En course à pied, le poids du sein peut être multiplié par cinq. Maintien maximal et confort optimal sont exigés côté brassière. Nos conseils pour bien choisir. 

Une marque spécialisée 

©Anita

Il paraît que 40% des femmes ne portent pas de soutien-gorge de sport ! Et pourtant, une bonne brassière avec un maintien élevé, c’est tout aussi primordial qu’une bonne paire de runnings. Le soutien-gorge du quotidien à proscrire car il provoque des plaies et abime les tissus de la poitrine, qui rappelons-le n’est pas un muscle. La brassière de sport « généraliste »  type Nike, Asics, H&M, Forever 21, etc., est à réserver aux activités à faible impact (gainage, yoga). En running, c’est du lourd : un sein de 450 grammes, ce qui correspond à la moyenne, peut peser jusqu’à 3kg à chaque impact s’il n’est pas maintenu correctement. Et il se balance, jusqu’à 20 cm de gauche à droite et 13 cm de bas en haut en bas. Mêmes les petites poitrines sont sensibles à ce phénomène en « 8 » qui peut créer des dommages irréversibles. Et on ne parle pas des douleurs liées aux cycles menstruels. Le maintien doit être irréprochable. Il convient pour cela d’opter pour un modèle d’une marque spécialisée (Zsport, Anita Active, Shock Absorber pour ne citer qu’elles) dont la coupe et la matière sont étudiées pour minimiser l’impact fort de la course à pied. 

Porte-monnaie & banc d’essai 

Un bon soutif de sport, c’est un budget (environ 50 €), mais tout bien calculé, vous vous y retrouverez. Côté confort d’abord, c’est indéniable pour s’éviter les douleurs dans la poitrine et le dos. Au fil des lavages ensuite, car il ne se déformera pas. L’idéal, c’est de se rendre en magasin. En fonction de la forme de votre poitrine, une marque spécialisée vous ira mieux qu’une autre. Enfilez, sautez sur place. Ça bouge ? Ça gêne ? Éliminé ! 

La bonne taille & les détails 

70% des femmes ne portent pas soutien-gorge à leur taille ! C’est pourtant crucial pour en garantir l’efficacité. Plusieurs détails sont à vérifier. L’entre-bonnet doit coller au torse, la bande sous-poitrine doit être à plat contre la peau et à l’horizontale. Si elle remonte dans votre dos, c’est sans doute que le tour de buste est trop grand – vous ne devez pas pouvoir y passer deux doigts. Si au contraire, vous vous retrouvez avec des boursouflures sur la poitrine ou au niveau des aisselles, c’est que le bonnet n’est pas assez profond. Ajustez les bretelles, sans trop les serrer, car à la longue, cela ferait des marques. Sachez que le maintien d’un soutien-gorge se fait principalement par le dos et non par les bretelles. Suffisamment serrées toutefois, elles ne doivent pas se détendre au delà de 2cm.Enfin, il est aussi question de confort : à l’essayage, il faut se sentir à l’aise, maintenue mais pas comprimée non plus. 

La coupe à la loupe


Le « dos nageur » inspiré de la natation est idéal en course à pied car il facilite les mouvements et assure aux bretelles de rester en place. Les runneuses à forte poitrine préfèreront les modèles aux larges bretelles croisées (et matelassées) dans le dos (en forme de X ou de Y) afin d’assurer un bon maintien pendant l’effort. Pour la fermeture, trois options possibles, avec des agrafes dans le dos, à l’avant entre les seins, ou bien à enfiler. Pour les bonnets préformés dits « coqués » qui devront être protégées d’une matière douce et capitonnée, c’est une question de goût et d’habitude. 


Comment prendre vos mensurations ? Tour de poitrine : placez un mètre ruban à l’endroit le plus fort de la poitrine. Assurez-vous qu’il soit parallèle au sol. Levez la tête, ajustez le mètre ruban en respirant normalement. Tour de dessous de poitrine : placez un mètre ruban juste en dessous des seins. Assurez-vous qu’il soit parallèle au sol. Levez la tête, ajustez le mètre ruban en respirant normalement.



NN Running proposera un marathon virtuel les 6 et 7 juin, à courir en relais à 4. Dans les starting-blocks : Kenenisa Bekele, Eliud Kipchoge, Joshua Cheptegei et Geoffrey Kamworor. 

Encore une course virtuelle en vue, mais celle-là, donnera peut-être à ses participants la possibilité de faire équipe avec les plus grands champions. Ce MA RA TH ON organisé par NN Running est un marathon relais à 4. Chaque participant devra courir 10,5 km entre le 6 juin et le 7 juin avant minuit. 

Pour participer, il est possible de monter sa propre équipe de 4 ou bien de s’en remettre au hasard, auquel cas, l’un de vos co-équipiers sera peut-être Eliud Kipchoge (premier marathonien de moins de deux heures de l’histoire), le champion olympique Kenenisa Bekele, le recordman du monde du semi-marathon Geoffrey Kamworor ou encore Joshua Cheptegei, recordman du monde 5K et champion du monde du 10 000m.

La course est enregistrée sur Strava, et chaque membre de l’équipe devra publier son meilleur temps de 10,5 km en ligne pour être officiellement inclus dans le classement final. Selon les règles du site NN Running, on peut publier autant d’entraînements 10,5K que l’on veut sur deux jours. Le meilleur temps comptera pour le résultat de l’équipe. 

@nnrunningteam

##RUNASONE



MyProtein, ce n’est pas que de la nutrition sportive et des compléments alimentaires pour prendre du muscle. La marque propose aussi une gamme très tendance de vêtements de sport. Le legging Curve que nous avons testé nous a emballé. A réserver aux entraînements de fitness, crossFit ou yoga.

Oui, MyProtein fait dans la nutrition sportive et aussi dans le textile. Sa gamme très tendance, mise en avant par des influenceuses célèbres regroupe des vêtements techniques. Top manches courtes, débardeurs, manches longues, brassières, collants, doudounes : tout ce qu’il faut pour faire du sport. Et les couleurs et coupes sont l’air sympa, enfin sur les mannequins.

Premières impressions confirmées : la couleur bleu marine du legging Curve est magnifique. Cela dit, il existe aussi en sésame, noir et gris. Il est destiné au fitness, yoga et Crossfit. Je l’ai donc embarqué pour mon « Wod » découverte du CrossFit du soir.

Confort et maintien bluffants

Mais avant, inspection du produit. Ma silhouette es assez intolérante à ce type de leggings sauf si : il n’est pas transparent, qui ne marque pas les traces de transpiration et qu’il ne glisse pas. Celui-ci semble remplir les différents critères, puisque dans ses « promesses » : une conception sans couture, la promesse de formes sculptées (à voir..), une taille haute avec maintien performant pour les cours de fitness et yoga.

