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Opter pour une ceinture, un gilet ou un sac à dos, c’est d’abord cibler ses besoins en fonction de son usage. Nos conseils d’achat.  

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1/ Une ceinture qui assure 

La ceinture, c’est une première option, que l’on préfère souvent lorsque l’on s’entraîne sur la route. Pour les sorties de plus d’une heure, le classique porte-bidon (avec un seul bidon en biais ou plusieurs petits bidons) qui se « clippe » à la taille a toujours ses adeptes. Mais la ceinture d’hydratation type Flipbelt, qu’on enfile comme un short, a davantage la côte. On apprécie l’encombrement minimaliste, la praticité et le confort. Certains modèles (Raidlight Raider, Kinetic Ultrak, Salomon Pulse belt, Ultimate Direction Utility,) permettent même d’embarquer de l’eau dans une flasque souple, de 250 à 500 ml. 

2/ Un volume adapté  

Si vous partez en nature sur un trail court (moins de 40 km), le sac sera plus approprié. Contenance requise : de 3 à 6 litres pour emporter ravito, solide et liquide, téléphone, petite pharmacie et veste de pluie au cas où. Pour les trails plus longs (jusqu’à 80 km), un modèle autour de 8 à 10 litres conviendra. Pour un ultra, on s’orientera sur un volume compris entre 12 et 20 litres, nécessaire pour contenir tout le matériel requis en course (veste et pantalon de pluie, gants, bonnet, etc.). Ciblez bien votre usage, et listez votre matériel – sans superflu ! – à embarquer. Cela vous évitera d’opter pour un modèle trop petit, qui vous priverait de vos essentiels, ou trop grand, que vous porteriez inutilement. 

3/ Sac de trail ou gilet ? 

En trail, on parle souvent de « Camelbak », en référence à la marque pionnière en matière de sacs de trail/running. Il existe aujourd’hui de nombreuses marques, dont des françaises (citons Oxsitis, Raidlight, Kinetic, Salomon). La forme sac à dos classique, avec logement pour une poche à eau aura un usage plus polyvalent, convenant pour plusieurs activités, comme par exemple le VTT. Le plus plébiscité en trail, c’est le sac gilet, qui s’enfile comme une veste et se porte sur le haut du dos. Principal avantage : cette conception épouse au mieux le corps, ce qui améliore stabilité et confort, sans ballotements en course. Autre atout : des flasques souples se logent souvent directement sur les bretelles, c’est pratique pour s’hydrater en action, quoi qu’une poche à eau logée au dos, accessible grâce à un tuyau, soit tout aussi efficace. A vous de juger… Attention : selon les marques, flasques ou poche à eau sont ou pas incluses à l’achat. 

4/ Confort et praticité  

D’abord, le confort. Pour s’en faire une idée, une solution : essayer en magasin avant d’acheter. En fonction de votre morphologie, une marque vous ira mieux qu’une autre. Le choix du taillant (généralement 3 ou 4 tailles) est aussi important. Le sac doit vous « coller » au dos, sans descendre sur les lombaires. Pour les femmes, il existe des modèles spécifiques, plus courts avec des bretelles moins larges. Il convient de s’assurer de l’ajustement parfait des sangles pectorales et ventrales. Sur les bretelles, les coutures plates ou soudées évitent frottements et irritations, soyez-y attentif. Le tissu doit être respirant sur la partie collée au dos, mais aussi de bonne facture, résistant à l’usure. Le poids est important, crucial même si vous souhaitez être performant. Plus il sera léger à vide, moins vous aurez à solliciter vos épaules. Dernier point « clé », la praticité. Détaillez la capacité de rangement et l’agencement. Etudiez le nombre et la taille des poches, leur accessibilité en action, leur étanchéité, la présence d’un système de porte-bâtons, voire de porte-dossard ou d’un sifflet intégré (requis en course). Tous ces petits détails vous rendront vos périples plus agréables.