Après le confinement, la liberté retrouvée a donné des idées à Grégory Herlez alias Greg runner. Il s’est lancé un défi qui lui tenait à coeur depuis longtemps : faire le tour du bassin d’Arcachon à la nage et en courant.

Courir quel que soit le terrain, c’est le slogan de ce blogueur qui pour son dernier défi n’a pas hésité à se jeter à l’eau. Ce trailer Parisien a passé le confinement en famille à Cap-Ferret, en Aquitaine. Faute de pouvoir accrocher un dossard cette saison – il devait notamment participer à l’UTMB Val d’Aran annulé – Grégory Herlez s’est créé un défi « sur-mesure », sur son terrain d’entraînement favori : un grand tour du Bassin d’Arcachon. L’idée lui trottait en tête depuis quelques temps, le confinement l’a fait éclore. « Je ne me voyais pas faire le défi en réalisant les 74km du Tour du Bassin et utilisant un bateau pour me rendre au départ. C’est comme ça que l’idée m’ait venue de faire la traversée des 3,5km qui séparent Arcachon du Cap Ferret pour pouvoir faire le tour du Bassin complet », explique-il. Après plusieurs séances de natation, sport qu’il maitrise le moins, il ose, s’organise, en parle autour de lui. Ce sera le 1er juillet. Il pourra compter sur une équipe pour accompagner son épopée en toute sécurité.

Une première à la nage !

La date est choisie en fonction des coefficients de marée, car le passage emprunté pour la partie natation est exposé à de forts courants. Un bateau l’accompagne avec à son bord famille et amis pour les encouragements, mais surtout Nadia Mallaquin, sauveteur en mer. Une présence sécurisante.

A 7h30 ce premier dimanche de juillet, Grégory s’est donc jeté dans l’eau arcachonnaise. Chance : la météo est idéale pour cette traversée inédite. 1h25 de nage pour accoster de l’autre côté, sur la la jetée du Moulleau d’Arcachon. « J’ai profité d’un bassin clément avec très peu de vent et une heure idéale par rapport à la marée pour jouer au mieux avec les courants. J’ai eu de très bonnes sensations et j’ai fait une bonne nage. J’ai su être constant et fluide, et j’ai pris un véritable plaisir de traverser cette partie du bassin, » raconte-t-il. Courte transition pour enfiler des runnings et c’est parti pour le tour du bassin à pied. 74 bornes à avaler. Le voilà en terrain plus familier.

6h23′ de course à bonne allure

Les sensations sont bonnes. Semi passé en 1h39′. Marathon en 3h33 ». 50 km en 4h12 ». Des temps rapides malgré la chaleur pesante. Il tient toutefois bonne allure : 11,42 km/h en moyenne.

« J’ai énormément transpiré, comme jamais. J’ai dû m’hydrater plus que prévu pour compenser la perte hydrique, sinon, c’était la défaillance assurée avant la fin du parcours ». Heureusement, il a pu compter sur une voiture suiveuse, composée de son oncle et de sa tante pour assurer le ravitaillement en solide et liquide. Le Bordelais Sébastien Cantéro, rencontré l’année précédente à l’occasion du Marathon des Sables (Course de 250km à étapes dans le désert marocain) le suit en vélo. Au fil de la matinée, le ciel se charge, faisant redouter l’orage. C’est finalement le vent qu’il a fallu dompter, soufflant plein nez. « Face au vent, c’était assez difficile mais j’ai pu m’abriter derrière Sébastien pour ne pas perdre trop de vitesse et d’énergie ». A 15km du finish, coup dur : ça coince. L’ultra-traiteur se fait rattraper par les crampes.

Dopé par les encouragements de supporters, il garde le cap. De la jetée du Moulleau à la jetée de Bélisaire, des personnes qui avaient entendu parler de son défi sont venus le soutenir. Une surprise, un vrai coup de boost pour le sportif : « C’était vraiment sympa de voir des personnes que je ne connaissais pas m’encourager. Ça m’a vraiment boosté ! Et avec toute la famille et les amis qui venaient sur des points stratégiques du parcours, ça donnait vraiment de l’énergie ! Et quand mon Sponsor Thibaut Taberne de Les Promoteurs d’Aujourd’hui m’a accompagné pour les 10 derniers kilomètres, je n’avais plus qu’à le suivre et à finir le tour ! »

Au final, 7h52’50 » pour boucler la boucle jusqu’à cap Ferret. Défi réussi. En moins de 8h. Comme quoi, même sans dossard, un compétiteur trouve toujours de belle manière de se challenger.

Le film de son défi est disponible ICI



22e version pour le modèle phare d’Asics, plébiscité pour son confort et sa polyvalence. L’avis de notre testeur Frédéric sur cette dernière mouture.

Quels changements entre la Nimbus 22 et la version précédente ? Rien du côté du poids, toujours à 325 g en pointure 44. En revanche leur chausson s’avère plus large et le mesh en maille aérée sera appréciable lorsque l’on court par forte chaleur. 


On retrouve l’excellent confort des modèles précédents, avec toujours un léger manque de dynamisme pour les séances rythmées notamment sur piste. Ce point est toutefois à relativiser car les coureurs de plus de 80 kg devraient se sentir à l’aise dans ce genre d’exercice avec cette paire de chaussures aux pieds. Les sorties longues en endurance ou avec quelques variations d’allure confirment l’excellent confort, tout comme la version précédente ces Nimbus 22 ont vraiment  » l’âme de fond  ».
En résumé, les coureurs de plus de 80 kg les trouveront vraiment polyvalentes en endurance et sur des entraînements dynamiques, et les coureurs plus légers pour qui les confort est la priorité pourront tout à fait les utiliser.

Poids : 325 g en 44

Les + Très bon confort, chausson plus large, polyvalence. Les – Prix élevé (180 €).

Il a testé pour vous… Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.





Ce 5 Km Athlé Open de France Virtuel se déroulera du 11 au 14 juillet. Cette course connectée gratuite, ouverte à tous ceux qui veulent se challenger donnera le coup d’envoi d’un nouvel indice de comparaison entre les runners mis en place par la Fédération.

Cette première échéance athlétique post-coronavirus, organisée par la Fédération Française d’Athlétisme du 11 au 14 juillet, permettra à tous les coureurs de se mesurer les uns aux autres, à distance mais sans pour autant être privés d’émulation : tous les participants se retrouveront intégrés au même challenge et soumis au même verdict : celui du tout nouvel Index National Running qu’inaugure la fédération.

L’Index National Running, nouvel indice de comparaison entre runners. A partir de ce challenge 5 KM Athlé et pour toutes les courses sur route qui suivront, tous les runners pourront retrouver sur JaimeCourir.fr, la plateforme running de la Fédération, cet indice d’évaluation et de comparaison sous la forme d’un classement de tous les participants aux plus de 5000 courses sur route – de 3 à 100 km – recensées par la FFA. Chaque coureur retrouvera sur la plateforme son Index National Running, qui pourra évoluer selon ses différents chronos enregistrés, quelle que soit la distance, lui permettant ainsi de se situer dans un classement national, de suivre l’évolution de son niveau ou encore d’identifier les types de courses sur lesquels il pourra réaliser ses meilleurs résultats.