OK, ça c’est sur le papier, voici mon verdict après la séance de Crossfit. Premier constat, effectivement c’est plutôt un legging de sport en salle que de running à l’extérieur : la simple justification tient au fait qu’il n’y a pas de poches pour des clés ou l’indispensable smartphone et que le tissu n’est pasadapté à la course en extérieur par temps humide. Ce tissu est d’ailleurs assez épais ce qui en fait plutôt un legging d’hiver. La taille est juste, il est donc fortement conseillé de prendre une taille au-dessus de sa taille habituelle si on veut être à l’aise. Pour  la longueur, moi qui suis grande (1m76), le modèle reçu en taille M me convient très bien. Le legging étant assez long, il peut aussi se porter avec un revers au niveau de la cheville. Côté confort et maintien, c’est bluffant. Il tient parfaitement au niveau de la taille grâce à sa ceinture très large. L’absence de couture le rend très agréable, il n’est pas transparent, ne présente pas de marques blanches de transpiration et cerise sur le gâteau, il fait plutôt une silhouette avantageuse.. si si ! Il est extensible, mais pas tant que ça et surtout, bonne nouvelle, il passe le test de la machine à laver (attention jamais au sèche-linge) sans modifications visibles après plusieurs lavages. En conclusion, un bon legging pour vos entraînements complémentaires à la course à pied, type renforcement musculaire. Il est affiché à 36 euros mais des promos sont souvent présentes sur le site de vente ligne www.myprot.com. En ce moment, 23,66 €. Un bon rapport qualité/prix.

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.



On fait le tour des « questions de femmes » avec le Docteur Guillaume Bagory, gynécologue-obstétricien, spécialisé en chirurgie gynécologique et mammaire à Angers.

©leszekglasner-AdobeStock

Je suis enceinte, je dois arrêter de courir ? 

L’idée est ancrée : courir pendant la grossesse augmenterait les risques de fausses couches au premier trimestre. Pourtant le lien entre la course à pied et risques de fausse couche ou d’accouchement prématuré n’a jamais été démontré. En revanche, des études mettent en avant les bénéfices de la course enceinte à la condition que la femme concernée ait pratiqué cette activité de manière régulière avant sa grossesse. Dans ce cas, a priori, pas de contre-indication médicale mais des ajustements nécessaires. Il ne s’agit plus de se « rentrer dedans » mais bien de courir à petite allure en étant capable de maintenir une conversation, sans être à bout de souffle. 

En réduisant durée et l’intensité, courir enceinte permet d’améliorer la circulation sanguine et de contrôler sa prise de poidsPrudence étant mère de sureté, votre pratique devra toutefois être soumise à l’avis régulier de votre médecin obstétricien. Au 3ème trimestre, l’exercice peut être plus difficile, à cause de la pression sur le plancher pelvien due au poids du bébé. Cela peut occasionner un inconfort et des douleurs pelviennes. En tout cas, n’oubliez pas que si des douleurs, des saignements, des fuites de liquides apparaissent, ou tout signe qui vous semble anormal, arrêtez de courir sur le champ et consultez rapidement. 

Soyez également précautionneuse en privilégiant une boucle autour de chez vous,  afin de pouvoir rentrer facilement en marchant si besoin. Planifiez le circuit avec si possible des « arrêts pipi » et des points d’eau ou prenez avec vous de quoi vous hydrater. Ne négligez pas votre tenue, à la bonne taille avec une bonne brassière pour le maintien des seins. Enfin, privilégiez les  surfaces « molles » : terre, chemin (mais en regardant bien ou vous posez vos pieds !) plutôt que le bitume où les impacts sont plus forts. 

Mini-Quiz. Enceinte, prête à continuer de courir ? Si vous répondez « oui » à toutes les questions et que vous n’avez aucune contre-indication médicale, validée par un professionnel de santé, alors go pour la course. 1/ Avant votre grossesse : est-ce que vous couriez au moins 2 à 3 fois par semaine, 20 minutes ou plus par séance et depuis plus de  6 mois ? 2/ Avez-vous une alimentation équilibrée ? 3/ Etes-vous consciente de vos limites et prête à diminuer l’intensité de vos entrainements pendant la grossesse ?

J’ai des fibromes, c’est gênant pour courir ? 

Avoir un ou plusieurs fibromes utérins, c’est fréquent. Ces tumeurs totalement bénignes (non cancéreuses) qui se forment à l’intérieur ou à l’extérieur de l’utérus concernent 70% de femmes de 50 ans. C’est souvent vers 40 ans que leur fréquence augmente mais généralement, ils vont naturellement décroître avec la ménopause. Cela étant, ce n’est pas une raison, bien au contraire pour relâcher la surveillance après 50 ans.

De nombreuses femmes vivent avec leurs fibromes sans jamais en soupçonner l’existence, cependant chez certaines, des désagréments peuvent apparaitre avec des règles douloureuses, avec des saignements irréguliers, ou abondants et/ou prolongés.

En fonction de leur taille et de leur localisation, certains fibromes peuvent exercer une pression sur les organes et générer des douleurs pelviennes. Ils ne constituent en aucun cas une contre-indication à la course à pied. Bien au contraire : activer son corps chaque jour est essentiel. La course à pied, si elle ne génère aucune douleur dans la zone pelvienne, peut parfaitement être pratiquée en cas de fibrome diagnostiqué.

En cas d’endométriose, j’appuie sur « pause » ? 

Cette maladie est restée longtemps silencieuse. On en parle aujourd’hui notamment grâce à des évènements sensibilisants comme les Endorun de l’association Endomind. L’endométriose est provoquée par la présence anormale de l’endomètre (le tapis de l’utérus) dans la cavité abdominale. Maladie chronique invalidante, elle peut occasionner des douleurs pelviennes importantes, en période de règles, lors des rapports sexuels ou de façon complètement inexpliquée.

La douleur est due aux saignements mais surtout aux nombreuses micro-terminaisons nerveuses mises à mal car étouffées par le phénomène d’endométriose. A la moindre sollicitation, cela provoque des douleurs souvent proches de la sciatique avec des élancements, des douleurs en « coup de poignard », ou encore des brûlures. 

Beaucoup de femmes boudent alors le sport par crainte de souffrir davantage. Pourtant la pratique sportive au quotidien permet de mieux gérer la maladie en maintenant la mobilité des tissus. Si la chirurgie ou un traitement hormonal peuvent soulager certains cas, il est préconisé de bouger car la sécrétion d’endorphines permet de contrôler les voies de la douleur. Il ne s’agit pas de passer en mode compétition, sauf si vous êtes motivée, mais de profiter des  bienfaits de cette activité physique pour vous soulager.

