Nous avons testé au long cours la 10e version du modèle référent 1080 de New Balance. Toujours une valeur sûre, qui mise avant tout sur le confort.

La semelle extérieure très épaisse sur la moitié arrière donne une fausse impression de lourdeur : avec 285 grammes en 44, le poids de ces New Balance 1080 Fresh foam V10 (ouuuf) est dans la moyenne habituelle de ce type de modèle. V10, car c’est la 10e version déjà de ce modèle bien né, qui s’est légèrement allégé sans sacrifier au confort qui se montre très bon même sur des séances de plus de 90 minutes.


L’épaisse semelle n’entrave pas la souplesse, ce qui permet un bon déroulé du pied, et le parti pris du confort ne se fait pas au détriment du dynamisme. C’est ainsi que les séances rythmées sur piste sont tout à fait réalisables avec ce modèle. Certes ce ne sera pas leur type d’entraînement favori car le ressenti pied-sol est gommé par l’épaisseur de la semelle, mais l’ensemble reste utilisable en courant de manière assez dynamique. En revanche on pourra les porter souvent et longtemps, sur route ou chemin bien revêtu, en variant les allures, leur stabilité et leur confort sont vraiment très bons. Et la semelle offre une bonne adhérence sur le bitume humide. Un modèle un peu allégé, assez polyvalent, faisant la part belle au confort, voici les caractéristiques de ces New Balance 1080 V10 Fresh foam. Pour les coureurs privilégiant l’amorti et le confort, pour qui les séances sur piste ne seront pas essentielles, ce modèle est vraiment très adapté, et disponible en plusieurs largeurs pour accueillir différents types de pieds.

Prix : 170 €

Les + compromis confort / stabilité / dynamisme / polyvalence, disponible en plusieurs largeurs.

Les – Prix élevé.

Les notes : Souplesse : 16/20. Confort : 18/20. Stabilité : 18/20. Amorti : 18/20

Utilisation : toutes distances sur route et chemin pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. 


22e version pour le modèle phare d’Asics, plébiscité pour son confort et sa polyvalence. L’avis de notre testeur Frédéric sur cette dernière mouture.

Quels changements entre la Nimbus 22 et la version précédente ? Rien du côté du poids, toujours à 325 g en pointure 44. En revanche leur chausson s’avère plus large et le mesh en maille aérée sera appréciable lorsque l’on court par forte chaleur. 


On retrouve l’excellent confort des modèles précédents, avec toujours un léger manque de dynamisme pour les séances rythmées notamment sur piste. Ce point est toutefois à relativiser car les coureurs de plus de 80 kg devraient se sentir à l’aise dans ce genre d’exercice avec cette paire de chaussures aux pieds. Les sorties longues en endurance ou avec quelques variations d’allure confirment l’excellent confort, tout comme la version précédente ces Nimbus 22 ont vraiment ” l’âme de fond ”.
En résumé, les coureurs de plus de 80 kg les trouveront vraiment polyvalentes en endurance et sur des entraînements dynamiques, et les coureurs plus légers pour qui les confort est la priorité pourront tout à fait les utiliser.

Poids : 325 g en 44

Les + Très bon confort, chausson plus large, polyvalence. Les – Prix élevé (180 €).

Il a testé pour vous… Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Addict depuis longtemps à une autre marque de frontale, cette Go’Lum Piom+ m’a convaincue. Je ne pensais pas dénicher un tel petit bijou de puissance, de facilité d’emploi et aussi confortable sur ma tête et mes cheveux qui ne supportent pas toujours le port d’une lampe. En plus, elle est fabriquée en France.


Testée par Sandrine Nail-Billaud.

J’ai profité dans un premier temps du confinement pour tester cette frontale, reçue début mars. Pendant cette période, comme je suis personnel soignant, j’ai dû jongler entre mon emploi du temps mais aussi le respect du confinement en sortant à horaires décalées. Pour mes séances à 5h du matin dans les rues d’Angers, avoir une frontale était juste indispensable.

Go’Lum une marque engagée

Je l’ai reçue dans une « boite noire » semi rigide zippée de petite dimension avec tout ce qu’il faut dessus pour attirer l’attention. Le logo : une tête de loup, le nom Go’Lum : rapport évident avec Le Seigneur des anneaux, et la petite phrase : les illuminés de la frontale : le ton est donné. Go’Lum ? Une entreprise française, localisée à Lyon (pas un hasard car c’est la ville des lumières !) et spécialisée dans le matériel d’éclairages électriques pour les sports de plein air. Depuis 2017, la marque fait le pari de créer des produits innovants et très performants grâce à un vrai travail de terrain en collaboration avec une centaine de sportifs testeurs. Fait notable, ce produit est un pur produit made in France, avec une conception et un design réalisés en France, la fabrication des cartes électroniques en Savoie jusqu’à l’assemblage en Seine et Marne.

Point d’honneur de la société : faire travailler un établissement de services d’aide par le travail (ESAT) permettant à des personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle pour le conditionnement et l’expédition de leur produit. Enfin pour contrebalancer l’effet des batteries au lithium sur l’environnement, Go’Lum s’investit en adhérent au programme à 1% pour la Planète qui engage à reverser 1% de notre chiffre d’affaires à des associations environnementales. (+d’infos : https://www.go-lum.fr/nos-engagements/). Enfin la marque recycle les batteries usagées des clients grâce à l’aide d’un éco organisme. Tout cela déjà, cela me parle et me plaît. 