Cette course de 5 km est gratuite. Le principe : courir seul ou avec ses amis – en respectant évidemment les gestes barrières et la distanciation sanitaire – sur 5 km, sur le tracé de leur choix. 5 km, une distance accessible à tous, des débutants aux champions, , licencié(e)s ou non dans un club d’athlétisme. Les plus ambitieux pourront tenter de se rapprocher des recordman/woman de France de la distance : respectivement Jimmy Gressier en 13’18’’ (record d’Europe), et Liv Westphal en 15’31’

Classement sur Strava et lots à gagner

L’ensemble des résultats sera collecté et centralisé sur Strava, partenaire technique de l’évènement. Les performances de chacun seront consultables en direct, rendant le challenge encore plus réaliste. Et comme sur toute échéance de haut niveau, il y aura bien sûr de nombreux lots à gagner : des équipements Asics, des dossards pour le MAIF Ekiden de Paris, des billets pour les prochains événements athlétiques, des réductions de 30€ sur la licence FFA.

Pour s’inscrire gratuitement et télécharger son dossard, cliquer ici



Sortie en juin 2019, cette Cascadia 14 a déjà fait la preuve de sa longévité. Revue technique et avis sur cette paire que Sandrine teste depuis quelques mois déjà en prévision du Marathon des Sables reporté en septembre…

Historique de la paire..

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu la Brooks Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la rubrique des chaussures de trail running mais aussi des ultras.Ce fut le modèle phare de la marque américaine Brooks depuis plus de 20 ans et elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh. Cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et nous présente pour ce 14ème modèle une version plus légère, un mesh ultra résistant et un drop plus faible !

La fiche technique

En effet, tout a été revu : nouvelle semelle avec une nouvelle gomme Trailtack (comme dur le modèle Caldera 3),  nouveau drop 8 mm au lieu de 10 , une semelle plus amortie, un avant du pied élargi, un poids diminué et surtout un nouveau mesh en Cordura car il faut bien le dire, la grande faiblesse des Cascadia était la fragilité du mesh et le manque d’accroche sur certains terrains très glissants et humides..

La réception des chaussures

Oui, oui dans les modèles pour femmes (mais aussi pour hommes..) la couleur de la chaussure a quand même son importance et là, surprise, après des coloris très sobres dans les tons gris noirs vus en boutique, c’est une version colorée bleu turquoise et framboise qui m’est livrée. Il existe cela dit 6 coloris : https://www.brooksrunning.com/fr_fr/womens-running-shoes-cascadia-14/120304.html

Premier essayage 

Aucune surprise ce sont des véritables chaussons comme très souvent chez Brooks. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et donne même la sensation d’une seconde peau parfaitement adaptée au pied. Les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas et toujours cette petite pochette sur le dessus de la languette pour y glisser les boucles des lacets quand ils sont faits. Par contre, pieds fins s’abstenir.

Premières foulées : 10 km sur terrain sableux, cailloux, pas de dénivelé. Là encore pas de surprise, la chaussure si elle peut sembler lourde sur le bitume du début de notre parcours c’est normal, (en même temps elle n’est pas faite pour ça) se fait très vite oublier à mes pieds !

Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien ne passe comme ressenti au travers de la semelle qui amortit tout, mais surtout on sent une telle accroche (c’est pour dire, lors de l’essayage sur mon parquet, ça accrochait déjà sous la semelle) qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Premier trail : 22km 800D+. Il n’y a rien à dire, c’est impressionnant, tout y est, l’accroche sur tout type de sols, l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement, la chaussure a un poids suffisamment léger pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir et en même temps un confort et un amorti non dénué d’un certain dynamisme qui permet donc au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve le système d’une semelle estampillée Pivot Posting mais qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements. Comme le modèle précédent, la Cascadia 14 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin. Ça tombe bien, il va en falloir des guêtres protectrices dans le sable marocain.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari même si ce sont seulement pour l’instant 120 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant et surtout plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Mais aussi sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, la faisant même traiter de savonnette par beaucoup de coureurs.

Coté look, il y en a au final pour tous les gouts, d’une couleur sobre à mon modèle bleu turquoise … Mais le vrai plus, pour mes pieds à ampoules c’est qu’elles sont tellement confortables, que je sens que je peux aller loin et longtemps avec elles et pourquoi pas lors de ce marathon des sables 2020 !

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est cependant adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et d’ultra.

C’est un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 13 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! Pour sûr que la version 15 n’est pas loin …!



Ce challenge propose de cumuler 996 km, soit la distance totale de la route Nationale 7 entre Paris et Menton, jusqu’au 31 décembre.

C’est quoi l’idée ? Ce N7 Challenge vous propose de courir, marcher ou pédaler 5, 10, 21, 50, 100 km (ou plus !), où que vous soyez, quand vous le souhaitez, seul ou à plusieurs peu importe la vitesse, à la rencontre de la Nationale 7, en cumulant les 996 km de cette route mythique que vous avez tous empruntée au moins une fois sur un tronçon.

Cumulez vos sorties, vos entraînements et toutes les activités qui vous feront avancer en kilomètres pour atteindre 996 km. A la fin de chacune de vos séances, découvrez en images les villes que vous auriez traversées.

C’est quand ? Départ le 10 juillet à 6h, jusqu’à 31 décembre à minuit.

Où ? Partout et n’importe où.

Comment ? A votre rythme. vous devrez parcourir la distance totale de 996 km de la RN 7 en enchaînant plusieurs sorties ou entraînements. Si vous ne pouvez pas terminer, vous serez classés en fonction du nombre de km parcourus et de tronçons réalisés.

Exemple : si vous vous arrêtez la fin du challenge au kilomètre 595, vous aurez donc fini 7 tronçons du parcours.

Une fois franchie la ligne d’arrivée vous recevrez un e-diplôme et un e-médaille personnalisée que vous pourrez partager à tous vos amis et aux personnes qui vous auront suivi durant ces 996 km de Paris à Menton…

Azur Sport Organisation, à l’initiative de ce challenge annonce qu’une partie des inscriptions sera reversée à la Fondation du Souffle pour soutenir la recherche post Covid-19.

Inscriptions sur www.n7challenge.fr



Le champion jurassien est venu à bout du mythique GR 20 corse (180 km et 13 000mD+) en 32h32, signant le 3e chrono sur ce sentier mondialement connu. S’il n’a pas battu le record de François D’Haene (31h06 en juin 2016), le coureur du Team Asics a vécu une superbe aventure et démontré toute sa force mentale.

Sur la ligne d’arrivée du GR 20, à Conca, dans le sud-est de la Corse, l’émotion est forte ce mardi 7 juillet. Longtemps, très longtemps, les applaudissements ont résonné. Après 32h32 d’un effort extrême, Xavier Thévenard vient d’en terminer avec un périple entamé, lundi 6 juillet, à 4 heures, à Calenzana, au nord-ouest de l’île. Sa famille, ses amis, tous sont là pour le féliciter et saluer sa performance. Certes, le record établi par François D’Haene en 2016 n’a pas été vaincu. Mais en cet instant, peu importe.

Sur les 15 derniers kilomètres, je n’en avais jamais autant bavé depuis 10 ans où je pratique l’ultra ! En marche arrière, je serais allé plus vite. 

