Depuis ses premiers modèles, avec ses fameuses semelles oversize, Hoka aime casser les codes en proposant des innovations marquantes. La Clifton Edge s’inscrit dans cette tradition, avec son talon proéminent, allongé vers l’arrière. Mais pour quel effet en course ? 

Commençons par le visuel : la Edge ne ressemble à aucune autre chaussure avec sa forme toute en longueur, qui lui donne un côté « monté sur coussin » qui ne passe pas inaperçu. Le dessin global est plutôt réussi et laisse une impression de fluidité. Les coloris ne feront pas de jaloux : ils sont mixtes. 

HOKA Clifton Edge

Point fort, le confort

Le confort est, comme toujours chez Hoka, le gros point fort de cette Edge. Ceux qui aiment la gamme Clifton ne seront pas dépaysés. Le chaussant laisse de la place au pied tout en assurant un bon maintien, avec un tissu légèrement extensible et bien aéré. La semelle épaisse donne un sentiment de sécurité et rappelle que la paire est taillée pour les courses longues. Son drop de 5mm est classique chez Hoka et, même orientée course naturelle, elle reste accessible. Bien évidemment, c’est à l’arrière que se fait la différence. Entre la languette qui remonte sans gêner ni  provoquer de frottements et le talon XXL, on se sent comme dans un cocon. L’arrière du pied ne bouge pas d’un centimètre.

Maintien du pied ajusté

Y a-t-il vraiment un effet waouh sur la foulée ? Le ressenti comme toujours est subjectif et on évitera de tirer des conclusions hâtives. Cependant, j’ai réalisé en parallèle le test des Clifton 7 et j’ai eu le sentiment que la semelle de la Edge permettait de maintenir davantage le pied dans l’axe en atténuant l’effet vrille latérale que peut avoir le talon lorsque la fatigue s’installe. L’autre effet est sans doute à chercher sur le déroulé du pied qui est davantage accompagné. La semelle légèrement incurvée y joue pour beaucoup. Dans les deux cas certains aimeront l’effet « petites roulettes » quand d’autres regretteront qu’on ne leur laisse pas plus de liberté. Le fait est que, pour une chaussure longue distance, la Clifton Edge est dynamique et confortable. Certains lui trouveront un effet waouh quand d’autres opteront pour la Clifton 7 qui est, de mon point de vue, sa vraie concurrente. 

Les notes. Amorti : 18/20. Confort : 18/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 16/20.

Le + Le laçage efficace et la languette qui ne bouge pas. 

Le –  Le prix plus cher de 20 € que la Clifton 7.

Poids : 253 g en 42. Drop : 5 mm. Prix : 160 €.

Utilisation : longues distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Il a testé pour vous : Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées. 

Légère, dynamique, cette nouvelle Adidas avec plaque de carbone est agréable à toutes les allures, sur toutes les distances.

A l’annonce de l’intégration d’une plaque de carbone dans la semelle de cette Adidas Adizero Pro, je craignais que cette chaussure hyper légère ne soit adaptée qu’à la course rapide… Heureuse surprise, elle est agréable à toutes les allures, du footing au fractionné le plus intense ! Elle est dotée d’une empeigne en mesh très aéré dans laquelle le pied évolue sans contrainte, tout en étant bien maintenu par la languette élastique et solidaire avec la semelle.

Dynamique, avec amorti performant

De même, le talon est parfaitement tenu sans aucune sensation de gêne ni d’emprise. Le laçage classique se fait légèrement en biais pour mieux épouser la forme du pied, ajoutant encore au confort de cette tige sans couture. Le plus fort, c’est que ce modèle arrive à concilier la légèreté et le dynamisme, avec un amorti performant qui est aussi très important pour aller vite car il rend chaque réception au sol confortable, même à vive allure. La plaque de carbone propulse réellement vers l’avant, et ce quelle soit sa vitesse, pour peu que l’on mette un peu d’impulsion dans sa foulée. On a ainsi vraiment envie d’accélérer dans cette chaussure, d’autant plus que le caoutchouc de sa semelle extérieure est bien souple, ne « tape » pas sur le bitume et ne glisse pas sur route mouillée.

Les notes. Amorti : 18/20, Confort : 19/20, Dynamisme : 19/20, Souplesse : 18/20, Stabilité : 17/20.

Les + Légèreté, dynamisme et amorti.

Les – Le prix.

Usage : entraînements et courses sur route jusqu’au marathon pour coureur compétiteur à foulée universelle de poids léger. 

Poids : 190 g en 38,5. Drop : 9,5 mm.

Mal du dos, mal du siècle. Les douleurs dorsales concernent 75% des Français. Le fameux « j’en ai plein le dos » résulte souvent d’une surcharge liée à de multiples causes professionnelles ou personnelle mais aussi d’un surentrainement sportif… Pour se soulager, on adopte le Buoball de Blackroll, excellent outil de massage au niveau cervical, dorsal et lombaire.

Conçue pour traiter les tensions musculaires, notamment dans la nuque et le dos,  la balle de massage Duoball Blackroll® se compose de deux boules accolées. Elle mesure 8 ou 12 cm, selon le modèle, et coûte entre 18 et 25 €. Le petit modèle est sans aucun doute plus facile à utiliser dans les différentes zones du dos jusqu’aux lombaires.