LA GO’LUM Piom+ EN BREF. Jusqu’à 1 000 lumens. 5 intensités d’éclairage 80 / 160 / 300 / 500 / 1000 lumens, un mode intelligent, un mode clignotant. Elle possède 5 LED – dont 1 LED rouge – et pèse 125 g tout compris. L’autonomie varie de 1h40 à plus de 200 h en mode éco. Livrée avec 2 batteries rechargeables, un chargeur, un bandeau. 185 €.  www.go-lum.fr

Légère, puissante, intelligente

A l’essai maintenant. Cette Piom+ dispose d’une technologie intelligente qui permet d’adapter l’intensité de la lumière en fonction des conditions réelles et donc d’optimiser la batterie et non pas grâce à une simple cellule photosensible  mais grâce à un algorithme qui permet de s’adapter à la vitesse de déplacement du coureur. Pour faire simple, l’intensité lumineuse augmente à vitesse élevée et revient à la normale lorsque la vitesse de déplacement diminue. La mise en place est très simple et revenir à un éclairage traditionnel est aussi très aisé par un simple clic sur le bouton d’alimentation.

Première sensation : la légèreté de l’ensemble : 123 grammes c’est une des plus légères du marché. ! Comparée à la dernière Petzl Nano qui pèse 185 g ou encore 190 g pour la Ferei HL40II (ma chouchoute, je l’avoue !). Livrée dans sa housse de protection, cette « précieuse » se glisse faciement dans un sac de trail. Elle est livrée 2 batteries fournies qui se rechargent avec un dispositif de type Powerbank qui peut donc se comporter comme une batterie externe universelle si besoin pour votre smartphone ou votre montre. Le changement de la batterie est très simple, il suffit de dévisser le capuchon et d’y insérer la batterie.

Concernant le port de la lampe sur la tête, c’est tout le challenge des lampes frontales qui doivent tenir sans étrangler la boite crânienne, tout ça sans bouger et ce quelle que soit l’anatomie de votre crane ou la quantité de cheveux ! Le pari est gagné car Go’Lum propose un système de bandeau élastique avec un réglage par boucle qui est suffisant pour un simple entrainement. En cas de course avec de forts dénivelés ou mouvements de grande amplitude, un bandeau de tête amovible mais très facile à mettre vient renforcer la tenue. 

Verdict

Adoptée. Je l’adore ! Ok, je dois vous avouer que je ne lis jamais les notices et là un test rapide pour me familiariser avec la lampe me montre que la mise en route est très simple. Un seul bouton en silicone contrôle la lampe (ouf !!..). Un clic pour la mise en route et un clic plus long pour l’arrêt du fonctionnement. Le passage d’une intensité à une autre se fait par une succession de clics et cela montre que même en plein jour, le faisceau est intense. Sur mes séances nocturnes, la légèreté de la lampe me fait oublier que je la porte. Le mode intelligent fait que selon ma vitesse et selon la technicité du terrain, l’intensité de la lampe varie automatiquement. Pratique.Au final donc, je l’ai pas rechargée pendant de nombreuses sorties jusqu’à épuisement de la batterie. Tellement convaincue que je pense l’embarquer sur le Marathon des Sables en septembre – en espérant qu’il soit maintenu.

Avant de conclure, il est important de mettre en avant ces 2 jeunes créateurs qui ont eu l’audace de se lancer dans ce marché très concurrentiel occupé par des majors et de développer après 2 ans de recherche et de nombreux prototypes avec d’innombrables tests terrains, 2 modèles la Piom et la Piom+ (c’est celle qui a été testée, la Piom+ est celle qui possède la fonction éclairage intelligent). On leur souhaite longue vie mais avec un produit tel que la Go’Lum Piom+ cela ne peut être que le cas !

Sortie en juin 2019, cette Cascadia 14 a déjà fait la preuve de sa longévité. Revue technique et avis sur cette paire que Sandrine teste depuis quelques mois déjà en prévision du Marathon des Sables reporté en septembre…

Historique de la paire..

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu la Brooks Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la rubrique des chaussures de trail running mais aussi des ultras.Ce fut le modèle phare de la marque américaine Brooks depuis plus de 20 ans et elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh. Cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et nous présente pour ce 14ème modèle une version plus légère, un mesh ultra résistant et un drop plus faible !

La fiche technique

En effet, tout a été revu : nouvelle semelle avec une nouvelle gomme Trailtack (comme dur le modèle Caldera 3),  nouveau drop 8 mm au lieu de 10 , une semelle plus amortie, un avant du pied élargi, un poids diminué et surtout un nouveau mesh en Cordura car il faut bien le dire, la grande faiblesse des Cascadia était la fragilité du mesh et le manque d’accroche sur certains terrains très glissants et humides..

La réception des chaussures

Oui, oui dans les modèles pour femmes (mais aussi pour hommes..) la couleur de la chaussure a quand même son importance et là, surprise, après des coloris très sobres dans les tons gris noirs vus en boutique, c’est une version colorée bleu turquoise et framboise qui m’est livrée. Il existe cela dit 6 coloris : https://www.brooksrunning.com/fr_fr/womens-running-shoes-cascadia-14/120304.html

Premier essayage 

Aucune surprise ce sont des véritables chaussons comme très souvent chez Brooks. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et donne même la sensation d’une seconde peau parfaitement adaptée au pied. Les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas et toujours cette petite pochette sur le dessus de la languette pour y glisser les boucles des lacets quand ils sont faits. Par contre, pieds fins s’abstenir.