Je ne peux pas courir, j’ai mes règles… 

Mauvaise excuse. Aucune raison médicale ne contre-indique la pratique d’une activité sportive pendant la période les cycles menstruels. Au contraire, au bout d’une demie-heure d’activité, grâce à la sécrétion de nos précieuses endorphines, les petites douleurs de règles disparaissent. Un entraînement régulier permettra d’élever le seuil de sensibilité à la douleur et de rendre les règles moins pénibles. 

Si je cours, je fuis ? 

Oui, la course à pied peut entraîner des fuites urinaires. Non, cela n’est pas normal ! Le périnée est un ensemble de muscles partant du pubis jusqu’à la base de la colonne vertébrale. Avec sa forme en hamac, il soutient les organes abdominaux comme la vessie, l’utérus et l’intestin. En courant, les impacts au sol le malmène : il subit des points de pression à chaque foulée, plus encore après une grossesse ou avec la ménopause. Or, on oublie trop souvent que le périnée est un muscle qui doit être stimulé régulièrement. C’est comme les abdos : si on ne les fait pas bosser, ils se relâchent. Le périnée c’est pareil, si on ne l’entretient pas, il perd de sa tonicité. 

Si des fuites urinaires apparaissent lors de la course à pied, en sautant à la corde, ou même en éternuant, parlez-en à votre médecin qui pourra vous prescrire des exercices de rééducation ou sonde à domicile. Nous vous recommandons la sonde de rééducation périnéale connectée Emy de Fizimed, testée et approuvée. Voir notre test ICI. Depuis, on court toujours mais on ne fuit plus !



Emmanuel Meyssat, tout juste 40 ans cumule déjà plus de 20 ans de trail. Deux décennies que le champion lyonnais dévale les sentiers avec succès, en jonglant entre boulot et vie de famille. Un juste équilibre qui tient de l’harmonie. Rencontre. 


En bref.
40 ans, moniteur d’auto-école, père de deux enfants, habite Larajasse (69) a remporté cinq titres nationaux en trail, course en montagne et kilomètre vertical. Team Hoka et ambassadeur Gorilla TribeSes dernières performances : 1e de l’EcoTrail Paris 2018 en 6h, 6e au dernier championnat du monde de trail 2019 (44 km) en 3h43, 2e sur la SaintéLyon 2019 en 6h02’. 

Comment as-tu débuté ? 

©DR

« J’ai commencé par le cross, en catégorie minimes, en faisant des courses de quartiers sur 4 ou 5 km. Rapidement, je me suis rendu compte que j’avais davantage de qualités sur les parcours accidentés que sur le plat. Cela m’a attiré. En 1998, un championnat de France de course de montagne s’est déroulé à 20 km de chez moi. Deux athlètes de mon club sélectionnés m’ont mis le pied à l’étrier. L’année suivante, en junior 2, mieux préparé, j’ai gagné ma sélection. J’ai fini 4e Français et ils en prenaient 4 ! Cette première victoire fut un point de non retour. Je me suis mis à m’entrainer plus pour être performant dans cette discipline. En parallèle, j’ai découvert le trail qui naissait alors. Depuis, cette discipline cousine de la course en montagne n’a cessé de se développer. »

Quel regard portes-tu sur ta « carrière » et le chemin parcouru… 

 « Cela n’est pas vraiment une carrière car j’ai toujours bossé à côté à temps complet comme moniteur d’auto-école. J’ai toujours mis le sport en avant, mais jamais de manière professionnelle. C’est disons pour moi un « loisir ++ ». Bien sûr, je suis fier d’en d’être arrivé là. En minimisant l’entraînement par rapport à certains membres de l’équipe de France, j’arrive quand même à faire des résultats intéressants, tout en gardant un juste équilibre entre vie professionnelle, familiale et entraînement. »

La passion est intacte depuis tout ce temps ? 

« Oui, je me fais toujours plaisir et j’arrive à progresser. Adapter mon alimentation pour privilégier la filière lipidique à la filière glucidique m’a par exemple permis d’être plus économe et d’aller sur des efforts plus longs depuis 4 ans. J’ai réussi à passer des caps. On apprend encore après vingt ans de pratique ! Et développer ses qualités, cela donne envie de continuer ! »

©Peignée Verticale

Quels grands souvenirs dans le rétroviseur ? 

« Mon souvenir le plus marquant, c’est ma première sélection en équipe de France de course de montagne en 1999 en junior. Y’en a eu 20 autres derrière mais cette première à 19 ans, le maillot bleu-blanc-rouge sur le dos, c’était comme un rêve. Ma victoire sur le SaintéLyon en 2016 fut un cap aussi. Et bien sûr, il y a eu les championnats du monde de trail l’an dernier au Portugal. C’était ma première sélection sur un format type marathon qui me correspondait. J’ai fait une belle performance individuelle et nous avons gagné le titre par équipe. »

Ton terrain de jeu, ce sont les Monts du Lyonnais. La SaintéLyon, c’est ta course phare ? 

« C’est en tout cas la course où je me suis le plus acharné. J’y ai participé une bonne dizaine de fois dont 5 ou 6 en solo. L’épreuve me tient à cœur car j’habite dans la région depuis toujours. Je l’ai tenté en 2010 sans la terminer. J’ai longtemps buté dessus car je n’étais pas prêt. Ma première victoire en 2016 a été un aboutissement. »

En temps normal, une semaine type d’entraînement cela donne quoi ?  

« D’habitude, entre 8 et 12 h par semaine en six entraînements. Pendant le confinement, j’ai tourné à 5 ou 6 h, en alternant footing et home trainer. Ma femme travaillait, je gardais mes deux filles, m’entraîner davantage, c’était compliqué. »

Comment vis-tu le fait de ne pas avoir d’objectif en vue ? 

« Je ne vais pas le cacher, j’aime les dossards. Je fais d’habitude une vingtaine de compétitions par an, c’est une source de motivation pour moi. J’aime bien mesurer le bénéfice de l’entraînement sur des compétitions. J’avais prévu les 80km de l’EcoTrail, reporté début octobre, puis la 6000D annulée ainsi que deux courses du TTN court. J’envisageais une sélection en équipe de France mais je ne sais pas si les championnats du monde auront lieu en novembre. Pour l’instant tout est en pointillé… »

©DR

Entre le trail « court » et le « long », une préférence ? 

