Addict depuis longtemps à une autre marque de frontale, cette Go’Lum Piom+ m’a convaincue. Je ne pensais pas dénicher un tel petit bijou de puissance, de facilité d’emploi et aussi confortable sur ma tête et mes cheveux qui ne supportent pas toujours le port d’une lampe. En plus, elle est fabriquée en France.


Testée par Sandrine Nail-Billaud.

J’ai profité dans un premier temps du confinement pour tester cette frontale, reçue début mars. Pendant cette période, comme je suis personnel soignant, j’ai dû jongler entre mon emploi du temps mais aussi le respect du confinement en sortant à horaires décalées. Pour mes séances à 5h du matin dans les rues d’Angers, avoir une frontale était juste indispensable.

Go’Lum une marque engagée

Je l’ai reçue dans une « boite noire » semi rigide zippée de petite dimension avec tout ce qu’il faut dessus pour attirer l’attention. Le logo : une tête de loup, le nom Go’Lum : rapport évident avec Le Seigneur des anneaux, et la petite phrase : les illuminés de la frontale : le ton est donné. Go’Lum ? Une entreprise française, localisée à Lyon (pas un hasard car c’est la ville des lumières !) et spécialisée dans le matériel d’éclairages électriques pour les sports de plein air. Depuis 2017, la marque fait le pari de créer des produits innovants et très performants grâce à un vrai travail de terrain en collaboration avec une centaine de sportifs testeurs. Fait notable, ce produit est un pur produit made in France, avec une conception et un design réalisés en France, la fabrication des cartes électroniques en Savoie jusqu’à l’assemblage en Seine et Marne.

Point d’honneur de la société : faire travailler un établissement de services d’aide par le travail (ESAT) permettant à des personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle pour le conditionnement et l’expédition de leur produit. Enfin pour contrebalancer l’effet des batteries au lithium sur l’environnement, Go’Lum s’investit en adhérent au programme à 1% pour la Planète qui engage à reverser 1% de notre chiffre d’affaires à des associations environnementales. (+d’infos : https://www.go-lum.fr/nos-engagements/). Enfin la marque recycle les batteries usagées des clients grâce à l’aide d’un éco organisme. Tout cela déjà, cela me parle et me plaît. 

LA GO’LUM Piom+ EN BREF. Jusqu’à 1 000 lumens. 5 intensités d’éclairage 80 / 160 / 300 / 500 / 1000 lumens, un mode intelligent, un mode clignotant. Elle possède 5 LED – dont 1 LED rouge – et pèse 125 g tout compris. L’autonomie varie de 1h40 à plus de 200 h en mode éco. Livrée avec 2 batteries rechargeables, un chargeur, un bandeau. 185 €.  www.go-lum.fr

Légère, puissante, intelligente

A l’essai maintenant. Cette Piom+ dispose d’une technologie intelligente qui permet d’adapter l’intensité de la lumière en fonction des conditions réelles et donc d’optimiser la batterie et non pas grâce à une simple cellule photosensible  mais grâce à un algorithme qui permet de s’adapter à la vitesse de déplacement du coureur. Pour faire simple, l’intensité lumineuse augmente à vitesse élevée et revient à la normale lorsque la vitesse de déplacement diminue. La mise en place est très simple et revenir à un éclairage traditionnel est aussi très aisé par un simple clic sur le bouton d’alimentation.

Première sensation : la légèreté de l’ensemble : 123 grammes c’est une des plus légères du marché. ! Comparée à la dernière Petzl Nano qui pèse 185 g ou encore 190 g pour la Ferei HL40II (ma chouchoute, je l’avoue !). Livrée dans sa housse de protection, cette « précieuse » se glisse faciement dans un sac de trail. Elle est livrée 2 batteries fournies qui se rechargent avec un dispositif de type Powerbank qui peut donc se comporter comme une batterie externe universelle si besoin pour votre smartphone ou votre montre. Le changement de la batterie est très simple, il suffit de dévisser le capuchon et d’y insérer la batterie.

Concernant le port de la lampe sur la tête, c’est tout le challenge des lampes frontales qui doivent tenir sans étrangler la boite crânienne, tout ça sans bouger et ce quelle que soit l’anatomie de votre crane ou la quantité de cheveux ! Le pari est gagné car Go’Lum propose un système de bandeau élastique avec un réglage par boucle qui est suffisant pour un simple entrainement. En cas de course avec de forts dénivelés ou mouvements de grande amplitude, un bandeau de tête amovible mais très facile à mettre vient renforcer la tenue. 