Premières foulées : 10 km sur terrain sableux, cailloux, pas de dénivelé. Là encore pas de surprise, la chaussure si elle peut sembler lourde sur le bitume du début de notre parcours c’est normal, (en même temps elle n’est pas faite pour ça) se fait très vite oublier à mes pieds !

Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien ne passe comme ressenti au travers de la semelle qui amortit tout, mais surtout on sent une telle accroche (c’est pour dire, lors de l’essayage sur mon parquet, ça accrochait déjà sous la semelle) qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Premier trail : 22km 800D+. Il n’y a rien à dire, c’est impressionnant, tout y est, l’accroche sur tout type de sols, l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement, la chaussure a un poids suffisamment léger pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir et en même temps un confort et un amorti non dénué d’un certain dynamisme qui permet donc au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve le système d’une semelle estampillée Pivot Posting mais qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements. Comme le modèle précédent, la Cascadia 14 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin. Ça tombe bien, il va en falloir des guêtres protectrices dans le sable marocain.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari même si ce sont seulement pour l’instant 120 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant et surtout plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Mais aussi sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, la faisant même traiter de savonnette par beaucoup de coureurs.

Coté look, il y en a au final pour tous les gouts, d’une couleur sobre à mon modèle bleu turquoise … Mais le vrai plus, pour mes pieds à ampoules c’est qu’elles sont tellement confortables, que je sens que je peux aller loin et longtemps avec elles et pourquoi pas lors de ce marathon des sables 2020 !

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est cependant adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et d’ultra.

C’est un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 13 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! Pour sûr que la version 15 n’est pas loin …!

Enfin une montre cardio-GPS outdoor chez Polar ! Un modèle vraiment abouti, à prix compétitif. La Fenix 6 de Garmin n’a qu’à bien se tenir.

A l’œil, elle semble plus imposante que la Vantage V (1mm de diamètre de plus seulement) mais son poids est un peu plus léger (64 g). Cette Polar Grit X n’est pas destinée à remplacer sa petite sœur mais à combler le vide de Polar dans le segment «  outdoor » de la marque. On retrouve l’intégralité des fonctionnalités de la Vantage V associées à de nouvelles : calage manuel de l’altimètre, alertes d’hydratation Fuel wise (automatiques ou à la carte), fonction Hill splitter indiquant en direct les différentes sections en montée ou en descente (dénivelé, distance, allure).

Côté cardiofréquencemètre, la mesure se fait par le fond du boîtier. Les indications lors de variations d’allure ont tendance à fluctuer, mais en comparant en direct avec un autre modèle enregistrant les données d’une ceinture pectorale, on constate que c’est tout de même assez précis. La plateforme Polarflow permet de paramétrer des entraînements personnalisés, et on peut télécharger un parcours (import au format GPX ou depuis Polarflow) mais aucun fond de carte n’est disponible.

Polar annonce une autonomie de 40 heures en mode GPS précis + cardio activé, en mode économie (enregistrement plus espacé des données GPS et sans cardio) elle monterait à 100 heures. Par contre la montre n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Lors de notre test, sur une durée de 6 heures en mode précis, la batterie avait perdu un peu plus de 15 % de son autonomie. Étant destinée à une pratique outdoor plausiblement engagée, on appréciera la norme MIL-STD-810G certifiant un haut niveau d’étanchéité, de résistance aux chocs et aux écarts de température. Au final, Polar arrive en bon challenger sur le segment outdoor avec ce modèle vraiment abouti proposant des fonctions innovantes comme Fuel wise ou Hill splitter. Son tarif est aussi très compétitif (430 €) par rapport à une Garmin Fenix 6.  En revanche, cette Grit X reste légèrement en retrait face à certains de ses concurrents dans le domaine du suivi d’itinéraire ou de calage de l’altimètre et d’utilisation de la boussole qui nécessitent de lancer une activité pour être activés.

Les + Fonctionnalités, précision du capteur cardio optique, tarif contenu. 

Les – Pas de recharge en cours d’utilisation, quelques limitations en suivi d’itinéraire

Montre testée pendant trois semaines par Frédéric, test publié dans le numéro 212 de Running Attitude.

Altra est désormais une marque bien ancrée dans le paysage de la course à pied et son ADN est connu : zéro drop, chaussant large, confort, dynamisme. Cette provision 4 va en surprendre plus d’un car ses innovations l’éloignent des bases de la foulée naturelle. Mais cela va sans doute permettre à un public plus large de goûter aux modèles de la marque américaine. Altra propose un système Innovarch qui vient soutenir l’arche du pied et limiter la pronation lorsque la fatigue se fait sentir et que la foulée se dégrade. Dans les faits les premières sorties sont déstabilisantes car le renfort sous l’arche du pied, bien présent, va à l’encontre des bases de la foulée naturelle et du minimalisme dans lesquels il faut laisser le pied « s’exprimer ». 