« Franchement, le chrono, la performance on s’en fout un peu »

« Je ne sais pas comment je pourrais remercier la communauté corse à la hauteur de ce qu’elle m’a offert, confie Xavier, la voix étranglée par l’émotion. C’était un partage permanent, une convivialité de chaque instant. Il n’y a pas de mots pour décrire les émotions vécues. C’est vraiment très fort. C’est dans ces instants que l’on prend conscience de la force de la passion et que l’être humain a vraiment des bons côtés. Tous ces gens qui nous aident, qui sont passionnés par la montagne… Franchement, le chrono, la performance on s’en fout un peu. On est des passionnés de montagne. Ce qui est le plus important c’est de faire des trucs dehors avec tout le monde. Le record, c’est pas ça qui compte. Ce qu’on a vécu, c’était tellement fort. J’aurai la Corse dans mon cœur jusqu’à la fin de mes jours. »

©Ben Becker

Longtemps, le Jurassien de 32 ans, déjà vainqueur des plus grands ultra-trails mondiaux (dont trois fois l’Ultra-Trail du Mont-Blanc) fut en avance sur le record. Parti sur un tableau de marche devant le conduire à un chrono d’environ 30 heures, Xavier a tenu la cadence jusqu’à un peu plus de la mi-course. Malheureusement, sous une grosse chaleur, le rythme allait ensuite baisser. Si la nuit lui permit de retrouver davantage de fraicheur et de lucidité, l’avance sur le temps du record finit par fondre au fil des kilomètres. Les dernières heures scellèrent ses espoirs de faire tomber la marque référence. « Nous avons lancé la traversée avec de solides coureurs et nous sommes partis sur un bon tempo, analyse-t-il. Nous avons fait de belles descentes et nous avions un peu d’avance à Vizzavona (km 83). Ensuite j’ai eu un passage dans le dur mais le monde à côté m’aidait beaucoup. J’en ai bavé sur des parties techniques bien dures. Je me suis quand même fait bien plaisir après la mi-course sur une partie roulante. Sur la fin, c’était un chemin de croix. Sur les 15 derniers kilomètres, je n’en avais jamais autant bavé depuis 10 ans où je pratique l’ultra ! En marche arrière, je serais allé plus vite. » 

Avec le soutien des coureurs corses

©Ben Becker


Encouragé par les « pacers » officiels (30 coureurs dont 27 coureurs locaux étaient présents pour assister Xavier), mais aussi par de nombreux traileurs venus partager la foulée du champion pendant quelques kilomètres, Xavier a pu bénéficier d’une véritable escorte tout au long de son périple. Parmi les pacers, Guillaume Peretti, qui en 2014 avait fait tomber le record de Kilian Jornet (32h54, 2009) en bouclant le GR 20 en 32 h, avait lui aussi tenu à apporter son aide dans ce projet où le Jurassien avait souhaité associer un maximum de coureurs corses. « Ça m’a vraiment fait plaisir d’être là, commente le « pacer » de luxe, présent aux côtés de Xavier pendant une soixantaine de kilomètres. C’était important de l’accompagner et de montrer que dans notre sport, nous sommes solidaires, que l’esprit trail existe vraiment. Et puis c’est mon île alors c’était cool. » L’ex recordman a également pu apprécier de très près la performance sportive. « Il a eu le cran de partir sur des bases de 30 heures, insiste-t-il. C’était audacieux, il a eu ce courage. Mais le GR 20, c’est vraiment différent de tout le reste. Il a quand même réussi une superbe performance. Il s’est accroché et a montré qu’il avait un mental d’acier. Il m’a vraiment impressionné. C’est un très grand champion. » « Je sais ce que ça représente d’abnégation, poursuit Pierre Santucci, « légende » du sentier dont il fut longtemps recordman, en 36h53, présent lui aussi sur le bord des chemins. Il faut tout le temps être présent sur deux fronts : la fatigue musculaire et la fatigue mentale. Alors quand il y a une tentative de record, je viens apporter mon soutien car c’est important de sentir les gens autour. »

Dans le top 3 du GR 20


Avec ce chrono, Xavier s’inscrit parmi les trois athlètes les plus rapides sur ce sentier mythique (François D’haene en 31h06 ; Guillaume Peretti en 32h). Avant son départ, il avait résumé le projet en quelques mots : « C’est l’amour de la montagne, la passion de l’activité, le partage, la convivialité et puis cet aspect de la compétition-performance avec l’envie de se rapprocher des temps réalisés par des coureurs de haut niveau. Je ne prétends pas forcément les battre mais je vais faire du mieux possible pour être dans leurs temps. » Malgré l’absence du record, le « cahier des charges » a donc été pleinement rempli.

« Pour les prochains qui s’attaqueront au GR 20, je leur conseille de ne pas trop réfléchir, glisse-t-il à l’arrivée. Et puis il faut vraiment rester calme et lucide tout au long de la course car sinon, on peut vite péter les plombs, parce que les cailloux, à un moment, on en a marre ! Je n’avais jamais couru plus de 24h et les parcours techniques ne sont pas trop ma tasse de thé. Cela faisait donc deux défis à relever et j’étais curieux de voir comment j’allais réagir. C’est un projet qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie. Je reviendrai faire des parties mais pas sûr que je le referai en entier. C’est un sacré morceau. Mais c’était une aventure incroyable. J’aurai plein de belles histoires à raconter. »



Pour que les événements sportifs perdurent et que le sport triomphe en cette année si particulière, ChronoCompétition et Le-Sportif.com proposent la Run Again. Plus qu’une course virtuelle, c’est un message de soutien positif à envoyer à sa course de cœur et à l’ensemble des acteurs du milieu. Au choix : 5 km, 10km ou 21.1km à courir près de chez vous, jusqu’au 14 juillet.

Cette Run Again est née d’un constat. Les coureurs ont besoin des organisateurs (et inversement) pour vivre des expériences sportives et humaines fortes. Les plus grands événements ont besoin des plus petits (et inversement) pour faire découvrir l’activité aux néo-pratiquants et offrir un nombre incroyable d’événements sur l’ensemble du territoire. Les organisateurs ont besoin des prestataires (et inversement) pour rendre possible leurs projets les plus fous.

L’idée de cette course virtuelle, c’est donc d’envoyer un message de soutien aux organisateurs d’événements. Afin d’apporter un objectif supplémentaire et de participer à la relance du secteur, la Run Again reversera une partie des droits d’inscriptions (7 €) aux manifestations sportives ayant remportées les différents “challenges organisateurs” pour les aider à préparer au mieux leur prochaine édition.

Comment ça se passe ?

L’évènement se déroule jusqu’au 14 juillet à 23h59. N’importe où, partout, autour de chez vous. Au choix : 5 km marche, 5 km, 10 km, 21,1km.

Lors de l’inscription en ligne, le coureur déclare la manifestation sportive qu’il souhaite soutenir (sa course “de cœur”, sa course “préférée”) et qui pourra donc être l’une de celles qui gagnera l’un des “challenges organisateurs”. 

Tout le monde a sa chance : organisateurs, coureurs. Pour chacune des épreuves, les manifestations sportives les plus soutenues seront récompensées. 4 épreuves, ce sont donc 4 manifestations minimum qui seront récompensées.

Des “challenges coureurs” seront organisés sur les réseaux sociaux. Chaque soir, des dossards cadeaux à gagner (valables sur la prochaine édition des courses partenaires) sont mis en jeu.

Informations & inscriptions sur www.run-again.com

Facebook : https://www.facebook.com/runagain2020/

Instagram : https://www.instagram.com/runagain20/



Enfin une montre cardio-GPS outdoor chez Polar ! Un modèle vraiment abouti, à prix compétitif. La Fenix 6 de Garmin n’a qu’à bien se tenir.

A l’œil, elle semble plus imposante que la Vantage V (1mm de diamètre de plus seulement) mais son poids est un peu plus léger (64 g). Cette Polar Grit X n’est pas destinée à remplacer sa petite sœur mais à combler le vide de Polar dans le segment «  outdoor » de la marque. On retrouve l’intégralité des fonctionnalités de la Vantage V associées à de nouvelles : calage manuel de l’altimètre, alertes d’hydratation Fuel wise (automatiques ou à la carte), fonction Hill splitter indiquant en direct les différentes sections en montée ou en descente (dénivelé, distance, allure).

Côté cardiofréquencemètre, la mesure se fait par le fond du boîtier. Les indications lors de variations d’allure ont tendance à fluctuer, mais en comparant en direct avec un autre modèle enregistrant les données d’une ceinture pectorale, on constate que c’est tout de même assez précis. La plateforme Polarflow permet de paramétrer des entraînements personnalisés, et on peut télécharger un parcours (import au format GPX ou depuis Polarflow) mais aucun fond de carte n’est disponible.