Verdict

Adoptée. Je l’adore ! Ok, je dois vous avouer que je ne lis jamais les notices et là un test rapide pour me familiariser avec la lampe me montre que la mise en route est très simple. Un seul bouton en silicone contrôle la lampe (ouf !!..). Un clic pour la mise en route et un clic plus long pour l’arrêt du fonctionnement. Le passage d’une intensité à une autre se fait par une succession de clics et cela montre que même en plein jour, le faisceau est intense. Sur mes séances nocturnes, la légèreté de la lampe me fait oublier que je la porte. Le mode intelligent fait que selon ma vitesse et selon la technicité du terrain, l’intensité de la lampe varie automatiquement. Pratique.Au final donc, je l’ai pas rechargée pendant de nombreuses sorties jusqu’à épuisement de la batterie. Tellement convaincue que je pense l’embarquer sur le Marathon des Sables en septembre – en espérant qu’il soit maintenu.

Avant de conclure, il est important de mettre en avant ces 2 jeunes créateurs qui ont eu l’audace de se lancer dans ce marché très concurrentiel occupé par des majors et de développer après 2 ans de recherche et de nombreux prototypes avec d’innombrables tests terrains, 2 modèles la Piom et la Piom+ (c’est celle qui a été testée, la Piom+ est celle qui possède la fonction éclairage intelligent). On leur souhaite longue vie mais avec un produit tel que la Go’Lum Piom+ cela ne peut être que le cas !

Une grosse révolution s’était faite sur la Cascadia 14, mais on peut dire que cette dernière mouture a vraiment tout pour plaire. Confort, amorti, stabilité : c’est une incontournable pour dévaler les sentiers.

Voyons ce que cette dernière mouture nous réserve, moi qui suis une adepte inconditionnelle de ce modèle. Je compte bien entrainer ces chaussures avec moi dans l’aventure du trail des Aiguilles Rouges à Chamonix soit 54 km et 4100m de D+.

Historique de la chaussure

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu, cette Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la catégorie trail. C’est un modèle phare pour la marque américaine depuis plus de 20 ans. Elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh, le manque d’accroche sur terrain boueux, le drop un peu élevé sur les versions précédentes mais descendu de 10 à 8 mm depuis la version 14.

Bref, cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et Brooks nous présente pour ce 15ème modèle une évolution encore plus marquée que sur la version 14 notamment pour le mesh et les renforts de protection avec l’objectif d’offrir plus de souplesse à la chaussure. 

La fiche technique

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, la Cascadia 15 reprend une partie des technologies qui en ont fait son succès.

La semelle est la même que sur la Cascadia 14. C’était l’évolution majeure entre la version 13 et la version 14, elle a été conservée sur la Cascadia 15 avec la même gomme “Trail Tack” plus performante en terme de grip que sur les modèles antérieurs.  C’est une semelle plutôt polyvalente comme l’est la chaussure avec un système de pivot qui assure une stabilité à toute épreuve. Elle fonctionnera sur à peu près tous les terrains et même les plus boueux. 

Je rajouterais juste que dans la neige comme ce fut le cas cette année sur le Trail des Aiguilles Rouges, la chaussure montre sa limite pour des coureuses peu habituées au trail ou avec des appuis peu stables et assurés comme les miens. Là des crampons externes ont été nécessaires à ajouter par-dessus la chaussure pour pouvoir assurer une véritable accroche et stabilité notamment dans les descentes. La voute plantaire est protégée par une plaque qu’on peut apercevoir sur l’avant entre les crampons. 

Le drop est à 8 mm, la semelle est toujours très amortie ainsi que l’avant pied élargi. C’est le mesh qui bénéficie d’une évolution majeure sur ce modèle grâce à une technologie 3D fit print pour augmenter la respirabilité et améliorer le drainage pour garder au maximum les pieds au sec. Cela permet aussi d’apporter une plus grande souplesse à la chaussure ce qui sera vérifié au testing.