La semelle fait apparaitre des dizaines de petits reliefs ronds qui doivent activer chez les coureurs des réflexes de proprioception. Le système de soutien medial « guide rail » vient ajouter au trouble. Il est censé permettre d’atténuer la surpronation et maintenir le pied dans l’alignement même en cas de fatigue. Dernier changement : le système de laçage présente 3 œillets au niveau du cou-de-pied qu’Altra présente comme améliorant le maintien du pied. Pour ceux qui, comme moi, ont un fort cou-de-pied cela ne fonctionne pas et l’on se sent à l’étroit alors que c’est plutôt la liberté que l’on recherche chez Altra. En revanche, cela répondra à certaines critiques, les chaussures étant parfois jugés trop larges, le pied ayant ainsi tendance à bouger.  Après quelques sorties, on s’habitue mais avouons que ces innovations n’apportent à notre sens pas grand-chose. En revanche, cela ouvre les portes de la course naturelle à un public plus large et des coureurs aux profils plus lourds. Car la semelle est très protectrice et tolère des écarts à la foulée naturelle. Le talon notamment est bien protégé. Au final, les afficionados d’Altra opteront pour des modèles classiques alors que cette Provision 4 attirera sans doute de nouveaux clients. 

Les notes du testeur. Amorti : 15/20. Confort : 13/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 15/20.

Les + Le look très réussi et le mesh toujours aussi confortable. Les – Le nouveau système de laçage rend difficile le positionnement correct de la languette.


Usage 
: toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle ou pronatrice adepte du zéro drop. 
Poids : 298 g en 42 / 233 g en 38. Drop : 0 mm. Prix : 150 €. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On retrouve sur l’Evoride le principe de la partie avant de la semelle incurvée vers le haut. En statique, on devine une certaine instabilité longitudinale avec un vide sous les orteils, mais cette sensation disparaît dès que l’on court. La paire fait de l’effet en blanc mais c’est très salissant. On les trouve aussi en bleu façon « jean » ou en gris. Le poids est dans la moyenne basse d’un modèle polyvalent, avec 275 g en 44,5.

L’empeigne est relativement large. C’est parti pour une première sortie en endurance : tout comme pour la Glideride, on sent cette tendance à basculer sur l’avant qui incite à accélérer. Comme le confort est bon et que l’amorti est assez moelleux sans être mollasson, on se prend à poursuivre, en variant les allures. Une séance sur piste confirme la bonne adaptation à un entraînement rythmé. Seul le poids, supérieur à un modèle orienté compétition, pourra la pénaliser un peu. Sur une sortie longue, le confort omniprésent associé à un amorti préservant les sensations achève d’en faire un modèle réellement polyvalent : endurance, variations d’allure, longues sorties en vue d’un marathon, séances rythmées sur piste. Elles peuvent même quitter le bitume pour des chemins stabilisés.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 . Confort : 17/20. Souplesse : 16/20. Stabilité : 15/20.

Utilisation : entraînements route ou chemins stabilisés, compétitions moyenne ou longue distance pour coureur à foulée universelle jusqu’à 80 kg (homme) et 70 kg (femme). 

Prix : 130 €. Poids : 255 g en 42 / 210 g en 38 . Drop : 5 mm 

Les + Grande polyvalence, bon confort et tarif attractif. Les – Coloris blanc très salissant. 

Il a testé pour vous. Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

MyProtein, ce n’est pas que de la nutrition sportive et des compléments alimentaires pour prendre du muscle. La marque propose aussi une gamme très tendance de vêtements de sport. Le legging Curve que nous avons testé nous a emballé. A réserver aux entraînements de fitness, crossFit ou yoga.

Oui, MyProtein fait dans la nutrition sportive et aussi dans le textile. Sa gamme très tendance, mise en avant par des influenceuses célèbres regroupe des vêtements techniques. Top manches courtes, débardeurs, manches longues, brassières, collants, doudounes : tout ce qu’il faut pour faire du sport. Et les couleurs et coupes sont l’air sympa, enfin sur les mannequins.

Premières impressions confirmées : la couleur bleu marine du legging Curve est magnifique. Cela dit, il existe aussi en sésame, noir et gris. Il est destiné au fitness, yoga et Crossfit. Je l’ai donc embarqué pour mon “Wod” découverte du CrossFit du soir.

Confort et maintien bluffants

Mais avant, inspection du produit. Ma silhouette es assez intolérante à ce type de leggings sauf si : il n’est pas transparent, qui ne marque pas les traces de transpiration et qu’il ne glisse pas. Celui-ci semble remplir les différents critères, puisque dans ses « promesses » : une conception sans couture, la promesse de formes sculptées (à voir..), une taille haute avec maintien performant pour les cours de fitness et yoga.