Polar annonce une autonomie de 40 heures en mode GPS précis + cardio activé, en mode économie (enregistrement plus espacé des données GPS et sans cardio) elle monterait à 100 heures. Par contre la montre n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Lors de notre test, sur une durée de 6 heures en mode précis, la batterie avait perdu un peu plus de 15 % de son autonomie. Étant destinée à une pratique outdoor plausiblement engagée, on appréciera la norme MIL-STD-810G certifiant un haut niveau d’étanchéité, de résistance aux chocs et aux écarts de température. Au final, Polar arrive en bon challenger sur le segment outdoor avec ce modèle vraiment abouti proposant des fonctions innovantes comme Fuel wise ou Hill splitter. Son tarif est aussi très compétitif (430 €) par rapport à une Garmin Fenix 6.  En revanche, cette Grit X reste légèrement en retrait face à certains de ses concurrents dans le domaine du suivi d’itinéraire ou de calage de l’altimètre et d’utilisation de la boussole qui nécessitent de lancer une activité pour être activés.

Les + Fonctionnalités, précision du capteur cardio optique, tarif contenu. 

Les – Pas de recharge en cours d’utilisation, quelques limitations en suivi d’itinéraire

Montre testée pendant trois semaines par Frédéric, test publié dans le numéro 212 de Running Attitude.



Le champion Jurassien de 32 ans s’est élancé sur le mythique GR 20 qui traverse la Corse du nord au sud sur 180 km (13 000 m de dénivelé positif). Objectif du coureur Asics : battre le record détenu depuis juin 2016 par François D’haene, en 31h06’.

Xavier Thévenard, déjà vainqueur de quelques-unes des plus grandes classiques mondiales de trail (Ultra Trail du Mont-Blanc à trois reprises, Trail des Templiers, Ultra trail du Mont Fuji etc.), a attaqué son nouveau défi, ce lundi 6 juillet, à 4 heures du matin.

©Ben Becker

En plein cœur de la nuit, une trentaine de supporters sont venus à l’oratoire Saint-Antoine de Padoue de Calenzana, au nord-ouest de l’île de beauté, pour l’encourager. Un compte-à-rebours du responsable de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME), seule habilitée à valider les records, avant d’enclencher les chronos et très vite, seuls le souffle des coureurs et le bruit de leurs bâtons sur les pierres pour interrompre le silence de la nuit. Et pour éclairer les premiers kilomètres de ce GR 20 qui fait rêver les randonneurs et coureurs du monde entier, la lune encore presque pleine était venue en renfort des frontales avant que le soleil ne prenne le relais.

© Ben Becker

Pour cette tentative de record, les conditions devraient être optimales avec un terrain sec, un vent modéré et un grand soleil. Seule la chaleur, avec des températures proches de 30 degrés, pourrait venir compliquer la quête de Xavier, très heureux de se lancer dans cette aventure. « C’est un parcours qui fait très envie, confie-t-il. C’est montagnard donc ça me correspond bien. Il faut rester vigilant et lucide notamment sur la première partie car il y a beaucoup de cailloux. La vigilance, la lucidité, la fluidité seront essentielles. C’est une nouvelle aventure qui commence et ça y est, on y est. Y a plus qu’à… ». Pour l’accompagner, trente « pacers », dont 27 coureurs locaux, vont se relayer régulièrement tout au long du parcours par groupe de trois ou quatre. Objectif : boucler les 180 km jusqu’à Conca, point final du GR 20 au sud-est de la Corse, avant mardi, 11h06.



Dominique Chauvelier l’avait dit : il faut réinventer les compétitions de running. C’est chose faite avec l’organisation par le club Run and Freedom qu’il préside d’une course en relais baptisée Sarthe en Courant. Une manière de rendre hommage à la traditionnelle France En Courant qui n’aura pas lieu cette année à cause du contexte sanitaire que l’on connaît.

Par Sandrine Nail-Billaud.

L’idée était d’organiser un week-end sportif et fédérateur avec les adhérents portant le maillot toujours très remarqué de couleur noire et floqué du R rose, avec l’envie de remotiver les troupes pour redonner vie au club, marqué par cette période « blanche », sans entraînements collectifs ni compétitions.

©Run and Freedom

C’est donc un week-end complètement fou, concocté par Damien Veillon, adhérent du club et  spécialiste de l’organisation d’évènements qui s’est déroulé le 3,4 et 5 juillet. Avec à la base un nouveau défi sportif pour des équipes constituées par tirage au sort. Le hasard a bien fait les jours : les « teams » se sont révélées très hétérogènes comme le souhaitait « Chauchau », le président. En effet des femmes et des hommes de tous âges et de tous niveaux avec des coureurs élites comme Mohamed Serbouti, Dominique Chauvelier mélangés avec des coureurs avec des palmarès moins prestigieux. 

Un air d’aventure

Au menu, 194 km en relais pour les 7 équipes de 7 coureurs qui se sont toutes élancées le vendredi 3 juillet au soir. Première étape : Un contre la montre de 6km autour du plan d’eau de Sillé-le-Guillaume. La suite ? Un florilège de surprises ? Les coureurs qui n’ont pas fait que courir ! Kayak, course d’obstacles et même une épreuve de poteaux, clin d’oeil à l’émission Koh Lanta. 3 jours intenses, ponctués de nuits sous tentes en camping . Les équipes ont outes dû faire preuve de stratégie pour arriver au bout, puisque le règlement avait prévu des relais de 3 km minimum à 10 km au maximum.

©Run and Freedom

Au final environ 200 km courus pour traverser le département de la Sarthe, le tout dans une ambiance à 50/50 hommes et femmes dans un bel esprit de convivialité et de partage. L’équipe qui l’emporte psur l’étape des 122 km affiche une belle moyenne de 15,7 km par heure ! On vous laisse juger le niveau ! En tout cas, à l’issue de ces trois jours, les participants en redemandent.



La chaussure de course de fond la plus rapide d’adidas bénéficie des innovations LightstrikePRO et EnergyRods avec 5 tiges en carbone, qui offrent de meilleures performances à la fois en vitesse et sur la durée.

Pour la petite histoire… La famille de produits adizero est née à Berlin, le 28 septembre 2008, quand Haile Gebrselassie a présenté au monde entier l’adizero adios 1 en battant son propre record du monde de marathon et en devenant le premier coureur à passer sous la barrière des 2h04.

L’adizero adios Pro a été créée par une équipe dédiée avec un objectif : s’associer à des athlètes de renommée mondiale pour développer la chaussure de running la plus rapide et performante
d’adidas. En collaboration avec des coureurs de haut niveau, comme Joyciline Jepkosgei et Rhonex Kipruto, adidas a imaginé un produit qui remet en question tout ce que la marque pensait savoir
sur la flexibilité, le retour d’énergie, les volumes et le design. Des athlètes de haut niveau s’entraînant sur trois continents ont permis, grâce à leurs nombreux retours, de développer des prototypes et d’optimiser la réduction de fatigue musculaire à l’effort afin de pouvoir courir plus vite et plus longtemps.

Des technologies de pointe

©Adidas


Cette collaboration a donné naissance à la technologie innovante Energyrods, développée grâce aux données anatomiques collectées auprès d’athlètes. EnergyRods se compose de cinq tiges de carbone qui reproduisent l’action des métatarses pour une réduction de la fatigue musculaire à l’effort et donc une course plus rapide et plus longue. En outre, cette technologie limite l’impact physique de la course sur le corps et optimise la récupération post course.