« J’aime tout, du cross de 15 minutes au trail de 80 km.  Les longues distances, je préfère les courir que les préparer. Les sorties de plus 3h, cela ne me botte pas trop, en revanche, j’adore la stratégie du jour J. La gestion de l’allure, la gestion des ravitaillements, le fait de bien connaître son corps. A la base, je suis plutôt un coureur de court. Je suis longtemps resté sur des courses de 2 ou 3h. Au-delà, cela ne passait pas car mon organisme était habitué aux efforts courts, utilisant la filière glucidique. J’ai adapté mon alimentation pour développer la filière lipidique, cela m’a aidé pour allonger la durée des efforts à 5 ou 6 heures. »

Et l’ultra au-delà de 80 km ? 

« C’est moins ma tasse de thé. J’aime bien quand ça court, assez vite encore. Je suis issu de la culture athlé. Je me cantonne à 70-80 km, c’est un peu ma limite. Je ne dis pas que je ne serai pas capable de faire plus, mais je n’ai pas forcément envie de le préparer. A l’entraînement, un gros ultra type UTMB, c’est chronophage, énergivore, potentiellement source de blessures sur le plan articulaire et tendineux. Quitte à passer 25h ou plus en montagne, je préfèrerai le faire mode rando-bivouac. »

Côté « matos », quels sont tes derniers coups de cœur ?


« D’une manière générale, je privilégie les marques françaises. Hoka, qui m’équipe depuis 4 ans, appartient désormais à un groupe international mais garde un bureau d’innovation à Annecy. Plus récemment, j’ai découvert les lacets en silicone Gorilla, une nouvelle marque implantée à 15 km de chez moi. J’ai le pied fin et je serrais trop fort mes lacets. Du coup, je ressentais des fourmillements, une perte de sensibilité aux orteils. Je n’ai plus ce souci avec ces nouveaux lacets qui s’adaptent aux pieds sans points de pression. C’est ce qu’il me fallait ! » 



Les « Superhalfs », circuit qui regroupe les semi-marathons les plus populaires de la planète (Lisbonne, Prague, Copenhague, Cardiff et Valence), proposent aux coureurs de participer à un semi virtuel entre juin et juillet.

Pour entretenir notre motivation sans dossard à l’horizon, les Superhalfs, qui ont fait équipe avec realbuzz.com, proposent à chacun un semi-marathon virtuel entre le 1er juin et le 31 juillet. L’inscription coûte 15 euros (+ 5 euros de frais de port) pour l’envoi d’une médaille exclusive du semi-marathon virtuel SuperHalfs, envoyée partout dans le monde, et une photo « finisher ». Il est possible en inscrivant de s’engager à soutenir une cause parmi la liste des organismes de bienfaisance proposée.

Pour s’inscrire, quelques clics :


1/ Rendez-vous sur realbuzz.com pour vous inscrire

2/ Courez la distance de 21.1 km entre le 1er juin et le 31 juillet, en une ou plusieurs fois, sur tapis comme en extérieur.

3/ Enregistrez votre chrono (ou le cumul de vos chronos) sur realbuzz.com.

4/ Telechargez un selfie pour l’envoi de votre photo officielle.

5/ Recevez votre médaille et votre photo dans la foulée par voie postale.



Pour ceux qui connaissent déjà les modèles Saucony, la Guide 13 n’apportera que peu de nouveautés mais restera une bonne alliée sur sorties longues et endurance fondamentale à l’entraînement, sur semi et marathon en compétition.

A noter que la marque a abandonné le terme ISO dans ses noms de modèles. La Guide se positionne entre la Kinvara et la confortable Triumph en empruntant un peu à ses deux sœurs. Historiquement Saucony destinait la Guide aux pronateurs alors que la Ride était conçue pour les foulées neutres. Cette distinction, laissée de côté ces dernières années, revient sur le devant de la scène. En effet la semelle laisse apparaître un renfort de pronation sous la forme d’une plaque plastique. 

Ajoutée au drop de 8mm, on s’éloigne des standards de la foulée naturelle. Du côté des bons points il faut saluer l’évolution de la nouvelle semelle intermédiaire baptisée « PWRRUN » 25% plus légère que la précédente (EVERUN). Ce gain est appréciable pour une chaussure typée courses moyennes et longues distances. Le confort est bien là comme souvent avec Saucony grâce au chaussant FORMFIT déjà décliné sur les autres modèles. La chaussure dégage une impression de gros chausson très sécurisant et parfaitement rembourré au niveau du talon. Mais contre toute attente la Guide 13 se défend dès lors qu’il s’agit de mener des séances à allure spécifique. La semelle Pwrrun y est pour beaucoup dans ce dynamisme grâce au gain de poids mais également à un retour d’énergie qui se fait sentir à l’impact. En conclusion cette Guide 13 sera votre alliée sur sortie longue et endurance fondamentale à l’entrainement, sur semi et marathon en compétition.

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.  Drop : 8 mm Poids : 289 g en 42 / 264 g en 38 

Notes du testeur Amorti : 17/20 – Confort : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 15/20 Note moyenne : 16,75/20 

Le + Design réussi, bon confort. Le – Pas de grande innovation, et même un retour en arrière avec le renfort de pronation. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.



The 2.6 Challenge, initié par l’organisation du Marathon de Londres pour soutenir les organismes caritatifs du pays a fait exploser les compteurs. Le but : courir ou marcher 2,6 miles, 2,6 km ou 26 minutes en s’engageant pour aider une cause. Lancé le 26 avril, date initiale du marathon (reporté au 3 octobre), ce défi viral a généré en quinze jours 10 millions de livres sterling (soit plus de 11,3 millions d’euros) de dons au profit de 3 961 associations. Ce bel élan solidaire vient combler le déficit, estimé à 4 milliards de livres sterling, lié aux annulations d’évènements ce printemps. Rappelons que ce marathon majeur avait à lui seul généré l’an dernier plus de 66 millions de livres sterling de dons en une journée. 



Dopage technologique ou innovation technique ? La polémique avait enflé autour de la Nike Vaporfly Next % aux pieds des champions ayant battu des records de vitesse la dernière saison. La fédération internationale a tranché : les paires en carbone seront bien autorisées en compétition, à la condition qu’elles n’aient qu’une seule lame de ce matériau révolutionnaire, une semelle totalisant moins de 4 cm et qu’elles soient commercialisées depuis au moins 4 mois. La saga « carbone » s’est donc accélérée. Les équipementiers ont tour à tour dévoilé leurs paires qui « courent plus vite » sur marathon.

 Hoka et sa Carbon X (180 €) avait ouvert la voie l’été dernier. Chez Nike, après la fameuse Vaporfly Next% (275 €), l’Alphafly Next% (295 €) promet. Cette version actualisée du prototype que portait Eliud Kipchoge lors de son marathon-démonstration en 1h59’40’’ en octobre dernier est distribuée au compte-goutte. 