OK, ça c’est sur le papier, voici mon verdict après la séance de Crossfit. Premier constat, effectivement c’est plutôt un legging de sport en salle que de running à l’extérieur : la simple justification tient au fait qu’il n’y a pas de poches pour des clés ou l’indispensable smartphone et que le tissu n’est pasadapté à la course en extérieur par temps humide. Ce tissu est d’ailleurs assez épais ce qui en fait plutôt un legging d’hiver. La taille est juste, il est donc fortement conseillé de prendre une taille au-dessus de sa taille habituelle si on veut être à l’aise. Pour  la longueur, moi qui suis grande (1m76), le modèle reçu en taille M me convient très bien. Le legging étant assez long, il peut aussi se porter avec un revers au niveau de la cheville. Côté confort et maintien, c’est bluffant. Il tient parfaitement au niveau de la taille grâce à sa ceinture très large. L’absence de couture le rend très agréable, il n’est pas transparent, ne présente pas de marques blanches de transpiration et cerise sur le gâteau, il fait plutôt une silhouette avantageuse.. si si ! Il est extensible, mais pas tant que ça et surtout, bonne nouvelle, il passe le test de la machine à laver (attention jamais au sèche-linge) sans modifications visibles après plusieurs lavages. En conclusion, un bon legging pour vos entraînements complémentaires à la course à pied, type renforcement musculaire. Il est affiché à 36 euros mais des promos sont souvent présentes sur le site de vente ligne www.myprot.com. En ce moment, 23,66 €. Un bon rapport qualité/prix.

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.

Pour ceux qui connaissent déjà les modèles Saucony, la Guide 13 n’apportera que peu de nouveautés mais restera une bonne alliée sur sorties longues et endurance fondamentale à l’entraînement, sur semi et marathon en compétition.

A noter que la marque a abandonné le terme ISO dans ses noms de modèles. La Guide se positionne entre la Kinvara et la confortable Triumph en empruntant un peu à ses deux sœurs. Historiquement Saucony destinait la Guide aux pronateurs alors que la Ride était conçue pour les foulées neutres. Cette distinction, laissée de côté ces dernières années, revient sur le devant de la scène. En effet la semelle laisse apparaître un renfort de pronation sous la forme d’une plaque plastique. 

Ajoutée au drop de 8mm, on s’éloigne des standards de la foulée naturelle. Du côté des bons points il faut saluer l’évolution de la nouvelle semelle intermédiaire baptisée « PWRRUN » 25% plus légère que la précédente (EVERUN). Ce gain est appréciable pour une chaussure typée courses moyennes et longues distances. Le confort est bien là comme souvent avec Saucony grâce au chaussant FORMFIT déjà décliné sur les autres modèles. La chaussure dégage une impression de gros chausson très sécurisant et parfaitement rembourré au niveau du talon. Mais contre toute attente la Guide 13 se défend dès lors qu’il s’agit de mener des séances à allure spécifique. La semelle Pwrrun y est pour beaucoup dans ce dynamisme grâce au gain de poids mais également à un retour d’énergie qui se fait sentir à l’impact. En conclusion cette Guide 13 sera votre alliée sur sortie longue et endurance fondamentale à l’entrainement, sur semi et marathon en compétition.

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.  Drop : 8 mm Poids : 289 g en 42 / 264 g en 38 

Notes du testeur Amorti : 17/20 – Confort : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 15/20 Note moyenne : 16,75/20 

Le + Design réussi, bon confort. Le – Pas de grande innovation, et même un retour en arrière avec le renfort de pronation. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On valide le confort et le rapport qualité-prix de la marque australienne de chaussettes Steigen, qui s’implante en France.

Ce que l’on a d’abord apprécié, c’est le tissu fin et tout doux. Sans coutures, en nylon (80%) et Lycra (20%), la paire est garantie « zéro ampoule ». Sa taille unique (36-46) peut surprendre, mais on en atteste : cela n’empêche pas l’ajustement au pied.

Nous la testons depuis deux mois (pointure habituelle 39). Résultat : aucun frottement, aucune gêne : elle s’adapte parfaitement à notre pied et encaisse bien les lavages. La maille est aérée, avec un fil double couche, un talon en Y et support de l’arche plantaire pour encore plus de confort. Elle existe en 5 longueurs différentes, mais surtout en 40 coloris plus ou moins flashy. Et le top, c’est que tout est affiché au même prix. A 13 € cette paire a tout pour plaire !

A commander sur www.steigen.fr, également disponible pour l’heure en Bretagne, chez Intersport Concarneau et Pont L’Abbé, RunandSwim Quimper, Tri Passion Running Lorient.

La Mach fait partie de la gamme de chaussures légères orientées vitesse chez Hoka. Très gros coup de cœur pour le design général : moderne, sobre et beau, bref une réussite notamment les gammes de couleurs. La maille jacquard, nouveauté qui compose le mesh, y est aussi pour beaucoup. Cette maille renforce également le maintien global du pied. On se sent maintenu mais pas à l’étroit. La languette se place parfaitement. Cela participe à l’impression générale de confort de la chaussure. La semelle intermédiaire ProFly, exclusivité Hoka, favorise une foulée souple et réactive et la semelle extérieure en mousse caoutchoutée offre une adhérence qui n’a pas été prise en défaut. Petit bémol par rapport à la version 2 : un poids légèrement en hausse.

Nerveuse mais confortable

Quid alors du dynamisme ? Il est bien là et c’est étonnant de retrouver une chaussure aussi nerveuse mais confortable. L’amorti de la Mach 3 est plus sec que sur une Clifton par exemple et le meta-rocker –  technologie de la semelle incurvée qui reprend les principes d’un rocking chair – est construit de telle sorte qu’il vous entraine naturellement vers l’avant. Comme souvent chez Hoka le drop est de 5mm. Il ne faut pas s’y tromper la petite nouvelle de chez Hoka est taillée pour la vitesse sur 10 km voire semi-marathon pour des coureurs légers ou rapides. Sur des sorties supérieures à deux heures, elle pourrait, en fonction du gabarit du coureur devenir fatigante. 

