr, la plateforme running de la Fédération, cet indice d’évaluation et de comparaison sous la forme d’un classement de tous les participants aux plus de 5000 courses sur route – de 3 à 100 km – recensées par la FFA. Chaque coureur retrouvera sur la plateforme son Index National Running, qui pourra évoluer selon ses différents chronos enregistrés, quelle que soit la distance, lui permettant ainsi de se situer dans un classement national, de suivre l’évolution de son niveau ou encore d’identifier les types de courses sur lesquels il pourra réaliser ses meilleurs résultats.

Cette course de 5 km est gratuite. Le principe : courir seul ou avec ses amis – en respectant évidemment les gestes barrières et la distanciation sanitaire – sur 5 km, sur le tracé de leur choix. 5 km, une distance accessible à tous, des débutants aux champions, , licencié(e)s ou non dans un club d’athlétisme. Les plus ambitieux pourront tenter de se rapprocher des recordman/woman de France de la distance : respectivement Jimmy Gressier en 13’18’’ (record d’Europe), et Liv Westphal en 15’31’

Classement sur Strava et lots à gagner

L’ensemble des résultats sera collecté et centralisé sur Strava, partenaire technique de l’évènement. Les performances de chacun seront consultables en direct, rendant le challenge encore plus réaliste. Et comme sur toute échéance de haut niveau, il y aura bien sûr de nombreux lots à gagner : des équipements Asics, des dossards pour le MAIF Ekiden de Paris, des billets pour les prochains événements athlétiques, des réductions de 30€ sur la licence FFA.

Pour s’inscrire gratuitement et télécharger son dossard, cliquer ici



Sortie en juin 2019, cette Cascadia 14 a déjà fait la preuve de sa longévité. Revue technique et avis sur cette paire que Sandrine teste depuis quelques mois déjà en prévision du Marathon des Sables reporté en septembre…

Historique de la paire..

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu la Brooks Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la rubrique des chaussures de trail running mais aussi des ultras.Ce fut le modèle phare de la marque américaine Brooks depuis plus de 20 ans et elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh. Cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et nous présente pour ce 14ème modèle une version plus légère, un mesh ultra résistant et un drop plus faible !

La fiche technique

En effet, tout a été revu : nouvelle semelle avec une nouvelle gomme Trailtack (comme dur le modèle Caldera 3),  nouveau drop 8 mm au lieu de 10 , une semelle plus amortie, un avant du pied élargi, un poids diminué et surtout un nouveau mesh en Cordura car il faut bien le dire, la grande faiblesse des Cascadia était la fragilité du mesh et le manque d’accroche sur certains terrains très glissants et humides..

La réception des chaussures

Oui, oui dans les modèles pour femmes (mais aussi pour hommes..) la couleur de la chaussure a quand même son importance et là, surprise, après des coloris très sobres dans les tons gris noirs vus en boutique, c’est une version colorée bleu turquoise et framboise qui m’est livrée. Il existe cela dit 6 coloris : https://www.brooksrunning.com/fr_fr/womens-running-shoes-cascadia-14/120304.html

Premier essayage 

Aucune surprise ce sont des véritables chaussons comme très souvent chez Brooks. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et donne même la sensation d’une seconde peau parfaitement adaptée au pied. Les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas et toujours cette petite pochette sur le dessus de la languette pour y glisser les boucles des lacets quand ils sont faits. Par contre, pieds fins s’abstenir.

Premières foulées : 10 km sur terrain sableux, cailloux, pas de dénivelé. Là encore pas de surprise, la chaussure si elle peut sembler lourde sur le bitume du début de notre parcours c’est normal, (en même temps elle n’est pas faite pour ça) se fait très vite oublier à mes pieds !

Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien ne passe comme ressenti au travers de la semelle qui amortit tout, mais surtout on sent une telle accroche (c’est pour dire, lors de l’essayage sur mon parquet, ça accrochait déjà sous la semelle) qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Premier trail : 22km 800D+. Il n’y a rien à dire, c’est impressionnant, tout y est, l’accroche sur tout type de sols, l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement, la chaussure a un poids suffisamment léger pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir et en même temps un confort et un amorti non dénué d’un certain dynamisme qui permet donc au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve le système d’une semelle estampillée Pivot Posting mais qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements. Comme le modèle précédent, la Cascadia 14 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin. Ça tombe bien, il va en falloir des guêtres protectrices dans le sable marocain.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari même si ce sont seulement pour l’instant 120 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant et surtout plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Mais aussi sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, la faisant même traiter de savonnette par beaucoup de coureurs.