Brooks a réservé son Hyperion Elite (250 €) à une centaine de compétiteurs français. Adidas mise sur son Adizero Pro (180 €), disponible en juin, présentée comme la nouvelle Adios briseuse de record. Chez Saucony, l’Endorphin Pro qui devait sortir en avril s’annonce pour juillet. La Metaracer d’Asics (200 €) sera disponible fin juin. La New Balance FuelCell TC (200 €) est elle en vente, mais déjà plus qu’en quelques pointures. Quant à savoir si cette technologie pour l’heure très élitiste deviendra un jour plus abordable, c’est une autre histoire…



Nouvel exploit pour Zach Bitter. Déjà détenteur du record du monde des 100 miles parcourus sur piste, l’Américain ambassadeur Altra s’est aussi adjugé celui sur tapis roulant.

Distanciation sociale et annulation des courses obligent, les athlètes tentent de rester motivés en relevant toutes sortes de défis. Depuis son domicile, l’ultrarunner et ambassadeur Altra, Zach Bitter, s’est attaqué au record du monde des 100 miles (158 km) sur tapis roulant. Une tentative réalisée samedi et entièrement diffusée sur Youtube. 1500 personnes ont assisté en direct à sa performance. 250 coureurs étaient connectés via Zoom pour participer à l’expérience « Run with Zach ».

12h09′ d’efforts

Après 12h09’15’’ d’effort (7’17 de moyenne), l’Américain s’est offert un nouveau chrono de référence battant le record précédent de Dave Proctor de plus de 20 minutes.

Cet événement était destiné à lever des fonds pour l’association « Fight for the forgotten » qui aide une tribu pygmée du Congo. Zach a utilisé l’Escalante Racer pour la première partie de la course, puis la Torin 4 Plush pour la dernière partie.



Désormais 80 000 utilisateurs pour l’application de coaching RunMotion Coach. La start-up s’appuie sur l’expertise de ses fondateurs, Romain et Guillaume Adam, frères jumeaux de 30 ans et athlètes de haut niveau. Rencontre. 

Vous courez depuis combien de temps ?

Nous courons depuis plus de 20 ans, en ayant commencé par les cross scolaires et des courses locales en Haute-Savoie. Nous avons fait beaucoup de piste, en progressant régulièrement. Nous adorions les sensations de vitesse sur 800m, 1000m ou 1500m. Petit à petit, nous avons franchi les étapes grâce à un entrainement progressif. Guillaume a accumulé 25 médailles en Championnats de France, notamment le titre Elite sur 3000m en salle, et porté le maillot de l’Equipe de France aux Jeux de la Francophonie en 2013.


Quels sont vos records en course à pied ? 

Guillaume a couru le 800m en 1’49, le 1500m en 3’38, le 10km en 29’31 et le marathon en 2h26. Romain a couru le 800m en 1’51, le 10km en 31’32 et le marathon en 2h38. Après avoir fait beaucoup de piste, nous sommes de plus en plus sur le long : marathon et trail.

©AntoineDecottigniesPourStadionActu

Nous pouvons donc par exemple grâce au résultat d’un coureur sur 10km et semi-marathon, estimer son chrono sur marathon de manière précise. C’est utile pour voir quel chrono il peut viser mais aussi pour déterminer des allures très précises d’entrainement.

Quel est votre plus beau souvenir de coureur ? 

Pour tous les deux, notre premier marathon, celui de Lausanne en 2018. On passe par tellement de moments et d’émotions sur marathon ! Guillaume a couru 30km dans le groupe de tête de 5 coureurs et accéléré un peu tôt. Les 10 derniers kilomètres ont été très durs, il a ressenti les effets du mur du marathon ! Guillaume termine 4e en 2h28. Romain le rejoint en franchissant la ligne en 2h38. On fait toujours le maximum pour être prêt à l’entrainement, mais il y a toujours un part d’incertitude sur marathon qui rend cette distance mythique. Nous avons aussi beaucoup aimé le marathon de New York en 2019, où Guillaume a terminé 1er français et 45ème au général.

Quels objectifs visez-vous à moyen terme ?

Guillaume aimerait courir un jour en moins de 2h20 au marathon. Cela passera par un volume hebdomadaire plus élevé et le choix d’un parcours plat. Nos premiers marathons ont plus été plus une découverte de la distance qu’une recherche absolue de performance. Romain aimerait approcher les 2h30 et courir des distances longues en trail, notamment l’UTMB, sur un parcours que nous avons déjà goûté en mode randonnée.

Guillaume a co-écrit un projet de recherche analysant la performance en course à pied soutenu par le MIT (Boston) et le CNRS. Quels en sont les enseignements principaux ?

Dans l’étude scientifique, nous avons analysé différents paramètres de la performance grâce à l’analyse de milliers de résultats de coureurs dans le monde. L’enseignement est qu’à partir des résultats de courses, on peut déterminer la VMA et l’endurance d’un coureur. Si la VMA peut être calculée par un test VMA, l’endurance ne peut être calculée que par les résultats de courses.
Nous pouvons donc par exemple grâce au résultat d’un coureur sur 10km et semi-marathon, estimer son chrono sur marathon de manière précise. C’est utile pour voir quel chrono il peut viser mais aussi pour déterminer des allures très précises d’entrainement.

Comment en êtes-vous venus à développer l’application RunMotion Coach ? 

Nous avions de plus en plus d’amis et de collègues qui nous demandaient des conseils pour progresser et prendre du plaisir, sur route et trail. Ils avaient besoin de quelques séances clés et de motivation. Nous avons pensé que nous pourrions créer un service utile au plus grand nombre de coureurs possibles. RunMotion Coach c’est donc un plan d’entrainement sur-mesure et un coach virtuel avec qui on interagit pour des conseils et de la motivation.

Via Run Motion Coach, le débutant comme le sportif confirmé peut trouver de conseils et plans d’entraînement adaptés à son niveau. Comment ce coaching « sur-mesure » est-il possible ?

Guillaume, grâce à son expertise informatique et de coaching a développé des algorithmes permettant d’adapter les plans d’entrainements au regard de l’expérience du coureur, de ses objectifs et de son emploi du temps qui peut varier chaque semaine.Le plan d’entrainement est constitué de séances pour améliorer sa vitesse, son endurance, ses allures spécifiques, avec un rétroplanning lui permettant d’être prêt le jour J tant sur la distance que sur l’allure.

Quels sont les avantages de cette application en terme de coaching par rapport aux autres ? 