L’accessoire s’utilise en étant allongé sur un tapis de gymnastique. Il suffit de faire rouler doucement la balle sur les zones qui présentent des tensions ou qui sont un peu douloureuses. En prévention au quotidien, cela permet aussi de soulager les tensions après une journée de travail ou après une séance de sport en récupération. Le principe est toujours le même : il s’agit d’aller chercher les points douloureux. Attention, pas question de chercher à se faire mal à tout prix mais il faut, en jouant sur les directions de massage, la surface de contact et aussi la pression, cibler les nœuds douloureux pour agir dessus.

Aussi, il ne faut pas d’attendre à quelque chose d’agréable sur le moment mais les bienfaits a posteriori sont réellement présents. On l’atteste !

L’intérêt de cet outil en 2 parties, c’est que l’on n’appuie pas directement sur les vertèbres mais sur la musculature autour, ce qui est beaucoup moins traumatisant pour la colonne vertébrale dont les disques peuvent être fragiles ou sensibles. 

La texture est particulièrement intéressante. Dure mais pas trop, à haute densité mais particulièrement légère. Son aspect un peu poreux assure une très accroche quel que soit le type de vêtement porté. Car oui, il convient de s’automasser habillé car sur peau nue… ça fait trop mal !

Jouer sur les fascias

Ce principe clé, c’est de jouer sur les fascias. Ces composants de notre organisme connectent les différents tissus, entourent les muscles, les os, les organes, les nerfs,  jusqu’aux vaisseaux et cellules. De la tête au pied, c’est une toile ininterrompue en 3D. Le but de l’automassage, c’est de relâcher tout ce maillage interne. Cela augmente le flux sanguin et lymphatique dans les muscles, ce qui favorise la récupération. L’automassage favorise également l’élimination des déchets en ayant une action drainante. Enfin certaines études montrent que cette pratique améliore la souplesse et l’amplitude articulaire tout en relâchant les tensions par une action sur les points « déclic » : les trigger points.

Les + C’est pratique et ludique pour se soulager. L’outil est léger, se nettoie sans difficulté et dure bien dans le temps. A noter : il existe de nombreux modèles de formes et dimensions différentes. 

Les – L’application sur smartphone n’est disponible qu’en anglais. Dommage, on aurait aimé plus d’explications accessibles en français.

Accessoire testé par Sandrine Nail-Billaud.

Julbo lance une monture d’un nouveau genre, l’Evad-1, intégrant l’affichage directement sur le verre des infos clés de sa séance en cours. 

Pour proposer cette innovation, le fabricant Jurassien Julbo s’est associé avec l’entreprise Microoled basée à Grenoble. Premier bon point : cette Evad-1 innovante ne pèse que 35 g (l’AeroZebra light pèse pour exemple 25 g). La batterie située sur la partie gauche du nez ne gêne pas, de même que le système de projection, situé à droite. Après avoir appairé les lunettes avec l’application Activelook, on peut sélectionner les infos qui s’afficheront sur la partie supérieure du verre droit : temps d’effort, distance, allure, fréquence cardiaque. Un simple appui sur la partie gauche de la monture permet de faire défiler les écrans, avec la possibilité de ne rien afficher pour préserver l’autonomie annoncée à 12 heures (recharge par un port micro USB). Dès sa commercialisation, cette optique inédite devrait être compatible (connexion Bluetooth) avec les montres Garmin afin d’éviter l’emport de son téléphone et d’améliorer la précision des informations de vitesse. On vous rassure : après quelques minutes, on arrive facilement à intégrer dans son champ de vision les infos fournies, sans que cela ne perturbe la vision lointaine. On apprécie les verres photochromiques lorsque la météo est changeante. La monture remonte assez haut sur le visage. A terme, il devrait être possible de visualiser les informations de direction lors du suivi d’un parcours préalablement téléchargé, avec des icônes indiquant la distance à l’approche d’une bifurcation. Le bilan de ce test est positif : avec cette Evad-1, la marque a réussi à intégrer parfaitement dans son verre un système d’affichage en temps réel, tout en proposant une vraie monture sportive compatible course à pied comme vélo (route ou VTT). 

Prix : 499 €



Les + Poids contenu, parfaite intégration des composants, affichage lisible et non intrusif. 

Les – Tarif élevé, design particulier avec des verres assez hauts, quelques fluctuations des informations de vitesse avec l’application ActiveLook. 

Nous avons testé au long cours la 10e version du modèle référent 1080 de New Balance. Toujours une valeur sûre, qui mise avant tout sur le confort.

La semelle extérieure très épaisse sur la moitié arrière donne une fausse impression de lourdeur : avec 285 grammes en 44, le poids de ces New Balance 1080 Fresh foam V10 (ouuuf) est dans la moyenne habituelle de ce type de modèle. V10, car c’est la 10e version déjà de ce modèle bien né, qui s’est légèrement allégé sans sacrifier au confort qui se montre très bon même sur des séances de plus de 90 minutes.


