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L’épreuve mythique du 42 km du Marathon du Blanc (38 km, cette année, suite aux modifications de parcours liées à la sécurité sanitaire) a rassemblé plus de 1 200 coureurs. En tête, du beau monde et du gros niveau pour cette seule étape française des Golden Trail World Series !

Sans surprise compte tenu du plateau sportif, la bataille a démarré dès le top départ sur les sentiers chamoniards. En témoigne, la moyenne stratosphérique des 3 premiers : Stian Angermund, Davide Magnini et Bartholojev Przedviewski à plus de 11 km/h de moyenne (et une moyenne sur la descente du sommet des Posettes jusqu’au village de Vallorcine soit 900 m D- à plus de 21km/h) !

Hyper-technique

Le parcours de 2630 m de dénivelé positif et 1700 m de dénivelé négatif est considéré comme hyper technique. Il favorise les athlètes montagnards et grimpeurs avec cette particularité unique d’une arrivée en côte (1000 m de dénivelé positif  pour l’effort final) face au Mont-Blanc, à 2000m d’altitude (contrairement à la grande majorité des trails qui se termine en descente). Forts dans ces conditions, Stian le Norvégien et Davide le jeune champion Italien de ski d’alpinisme, ont su tirer profit de cette technicité devant le polonais Bart qui s’est tout de même offert une belle échappée dans la descente exigeante des Posettes.

Victoires norvégienne et suisse

Au final, le Norvégien Stian Angermund termine en 3h18mn 8s devançant l’Italien Davide Magnini de 2mn et le polonais Bartholojev Przedwojewski de 5mn 15.
A l’arrivée, les élites étaient unanimes, le marathon du Mont-Blanc 2021 a été difficile de bout en bout chacun poussant sa propre limite dans les parties qu’il affectionne entrainant les autres à se dépasser toujours plus.

Côté femmes, dès les premiers kilomètres, les favorites ont confirmé leur statut de leader avec des courses vécues bien différemment pour chacune d’entre elles.
En s’installant en tête dès les premières foulées de la course, la suissesse Maude Mathys, grande favorite de l’épreuve, a confirmé toutes les attentes. Forte de son expérience et d’une gestion de course implacable, elle remporte haut la main ce Marathon du Mont-Blanc en 3h51 et 04 sec, signant sa deuxième victoire sur cette course mythique (victoire en 2012)  et un scratch final à la 23ème place. 

Sa benjamine, la Française Anais Sabrié termine à plus de 10 mn sans démériter pour autant pour sa 1ère course internationale grâce à une course intelligente en devançant de 7 mn Blandine L’Hirondel autre grande favorite qui termine dans la douleur (problème de cheville).

Le célèbre 90 km du Mont-Blanc (85 km au réel), première des 7 courses qui ouvrait ce week-end exceptionnel du Marathon du Mont-Blanc, est remporté par le Français Martin Kern et l’Américaine Hillary Gerardi.

Un 90 km de rêve pour un retour à la compétition pour la très grande majorité des coureurs après la disette covid ! Le temps magnifique, les névés encore présents en altitude et les températures clémentes sous le soleil de Chamonix ont offert des conditions optimales aux 596 participants dont 43 femmes pour avaler ce parcours ultra technique de 6020 mètres de dénivelés cumulés, en moins de 24h (barrière horaire). Sur cette course il y a “du technique, du roulant, du raide, de la piste, du single, du froid, du chaud” comme l’exprimait le vainqueur Martin Kern à son arrivée.

Martin Kern au sommet

Le départ donné à 4h du matin à l’Aire des Parapentes fut organisé en 3 vagues  espacées de 10 minutes afin de respecter le protocole sanitaire. Dès le départ une bataille acharnée s’est joué entre les 10 favoris qui sont restés groupés pendant les ¾ du parcours. Martin Kern, très attendu mais pas ultra-favori (14ème cote ITRA du jour), arrache la victoire en affichant un temps de 10h 23 minutes et 11 secondes, devançant de 5mn le jeune (24 ans) Mathieu Delpeuch suivi à 2mn30 du Russe (favori du jour), Dmitry Mityaev.

Côté femme, la tête de course a été menée par l’impressionnante Hillary Gerardi. L’Américaine gagne ce 90 km en 11h 54 min et 11 sec et s’offre le luxe d’un scratch final à la 17ème place, elle est suivie par l’Italienne Giuditta Turini et la russe Ekaterina Mityaeva (qui termine à la même place que son mari !).