Notes du testeur : Amorti : 16/20 Confort 16/20 Stabilité 17/20 Souplesse 15/20 Note moyenne : 16/20

Usage : Courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger (moins de 75 kg). 

Poids : 245 g en 42 – Drop : 5 mm Prix : 150 €

Il a testé pour vous. Antoine Galewski, 39 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

FIN IL A TESTE

La mesure de la puissance est devenue une donnée familière des cyclistes et triathlètes qui l’ont intégrée depuis longtemps à leurs entrainements et l’utilisent également en compétition. La course à pied est restée jusqu’à présent hermétique à cet indicateur lui préférant toujours la FCM ou la VMA. Le capteur de puissance Stryd pourrait venir changer la donne car il répond à des besoins spécifiques mais réels des coureurs.

Une précision jamais égalée

Le premier et le plus inattendu est que ce capteur offre une précision de distance et d’allure jamais égalée. On le sait aujourd’hui c’est la limite de toutes les montres GPS dont la précision laisse à désirer. On clipse très facilement le capteur à la chaussure et il se calibre automatiquement. Il est compatible avec presque tous les modèles de montre GPS. Sa précision est tout bonnement incroyable. Sur trois tours de piste de 350 m soit 1 050 m j’ai obtenu une mesure de 1 051 m. Même chose sur la mesure de l’allure instantanée très précise et réactive même sur une séance de fractionnés 30/30. 

Mesure de la force du vent

Mais ce qui pourrait révolutionner l’entrainement en course à pied c’est la mesure de la puissance, c’est-à-dire l’énergie déployée lors de chaque contact au sol, la puissance du mouvement du mouvement de propulsions. Contrairement à la VMA ou la FCM, la puissance n’est pas influencée par des facteurs comme la fatigue, le stress, la dérive cardiaque ou la météo. C’est l’entrainement et la qualité de la foulée qui feront évoluer la puissance.

Stryd a en plus ajouté un capteur pour mesurer la force du vent. Ça n’est pas la même chose de courir un 10 km à 15 km/h avec ou sans vent. Le Stryd wind est le premier capteur à mesurer cette donnée qui va jouer sur la mesure de la puissance. L’application internet dédiée permet de faire la différence entre l’énergie déployée pour résister à l’air et le reste. A l’usage, ce capteur permet par exemple de définir une puissance cible moyenne sur une course comme le font les triathlètes à vélo. Côté autonomie,  j’ai réussi à faire 2 semaines à 4-5 séances d’une heure, et la batterie n’était pas encore à plat : c’est donc un gros point positif. Bien entendu, ce capteur a un coût (229 €) mais pour les coureurs expérimentés qui veulent tester une nouvelle manière de s’entrainer et de performer c’est un investissement très intéressant. 

Testé par Antoine, dans le numéro 210 de Running Attitude.

Initialement, ces rations Lyophilise and co étaient prévues pour mon Marathon des Sables d’avril, reporté en septembre. J’ai testé ces repas durant la première semaine de confinement.  

Par Sandrine-Nail-Billaud

OK, vous vous dites que j’aurai pu faire des courses et anticiper et vous avez raison, oui mais voilà je suis professionnel de santé, de garde une nuit sur trois et franchement moi qui, d’habitude, suis capable de tenir un siège avec mes boites de conserve que je rachète d’une fois sur l’autre sans vérifier qu’il m’en reste, et bien là, je me suis trouvée démunie. Et puis, comme beaucoup d’entre vous, j’ai ruminé les annulations en série qui arrivaient chaque jour pour les différentes courses du calendrier de mars, puis d’avril. La mienne, c’était le Marathon des Sables. Un rêve de gamine, depuis toujours… J’avais participé l’année dernière, en 2019, pour le magazine à la première étape. Deux nuits en bivouac, 32 km dans le désert et paf au moment où tu commences à te prendre au jeu, retour à Paris pour le salon du running et le marathon le dimanche suivant en meneuse d’allure… J’ai eu une folle envie de retourner dans le grand bac à sable, pour vivre le MDS, le vrai, en 250 km, six étapes et en totale autonomie. Côté nutrition, il faut justifier de 2000 calories au minimum chaque jour.

2000 calories par jour

Comme tous les participants, je me suis demandée, qu’est-ce que je vais manger ? Je me suis tournée vers Lyophilise and co, entreprise française et leader dans la distribution des aliments lyophilisés pour course à étapes. Tout ça avec l’aide de mon précieux fichier Excel donnant poids du produit sans l’emballage et les calories. Le lyophilisé, c’est de la nourriture sans l’eau mais pas juste déshydratée, car cela ne se conserverait alors pas assez longtemps. La lyophilisation, c’est un processus de dessiccation sous vide à basse température de produits préalablement congelés. C’est-à-dire que c’est une élimination progressive de l’eau du produit préalablement congelé (phase solide) par passage à la phase vapeur, sans passer par la phase liquide. Ce changement d’état s’appelle la sublimation. Cela donne un produit avec moins de 5% d’eau résiduelle jusqu’à moins de 1% pour les lyophilisateurs très performants – fin de l’enseignement scolaire à domicile.

