Dernier grand marathon du calendrier français, La Rochelle fête cette année son 30e anniversaire. Le 29 novembre, on retrouvera avec plaisir son parcours très rapide doublé d’une bonne dose de convivialité. Nicolas Mauny, responsable de l’organisation, nous en dit plus. 

La Rochelle, c’est un des plus anciens marathons français. On l’apprécie pour le décor, l’ambiance, autant que la qualité de son organisation, qui depuis 30 ans est une association…

Nicolas Mauny : « Oui, nous avons un statut associatif depuis 1991. C’est notre ADN qui va avec la volonté des 60 adhérents de l’association de conserver la même philosophie, en misant sur le partage et la convivialité. Comme association loi 1901, nous ne sommes pas la recherche de profit. Notre droit d’inscription, nous le maintenons le plus bas possible en fonction de l’organisation que l’on souhaite mettre en place. Cette année, le dossard était affiché à 56 euros pour le premier tarif et maintenant à 64 euros pour le deuxième tarif, ce qui reste plus que raisonnable par rapport à l’ampleur de l’événement et les dotations que l’on offre à l’arrivée. Depuis toujours, nous offrons l’inscription aux demandeurs d’emplois. Aider des personnes qui sont momentanément sans emploi en leur permettant de participer gratuitement, c’est une valeur qui nous est chère. » 

Que prévoyez-vous de particulier pour cette 30e édition ? 

« L’objectif c’est de fêter cet anniversaire comme il se doit. On l’a appelé 30e rugissante. Nous avons choisi le thème de la mer avec des animations au départ comme sur le parcours, et une retransmission en direct sur France 3 Nouvelle Aquitaine.  Il y aura des animations dans la ville tout le week-end mais aussi sur le village avec une rétrospective des 29 précédentes éditions, des surprises et cadeaux pour les coureurs et les bénévoles. »

Pour cette édition anniversaire, La Rochelle, 3e marathon le plus couru de France* passera un nouveau cap avec 8000 marathoniens attendus. 

« Oui, cette année, nous avons voulu mettre en valeur le marathon, notre épreuve phare avec 8000 dossards disponibles contre 6300 l’an dernier. Afin d’accueillir au mieux les marathoniens, nous avons décidé de mettre le duo entre parenthèse, mais il est reviendra l’année prochaine. »

* derrière Paris et le Médoc

Sur le 10 km, vous gonflez aussi le nombre de dossards ?

« Oui, ce sera la 10e édition de ce 10 km. Nous avons prévu 3000 dossards. Cette distance est accessible et pourra accueillir les accompagnateurs ou des coureurs qui n’ont pas l’entraînement pour le marathon. D’ailleurs le circuit de ce 10 km sera encore plus rapide, avec un dernier kilomètre identique au marathon. Pour le final : une descente de la rue du Palais, un passage sous la grosse horloge, sur le vieux port et une arrivée au pied des deux tours de La Rochelle ! » 

L’un des atouts du marathon, c’est son parcours performant qui le classe 2e marathon le plus rapide de France derrière Paris. 

« Oui, c’est un parcours « à record », idéal pour ceux qui souhaitent performer. Nous l’avons modifié il y a 3 ans, il ne changera pas cette année car son côté performant plaît beaucoup. L’an dernier, nous avons eu la 2e performance française sur marathon avec le premier en 2h08’22’’ et la première féminine en 2h29’51’’. Côté statistiques, nous avons de très bons scores avec 4,8% de coureurs en moins de 3h et  53% des coureurs en moins de 4h. »

Décrivez-nous dans les grandes lignes ce parcours

« Nous avons d’abord un départ atypique qui se fait à proximité du vieux port avec deux départs en sens opposé, de chaque côté du Canal Molbec. Les deux pelotons se retrouvent après 600 mètres. Cela permet de fluidifier les premières foulées. Ensuite, le circuit est tracé en hyper-centre, avec un peu de bord de mer. C’est tout simplement une visite touristique de la ville en deux boucles. Nous avons énormément de public. Le spectateur peut voir 5 fois son coureur sans trop se déplacer ! » 

A l’arrivée, au pied des deux tours, une belle récompense avec des huitres à déguster… 

« Oui, la bourriche d’huîtres à chaque arrivant, c’est notre spécialité. Il y aura aussi le traditionnel coupe-vent, qui sera modifié cette année, une belle médaille, et un cadeau surprise pour la 30eédition. » 

Jusqu’à quand peut-on s’inscrire ? 

Il faut penser à réserver son dossard d’ici début septembre car les places sont limitées. Nous avons une forte demande d’inscriptions, au-delà de la courbe pour atteindre les 8000 coureurs sur le marathon, avec un bel engouement pour la 30e édition. Le tarif pour le marathon est désormais à 64 euros et pour le 10 km à 15 euros. »

Si l’événement devait être annulé à cause du contexte sanitaire, vous avez déjà annoncé des mesures. Expliquez-nous.

« Notre volonté par rapport aux différentes demandes des coureurs et au contexte actuel, c’était de nous positionner sans plus attendre pour donner des garanties aux coureurs. Nous avons donc déjà communiqué qu’en cas d’annulation, nous proposerions soit le report du dossard sur 2021, soit le remboursement intégral du dossard sans pénalités (au plus tard 31 janvier 2021), soit la possibilité de faire un don à l’association du marathon. On ne voulait pas que les coureurs soient pénalisés, ils l’ont déjà bien été depuis ce printemps. Nous sommes une structure associative solide et nous avons le soutien de partenaires institutionnels et privés, ce qui nous permet de proposer le remboursement intégral sans pénalité. C’est un choix « politique » fort, c’est sûr. On sait qu’on a le soutien des coureurs. La moindre des choses, c’est de se mettre à leur place, d’aller dans leur sens, de leur donner des garanties. »

Concernant les mesures sanitaires, qu’envisagez-vous ? 

« Il est prématuré de prendre des décisions aujourd’hui pour un événement qui aura lieu dans 4 mois et demi. Pour l’instant, il y a des réflexions, des pistes de travail. Les décisions seront prises en septembre, octobre et nous nous y plierons. On s’adaptera à la situation en temps voulu. »