Les tiges de carbone d’EnergyRods sont placées au centre de la semelle intermédiaire d’adizero adios Pro, entre deux couches de LightstrikePRO. C’est la technologie de semelle intermédiaire la plus légère et dynamique conçue par adidas à ce jour, et elle assure un amorti et un retour d’énergie exceptionnels.

La semelle intermédiaire de l’adizero adios Pro est surmontée d’une plaque en nylon et en fibre carbone qui, combinée aux tiges EnergyRods, confère une stabilité accrue de la cheville et une
flexion adéquate du pied du coureur pour des foulées optimales.

Des champions convaincus

Rhonex Kipruto, coureur spécialiste du 10 km, détenteur d’un record du monde et athlète adidas : « Dès que nous avons enfilé ces chaussures, nous nous sommes rendu compte que nous avions quelque chose de complètement nouveau aux pieds. Leur poids est idéal et elles sont parfaitement équilibrées. On a l’impression de pouvoir courir sans jamais se fatiguer. C’est grisant. adidas a créé une chaussure vraiment spéciale pour nous, les athlètes, et nous comptons montrer notre reconnaissance en l’utilisant pour battre de nouveaux records du monde. »

Florian Carvalho, Vice-Champion d’Europe sur 1500 m en 2012 et spécialiste marathon depuis 2018 : « Les adizero adios Pro ont un amorti et un confort irréprochables. Leurs qualités de renvoi et de légèreté vous permettront d’avaler les kilomètres, puis de recommencer le lendemain sans aucun souci et avec beaucoup de plaisir »

Ses caractéristiques clés


Tige : CELERMESH offre souplesse, respirabilité, légèreté et maintien dans des zones
ciblées.
Semelle intermédiaire : équipée de la nouvelle technologie EnergyRods, insérée entre deux
couches de mousse LightstrikePRO et surmontée d’une plaque de nylon et de fibre carbone,
la semelle intermédiaire de l’adizero adios Pro est une innovation exceptionnelle conçue
pour réduire la fatigue musculaire à l’effort en limitant la perte d’énergie.
Semelle extérieure : une couche de caoutchouc léger qui confère amorti et accroche sans
compromettre le poids de la chaussure.
Dimensions de la semelle intermédiaire : Talon : 39,5 mm / Avant-pied : 29,5 mm
Poids : 246 g en e 42 2/3 Drop : 10 mm

La paire est commercialisée en édition limitée à 200 € depuis le 30 juin via une pré-inscription sur l’application adidas.



5km, 10km, semi, marathon, trail, c’est vous qui voyez, où que vous vous trouviez en France. Une initiative gratuite de l’application RunMotion Coach.

L’application RunMotion Coach a proposé à chacun de se fixer un objectif (5km, 10km, Semi, marathon ou trail) et de suivre une préparation pour être prêt le 5 juillet pour la RunMotion Race. Cette course virtuelle est l’occasion à la fois de courir tous ensemble sa propre distance, de retrouver un bon état de forme et pourquoi pas de battre son record personnel. Il ne s’agit en aucun cas d’une compétition sportive avec un classement, un certificat médical, etc. mais d’un moment fédérateur et de partage entre coureurs. 



La 13e édition de l’EcoTrail Paris est reportée aux 3 et 4 octobre. Nous partageons le communiqué de l’organisation qui apporte quelques infos sur les parcours et propose une bourse officielle d’échange des dossards via Swika.co

Depuis le 9 mars 2020, date d’annonce du report de l’EcoTrail Paris aux 3 et 4 ctobre prochains, l’équipe d’organisation travaille d’arrache-pied afin que la 13e edition se déroule dans les meilleures conditions.

Ainsi, pour les trails du samedi 3 octobre, quelques ajustements de parcours devront être faits afin de respecter le cahier des charges imposé par les autorités.

L’arrivée des parcours du 30km et 45km sera organisée au Domaine National de Saint-Cloud. Les participants auront la chance de pouvoir profiter pleinement des sentiers du Domaine.
Pour les autres courses, pas de changement : l’arrivée du 80km aura bien lieu au 1er étage de la Tour Eiffel et les arrivées du 10km et 18km se tiendront également au Domaine National de Saint-Cloud.

La 6e édition de la Verticale de la Tour Eiffel se tiendra le mercredi 30 septembre. Les randonnées et marches nordiques seront organisées le dimanche 4 octobre et les modalités d’inscription sont à venir prochainement.

© C. Guiard

Dans un contexte sanitaire si particulier dans lequel nous vivons aujourd’hui, les conditions d’organisation de l’EcoTrail Paris 2020 resteront incertaines jusqu’au jour J. Pour autant, toute l’équipe d’organisation reste optimiste et enthousiaste quant au maintien de l’épreuve.

Pour les personnes qui ne pourront pas prendre le départ de l’édition 2020 de l’EcoTrail Paris, l’organisation a mis en place une plateforme officielle de revente de dossard afin de permettre le remboursement de l’intégralité du prix de son dossard (déduit de la commission du gestionnaire de la plateforme de revente) et ainsi permettre à de nouveaux participants de vivre de l’expérience EcoTrail dans les meilleurs conditions possible.

Pour vendre ou acheter un dossard, voici le lien de la plateforme d’échanges officielle de l’EcoTrail Paris 2020 : https:// www.swika.co/ecotrail/.



Altra est désormais une marque bien ancrée dans le paysage de la course à pied et son ADN est connu : zéro drop, chaussant large, confort, dynamisme. Cette provision 4 va en surprendre plus d’un car ses innovations l’éloignent des bases de la foulée naturelle. Mais cela va sans doute permettre à un public plus large de goûter aux modèles de la marque américaine. Altra propose un système Innovarch qui vient soutenir l’arche du pied et limiter la pronation lorsque la fatigue se fait sentir et que la foulée se dégrade. Dans les faits les premières sorties sont déstabilisantes car le renfort sous l’arche du pied, bien présent, va à l’encontre des bases de la foulée naturelle et du minimalisme dans lesquels il faut laisser le pied « s’exprimer ». 

La semelle fait apparaitre des dizaines de petits reliefs ronds qui doivent activer chez les coureurs des réflexes de proprioception. Le système de soutien medial « guide rail » vient ajouter au trouble. Il est censé permettre d’atténuer la surpronation et maintenir le pied dans l’alignement même en cas de fatigue. Dernier changement : le système de laçage présente 3 œillets au niveau du cou-de-pied qu’Altra présente comme améliorant le maintien du pied. Pour ceux qui, comme moi, ont un fort cou-de-pied cela ne fonctionne pas et l’on se sent à l’étroit alors que c’est plutôt la liberté que l’on recherche chez Altra. En revanche, cela répondra à certaines critiques, les chaussures étant parfois jugés trop larges, le pied ayant ainsi tendance à bouger.  Après quelques sorties, on s’habitue mais avouons que ces innovations n’apportent à notre sens pas grand-chose. En revanche, cela ouvre les portes de la course naturelle à un public plus large et des coureurs aux profils plus lourds. Car la semelle est très protectrice et tolère des écarts à la foulée naturelle. Le talon notamment est bien protégé. Au final, les afficionados d’Altra opteront pour des modèles classiques alors que cette Provision 4 attirera sans doute de nouveaux clients. 

Les notes du testeur. Amorti : 15/20. Confort : 13/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 15/20.

Les + Le look très réussi et le mesh toujours aussi confortable. Les – Le nouveau système de laçage rend difficile le positionnement correct de la languette.


Usage 
: toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle ou pronatrice adepte du zéro drop. 
Poids : 298 g en 42 / 233 g en 38. Drop : 0 mm. Prix : 150 €. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.