A peine 48h après – l’équipe de Lyophilise and co fait presto – je recevais un énorme colis. Tout pour tenir six jours dans le désert, petit déjeuner, déjeuner, diner, compotes, soupe, barres et autres douceurs à manger pendant la course. Raisonnable, je ne me suis pas jetée pas sur la première barre coco venue (une tuerie, je vous le dis) et je remisais tout ça me promettant de m’attaquer au déconditionnement puis reconditionnement en petit sachet sous vide avec étiquette indicatrice dessus, un peu plus tard. La suite, vous la connaissez : report de l’épreuve en septembre… Je rangeais donc mon carton dans une armoire en ayant pris soin de vérifier que les dates de préemption étaient OK, pas de souci, tout pouvait même attendre le MDS 2021.

Puis ce virus est venu mettre son grain de sel. Confinement annoncé le 16 mars et pas grand chose dans mes placards. D’un coup, tilt, je me suis dit que l’occasion était bonne pour tester cette gamme lyophilisée, sans sable chaud, sans tente berbère certes, mais tout de même un peu en mode « survie ».

Muesli, couscous et macaroni

Le lundi. Le matin un délicieux Granola framboise grand format. Bon, 800 calories pour ce petit dej. Il va falloir que j’en fasse des tours d’escaliers pour éliminer ça ensuite ! En même temps je continue à aller travailler à l’hôpital à vélo – électrique, ok – mais je coupe l’assistance. Cela se mange chaud ou froid. Je teste le froid. Je mets trop d’eau, mais c’est bon, avec des framboises (presque) aussi bonnes que celles que je mangeais en cachette dans le jardin de ma grand-mère. A midi : taboulé, c’est ce qui est le plus pratique en course mais c’est aussi très bien vu l’activité intense dans mon service. Un peu d’eau froide, 10 minutes d’attente et go. Même pas faim avant 17h. Bon en réalité, j’ai’aussi mangé dans la matinée et l’après midi le saucisson sec, les amandes, la dinde séchée, la barre de nougat, les bananes sechées et la barre de céréales. Ben oui c’était prévu comme ça pour le jour 1. Le soir : soupe puis le plat du soir, le meilleur de la journée: colombo de poulet et riz de la marque française MX3 ! Et si on a prévu d’avoir des dosettes de sel avec soi, alors c’est juste parfait, réconfortant et hop au lit à 20h30, comme dans le désert.

Le mardi. Réveil à 5h30. Je vous donne encore le déroulé de ma journée du mardi mais après cela risque d’être lourd et répétitif donc je passerais jusqu’au jeudi soir. Au petit déjeuner, un muesli chocolat avec l’eau chaude et le chocolat qui fond, c’est parfait sauf le gros grumeau, mais la prochaine fois je mélangerais mieux. Au déjeuner, pour changer, du taboulé et dans le package prévu, à peu près la même chose : saucisson, amandes, bananes mais pas de barres de céréales, à la place l’addictive barre coco. Dans l’après-midi, j’ai prise une petite compote. Le soir, une soupe encore. Et cela tombe bien car j’ai coupé le chauffage chez moi. Puis, un délicieux couscous poulet de chez Mx3 qui lui aussi méritera son petit sachet de sel, surtout si l’on est en condition MDS, et que la déshydratation guette.

Puis arrive le jeudi soir. Normalement, le jeudi soir, c’est la fin de l’étape longue et donc repas de fête avec bien sûr, le matin et le midi à peu près comme d’habitude. Bon cette foi-ci je n’ai pas mangé toute la quantité de barres et gels énergétiques, viande séchée etc. C’était censé être une épreuve de 80 km– je n’aurais jamais fini les 80 ou 90 km le jeudi soir mais plutôt dans la nuit ou le vendredi matin mais pas grave –  et donc le soir, une double ration de macaroni au fromage. Un plat de rêve. Avec compote et pudding à la vanille au dessert… de quoi passer une bonne nuit.

Bilan des courses…

Au final : c’est définitivement très bon dans l’ensemble. On retiendra : mettre la quantité d’eau préconisée et pas plus (sinon c’est dégoutant) et surtout bien mélanger, un détail primordial, sinon on se retrouve par exemple avec de gros grumeaux dans la popote et ce n’est pas bon en bouche. Après 6 jours : pas de lassitude constatée mais en même temps chaque repas est en lui-même une aventure : mettre la bonne quantité d’eau, touiller, ne rien renverser et manger sans se brûler en ayant attendu la bonne durée. La fourchette ours c’est bien mais pas facile pour racler sur les bords. La meilleure option : les doigts pour saucer et ne rien gaspiller. C’est très nourrissant et je ne suis pas sure que les tours courus sur mon balcon quotidiennement, mes déplacements à vélo et mes 4 étages d’escaliers aient la même valeur de dépense physique que 250 km dans le désert mais j’ai aussi gardé une activité professionnelle intense et je peux vous assurer que l’aligot en plein service de garde à l’hôpital en a fait saliver plus d’un !

Suite à cette semaine, je n’ai pas perdu ni pris de poids (c’est déjà ça…) mais j’ai ressenti un énorme manque de légumes verts, fruits frais, yaourt, sans parler d’un petit verre de vin rouge, d’un éclair au chocolat et d’une glace à la fraise… C’est sur ce sont des rations de course, de survie pour certains mais franchement, je termine la semaine en forme, contente quand même de retrouver une alimentation normale à défaut d’un arrêt du confinement. Je sais désormais ce qui m’attend pour le MDS du 18 au 28 septembre. Allo, Lyophilise and co, vous pourriez me remettre la même chose ?