Coté look, il y en a au final pour tous les gouts, d’une couleur sobre à mon modèle bleu turquoise … Mais le vrai plus, pour mes pieds à ampoules c’est qu’elles sont tellement confortables, que je sens que je peux aller loin et longtemps avec elles et pourquoi pas lors de ce marathon des sables 2020 !

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est cependant adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et d’ultra.

C’est un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 13 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! Pour sûr que la version 15 n’est pas loin …!



Ce challenge propose de cumuler 996 km, soit la distance totale de la route Nationale 7 entre Paris et Menton, jusqu’au 31 décembre.

C’est quoi l’idée ? Ce N7 Challenge vous propose de courir, marcher ou pédaler 5, 10, 21, 50, 100 km (ou plus !), où que vous soyez, quand vous le souhaitez, seul ou à plusieurs peu importe la vitesse, à la rencontre de la Nationale 7, en cumulant les 996 km de cette route mythique que vous avez tous empruntée au moins une fois sur un tronçon.

Cumulez vos sorties, vos entraînements et toutes les activités qui vous feront avancer en kilomètres pour atteindre 996 km. A la fin de chacune de vos séances, découvrez en images les villes que vous auriez traversées.

C’est quand ? Départ le 10 juillet à 6h, jusqu’à 31 décembre à minuit.

Où ? Partout et n’importe où.

Comment ? A votre rythme. vous devrez parcourir la distance totale de 996 km de la RN 7 en enchaînant plusieurs sorties ou entraînements. Si vous ne pouvez pas terminer, vous serez classés en fonction du nombre de km parcourus et de tronçons réalisés.

Exemple : si vous vous arrêtez la fin du challenge au kilomètre 595, vous aurez donc fini 7 tronçons du parcours.

Une fois franchie la ligne d’arrivée vous recevrez un e-diplôme et un e-médaille personnalisée que vous pourrez partager à tous vos amis et aux personnes qui vous auront suivi durant ces 996 km de Paris à Menton…

Azur Sport Organisation, à l’initiative de ce challenge annonce qu’une partie des inscriptions sera reversée à la Fondation du Souffle pour soutenir la recherche post Covid-19.

Inscriptions sur www.n7challenge.fr



Le champion jurassien est venu à bout du mythique GR 20 corse (180 km et 13 000mD+) en 32h32, signant le 3e chrono sur ce sentier mondialement connu. S’il n’a pas battu le record de François D’Haene (31h06 en juin 2016), le coureur du Team Asics a vécu une superbe aventure et démontré toute sa force mentale.

Sur la ligne d’arrivée du GR 20, à Conca, dans le sud-est de la Corse, l’émotion est forte ce mardi 7 juillet. Longtemps, très longtemps, les applaudissements ont résonné. Après 32h32 d’un effort extrême, Xavier Thévenard vient d’en terminer avec un périple entamé, lundi 6 juillet, à 4 heures, à Calenzana, au nord-ouest de l’île. Sa famille, ses amis, tous sont là pour le féliciter et saluer sa performance. Certes, le record établi par François D’Haene en 2016 n’a pas été vaincu. Mais en cet instant, peu importe.

Sur les 15 derniers kilomètres, je n’en avais jamais autant bavé depuis 10 ans où je pratique l’ultra ! En marche arrière, je serais allé plus vite. 

« Franchement, le chrono, la performance on s’en fout un peu »

« Je ne sais pas comment je pourrais remercier la communauté corse à la hauteur de ce qu’elle m’a offert, confie Xavier, la voix étranglée par l’émotion. C’était un partage permanent, une convivialité de chaque instant. Il n’y a pas de mots pour décrire les émotions vécues. C’est vraiment très fort. C’est dans ces instants que l’on prend conscience de la force de la passion et que l’être humain a vraiment des bons côtés. Tous ces gens qui nous aident, qui sont passionnés par la montagne… Franchement, le chrono, la performance on s’en fout un peu. On est des passionnés de montagne. Ce qui est le plus important c’est de faire des trucs dehors avec tout le monde. Le record, c’est pas ça qui compte. Ce qu’on a vécu, c’était tellement fort. J’aurai la Corse dans mon cœur jusqu’à la fin de mes jours. »