Michaël et Damiens Gras, 28 ans, cumulent titres et records du 5 000 m au marathon. Ces jumeaux champions, compétiteurs nés, affolent les compteurs tout en jonglant avec leur internat de 9e année de médecine à l’hôpital de Clermont-Ferrand. 


UN PALMARES COMPLET. MICHAEL : 5 000 m : 13’44’’
, 9e en 2019 des championnats de France élite – 10km : 29’00, vice-champion de France en 2016 et 2019 – 20 km : 59’02’’, 3e des 20 km de Paris 2019 – semi-marathon : 1h03’48’’ – marathon : 2h16’12’’, champion de France en 2015 – vice-champion de France de cross long en 2017 et 2019 – 8e et 1er français du marathon des Sables 2014 – 12 sélections en équipe de France (9 jeunes et 3 séniors). DAMIEN : 5000 m : 13’55’’, 7e des championnats de France élite 2019 – 10 km : 29’20semi-marathon : 1h03’48’’ marathon : 2h18’59’’ – 14e des championnats de France de cross long 2019 – 28e et 8français du marathon des Sables 2014 – 5 sélections en équipe de France (4 jeunes et 1 sénior (cross Europe 2018).

Comment avez-vous débuté ? 

A l’âge de 13 ans nous avons été repérés sur les terrains de football par Gérard Galiana, entraineur d’athlétisme. Nous jouions alors depuis 6 ans et notre passion pour le foot s’était un peu tarie à cause d’une mauvaise ambiance dans le groupe. Cela s’est passé lors d’un footing sur une séance de préparation physique en pré saison de Division Honneur. Gérard, dont le fils jouait dans notre équipe, nous a fortement conseillé d’essayer les cross après nous avoir vu prendre plusieurs tours d’avance sur nos coéquipiers. En dehors de nos qualités pour la course, il a également remarqué que nous aimions la compétition et que nous prenions du plaisir à courir. Nous avons accepté avec enthousiasme, impatients de participer aux premiers entrainements d’athlétisme. Nous avons rapidement obtenu de bons résultats, ce qui était très motivant, et, au bout de 2 années où nous concilions foot et athlé, nous avons fait le choix de nous consacrer entièrement à l’athlétisme pour atteindre le plus haut niveau. Gérard nous a formé à la course mais aussi aux sauts et aux lancers pendant deux ans pour développer toutes nos qualités dans nos jeunes années. Patrice Lagarde a été notre second entraineur pour le demi-fond. Il nous avait demandé d’écrire sur un bout de papier quel était notre souhait le plus cher en course à pied : l’un avait écrit champion du monde et l’autre champion olympique ! Il a donc pris le relais pendant 10 ans lorsque nous étions au club de Pessac en Aquitaine et nous a fait franchir les portes du haut niveau en course à pied. C’est Jean-François Pontier, cadre technique fédéral, qui a pris le relais depuis 3 ans à Clermont où nous faisons notre internat de médecine.

Vous êtes des champions mais restez « amateurs », non professionnels. En fin de cursus d’études de médecine, à quel métier vous destinez-vous ? 

Nous en sommes en 9ème année de médecine, entamant notre 3ème année d’internat. Nous avons déjà choisi notre spécialité à l’issue de l’examen classant national : Michaël est interne en anatomie et cytologie pathologique et Damien en médecine physique et de réadaptation.

Que représente la course à pied dans votre quotidien ? 

C’est la première chose à laquelle on pense en se levant le matin. Même si la journée s’annonce chargée, que l’on soit de garde ou qu’il y ait des examens, la première chose qui nous vient à l’esprit c’est : à quel moment va t’on courir ?Nous avons passé notre première année de médecine en courant tous les jours. Depuis nous nous entrainons en moyenne 10 fois par semaine. Maintenant que nous sommes internes nous faisons nos déplacements jusqu’à l’hôpital en courant la plupart temps (parfois en vélo mais quasi jamais en voiture) quelque soient les conditions et avec un sac sur le dos. Les trajets font au plus court entre 4 et 10km, et nous rallongeons souvent cette distance en fonction des besoins de l’entrainement. Le problème c’est qu’à l’hôpital on sait quand commence la journée mais pas toujours quand elle va se terminer. Pour l’anecdote il nous est déjà arrivé de faire des répétitions de 400m à 10h du soir sur une piste non éclairée ou de rentrer chez nous en footing à 2h du matin après une soirée au bloc opératoire.

Choisissez-vous toujours vos compétitions ensemble où vous est-il arrivé de courir chacun une compétition différente en fonction d’un objectif particulier de l’un ou de l’autre ? 

Du fait de notre profil très similaire nous avons tous les deux les mêmes objectifs sur les mêmes épreuves tel qu’un championnat de France ou une course de sélection en équipe de France. Choisir un même objectif nous permet de calquer notre préparation et de partager les séances clés. Il arrive que nous ayons des objectifs intermédiaires différents mais c’est assez rare. Par exemple l’été dernier, Michaël avait choisi de courir Marvejols-Mende, une classique française de 23km où il termine 5ème scratch et 1er français. Cette course avait lieu une semaine avant les championnats de France élite que nous devions disputer sur 5000m et Damien avait préféré se concentrer sur cet objectif (Michaël se classa 9ème et Damien 7ème).

Être toujours à deux, c’est l’une de vos forces, n’est-ce pas ? 

Oui c’est un avantage énorme de pouvoir s’entrainer à deux. Nous n’avons jamais exactement le même niveau, la même forme ou la même motivation et pour celui d’entre nous qui est moins bien cela permet de rééquilibrer la balance. C’est ce que recherchent la plupart des athlètes en partant en stage d’entrainement : un groupe d’un niveau légèrement supérieur pour être tiré vers le haut.

Quelle est la performance la plus marquante pour chacun de vous jusqu’à présent ? 

Michaël : c’est ma troisième place aux 20km de Paris en octobre 2019. Nous étions un groupe de 9, avec 6 kenyans et 3 français, détachés dès le quatrième kilomètre car partis sur des allures rapides avec un passage au dixième kilomètre en 29’04. Je parviens à tirer mon épingle du jeu en montant sur le podium malgré une attaque dévastatrice des africains au quinzième kilomètre et je passe un cap en réalisant un chrono de niveau international (59’02 : IB).

Damien : le semi-marathon de Crémone, ma victoire sur la série B du 5000m de Carquefou 2019 après avoir été emmené par un lièvre pendant 3000m puis avoir tenu mes adversaires à distance sur les 2000 derniers mètres en partant seul devant (record personnel en 13’55 et première qualification aux championnats de France élite).

Vous êtes performant sur piste mais aussi hors-stade et sur longues distances. Très polyvalents donc, comment expliquez-vous cela ? 

Nous avons toujours aimé tous les terrains et toutes les distances pourvu qu’il y ait de la compétition. Notre deuxième entraineur Patrice Lagarde nous faisait beaucoup courir dès nos années juniors. Nous faisions un peu plus de 20 compétitions par an notamment en cross et sur piste au début puis rapidement sur route sur du 10km. Nous avons également découvert la course en montagne où nous avons obtenu nos premières sélections en équipe de France (Michaël 5ème des championnats du monde juniors à Kamnik en Slovénie en 2010). Nous avons ensuite couru notre premier semi-marathon à 20 ans (championnats de France espoir à Bois-Guillaume en 2011 : Michaël 1er en 1h07’31 et Damien 3ème en 1h07’58) et notre premier marathon à 24 ans (championnats de France toutes catégories à Rennes en 2015 : Michaël 1er en 2h18’32 et Damien 4ème en 2h23’40). Nous sommes notamment sortis des sentiers battus en 2014 en participant à un ultra trail des plus renommés : le Marathon des Sables. A 22 ans nous étions les deux plus jeunes participant de cette édition. Dans cette course nous avons effectué un marathon par jour pendant 6 jours dans des conditions extrêmes alors que nous n’avions alors jamais couru plus de 21km d’affilée. Cela ne nous a pas empêché de bien y figurer (Michaël termine 8ème et premier français devant deux traileurs français renommés : Jean-Sébastien Braun 9ème et Christophe Le Saux 10ème, Damien termine 28ème sur plus de 1000 participants).