Beaucoup d’applications font du tracking d’activité, pour mesurer un parcours réalisé. Par contre, elles ne nous indiquent pas quels entrainements faire pour être prêt pour mon premier marathon ou améliorer mon chrono sur 10km. Notre expérience est justement ce coaching. Lors du dernier marathon de Paris, les coureurs préparaient des chronos entre 5h15 et 2h29. On peut très bien utiliser RunMotion Coach pour progresser et un jour rejoindre un club si l’on a envie d’aller chercher le dernier pour cent de progression.

On peut sur l’application choisir la personnalité de son coach, positif, autoritaire ou philosophe. Dans les faits, la majorité des utilisateurs utilisent lequel ? 

Pour nous, la psychologie du coureur c’est très important. C’est pourquoi le coureur peut choisir le tempérament de son coach virtuel. Certains changent en cours d’année. Environ la moitié utilise le coach positif (Joy), un tiers le coach autoritaire (Philippe) et 20% le coach philosophe (Socrate).


80 000 coureurs utilisent votre application. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Un peu comme en running, nous prenons les étapes une à une, en construisant des bases solides. En démarrant, nous n’avions aucune idée du nombre de personnes qui utiliseraient l’application. Désormais, nous sommes orientés vers l’objectif d’être le premier coach digital en running à l’horizon de 2024 et des JO de Paris. Cela passe par un développement imminent en Grande Bretagne (appli déjà traduite en anglais) et Espagne.

Envisagez-vous de prochaines évolutions sur l’application ?

L’application est désormais synchronisée avec Strava et les montres GPS Garmin, Suunto et Polar pour analyser les sorties du coureur. Nous allons permettre aux coureurs de charger leur séance sur leur montre pour leur faire gagner du temps. Nous allons aussi proposer aux coureurs d’inscrire leurs entrainements de la semaine automatiquement dans leur emploi du temps.


Quels conseils donner aux coureurs qui manquent d’objectifs ces temps-ci, sans dossard en vue avant la rentrée ?

Nous leur conseillons de se fixer des objectifs qui leur donne envie et ont du sens pour eux. Si je veux travailler ma vitesse, je peux planifier un 5km ou un 10km OFF dans 8 semaines. Je peux tenter de courir 1h15 si je n’ai jamais couru plus de 1h. Ou courir mon propre trail près de chez moi et me préparer pour. En tout cas, on reprend progressivement et on construit les bases d’une réussite future à l’automne ou en 2021. En arrivant hyper motivé, et avec un entrainement varié d’ici là, nombreux seront ceux qui battront leur record personnel !



L’inimitable marathon du Médoc, grand carnaval de la course à pied n’aura pas lieu à Pauillac cette année. L’organisation nous donne rendez-vous le 11 septembre 2021.

Voici le communiqué de l’organisation :  » Après avoir consulté les autorités du monde médical, les membres de l’association, les bénévoles, et le monde du vin, l’AMCM, association organisatrice a préféré reporter l’édition 2020 qui devait se dérouler le samedi 12 septembre prochain, au samedi 11 septembre 2021.

La fête d’accord, la santé d’abord

« C’est probablement la décision la plus importante prise depuis la création de notre belle épreuve. Elle a été prise avec tristesse et chagrin parmi toute l’équipe des bénévoles, mais c’est aussi la plus raisonnable pour la santé de tous. » Les organisateurs du marathon des châteaux du Médoc ont décidé après une longue et sage réflexion, de reporter la 36e édition de l’épreuve la plus festive au monde, en 2021, le samedi 11 septembre, plus précisément.

Particulièrement attaché à la santé des coureurs depuis sa création, l’organisation du marathon du médoc a conclu unanimement, après concertation avec les autorités, du monde médical, des membres de leur association, des bénévoles et du monde du vin, que le marathon du Médoc, exemple d’organisation et de convivialité, ne pouvait se dérouler dans des conditions optimales, cette année, en raison de la « nécessaire distanciation physique » et des incertitudes liées à l’évolution de l’épidémie du virus Covid-19.

Cette décision permet aussi aux coureurs de prendre leurs dispositions, bien en amont de la date prévu de l’événement. L’organisation reviendra dans les prochains jours vers les participants, pour préciser les modalités de ce report. Il sera possible de décaler son inscription, gratuitement, sur l’une des 3 prochaines éditions.

Un même thème en 2021

La 36e édition du marathon des  Châteaux du Médoc, conserve pour thème, « Le Médoc fait son cinéma », « saison 2 », précise l’organisation, qui ne perd ni son sens de l’humour, ni son désir de faire vivre aux participants, une expérience inoubliable.Rendez-vous, donc, le samedi 11 septembre 2021, au départ de Pauillac.



Envie de reprendre la course en vous sentant utile ? Envie de vous fixer de nouveaux objectifs ? Azur Sport Organisation, qui organise notamment le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes, propose une course connectée et solidaire.

C’est quoi l’idée ?

Cette « Course du Déconfinement » regroupe 4 challenges pour tous en 5 km, 10 km, 21.1 km ou 42.195 km. On peut marcher ou courir ces distances en une ou plusieurs fois.

Quand ? Entre le 16 mai à 6h du matin et le 24 mai à 19h.

Où ? N’importe où ! Où vous voulez, avec ou sans montre connectée.

Cet événement sera solidaire

100% des bénéfices seront reversés à la Fondation du Souffle pour soutenir les chercheurs dans la lutte contre le COVID-19.

Solidarité en prison aussi. Sur le bitume de la cour, entre les deux bâtiments de la Maison d’Arrêt de Nice, les détenus vont chausser leurs baskets afin de prendre part à cette course solidaire sur les différentes distances.

Plusieurs personnalités sont déjà engagées comme Christian Estrosi, Sébastien Camus, Dominique Chauvelier, Christophe Pinna, Nathalie Simon ou encore Paul Belmondo…

Infos et inscriptions sur : la coursedudeconfinement.fr



« Ne pas passer pour un fou devant ses voisins ».  Pas évident lorsqu’on tourne en rond dans son jardin… Ou plutôt quand on court en R, en E ou en W ! Ce n’est pas ce qui a empêché ces 59 coureurs de Clisson (44) de relever le défi « Alphabétathlon » lancé par leur club d’athlétisme : courir au même moment mais chacun chez soi en formant une lettre et reconstituer une phrase grâce au tracé GPS de chaque lettre. Une belle initiative qui permet de courir à nouveau « ensemble ».

Article rédigé par Elodie Kergresse

Ecrire une lettre en courant dans son jardin

Lettre G pour Bernard David, président de la section Etoile de Clisson du RCN.