La Cascadia 15 sera aussi déclinée en une version GORE-TEX, qui assure une protection compète en cas de mauvais temps pour éviter d’avoir les pieds trempés. Cette version s’appellera Cascadia 15 GTX

Version masculine

A l’essayage 

Aucune surprise, comme les précédentes versions, ce sont des véritables chaussons. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et est même nettement mieux que la version précédente puisque on retrouve  de quoi la maintenir en place même si la pochette range lacets a disparu. Je comprends qu’il faut donc utiliser le passe lacets pour maintenir en place l’excédent du laçage, dommage, moins pratique qu’avant …

Cependant les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas. Attention : pieds fins s’abstenir.

Comme le modèle précédent, la Cascadia 15 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin mais aussi à l’avant cette fois ci !  Parfait pour des sessions notamment dans des zones très sableuses. 

A l’entrainement et en course 

Là encore pas de surprise, la chaussure, même en n’étant pas prévue pour cet usage, se fait oublier sur des parties bitumées. Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien n’est ressenti au travers de la semelle qui amorti tout, mais surtout on sent une telle accroche qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Sur le Trail des Aiguilles Rouges

Il n’y a rien à dire, tout y est ! L’accroche sur tout type de sols (réserve émise juste pour les 30cm de neige tassée et parfois verglas qui jalonnent le parcours à certains moments), l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement au bout des 54 km de course. La chaussure a un poids suffisamment léger (27 8g pour le modèle femme et 312 g pour le modèle homme) pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir avec un certain dynamisme qui permet au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve sur les semelles le système Pivot Posting qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante avec le pare-pierre qui a été renforcé.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari. Et même si ce sont seulement, pour l’instant, 200 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant, plus souple, plus près du pied mais surtout beaucoup plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, réjouit tout le monde la faisant disparaître de la catégorie des savonnettes dans laquelle elle avait été classée dans les précédentes versions.

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations. Que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et coureurs d’ultra.

C’est donc un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 14 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! A quand la version 16 ?!

Après l’électrostimulation, la luminothérapie, la cryothérapie, ou encore les rouleaux de massage voici le pistolet de massage, dernier accessoire orienté récupération. Nous avons testé le Theragun Mini, un modèle ultra-compact.

L’objectif de ce type d’appareil ? Détendre les muscles après une très grosse séance ou une compétition, mais aussi les échauffer, à raison de 30 secondes seulement par groupe musculaire. Cette nouvelle tendance nous intriguant, nous avons testé le dernier modèle Theragun de Therabody, version mini, ultra-compact.

Est-ce que cela fait mal ?

Alors, est-ce que cela fait mal comme les ondes de choc chez le kiné ? Non pas du tout ! Pourquoi ? Car la puissance n’a tout simplement rien à voir avec de réelles ondes de choc. Je l’ai utilisé dès la fin du Trail des Aiguilles Rouges  (52 km / 3 200 mD+) avec de belles douleurs musculaires à l’arrivée. Vous dire que c’était agréable serait mentir, en tout cas pas au début. En revanche, j’apprécie le fait que l’appareil soit facile à déplacer sur les cuisses et les mollets. Il est aussi très silencieux. 48h après la course, je n’ai plus de douleurs et notamment aux quadriceps.

Je conclus donc que ce massage par percussion e agit bien sur la récupération. Je confirme aussi une bonne action sur les crampes et les spasmes musculaires car je l’ai aussi testé chez mon fils, nageur et sujet aux crampes. L’effet antalgique est naturel. Au final, j’ai trouvé ce petit pistolet assez bluffant. Le côté version mini est appréciable, mais beaucoup moins puissant que les autres modèles « haut de gamme » de la marque. Un critère que ne devra pas être négligé, en fonction de l’usage visé. 

Prix : 199 €. 

On a aimé : efficacité, maniabilité, bruit, autonomie de la batterie.

On a moins aimé : le prix élevé. 

Test réalisé par Sandrine, dans Running Attitude 215.

Salomon, historiquement spécialiste du trail, propose avec cette Vectur un modèle destiné à la route qui allie dynamisme et relative polyvalence, le tout proposé à un prix attractif.

Salomon, historiquement spécialiste du trail, propose avec cette Vectur un modèle destiné à la route qui allie dynamisme et relative polyvalence, le tout proposé à un prix attractif.
Salomon Vectur

Avec son chausson en mesh très aéré, cette Vectur ne pèse que 240 g en pointure 44. Un modèle léger, donc, vraisemblablement orienté compétition. L’empeigne assez large rend la paire accessible à différentes morphologies de pied.

