Grand Raid des Pyrénées : ce qui vous attend

Le Grand Raid des Pyrénées, c’est dans moins de 10 jours. En 160 km, il multiplie les montées affichant plus de 1 000 mD+, et les passages en altitude, notamment sur le célèbre Pic du Midi, culminant à 2876 m. Un parcours technique et sauvage, vécu dans une ambiance authentique.

Parmi les temps forts de l’été, ce GRP, le plus costaud des Pyrénées fait rêver. Les coureurs y apprécient son ambiance très authentique. Bien plus intimiste que le grand raout de l’UTMB disputé le même week-end à Chamonix. Et qu’on se le dise, tout aussi corsé. Départ donc à 5h du matin, depuis Vielle-Aure, le 26 août prochain pour ce Grand Raid des Pyrénées. On profitera d’abord de quelques kilomètres plats sur bitume, puis une série de pistes carrossables mènera au Col de Portet (km14,3). Déjà 1 500 mD+ pour cette première montée.

Un pic et quatre cols

S’ouvre alors la réserve naturelle du Néouvielle et ses merveilles. Le sentier longe une série de lacs, au cœur d’une zone granitique magnifique, avec des pins à crochets partout. Après le Col de Bastanet (2 508 m), on redescend vers La Mongie au pied du Tourmalet. Mais avant, une courte mais très raide ascension mène au Serpolet (km29,4).

Là, le pic du Midi, semble si loin et si haut. « Par grosses chaleurs, on a vu plusieurs coureurs en perdition ces dernières années sur ce secteur. Il est important de prendre le temps d’une pause au ravitaillement de La Mongie (km30), », prévient Michel Fropier, directeur de course.  

D’autant qu’on attaque dans la foulée une série de montagnes russes. Et le terrain est très accidenté pour grimper le Col de Sencours, dernier ravito avant le Pic du Midi (km39,7). «  De là il y a 500m à gravir pour atteindre le sommet. Il peut y faire très chaud, il peut y avoir la grêle, le vent très violent peut empêcher les coureurs d’y monter selon les années », rappelle l’organisateur.

Ensuite, de retour à Sencours, on fera le plein d’eau avant la très longue traversée vers le Hautacam. « Il s’agit en fait d’enchainer 4 cols, la Bonida, d’Aoube, Bareilles et la Hourquette d’Ouscouaou. Hourquette signifie col dans les Pyrénées. Et celui-ci est le premier juge de paix. Si on ressort du ravito de Hautacam, on peut aller au bout », détaille Michel.  

©GRP

Cauterets (km98), dernier juge de paix sur le Grand Raid des Pyrénées

Une descente facile sur Pierrefitte, 1ere base de vie (km74) suit. Puis de nouveau, ça grimpe jusqu’au Col de Riou. Cette fois, une bavante de 1700 mD+, entrecoupée par un ravito à Béderet. « La descente sur Cauterets (Km98) est facile sur le GR10. Si on repart de Cauterets, on finit le GRP », assure l’organisateur.

Même s’il faut endurer un autre gros mur jusqu’au Col de Lizey (1 300 mD+). Avec une portion finale droit dans la pente. La descente suivante vers Luz-Saint-Sauveur (km115, 2e base de vie) est très longue mais sans difficulté, toujours sur le GR10.

De Luz, encore une bonne suée (1 200 mD+) avec cette fois avec de nombreuses zones pour relancer, notamment en forêt. A partir de Barèges-Tournaboup (km130), on retrouvera les merveilles du Néouvielle. Des cailloux, encore des cailloux, des lacs et des pins.

La Hourquette Nère (km140) marquera le dernier passage à près de 2 500 m. Attention à la redescente sur le lac de l’Oule. « Cela peut être un long calvaire à cause des cailloux et des racines. Il faut y être vigilant ». Enfin, une courte remontée facile au Col de Portet (km150) et il ne reste plus qu’à se laisser glisser jusqu’à Vielle-Aure. 1500 m en contrebas, la délivrance est là !

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Organisez vos « recos »
du Grand Raid des Pyrénées

En itinérance, en trois ou quatre étapes. On peut se loger à La Mongie (km 30), Pierrefitte (km 74), Luz (km 115) ainsi qu’aux refuges de Bastan et de Campana (km 15 et 30). Au  col de Portet, une buvette, puis des bars à La Mongie. Ensuite, il y a de l’eau, au Pic du midi et un bar à Hautacam. On pourra aussi profiter des restos à Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur et un dernier bar restaurant à Barèges Tournaboup. 

En boucle, de nombreux endroits sont accessibles en voiture. D’Espiaube au pied du Col de Portet pour une boucle dans le Néouvielle (parcours du 40 km), de La Mongie ou Barèges Tournaboup ou le Col du Tourmalet vers le Pic du Midi, ou encore de Cauterets ou Luz Saint Sauveur, avec les cols de Riou et du Lizey.