A 10 heures précises, le 3 mai dernier, et ce pour le troisième dimanche consécutif, des coureurs loisirs ont répondu à l’initiative proposée par le Président de la section Etoile de Clisson du Racing Club Nantais. Le principe est simple : chaque participant se voit attribuer une lettre et doit courir sur un parcours représentant cette lettre. En courant équipé de sa montre connectée ou d’une application de running sur son smartphone, chaque joggeur obtient très facilement le tracé de sa lettre. Une phrase concoctée par les organisateurs du défi est alors formée grâce à la contribution de chaque coureur.

Ne pas dévier du parcours !

Passage par la fenêtre chez Bernard

A quelques instants du top départ, tout le monde est prêt. Chaque participant poste un selfie pouce en l’air sur le groupe Whatsapp créé pour l’occasion. Confinement oblige, les règles pour réaliser le défi sont simples : courir dans sa maison, son jardin ou sa rue pendant 30 minutes. Le départ est enfin donné !  Chaque coureur s’élance sur sa lettre, seul ou en famille.

A chacun sa technique pour assurer un beau tracé. Certains comprendront en découvrant leur tracé GPS sur la carte qu’il ne faut pas tout miser sur l’intuition… ! Les coureurs ayant anticipé ont placé des marqueurs pour se repérer sur le parcours : chaises de jardin et jouets des enfants ont été réquisitionnés. D’autres encore ont été inventifs et n’ont pas hésité à passer à travers leur fenêtre pour respecter le parcours de leur lettre.

Tous finishers 

Le résultat est là : une phrase colorée à la construction plus qu’originale grâce à l’enthousiasme et la contribution de chaque participant. Ces runners, et pas seulement du Dimanche, ont l’habitude de se retrouver plusieurs fois par semaine pour s’entrainer ensemble. Cette belle initiative leur permet de partager à nouveau le plaisir de courir collectivement et dans la convivialité… en attendant de retrouver les sentiers de leur région ! 



Dans quelques jours, le déconfinement. Une nouvelle saison commence, sans dossard. L’occasion tout de même de se fixer de nouveaux objectifs, de nouvelles ambitions, mais surtout, de reprendre sur de bonnes bases. Le point avec Jean-Claude Le Cornec, entraîneur.

Depuis mi-mars, en restant confiné, vous avez forcément perdu un peu de vos acquis. Toutefois pour certains, ce confinement imprévu a permis de recharger l’organisme, de diminuer le stress de la compétition et de l’entrainement. Sachez que tout principe de l’entrainement est le maintien des acquis. Alors il faudra recommencer vos gammes. « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ! », dit la maxime.

Mais pas d’inquiétude, vous ne repartez pas de zéro, bien heureusement pour vous. Surtout si pendant ce confinement vous vous êtes entretenu pour garder une condition physique optimale sous une forme plus ludique avec les différentes séances  » à domicile » proposées via les réseaux sociaux. Ces séances de cardio training et le petit footing autour du pâté de maison vous ont permis de maintenir une condition physique optimale qui va maintenant vous servir pour la reprise.

Qui est Jean-Claude Le Cornec ? Fondateur de SDPO organisation, entraîneur, membre du bureau Directeur de l’AEIFA

Un mot clé : progressivité

La première des choses est de ne pas reprendre le même rythme d’entrainement, je veux dire par là, le même nombre de séances. Tout doit être progressif...Si vous aviez l’habitude de courir 3 fois, reprendre à 2 séances, 4 fois, reprendre à 3. Pour les confirmés, reprendre à 4 séances.

©Brooks

 Lors de vos sorties, ne pas reprendre le même kilométrage d’avant la coupure. Comme dans le nombre de séance à effectuer, l’augmentation du kilométrage devra lui aussi être progressif…

  Ne pas vous imposer une durée d’entrainement trop longue, bien que cette durée soit corrélée avec le kilométrage. Donc priorité au temps de travail et non au kilométrage. Au même seuil de travail, le kilométrage sera automatiquement différent suivant le niveau du coureur. Le premier ne pourra faire que 8km en une heure comme le second 16 km s’il en a le niveau. L’idéal est une reprise sur 45 – 50 minutes puis passer à 1h avec une intensité de 50 – 60% de la précédente VMA.

 Plutôt que vous imposer des vitesses de travail, courir à la sensation vous fera le plus grand bien pour une reprise.

 Incorporer dans vos footings de récupération des petites accélérations de 30’’ à 50’’, toujours à la sensation, sans toutefois faire du sprint. (Récupération mi marche – mi trot sur la distance). Ce petit travail d’accélération va vous permettre de revenir plus vite dans un travail plus qualitatif de « fractionné »

Tous les points qui viennent d’être énumérés tournent autour de la progressivité, gage de réussite pour une bonne reprise. Lors de vos entrainements, observez la nature et utilisez la comme obstacle, ce qui vous sera bénéfique pour effectuer une musculation légère des membres inférieurs, comme des montées d’escaliers, courir sur des sentiers avec franchissement d’obstacles, faire des accélérations en côtes, etc… observez bien vous allez trouver vos propres exercices pour développer plus efficacement votre système cardio-vasculaire..

©Drobot-Dean-Adobestock

 A domicile, continuez les séances d’abdominaux et de gainage que vous avez effectuées pendant le confinement. Passez ce petit cycle de reprise, trois semaines environ, il va de soi qu’il va falloir programmer un travail plus qualitatif et ordonné type fractionné sans oublier de bien identifier les objectifs. Pour ce travail qualitatif, une piste d’athlétisme serait l’idéal mais si vous n’en avez pas à portée de main un stade, un parc ou un chemin fera l’affaire. A condition toutefois de bien mesurer les distances de travail que vous aurez à effectuer. Faites des repères sur des portions de 200m, 300m, 400m, etc…En rappel, la coupure que vous venez de faire pendant ce confinement a permis de régénérer votre organisme mais a provoqué une diminution de votre VO2max et de votre VMA.La VO2 max déterminera la VMA du coureur.

La VO2 max déterminera la VMA du coureur

  1. Il ne faudra donc pas perdre trop de temps pour reprendre assidument ce travail qualitatif. Vos vitesses d’entrainement aux différents seuils ainsi que votre vitesse de compétition dépendent en effet de votre VMA (Vitesse Maximale Aérobie). Plus votre VMA sera élevée, plus hautes seront vos vitesses de travail et votre vitesse en compétition.