L’épaisse semelle n’entrave pas la souplesse, ce qui permet un bon déroulé du pied, et le parti pris du confort ne se fait pas au détriment du dynamisme. C’est ainsi que les séances rythmées sur piste sont tout à fait réalisables avec ce modèle. Certes ce ne sera pas leur type d’entraînement favori car le ressenti pied-sol est gommé par l’épaisseur de la semelle, mais l’ensemble reste utilisable en courant de manière assez dynamique. En revanche on pourra les porter souvent et longtemps, sur route ou chemin bien revêtu, en variant les allures, leur stabilité et leur confort sont vraiment très bons. Et la semelle offre une bonne adhérence sur le bitume humide. Un modèle un peu allégé, assez polyvalent, faisant la part belle au confort, voici les caractéristiques de ces New Balance 1080 V10 Fresh foam. Pour les coureurs privilégiant l’amorti et le confort, pour qui les séances sur piste ne seront pas essentielles, ce modèle est vraiment très adapté, et disponible en plusieurs largeurs pour accueillir différents types de pieds.

Prix : 170 €

Les + compromis confort / stabilité / dynamisme / polyvalence, disponible en plusieurs largeurs.

Les – Prix élevé.

Les notes : Souplesse : 16/20. Confort : 18/20. Stabilité : 18/20. Amorti : 18/20

Utilisation : toutes distances sur route et chemin pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. 


22e version pour le modèle phare d’Asics, plébiscité pour son confort et sa polyvalence. L’avis de notre testeur Frédéric sur cette dernière mouture.

Quels changements entre la Nimbus 22 et la version précédente ? Rien du côté du poids, toujours à 325 g en pointure 44. En revanche leur chausson s’avère plus large et le mesh en maille aérée sera appréciable lorsque l’on court par forte chaleur. 


On retrouve l’excellent confort des modèles précédents, avec toujours un léger manque de dynamisme pour les séances rythmées notamment sur piste. Ce point est toutefois à relativiser car les coureurs de plus de 80 kg devraient se sentir à l’aise dans ce genre d’exercice avec cette paire de chaussures aux pieds. Les sorties longues en endurance ou avec quelques variations d’allure confirment l’excellent confort, tout comme la version précédente ces Nimbus 22 ont vraiment ” l’âme de fond ”.
En résumé, les coureurs de plus de 80 kg les trouveront vraiment polyvalentes en endurance et sur des entraînements dynamiques, et les coureurs plus légers pour qui les confort est la priorité pourront tout à fait les utiliser.

Poids : 325 g en 44

Les + Très bon confort, chausson plus large, polyvalence. Les – Prix élevé (180 €).

Il a testé pour vous… Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Sortie en juin 2019, cette Cascadia 14 a déjà fait la preuve de sa longévité. Revue technique et avis sur cette paire que Sandrine teste depuis quelques mois déjà en prévision du Marathon des Sables reporté en septembre…

Historique de la paire..

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu la Brooks Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la rubrique des chaussures de trail running mais aussi des ultras.Ce fut le modèle phare de la marque américaine Brooks depuis plus de 20 ans et elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh. Cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et nous présente pour ce 14ème modèle une version plus légère, un mesh ultra résistant et un drop plus faible !

La fiche technique

En effet, tout a été revu : nouvelle semelle avec une nouvelle gomme Trailtack (comme dur le modèle Caldera 3),  nouveau drop 8 mm au lieu de 10 , une semelle plus amortie, un avant du pied élargi, un poids diminué et surtout un nouveau mesh en Cordura car il faut bien le dire, la grande faiblesse des Cascadia était la fragilité du mesh et le manque d’accroche sur certains terrains très glissants et humides..

La réception des chaussures

Oui, oui dans les modèles pour femmes (mais aussi pour hommes..) la couleur de la chaussure a quand même son importance et là, surprise, après des coloris très sobres dans les tons gris noirs vus en boutique, c’est une version colorée bleu turquoise et framboise qui m’est livrée. Il existe cela dit 6 coloris : https://www.brooksrunning.com/fr_fr/womens-running-shoes-cascadia-14/120304.html

Premier essayage 

Aucune surprise ce sont des véritables chaussons comme très souvent chez Brooks. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et donne même la sensation d’une seconde peau parfaitement adaptée au pied. Les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas et toujours cette petite pochette sur le dessus de la languette pour y glisser les boucles des lacets quand ils sont faits. Par contre, pieds fins s’abstenir.

Premières foulées : 10 km sur terrain sableux, cailloux, pas de dénivelé. Là encore pas de surprise, la chaussure si elle peut sembler lourde sur le bitume du début de notre parcours c’est normal, (en même temps elle n’est pas faite pour ça) se fait très vite oublier à mes pieds !

Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien ne passe comme ressenti au travers de la semelle qui amortit tout, mais surtout on sent une telle accroche (c’est pour dire, lors de l’essayage sur mon parquet, ça accrochait déjà sous la semelle) qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Premier trail : 22km 800D+. Il n’y a rien à dire, c’est impressionnant, tout y est, l’accroche sur tout type de sols, l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement, la chaussure a un poids suffisamment léger pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir et en même temps un confort et un amorti non dénué d’un certain dynamisme qui permet donc au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve le système d’une semelle estampillée Pivot Posting mais qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements. Comme le modèle précédent, la Cascadia 14 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin. Ça tombe bien, il va en falloir des guêtres protectrices dans le sable marocain.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari même si ce sont seulement pour l’instant 120 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant et surtout plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Mais aussi sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, la faisant même traiter de savonnette par beaucoup de coureurs.