La marque On s’est fait une place dans l’univers du running avec sa semelle très identifiable que l’on retrouve sur ce modèle. La finition est toujours excellente et leur poids est dans la moyenne inférieure, 240 g en pointure 44. Le chaussant est assez étroit et les premières foulées mettent en évidence l’excellent confort, caractéristique qui s’affirmera tout au long de ce test. 

Souplesse sans mollesse

Il pleut des cordes, ce n’est pas une raison pour éviter les chemins bien revêtus mais qui saliront le joli coloris jaune, une sortie d’environ 1h30 avec variations d’allure confirme le très bon confort et affirme un amorti plutôt dynamiqueCe n’est pas un défaut, au contraire, cela incite à accélérer le rythme. Un passage sur piste confirme les premières impressions, souplesse mais sans mollesse et dynamisme permettent de réaliser un entraînement rythmé sans subir la chaussure. Une sortie longue (2 heures en endurance) vient définitivement valider l’excellent confort de ce modèle très polyvalent. Les coureurs réguliers à la recherche de chaussures très polyvalentes préservant le confort tout en restant dynamiques trouveront là un modèle parfaitement adapté.

Amorti : 17/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,75/20

Utilisation : entraînements réguliers bitume ou chemins bien revêtus, compétitions toutes distances pour coureur à foulée neutre de moins de 75 kg. 

Poids : 235 g en 42 / 198 g en 38 – Prix : 150 €.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.  Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances

Sur le papier, cette paire d’Adidas UltraBoost 20 développée avec le Laboratoire national américain de la Station Spatiale Internationale (ISS) promettrait presque la lune. Sa tige Primeknit est réalisée grâce au placement de fibres par ordinateur, technologie de pointe qui assure flexibilité et maintien calibré. En ouvrant la boîte, on retrouve l’empeigne tricot désormais classique sur les modèles de la marque, mais deux renforts en plastique pour le laçage ont été ajoutés, rompant la fluidité de la ligne.

Le contrefort arrière est lui aussi renforcé latéralement. Le poids est de 355 g en pointure 44, ce qui est plutôt dans la moyenne haute. Le chausson est sans couture et la languette s’apparente au col d’un pullover, tout est en une seule pièce. Le chaussant lui est assez étroit. Les premières foulées effectuées sous une pluie battante ont vite confirmé l’excellente adhérence de la semelle Continental.

Le poids ne se fait pas trop sentir car l’ensemble est assez souple, le confort est bien présent même sur une durée assez longue avec quelques variations d’allure (1h30). Un autre entraînement rythmé sur piste laisse une impression mitigée : pas très réactive (la faute au poids ?), la paire donne l’impression de de subir un peu. On s’interroge donc sur la pertinence de ce modèle pour le coureur régulier. En revanche, elle conviendra au coureur aimant ce style, souhaitant pourquoi pas porter cette paire à la ville sans y chercher la performance à l’entraînement.

Amorti : 16/20. Confort : 16/20. Stabilité : 17/20. Confort : 16/20. Note moyenne : 16,25/20

Prix : 180 € Poids : 355 g en 44 Drop : 10 mm

Les + Bon confort, très bonne tenue sur terrain glissant Les – Tarif élevé, paire peu polyvalente.

Utilisation : entraînements courts (5-10km) sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

Les modèles proposés par Decathlon, désormais sous la bannière Evadict, n’ont plus rien à envier aux stars des sentiers, avec ce plus d’un prix beaucoup plus doux. La preuve avec cette Race Ultra.

Qui a testé ? Serge Moro, rédacteur en chef d’Esprit Trail, testeur pour Running Attitude. 58 ans, 1,74m, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’. Conditions du test 200 km avec séances de seuil sur sentiers techniques, rando courses, fractionné en côtes.

Les concepteurs de cette chaussure proposent avec ce modèle un produit très aboutiprésenté pour de l’ultra, mais dont la légèreté, l’accroche bluffante et l’amorti bien présent en talon, tout en restant tonique en transfert et en relance, permettent de l’utiliser sur tous les formats, même pour le kilomètre vertical. Son poids de moins de 300g en 42,5, place ce modèle dans la bonne moyenne des chaussures de ce type, et le drop de 8mm assure un bon compromis entre confort des mollets et capacité de dynamisme des pieds en transfert avant-arrière et en relance. C’est ce modèle que portait Thierry Breuil lors de sa dernière Diagonale des Fous, une référence en matière de technicité et de nécessité d’accroche et de résistance. Lors de ma phase de test, sur plus de 200 km (en 3 semaines !), j’ai particulièrement apprécié son confort immédiat dès les premiers kilomètres, noté le fait que les crampons espacés empêchent la boue de s’accumuler, et surtout ressenti que c’était une chaussure pour faire de la course à pied, c’est-à-dire qui procure de belles sensations de foulée ! 

Le verdict… Accroche : 18/20 Amorti : 15/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 soit une moyenne de 17/20

Quelle utilisation pour cette paire ? Trails et entrainements de toutes distances, tous terrains pour tous types de foulées.

Drop : 8 mm – Pointures du 40 au 47, uniquement en homme. Poids : 290 g en 42,5 

Prix : 80 €.