©Ben Becker

Longtemps, le Jurassien de 32 ans, déjà vainqueur des plus grands ultra-trails mondiaux (dont trois fois l’Ultra-Trail du Mont-Blanc) fut en avance sur le record. Parti sur un tableau de marche devant le conduire à un chrono d’environ 30 heures, Xavier a tenu la cadence jusqu’à un peu plus de la mi-course. Malheureusement, sous une grosse chaleur, le rythme allait ensuite baisser. Si la nuit lui permit de retrouver davantage de fraicheur et de lucidité, l’avance sur le temps du record finit par fondre au fil des kilomètres. Les dernières heures scellèrent ses espoirs de faire tomber la marque référence. « Nous avons lancé la traversée avec de solides coureurs et nous sommes partis sur un bon tempo, analyse-t-il. Nous avons fait de belles descentes et nous avions un peu d’avance à Vizzavona (km 83). Ensuite j’ai eu un passage dans le dur mais le monde à côté m’aidait beaucoup. J’en ai bavé sur des parties techniques bien dures. Je me suis quand même fait bien plaisir après la mi-course sur une partie roulante. Sur la fin, c’était un chemin de croix. Sur les 15 derniers kilomètres, je n’en avais jamais autant bavé depuis 10 ans où je pratique l’ultra ! En marche arrière, je serais allé plus vite. » 

Avec le soutien des coureurs corses

©Ben Becker


Encouragé par les « pacers » officiels (30 coureurs dont 27 coureurs locaux étaient présents pour assister Xavier), mais aussi par de nombreux traileurs venus partager la foulée du champion pendant quelques kilomètres, Xavier a pu bénéficier d’une véritable escorte tout au long de son périple. Parmi les pacers, Guillaume Peretti, qui en 2014 avait fait tomber le record de Kilian Jornet (32h54, 2009) en bouclant le GR 20 en 32 h, avait lui aussi tenu à apporter son aide dans ce projet où le Jurassien avait souhaité associer un maximum de coureurs corses. « Ça m’a vraiment fait plaisir d’être là, commente le « pacer » de luxe, présent aux côtés de Xavier pendant une soixantaine de kilomètres. C’était important de l’accompagner et de montrer que dans notre sport, nous sommes solidaires, que l’esprit trail existe vraiment. Et puis c’est mon île alors c’était cool. » L’ex recordman a également pu apprécier de très près la performance sportive. « Il a eu le cran de partir sur des bases de 30 heures, insiste-t-il. C’était audacieux, il a eu ce courage. Mais le GR 20, c’est vraiment différent de tout le reste. Il a quand même réussi une superbe performance. Il s’est accroché et a montré qu’il avait un mental d’acier. Il m’a vraiment impressionné. C’est un très grand champion. » « Je sais ce que ça représente d’abnégation, poursuit Pierre Santucci, « légende » du sentier dont il fut longtemps recordman, en 36h53, présent lui aussi sur le bord des chemins. Il faut tout le temps être présent sur deux fronts : la fatigue musculaire et la fatigue mentale. Alors quand il y a une tentative de record, je viens apporter mon soutien car c’est important de sentir les gens autour. »

Dans le top 3 du GR 20


Avec ce chrono, Xavier s’inscrit parmi les trois athlètes les plus rapides sur ce sentier mythique (François D’haene en 31h06 ; Guillaume Peretti en 32h). Avant son départ, il avait résumé le projet en quelques mots : « C’est l’amour de la montagne, la passion de l’activité, le partage, la convivialité et puis cet aspect de la compétition-performance avec l’envie de se rapprocher des temps réalisés par des coureurs de haut niveau. Je ne prétends pas forcément les battre mais je vais faire du mieux possible pour être dans leurs temps. » Malgré l’absence du record, le « cahier des charges » a donc été pleinement rempli.

« Pour les prochains qui s’attaqueront au GR 20, je leur conseille de ne pas trop réfléchir, glisse-t-il à l’arrivée. Et puis il faut vraiment rester calme et lucide tout au long de la course car sinon, on peut vite péter les plombs, parce que les cailloux, à un moment, on en a marre ! Je n’avais jamais couru plus de 24h et les parcours techniques ne sont pas trop ma tasse de thé. Cela faisait donc deux défis à relever et j’étais curieux de voir comment j’allais réagir. C’est un projet qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie. Je reviendrai faire des parties mais pas sûr que je le referai en entier. C’est un sacré morceau. Mais c’était une aventure incroyable. J’aurai plein de belles histoires à raconter. »



Pour que les événements sportifs perdurent et que le sport triomphe en cette année si particulière, ChronoCompétition et Le-Sportif.com proposent la Run Again. Plus qu’une course virtuelle, c’est un message de soutien positif à envoyer à sa course de cœur et à l’ensemble des acteurs du milieu. Au choix : 5 km, 10km ou 21.1km à courir près de chez vous, jusqu’au 14 juillet.