Coté look, il y en a au final pour tous les gouts, d’une couleur sobre à mon modèle bleu turquoise … Mais le vrai plus, pour mes pieds à ampoules c’est qu’elles sont tellement confortables, que je sens que je peux aller loin et longtemps avec elles et pourquoi pas lors de ce marathon des sables 2020 !

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est cependant adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et d’ultra.

C’est un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 13 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! Pour sûr que la version 15 n’est pas loin …!

Enfin une montre cardio-GPS outdoor chez Polar ! Un modèle vraiment abouti, à prix compétitif. La Fenix 6 de Garmin n’a qu’à bien se tenir.

A l’œil, elle semble plus imposante que la Vantage V (1mm de diamètre de plus seulement) mais son poids est un peu plus léger (64 g). Cette Polar Grit X n’est pas destinée à remplacer sa petite sœur mais à combler le vide de Polar dans le segment «  outdoor » de la marque. On retrouve l’intégralité des fonctionnalités de la Vantage V associées à de nouvelles : calage manuel de l’altimètre, alertes d’hydratation Fuel wise (automatiques ou à la carte), fonction Hill splitter indiquant en direct les différentes sections en montée ou en descente (dénivelé, distance, allure).

Côté cardiofréquencemètre, la mesure se fait par le fond du boîtier. Les indications lors de variations d’allure ont tendance à fluctuer, mais en comparant en direct avec un autre modèle enregistrant les données d’une ceinture pectorale, on constate que c’est tout de même assez précis. La plateforme Polarflow permet de paramétrer des entraînements personnalisés, et on peut télécharger un parcours (import au format GPX ou depuis Polarflow) mais aucun fond de carte n’est disponible.

Polar annonce une autonomie de 40 heures en mode GPS précis + cardio activé, en mode économie (enregistrement plus espacé des données GPS et sans cardio) elle monterait à 100 heures. Par contre la montre n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Lors de notre test, sur une durée de 6 heures en mode précis, la batterie avait perdu un peu plus de 15 % de son autonomie. Étant destinée à une pratique outdoor plausiblement engagée, on appréciera la norme MIL-STD-810G certifiant un haut niveau d’étanchéité, de résistance aux chocs et aux écarts de température. Au final, Polar arrive en bon challenger sur le segment outdoor avec ce modèle vraiment abouti proposant des fonctions innovantes comme Fuel wise ou Hill splitter. Son tarif est aussi très compétitif (430 €) par rapport à une Garmin Fenix 6.  En revanche, cette Grit X reste légèrement en retrait face à certains de ses concurrents dans le domaine du suivi d’itinéraire ou de calage de l’altimètre et d’utilisation de la boussole qui nécessitent de lancer une activité pour être activés.

Les + Fonctionnalités, précision du capteur cardio optique, tarif contenu. 

Les – Pas de recharge en cours d’utilisation, quelques limitations en suivi d’itinéraire

Montre testée pendant trois semaines par Frédéric, test publié dans le numéro 212 de Running Attitude.

Altra est désormais une marque bien ancrée dans le paysage de la course à pied et son ADN est connu : zéro drop, chaussant large, confort, dynamisme. Cette provision 4 va en surprendre plus d’un car ses innovations l’éloignent des bases de la foulée naturelle. Mais cela va sans doute permettre à un public plus large de goûter aux modèles de la marque américaine. Altra propose un système Innovarch qui vient soutenir l’arche du pied et limiter la pronation lorsque la fatigue se fait sentir et que la foulée se dégrade. Dans les faits les premières sorties sont déstabilisantes car le renfort sous l’arche du pied, bien présent, va à l’encontre des bases de la foulée naturelle et du minimalisme dans lesquels il faut laisser le pied « s’exprimer ». 

La semelle fait apparaitre des dizaines de petits reliefs ronds qui doivent activer chez les coureurs des réflexes de proprioception. Le système de soutien medial « guide rail » vient ajouter au trouble. Il est censé permettre d’atténuer la surpronation et maintenir le pied dans l’alignement même en cas de fatigue. Dernier changement : le système de laçage présente 3 œillets au niveau du cou-de-pied qu’Altra présente comme améliorant le maintien du pied. Pour ceux qui, comme moi, ont un fort cou-de-pied cela ne fonctionne pas et l’on se sent à l’étroit alors que c’est plutôt la liberté que l’on recherche chez Altra. En revanche, cela répondra à certaines critiques, les chaussures étant parfois jugés trop larges, le pied ayant ainsi tendance à bouger.  Après quelques sorties, on s’habitue mais avouons que ces innovations n’apportent à notre sens pas grand-chose. En revanche, cela ouvre les portes de la course naturelle à un public plus large et des coureurs aux profils plus lourds. Car la semelle est très protectrice et tolère des écarts à la foulée naturelle. Le talon notamment est bien protégé. Au final, les afficionados d’Altra opteront pour des modèles classiques alors que cette Provision 4 attirera sans doute de nouveaux clients. 