Combien de fois courez-vous par semaine en moyenne ? 

En temps normal, lorsque nous travaillons à l’hôpital, nous courons 8 à 10 fois par semaine. Pour optimiser notre temps d’entrainement, nous allons la plupart du temps au travail en courant. Nous tournons autour de 110-130km par semaine. Sur les prépas marathon nous essayons d’augmenter le volume sur quelques semaines. Lorsque les semaines de travail sont chargées ou lorsqu’il y a des gardes nous rattrapons souvent notre kilométrage le week-end avec parfois 60km de course sur 2 jours.En stage d’entrainement cela est plus facile d’enchainer les entrainements car nos temps de récupération sont allongés. Nous pouvons alors faire une douzaine d’entrainements avec en moyenne 150 kilomètres par semaine.

Comment Intégrez-vous cet entraînement lourd, dans vos plannings tres chargés ? 

Nos journées de travail sont assez conséquentes mais variables en fonction des stages (par semestre) auxquelles il faut rajouter un certain nombre de gardes (jusqu’à 4 par mois). Au cours de nos stages dans nos spécialités respectives nous avons des horaires plutôt appréciables (8h30-18h auxquels il faut ajouter le temps de travail personnel de formation, de mémoire et de thèse) mais cela demande tout de même une certaine organisation pour y intégrer nos 8 à 10 entraînements hebdomadaires. Par exemple, nous faisons notre endurance fondamentale sur nos trajets entre le domicile et l’hôpital (environ 10km matin et soir), des séances de qualité deux fois par semaine le soir et le plus gros kilométrage le week-end ou sur les repos de garde. Sur des stages plus lourds tel qu’un semestre de chirurgie digestive pour Michaël ou un semestre de rhumatologie pour Damien avec un temps de travail de plus de 60h hebdomadaires nous passions nos entraînements dès qu’un temps libre se présentait, sur des horaires très tôt ou très tard le soir. Organisation qui a été payante avec une sélection aux championnats du monde cross pour Michaël (Aarhus 2019) et aux championnats d’Europe pour Damien (Tilburg 2018) pendant ces semestres intensifs. La problématique principale reste la gestion des temps de récupération primordiale pour ne pas se blesser et continuer à progresser ce qui nous a souvent fait défaut. 

Vous avez participé au Marathon des Sables en 2014, sans même pour chacun de vous avoir couru plus qu’un semi à l’époque. Que retenez-vous de cette expérience ? 

C’est à cause, ou grâce, à un groupe de coureurs de notre ancien club de Pessac. Difficile encore aujourd’hui de dire si c’était une bonne idée mais le fait est qu’il s’agissait d’une expérience inoubliable. Notre père et notre entraineur de l’époque en faisaient partie. C’est en voyant leur enthousiasme dans la préparation de cette aventure que nous avons à tout hasard demandé à notre entraineur d’y participer. Il y a été favorable pour nous endurcir dans l’optique d’une future carrière sur marathon.Notre préparation à cette épreuve a été des plus motivantes. Nous avons testé le matériel, fait et défait notre sac à dos de course à de multiples reprises pour tenter de l’alléger au maximum, monté 6 ou 7 fois d’affilée la dune du Pyla en conditions de course, marcher pieds nus sur des cailloux et se farter les pieds au jus de citron tous les jours pour éviter les ampoules, participer à un stage « commando » incluant des courses d’orientation en pleine nuit avec des militaires du 13ème RDP du camp de Saint Jean d’Illac…La course en elle-même a été extraordinaire, avec un engouement médiatique inattendu autour de nous deux, plus jeunes participants de cette édition, aux avant-postes et en famille avec notre père. Même informés il était difficile de s’attendre à ça : plusieurs heures de course avec un sac à dos de 10kg, sous 40 degrés avec une gestion de l’eau minutieuse, en plein désert sur des dunes ou des chemins caillouteux. Les premières étapes ont été extrêmement difficiles le temps que notre corps s’adapte à ce type d’effort. Dans les premières étapes, des crampes nous paralysaient pendant plusieurs heures après avoir franchi la ligne d’arrivée. Les paysages étaient splendides et nous ont aidés à surmonter la difficulté de la course, tout comme notre esprit de compétition qui nous poussait à nous surpasser pour bien figurer dans le classement général.

Vous avez couru votre premier marathon à 24 ans, en 2015, pour les France à Rennes. Pourquoi avoir fait le choix de démarrer si tôt sur la distance ? 

Ce n’est pas si tôt comparativement aux athlètes africains et ce n’est pas une décision qui nous a empêché de progresser sur les courtes distances les années suivantes. Le marathon est une course d’expérience et le corps a besoin de s’y préparer sur plusieurs années, c’était un choix pour y être réellement performants maintenant à l’âge de 28 ans. Ce fut aussi une opportunité pour Michaël d’être champion de France de marathon toutes catégories à Rennes en 2015 en 2h18’ pour son premier marathon.

Vous avez couru trois marathons (Rennes en 2015 donc puis Annecy 2016 et Francfort 2017). Vous visiez les JO 2020. Quels étaient vos objectifs ? 

Oui c’est exact avec une progression de 2 min par an pour Damien et de 1’ pour Michaël mais aucun de ces 3 marathons n’a été une réelle réussite. Notre objectif réaliste à court terme se situe autour des 2h11’. C’était ce que l’on visait au marathon de Valence en décembre 2019 pour la sélection au JO. Cependant une fracture de fatigue survenue 1 mois avant la course a réduit à néant les espoirs de Michaël et Damien, de retour de blessure après avoir enchainé les gardes à l’hôpital, était en méforme.

Quel est votre objectif à court terme sur cette distance ? 

Nous prévoyons un marathon à l’automne 2020 avec le même objectif. Nous avons fait le choix de prendre un semestre de disponibilité (novembre 2019 à mai 2020) afin de nous consacrer totalement à notre préparation athlétique. Cette période passée quasi exclusivement en altitude nous a réellement fait progresser et nous fait croire à la réussite de cet objectif sur marathon.

Les deux frères (ici avec Jimmy Gressier) ont battu récemment un record de l’Américain Jim Walmsley sur l’A1 Loop, un segment Strava qui correspond à un trail de 33,3 km et 350m D+ situé à plus de 2 200 m, à l’ouest de Flagstaff aux Etats-Unis. Bilan de la course : Au final 1h52’41’’ pour Damien, 1h53’56’’ pour Michaël et 1h54’08’’ pour Jimmy.

Vous avez pris l’habitude de participer à des longs stages, au Kenya ou aux Etats-Unis, où vous vous trouvez actuellement. Racontez-nous pourquoi ces stages sont importants pour vous et comment ils s’organisent. 

Ils sont importants pour nous au point que nous les organisons à nos frais, sur nos congés annuels ou sur des congés sans solde. Depuis le mois de novembre nous avons donc pris 6 mois de disponibilité pour partir en stage d’entrainement. Nous avons passé 5 des 6 mois en altitude : 3 mois et demi à Iten au Kenya à 2400m et 1 mois et demi à Flagstaff en Arizona à 2100m.