Cette Run Again est née d’un constat. Les coureurs ont besoin des organisateurs (et inversement) pour vivre des expériences sportives et humaines fortes. Les plus grands événements ont besoin des plus petits (et inversement) pour faire découvrir l’activité aux néo-pratiquants et offrir un nombre incroyable d’événements sur l’ensemble du territoire. Les organisateurs ont besoin des prestataires (et inversement) pour rendre possible leurs projets les plus fous.

L’idée de cette course virtuelle, c’est donc d’envoyer un message de soutien aux organisateurs d’événements. Afin d’apporter un objectif supplémentaire et de participer à la relance du secteur, la Run Again reversera une partie des droits d’inscriptions (7 €) aux manifestations sportives ayant remportées les différents “challenges organisateurs” pour les aider à préparer au mieux leur prochaine édition.

Comment ça se passe ?

L’évènement se déroule jusqu’au 14 juillet à 23h59. N’importe où, partout, autour de chez vous. Au choix : 5 km marche, 5 km, 10 km, 21,1km.

Lors de l’inscription en ligne, le coureur déclare la manifestation sportive qu’il souhaite soutenir (sa course “de cœur”, sa course “préférée”) et qui pourra donc être l’une de celles qui gagnera l’un des “challenges organisateurs”. 

Tout le monde a sa chance : organisateurs, coureurs. Pour chacune des épreuves, les manifestations sportives les plus soutenues seront récompensées. 4 épreuves, ce sont donc 4 manifestations minimum qui seront récompensées.

Des “challenges coureurs” seront organisés sur les réseaux sociaux. Chaque soir, des dossards cadeaux à gagner (valables sur la prochaine édition des courses partenaires) sont mis en jeu.

Informations & inscriptions sur www.run-again.com

Facebook : https://www.facebook.com/runagain2020/

Instagram : https://www.instagram.com/runagain20/



Enfin une montre cardio-GPS outdoor chez Polar ! Un modèle vraiment abouti, à prix compétitif. La Fenix 6 de Garmin n’a qu’à bien se tenir.

A l’œil, elle semble plus imposante que la Vantage V (1mm de diamètre de plus seulement) mais son poids est un peu plus léger (64 g). Cette Polar Grit X n’est pas destinée à remplacer sa petite sœur mais à combler le vide de Polar dans le segment «  outdoor » de la marque. On retrouve l’intégralité des fonctionnalités de la Vantage V associées à de nouvelles : calage manuel de l’altimètre, alertes d’hydratation Fuel wise (automatiques ou à la carte), fonction Hill splitter indiquant en direct les différentes sections en montée ou en descente (dénivelé, distance, allure).

Côté cardiofréquencemètre, la mesure se fait par le fond du boîtier. Les indications lors de variations d’allure ont tendance à fluctuer, mais en comparant en direct avec un autre modèle enregistrant les données d’une ceinture pectorale, on constate que c’est tout de même assez précis. La plateforme Polarflow permet de paramétrer des entraînements personnalisés, et on peut télécharger un parcours (import au format GPX ou depuis Polarflow) mais aucun fond de carte n’est disponible.

Polar annonce une autonomie de 40 heures en mode GPS précis + cardio activé, en mode économie (enregistrement plus espacé des données GPS et sans cardio) elle monterait à 100 heures. Par contre la montre n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Lors de notre test, sur une durée de 6 heures en mode précis, la batterie avait perdu un peu plus de 15 % de son autonomie. Étant destinée à une pratique outdoor plausiblement engagée, on appréciera la norme MIL-STD-810G certifiant un haut niveau d’étanchéité, de résistance aux chocs et aux écarts de température. Au final, Polar arrive en bon challenger sur le segment outdoor avec ce modèle vraiment abouti proposant des fonctions innovantes comme Fuel wise ou Hill splitter. Son tarif est aussi très compétitif (430 €) par rapport à une Garmin Fenix 6.  En revanche, cette Grit X reste légèrement en retrait face à certains de ses concurrents dans le domaine du suivi d’itinéraire ou de calage de l’altimètre et d’utilisation de la boussole qui nécessitent de lancer une activité pour être activés.

Les + Fonctionnalités, précision du capteur cardio optique, tarif contenu. 

Les – Pas de recharge en cours d’utilisation, quelques limitations en suivi d’itinéraire

Montre testée pendant trois semaines par Frédéric, test publié dans le numéro 212 de Running Attitude.