Les notes du testeur. Amorti : 15/20. Confort : 13/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 15/20.

Les + Le look très réussi et le mesh toujours aussi confortable. Les – Le nouveau système de laçage rend difficile le positionnement correct de la languette.


Usage 
: toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle ou pronatrice adepte du zéro drop. 
Poids : 298 g en 42 / 233 g en 38. Drop : 0 mm. Prix : 150 €. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On retrouve sur l’Evoride le principe de la partie avant de la semelle incurvée vers le haut. En statique, on devine une certaine instabilité longitudinale avec un vide sous les orteils, mais cette sensation disparaît dès que l’on court. La paire fait de l’effet en blanc mais c’est très salissant. On les trouve aussi en bleu façon « jean » ou en gris. Le poids est dans la moyenne basse d’un modèle polyvalent, avec 275 g en 44,5.

L’empeigne est relativement large. C’est parti pour une première sortie en endurance : tout comme pour la Glideride, on sent cette tendance à basculer sur l’avant qui incite à accélérer. Comme le confort est bon et que l’amorti est assez moelleux sans être mollasson, on se prend à poursuivre, en variant les allures. Une séance sur piste confirme la bonne adaptation à un entraînement rythmé. Seul le poids, supérieur à un modèle orienté compétition, pourra la pénaliser un peu. Sur une sortie longue, le confort omniprésent associé à un amorti préservant les sensations achève d’en faire un modèle réellement polyvalent : endurance, variations d’allure, longues sorties en vue d’un marathon, séances rythmées sur piste. Elles peuvent même quitter le bitume pour des chemins stabilisés.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 . Confort : 17/20. Souplesse : 16/20. Stabilité : 15/20.

Utilisation : entraînements route ou chemins stabilisés, compétitions moyenne ou longue distance pour coureur à foulée universelle jusqu’à 80 kg (homme) et 70 kg (femme). 

Prix : 130 €. Poids : 255 g en 42 / 210 g en 38 . Drop : 5 mm 

Les + Grande polyvalence, bon confort et tarif attractif. Les – Coloris blanc très salissant. 

Il a testé pour vous. Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

MyProtein, ce n’est pas que de la nutrition sportive et des compléments alimentaires pour prendre du muscle. La marque propose aussi une gamme très tendance de vêtements de sport. Le legging Curve que nous avons testé nous a emballé. A réserver aux entraînements de fitness, crossFit ou yoga.

Oui, MyProtein fait dans la nutrition sportive et aussi dans le textile. Sa gamme très tendance, mise en avant par des influenceuses célèbres regroupe des vêtements techniques. Top manches courtes, débardeurs, manches longues, brassières, collants, doudounes : tout ce qu’il faut pour faire du sport. Et les couleurs et coupes sont l’air sympa, enfin sur les mannequins.

Premières impressions confirmées : la couleur bleu marine du legging Curve est magnifique. Cela dit, il existe aussi en sésame, noir et gris. Il est destiné au fitness, yoga et Crossfit. Je l’ai donc embarqué pour mon “Wod” découverte du CrossFit du soir.

Confort et maintien bluffants

Mais avant, inspection du produit. Ma silhouette es assez intolérante à ce type de leggings sauf si : il n’est pas transparent, qui ne marque pas les traces de transpiration et qu’il ne glisse pas. Celui-ci semble remplir les différents critères, puisque dans ses « promesses » : une conception sans couture, la promesse de formes sculptées (à voir..), une taille haute avec maintien performant pour les cours de fitness et yoga.

OK, ça c’est sur le papier, voici mon verdict après la séance de Crossfit. Premier constat, effectivement c’est plutôt un legging de sport en salle que de running à l’extérieur : la simple justification tient au fait qu’il n’y a pas de poches pour des clés ou l’indispensable smartphone et que le tissu n’est pasadapté à la course en extérieur par temps humide. Ce tissu est d’ailleurs assez épais ce qui en fait plutôt un legging d’hiver. La taille est juste, il est donc fortement conseillé de prendre une taille au-dessus de sa taille habituelle si on veut être à l’aise. Pour  la longueur, moi qui suis grande (1m76), le modèle reçu en taille M me convient très bien. Le legging étant assez long, il peut aussi se porter avec un revers au niveau de la cheville. Côté confort et maintien, c’est bluffant. Il tient parfaitement au niveau de la taille grâce à sa ceinture très large. L’absence de couture le rend très agréable, il n’est pas transparent, ne présente pas de marques blanches de transpiration et cerise sur le gâteau, il fait plutôt une silhouette avantageuse.. si si ! Il est extensible, mais pas tant que ça et surtout, bonne nouvelle, il passe le test de la machine à laver (attention jamais au sèche-linge) sans modifications visibles après plusieurs lavages. En conclusion, un bon legging pour vos entraînements complémentaires à la course à pied, type renforcement musculaire. Il est affiché à 36 euros mais des promos sont souvent présentes sur le site de vente ligne www.myprot.com. En ce moment, 23,66 €. Un bon rapport qualité/prix.