Depuis de nombreuses années, le travail par intervalles a été retenu comme méthode de référence pour améliorer la VO2max. Pour que ce type de travail soit efficace, il doit se courir à une intensité élevée (proche de VO2max) en répétant des fractions d’efforts (à intensité régulière) entrecoupées de récupérations courtes. De cette manière, il permet d’augmenter le débit cardiaque de façon maximale et ainsi d’augmenter l’apport d’oxygène vers les muscles squelettiques. Voir les articles (1) et (2)

Vous avez maintenant tous les artifices pour une bonne reprise et essayer d’oublier le confinement que vous venez de vivre. Tout en gardant en mémoire que rien ne sera plus comme avant et que vous devrez rester vigilant en respectant certaines règles hygiènes de bon sens.

En dernier conseil, si le respect de la progressivité est gage de réussite pour une bonne reprise d’entrainement, cette même progressivité devrait être également appliquée dans le choix de vos courses, surtout si vous envisagez de vous engager sur des épreuves à fort kilométrage type marathon ou ultra-trail d’arrièr- saison. Prenez part à ces distances qu’une fois votre organisme prêt pour ce défi. N’hésitez pas à vous engager sur des distances plus courtes type 10km ou semi ou encore cross-country. Dans cette dernière discipline, votre organisme s’en trouvera renforcé.



Depuis huit ans, Pascal Regnerie revit. Il a perdu 26 kilos, court tous les jours, enchaîne les compétitions et cumule les victoires. Cet ancien sédentaire s’est découvert compétiteur, mais reste surtout et avant tout, un bel amateur. Nous repartageons ici sa rencontre, pour un ancien numéro de Running Attitude.

Pascal Regnerie, 46 ans, jeune retraité de l’armée, ancien ambassadeur Kalenji. Court depuis 8 ans, membre du Team Provence Endurance. Ses chronos 2018 : 34’32’ sur le 10 km de Nice, 1h16’ sur le semi de Cannes, 2h45 au marathon de Montpellier. Sa page Facebook : www.facebook.com/bambipascal

Révélation en 2011. Pascal Regnerie, 38 ans alors, est informaticien dans l’armée et sédentaire (82 kilos sur la balance). Un jour, par hasard, un dossard ouvre sa nouvelle histoire : « Avec l’armée, on m’a offert un dossard pour Marseille-Cassis. Courir 20 km, monter la Gineste… C’était une montagne pour moi. Je n’avais jamais couru de ma vie  une telle distance!  Je me suis pris au jeu, mis à courir deux à trois fois par semaine. Et ce premier dossard a été une grande découverte. Je n’avais pas dépassé 10 km en 1h à l’entraînement, et j’ai terminé cette course en 1h45’, sans même marcher. Je ne sais pas comment l’expliquer. Le public, l’ambiance, cela m’a boosté », souvient-il. Un beau chrono pour cette première médaille. C’est qu’il a du potentiel : 17km/h au test VMA. Coaché au club 3A d’Allauch, près de Marseille, il poursuit sur sa lancée. Quatre entraînements hebdomadaires, des sorties à jeun, une révision de son alimentation… Bientôt, sa première victoire : vingt six kilos envolés en six mois.L’année 2012 verra ses premiers records : 43’ au 10 km, 1h29’ au semi, et 3h09’ à Nice-Cannes, premier marathon

48 podiums !

Depuis, il a fait du chemin. En atteste son bilan 2018 : 52 courses, 48 podiums, 25 victoires dans sa catégorie, six victoires au scratch. Et des records actualisés : 34’32’’ au 10 km, 1h16’ au semi, 2h45’ au marathon. « J’ai 46 ans mais j’ai l’impression d’avoir un corps de 25 ans. Plus je vieillis et plus je progresse !»,s’enthousiasme-t-il. S’il ne renie pas son côté compétiteur, Pascal cultive d’abord son profil amateur. Au sens propre comme figuré. « Je cours d’abord et toujours pour le plaisir, même en compétition ». Boulimique, il confesse, car ce Provençal court tous les jours. Plutôt deux fois qu’une. « Je ne peux pas commencer ma journée sans sortir courir. Eté comme hiver, je suis dehors chaque matin à 5h30-6h. Je ne m’impose rien. C’est un besoin, une routine. ». 

Le plaisir c’est la clé


Semi et marathon sont ses distances de prédilection mais il pratique aussi le trail. Chez lui, aux portes des collines, il a de quoi faire ! Il a goûté l’ultra (6000 D, 80 km du Mont-Blanc, 100 km Raid de Camargue.), mais préfère les trails de 20 à 50 km. Depuis janvier, il enchaîne d’ailleurs les « courts », avec l’envie d’aller décrocher une victoire sur le challenge du Sud-Est des trails cette année qu’il a remporte en 2017. Ses week-end jusqu’au mois d’août sont déjà calés, avec sa team Provence Endurance, et trois courses qu’il parraine. Ses semaines aussi sont bien rodées. « Je cours huit fois par semaine entre 80 et 100 km. Je fais aussi du vélo, de la marche et de la natation. »… Soit 15 à 20 heures d’entraînement par semaine, et une patate d’enfer pour ce master. Sa potion magique ? Peut-être son petit verre de vin quotidien et ses 2 bières par semaine. Car Pascal ne s’interdit rien. « Il ne faut pas se priver. On est amateur, le plaisir doit primer. C’est la clé. »  Conseiller, motiver, c’est aussi ce qui le fait vibrer. Il partage sa vie de coureur et ses petits bonheurs via Facebook. « Je poste chaque jour une photo, un clin d’œil. Si je peux encourager, c’est super. Je m’y suis mis à 38 ans et j’ai perdu 26 kilos. Il n’est jamais trop tard ! L’important, c’est d’oser ». 

Pascal, avant qu’il ne se mette à courir…


On valide le confort et le rapport qualité-prix de la marque australienne de chaussettes Steigen, qui s’implante en France.

Ce que l’on a d’abord apprécié, c’est le tissu fin et tout doux. Sans coutures, en nylon (80%) et Lycra (20%), la paire est garantie « zéro ampoule ». Sa taille unique (36-46) peut surprendre, mais on en atteste : cela n’empêche pas l’ajustement au pied.

Nous la testons depuis deux mois (pointure habituelle 39). Résultat : aucun frottement, aucune gêne : elle s’adapte parfaitement à notre pied et encaisse bien les lavages. La maille est aérée, avec un fil double couche, un talon en Y et support de l’arche plantaire pour encore plus de confort. Elle existe en 5 longueurs différentes, mais surtout en 40 coloris plus ou moins flashy. Et le top, c’est que tout est affiché au même prix. A 13 € cette paire a tout pour plaire !

A commander sur www.steigen.fr, également disponible pour l’heure en Bretagne, chez Intersport Concarneau et Pont L’Abbé, RunandSwim Quimper, Tri Passion Running Lorient.