Ce que l’on recherche lorsque nous partons en stage c’est l’hypoxie liée à l’altitude, la motivation de courir sur des parcours exceptionnels et avec des groupes de coureurs de notre niveau ou supérieur, un planning 100% consacré à la course à pied avec des entraînements biquotidiens.L’atout principal est d’avoir du temps libre pour récupérer entre les séances, d’avoir le temps de faire des étirements et des massages. Tout ce qui est plus compliqué lorsque nous travaillons à l’hôpital.

Leur semaine type d’entraînement au Kenya.

Quels conseils donner à tous ceux qui souhaitent se lancer sur un premier marathon ? 

En tant qu’internes en médecine nous conseillons bien sûr de faire une visite chez le médecin afin d’écarter toute contre-indication et éventuellement faire un test d’effort si vous avez plus de 40 ans et avez pratiqué peu d’activité physique ou que vous ayez eu une longue période d’arrêt. Il faut bien identifier sa motivation (terminer la course, réaliser un chrono, un classement ou seulement se faire plaisir) car la préparation est de longue haleine et va demander des investissements qui devront être compatibles avec vos autres activités. Il y aura aussi de la fatigue générée et le risque de se blesser qu’il faudra minimiser en faisant régulièrement du renforcement musculaire et en adoptant les bonnes stratégies de récupération (stretching, massages, entraînement croisé avec des sports portés etc). C’est difficile mais le résultat en vaut la peine !

Et à ceux qui souhaitent performer, passer un cap symbolique, en moins de 3h30 par exemple ? 

Au préalable, développer sa VMA par des fractionnés plus ou moins longs. Puis effectuer un programme d’entraînement spécifique marathon sur une durée de travail suffisamment longue d’au moins 8 semaines avec entretien de la VMA. Programme qui intégrera progressivement des sorties longues et du travail spécifique à l’allure marathon sur des répétitions de plus en plus longues (jusqu’à 20 kilomètres fractionnés sur une même séance). Le kilométrage hebdomadaire est primordial mais ne doit pas être excessif afin de ne pas occasionner de fatigue qui pourrait s’installer imperceptiblement et être préjudiciable le jour J. Enfin, sur les 2 dernières semaines, savoir alléger son volume d’entrainement mais en gardant suffisamment d’intensité.

Est-ce qu’un athlète vous inspire en particulier ? 

Julien Wanders car il prouve qu’avec de l’ambition, du sérieux et beaucoup de travail, les athlètes européens peuvent lutter contre le gratin mondial des coureurs africains.



Running Heroes et Puma proposent le 10K Free To Race : une course virtuelle et solidaire organisée sur deux jours, les 20 et 21 juin, partout en France.

Le principe : courir 10km entre le 20 juin 00h01 et le 21 juin 23h59, où l’on veut, quand on veut. Les performances seront mesurées grâce à une montre GPS ou une application de tracking. Il faudra courir 10km (pas plus, pas moins) en une seule fois, sans pause et veiller à bien s’inscrire préalablement au challenge Running Heroes.

Tout au long du week-end, un classement en temps réel permettra aux runners de suivre leurs performances (classement général, par sexe et par catégories d’âges)À la clé des dotations premium Puma pour les femmes et hommes les plus rapides (les trois premiers du classement général et les trois premiers de chaque catégorie), et de nombreux lots de la collection Puma x First Mile faite à partir de plastique recyclé seront à gagner, grâce à un tirage au sort parmi tous les participants.

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Participer au 10K Free to Race, c’est aussi un geste solidaire, puisqu’une partie des bénéfices seront reversés à l’UNICEF pour répondre à l’urgence liée au Covid-19.

Les runners auront des adversaires de choix puisqu’une partie des athlètes Puma participeront aussi à la course : des assets tracks & fields aux joueurs de football, toute la Puma Fam s’engage pour soutenir l’UNICEF via la course à pied. L’occasion de se mesurer aux meilleurs, tout en courant près de chez de soi ! Une course totalement green puisque sans ravitaillement ni transport.

Inscriptions sur http://runningheroes.10kfreetorace.com/ 

A partir de 10€



On retrouve sur l’Evoride le principe de la partie avant de la semelle incurvée vers le haut. En statique, on devine une certaine instabilité longitudinale avec un vide sous les orteils, mais cette sensation disparaît dès que l’on court. La paire fait de l’effet en blanc mais c’est très salissant. On les trouve aussi en bleu façon « jean » ou en gris. Le poids est dans la moyenne basse d’un modèle polyvalent, avec 275 g en 44,5.

L’empeigne est relativement large. C’est parti pour une première sortie en endurance : tout comme pour la Glideride, on sent cette tendance à basculer sur l’avant qui incite à accélérer. Comme le confort est bon et que l’amorti est assez moelleux sans être mollasson, on se prend à poursuivre, en variant les allures. Une séance sur piste confirme la bonne adaptation à un entraînement rythmé. Seul le poids, supérieur à un modèle orienté compétition, pourra la pénaliser un peu. Sur une sortie longuele confort omniprésent associé à un amorti préservant les sensations achève d’en faire un modèle réellement polyvalent : endurance, variations d’allure, longues sorties en vue d’un marathon, séances rythmées sur piste. Elles peuvent même quitter le bitume pour des chemins stabilisés.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 . Confort : 17/20. Souplesse : 16/20. Stabilité : 15/20.

Utilisation : entraînements route ou chemins stabilisés, compétitions moyenne ou longue distance pour coureur à foulée universelle jusqu’à 80 kg (homme) et 70 kg (femme). 

Prix : 130 €. Poids : 255 g en 42 / 210 g en 38 . Drop : 5 mm 

Les + Grande polyvalence, bon confort et tarif attractif. Les – Coloris blanc très salissant. 

Il a testé pour vous. Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Cette année, la No Finish Line Paris aura lieu en connecté du mercredi 10 au dimanche 14 juin. Un challenge universel, sportif et solidaire de 5 jours avec un seul objectif : récolter un maximum de dons pour combattre l’épidémie en cours en soutenant l’Alliance « Tous unis contre le virus », la Chaîne de l’Espoir et le Samu social de Paris.


En raison de la situation sanitaire connue ces derniers mois, la No Finish Line Paris n’aura pas lieu en physique comme initialement prévue sur le Champ de Mars, mais elle se déroulera bien du mercredi 10 au dimanche 14 juin 2020 via un événement connecté grâce à une application mobile « No Finish Line Paris ». 

1 km = 1 € de don

L’épreuve a décidé de soutenir l’alliance « Tous unis contre le virus », en plus de la Chaîne de l’Espoir et du Samu social de Paris, associations historiquement soutenues l’évènement. Pour chaque kilomètre parcouru, c’est 1 € de promesse de dons qui est reversé aux trois associations soutenues. Les dons sont financés grâce aux partenaires, Atos et la Banque de France, aux entreprises participantes et aux dons récoltés lors des inscriptions. Chaque participant peut également faire un don de son choix pour financer les kilomètres qu’il effectuera.

Comment participer ?

  • Rendez-vous sur le site :  https://inscription-event.com/no-finish-line-paris-connectee/select_competition pour vous inscrire
  • Recevez votre mot de passe par email suite à votre inscription
  • Téléchargez l’application No Finish Line Paris sur  PlayStore pour Android et AppStore pour iOS
  • Connectez-vous et parcourez des kilomètres pour les associations soutenues. ll s’agit de courir ou marcher quand et où vous voulez, du 10 juin au 14 juin et le plus possible, pour la bonne cause.
  • Chaque activité, marche et course à pied, rapporte, en plus des promesses de dons par kilomètre, un nombre de points en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Ces points permettront d’établir un classement des différentes équipes mobilisées durant ces 5 jours. Les participants pourront faire gagner encore plus de points à leur équipe grâce aux QUIZ, aux BOOSTS et aux MISSIONS qui rythmeront ce challenge virtuel.