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.

Pour ceux qui connaissent déjà les modèles Saucony, la Guide 13 n’apportera que peu de nouveautés mais restera une bonne alliée sur sorties longues et endurance fondamentale à l’entraînement, sur semi et marathon en compétition.

A noter que la marque a abandonné le terme ISO dans ses noms de modèles. La Guide se positionne entre la Kinvara et la confortable Triumph en empruntant un peu à ses deux sœurs. Historiquement Saucony destinait la Guide aux pronateurs alors que la Ride était conçue pour les foulées neutres. Cette distinction, laissée de côté ces dernières années, revient sur le devant de la scène. En effet la semelle laisse apparaître un renfort de pronation sous la forme d’une plaque plastique. 

Ajoutée au drop de 8mm, on s’éloigne des standards de la foulée naturelle. Du côté des bons points il faut saluer l’évolution de la nouvelle semelle intermédiaire baptisée « PWRRUN » 25% plus légère que la précédente (EVERUN). Ce gain est appréciable pour une chaussure typée courses moyennes et longues distances. Le confort est bien là comme souvent avec Saucony grâce au chaussant FORMFIT déjà décliné sur les autres modèles. La chaussure dégage une impression de gros chausson très sécurisant et parfaitement rembourré au niveau du talon. Mais contre toute attente la Guide 13 se défend dès lors qu’il s’agit de mener des séances à allure spécifique. La semelle Pwrrun y est pour beaucoup dans ce dynamisme grâce au gain de poids mais également à un retour d’énergie qui se fait sentir à l’impact. En conclusion cette Guide 13 sera votre alliée sur sortie longue et endurance fondamentale à l’entrainement, sur semi et marathon en compétition.

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.  Drop : 8 mm Poids : 289 g en 42 / 264 g en 38 

Notes du testeur Amorti : 17/20 – Confort : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 15/20 Note moyenne : 16,75/20 

Le + Design réussi, bon confort. Le – Pas de grande innovation, et même un retour en arrière avec le renfort de pronation. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On valide le confort et le rapport qualité-prix de la marque australienne de chaussettes Steigen, qui s’implante en France.

Ce que l’on a d’abord apprécié, c’est le tissu fin et tout doux. Sans coutures, en nylon (80%) et Lycra (20%), la paire est garantie « zéro ampoule ». Sa taille unique (36-46) peut surprendre, mais on en atteste : cela n’empêche pas l’ajustement au pied.

Nous la testons depuis deux mois (pointure habituelle 39). Résultat : aucun frottement, aucune gêne : elle s’adapte parfaitement à notre pied et encaisse bien les lavages. La maille est aérée, avec un fil double couche, un talon en Y et support de l’arche plantaire pour encore plus de confort. Elle existe en 5 longueurs différentes, mais surtout en 40 coloris plus ou moins flashy. Et le top, c’est que tout est affiché au même prix. A 13 € cette paire a tout pour plaire !

A commander sur www.steigen.fr, également disponible pour l’heure en Bretagne, chez Intersport Concarneau et Pont L’Abbé, RunandSwim Quimper, Tri Passion Running Lorient.

La Mach fait partie de la gamme de chaussures légères orientées vitesse chez Hoka. Très gros coup de cœur pour le design général : moderne, sobre et beau, bref une réussite notamment les gammes de couleurs. La maille jacquard, nouveauté qui compose le mesh, y est aussi pour beaucoup. Cette maille renforce également le maintien global du pied. On se sent maintenu mais pas à l’étroit. La languette se place parfaitement. Cela participe à l’impression générale de confort de la chaussure. La semelle intermédiaire ProFly, exclusivité Hoka, favorise une foulée souple et réactive et la semelle extérieure en mousse caoutchoutée offre une adhérence qui n’a pas été prise en défaut. Petit bémol par rapport à la version 2 : un poids légèrement en hausse.

Nerveuse mais confortable

Quid alors du dynamisme ? Il est bien là et c’est étonnant de retrouver une chaussure aussi nerveuse mais confortable. L’amorti de la Mach 3 est plus sec que sur une Clifton par exemple et le meta-rocker –  technologie de la semelle incurvée qui reprend les principes d’un rocking chair – est construit de telle sorte qu’il vous entraine naturellement vers l’avant. Comme souvent chez Hoka le drop est de 5mm. Il ne faut pas s’y tromper la petite nouvelle de chez Hoka est taillée pour la vitesse sur 10 km voire semi-marathon pour des coureurs légers ou rapides. Sur des sorties supérieures à deux heures, elle pourrait, en fonction du gabarit du coureur devenir fatigante. 

Notes du testeur : Amorti : 16/20 Confort 16/20 Stabilité 17/20 Souplesse 15/20 Note moyenne : 16/20

Usage : Courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger (moins de 75 kg). 

Poids : 245 g en 42 – Drop : 5 mm Prix : 150 €

Il a testé pour vous. Antoine Galewski, 39 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

FIN IL A TESTE

La mesure de la puissance est devenue une donnée familière des cyclistes et triathlètes qui l’ont intégrée depuis longtemps à leurs entrainements et l’utilisent également en compétition. La course à pied est restée jusqu’à présent hermétique à cet indicateur lui préférant toujours la FCM ou la VMA. Le capteur de puissance Stryd pourrait venir changer la donne car il répond à des besoins spécifiques mais réels des coureurs.

Une précision jamais égalée

Le premier et le plus inattendu est que ce capteur offre une précision de distance et d’allure jamais égalée. On le sait aujourd’hui c’est la limite de toutes les montres GPS dont la précision laisse à désirer. On clipse très facilement le capteur à la chaussure et il se calibre automatiquement. Il est compatible avec presque tous les modèles de montre GPS. Sa précision est tout bonnement incroyable. Sur trois tours de piste de 350 m soit 1 050 m j’ai obtenu une mesure de 1 051 m. Même chose sur la mesure de l’allure instantanée très précise et réactive même sur une séance de fractionnés 30/30. 

Mesure de la force du vent

Mais ce qui pourrait révolutionner l’entrainement en course à pied c’est la mesure de la puissance, c’est-à-dire l’énergie déployée lors de chaque contact au sol, la puissance du mouvement du mouvement de propulsions. Contrairement à la VMA ou la FCM, la puissance n’est pas influencée par des facteurs comme la fatigue, le stress, la dérive cardiaque ou la météo. C’est l’entrainement et la qualité de la foulée qui feront évoluer la puissance.

Stryd a en plus ajouté un capteur pour mesurer la force du vent. Ça n’est pas la même chose de courir un 10 km à 15 km/h avec ou sans vent. Le Stryd wind est le premier capteur à mesurer cette donnée qui va jouer sur la mesure de la puissance. L’application internet dédiée permet de faire la différence entre l’énergie déployée pour résister à l’air et le reste. A l’usage, ce capteur permet par exemple de définir une puissance cible moyenne sur une course comme le font les triathlètes à vélo. Côté autonomie,  j’ai réussi à faire 2 semaines à 4-5 séances d’une heure, et la batterie n’était pas encore à plat : c’est donc un gros point positif. Bien entendu, ce capteur a un coût (229 €) mais pour les coureurs expérimentés qui veulent tester une nouvelle manière de s’entrainer et de performer c’est un investissement très intéressant. 

Testé par Antoine, dans le numéro 210 de Running Attitude.

Initialement, ces rations Lyophilise and co étaient prévues pour mon Marathon des Sables d’avril, reporté en septembre. J’ai testé ces repas durant la première semaine de confinement.  

Par Sandrine-Nail-Billaud

OK, vous vous dites que j’aurai pu faire des courses et anticiper et vous avez raison, oui mais voilà je suis professionnel de santé, de garde une nuit sur trois et franchement moi qui, d’habitude, suis capable de tenir un siège avec mes boites de conserve que je rachète d’une fois sur l’autre sans vérifier qu’il m’en reste, et bien là, je me suis trouvée démunie. Et puis, comme beaucoup d’entre vous, j’ai ruminé les annulations en série qui arrivaient chaque jour pour les différentes courses du calendrier de mars, puis d’avril. La mienne, c’était le Marathon des Sables. Un rêve de gamine, depuis toujours… J’avais participé l’année dernière, en 2019, pour le magazine à la première étape. Deux nuits en bivouac, 32 km dans le désert et paf au moment où tu commences à te prendre au jeu, retour à Paris pour le salon du running et le marathon le dimanche suivant en meneuse d’allure… J’ai eu une folle envie de retourner dans le grand bac à sable, pour vivre le MDS, le vrai, en 250 km, six étapes et en totale autonomie. Côté nutrition, il faut justifier de 2000 calories au minimum chaque jour.

2000 calories par jour

Comme tous les participants, je me suis demandée, qu’est-ce que je vais manger ? Je me suis tournée vers Lyophilise and co, entreprise française et leader dans la distribution des aliments lyophilisés pour course à étapes. Tout ça avec l’aide de mon précieux fichier Excel donnant poids du produit sans l’emballage et les calories. Le lyophilisé, c’est de la nourriture sans l’eau mais pas juste déshydratée, car cela ne se conserverait alors pas assez longtemps. La lyophilisation, c’est un processus de dessiccation sous vide à basse température de produits préalablement congelés. C’est-à-dire que c’est une élimination progressive de l’eau du produit préalablement congelé (phase solide) par passage à la phase vapeur, sans passer par la phase liquide. Ce changement d’état s’appelle la sublimation. Cela donne un produit avec moins de 5% d’eau résiduelle jusqu’à moins de 1% pour les lyophilisateurs très performants – fin de l’enseignement scolaire à domicile.

A peine 48h après – l’équipe de Lyophilise and co fait presto – je recevais un énorme colis. Tout pour tenir six jours dans le désert, petit déjeuner, déjeuner, diner, compotes, soupe, barres et autres douceurs à manger pendant la course. Raisonnable, je ne me suis pas jetée pas sur la première barre coco venue (une tuerie, je vous le dis) et je remisais tout ça me promettant de m’attaquer au déconditionnement puis reconditionnement en petit sachet sous vide avec étiquette indicatrice dessus, un peu plus tard. La suite, vous la connaissez : report de l’épreuve en septembre… Je rangeais donc mon carton dans une armoire en ayant pris soin de vérifier que les dates de préemption étaient OK, pas de souci, tout pouvait même attendre le MDS 2021.

Puis ce virus est venu mettre son grain de sel. Confinement annoncé le 16 mars et pas grand chose dans mes placards. D’un coup, tilt, je me suis dit que l’occasion était bonne pour tester cette gamme lyophilisée, sans sable chaud, sans tente berbère certes, mais tout de même un peu en mode « survie ».

Muesli, couscous et macaroni

Le lundi. Le matin un délicieux Granola framboise grand format. Bon, 800 calories pour ce petit dej. Il va falloir que j’en fasse des tours d’escaliers pour éliminer ça ensuite ! En même temps je continue à aller travailler à l’hôpital à vélo – électrique, ok – mais je coupe l’assistance. Cela se mange chaud ou froid. Je teste le froid. Je mets trop d’eau, mais c’est bon, avec des framboises (presque) aussi bonnes que celles que je mangeais en cachette dans le jardin de ma grand-mère. A midi : taboulé, c’est ce qui est le plus pratique en course mais c’est aussi très bien vu l’activité intense dans mon service. Un peu d’eau froide, 10 minutes d’attente et go. Même pas faim avant 17h. Bon en réalité, j’ai’aussi mangé dans la matinée et l’après midi le saucisson sec, les amandes, la dinde séchée, la barre de nougat, les bananes sechées et la barre de céréales. Ben oui c’était prévu comme ça pour le jour 1. Le soir : soupe puis le plat du soir, le meilleur de la journée: colombo de poulet et riz de la marque française MX3 ! Et si on a prévu d’avoir des dosettes de sel avec soi, alors c’est juste parfait, réconfortant et hop au lit à 20h30, comme dans le désert.

Le mardi. Réveil à 5h30. Je vous donne encore le déroulé de ma journée du mardi mais après cela risque d’être lourd et répétitif donc je passerais jusqu’au jeudi soir. Au petit déjeuner, un muesli chocolat avec l’eau chaude et le chocolat qui fond, c’est parfait sauf le gros grumeau, mais la prochaine fois je mélangerais mieux. Au déjeuner, pour changer, du taboulé et dans le package prévu, à peu près la même chose : saucisson, amandes, bananes mais pas de barres de céréales, à la place l’addictive barre coco. Dans l’après-midi, j’ai prise une petite compote. Le soir, une soupe encore. Et cela tombe bien car j’ai coupé le chauffage chez moi. Puis, un délicieux couscous poulet de chez Mx3 qui lui aussi méritera son petit sachet de sel, surtout si l’on est en condition MDS, et que la déshydratation guette.

Puis arrive le jeudi soir. Normalement, le jeudi soir, c’est la fin de l’étape longue et donc repas de fête avec bien sûr, le matin et le midi à peu près comme d’habitude. Bon cette foi-ci je n’ai pas mangé toute la quantité de barres et gels énergétiques, viande séchée etc. C’était censé être une épreuve de 80 km– je n’aurais jamais fini les 80 ou 90 km le jeudi soir mais plutôt dans la nuit ou le vendredi matin mais pas grave –  et donc le soir, une double ration de macaroni au fromage. Un plat de rêve. Avec compote et pudding à la vanille au dessert… de quoi passer une bonne nuit.

Bilan des courses…

Au final : c’est définitivement très bon dans l’ensemble. On retiendra : mettre la quantité d’eau préconisée et pas plus (sinon c’est dégoutant) et surtout bien mélanger, un détail primordial, sinon on se retrouve par exemple avec de gros grumeaux dans la popote et ce n’est pas bon en bouche. Après 6 jours : pas de lassitude constatée mais en même temps chaque repas est en lui-même une aventure : mettre la bonne quantité d’eau, touiller, ne rien renverser et manger sans se brûler en ayant attendu la bonne durée. La fourchette ours c’est bien mais pas facile pour racler sur les bords. La meilleure option : les doigts pour saucer et ne rien gaspiller. C’est très nourrissant et je ne suis pas sure que les tours courus sur mon balcon quotidiennement, mes déplacements à vélo et mes 4 étages d’escaliers aient la même valeur de dépense physique que 250 km dans le désert mais j’ai aussi gardé une activité professionnelle intense et je peux vous assurer que l’aligot en plein service de garde à l’hôpital en a fait saliver plus d’un !

Suite à cette semaine, je n’ai pas perdu ni pris de poids (c’est déjà ça…) mais j’ai ressenti un énorme manque de légumes verts, fruits frais, yaourt, sans parler d’un petit verre de vin rouge, d’un éclair au chocolat et d’une glace à la fraise… C’est sur ce sont des rations de course, de survie pour certains mais franchement, je termine la semaine en forme, contente quand même de retrouver une alimentation normale à défaut d’un arrêt du confinement. Je sais désormais ce qui m’attend pour le MDS du 18 au 28 septembre. Allo, Lyophilise and co, vous pourriez me remettre la même chose ?