Premières foulées en endurance : l’amorti est de type sportif, rien d’inconfortable car on est bien loin du côté spartiate de nombreux modèles destinés à la compétition.

Passage sur un piste d’athlétisme, domaine où la paire se montre bien adaptée : dynamisme, réactivité, légèreté, trois caractéristiques permettant de bien mener une séance de fractionné. Une sortie sur route et chemins en variant les allures confirme le dynamisme mais aussi un inconvénient lié au mesh très aéré : par temps humide, on a rapidement les pieds mouillés. Pour une sortie longue, il faut être capable de courir avec un modèle plus typé performance que confort. Au-delà de 90 minutes, selon le profil du coureur, certains pourront ne pas se sentir très à l’aise.

Utilisation : courtes et moyennes distances sur route et chemins bien revêtus pour coureur à foulée universelle de moins de 80 kg. 

Prix : 120 €. Poids : 240 g en 44 

Les + Légèreté, prix.  Les – Mesh très aéré, gênant sous la pluie.

Les notes. Amorti : 16/20. Confort : 16/20. Dynamisme : 18/20. Stabilité : 17/20 


Bodycross, marque française de textile technique est (entre autres) partenaire du Marathon des Sables. Dans ce cadre, nous avons pu tester une panoplie complète, qui n’a finalement pas vu le sable du Sahara mais nous a convaincue depuis le printemps dernier.

©BodyCross

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.

Depuis le mois de février, nous avons donc testé un équipement complet Bodycross. En haut, un t-shirt dans les tons blancs pour éviter de trop retenir la chaleur dans le désert marocain et un short de running avec un cuissard obligatoire pour éviter les frottements entre les jambes sur les longues étapes. Egalement, une tenue chaude pour le soir lorsque la température descend très bas dans les tentes du bivouac du Marathon des Sables. Vous le savez, comme beaucoup d’autres courses, le MDS 2020 a trépassé, victime de l’épidémie de Covid. Qu’à cela ne tienne, lorsque j’ai reçu l’équipement, mon entrainement avait déjà commencé. J’ai porté toute la saison printemps-été cette panoplie Bodycross, notamment en randonnée l’été dernier à La Réunion. Et je dois dire que c’est une belle découverte, car je l’avoue, je ne connaissais pas cette marque française.

T-shirt Rokia : conçu pour supporter le port d’un sac

Le T-shirt Rokia m’a fait le plus d’effet. Look et couleurs sont extrêmement plaisants, la coupe est adaptée à ma grande taille (1,76 m) ne me remontant pas au milieu du nombril et la taille M est parfaitement ajustée à ma carrure avec un tour de poitrine de 90. Autre détail  : toutes les coutures sont plates voire thermocollées, ce qui a permis de ne pas me générer de frottement lors du portage de mon sac d’hydratation sur des longues distances d’entrainement. A noter également qu’aucune abrasion anticipée n’est remarquée sur les zones de frottement des bretelles de mon sac sur le tissu des épaules du T shirt.

Enfin : le traitement anti-odeur du textile… même si je ne suis pas sure qu’après une semaine de course dans le désert, il soit encore capable de remplir cette fonction ! Toujours est-il qu’à chaque utilisation et donc après chaque lavage, ce tissu à une capacité à absorber les odeurs de transpiration, plus qu’u’un T-shirt technique de running classique.

Les + Coupe, couleur, tenue, antiodeur.

Les – La petite poche latérale n’a sans doute pas d’utilité vu sa taille.

Plus d’infos :

Plus d’infos sur le T-shirt Rokia :

http://shop-bodycross.com/fr/t-shirt-running-femme-rokia-blanc.html

Le short Vera, avec ceinture intégrée

Concernant le short, celui que j’avais initialement repéré étant en rupture de stock, victime de son succès, je me suis donc entrainée avec un cuissard classique dit cuissard de compression (modèle VERA). Son énorme avantage : ne pas « roulotter » sur les cuisses et donc de bien rester en place au niveau des quadriceps. Confortable et respirant, il possède une large ceinture, de 10cm, équipée d’un cordon de resserrage pour un maintien optimal. Mieux : sur cette ceinture, 2 poches, une poche élastiquée à l’avant pour y mettre une flasque d’eau et/ou une barre de céréale, et une poche zippée à l’arrière pour y ranger des objets plus précieux tel que le téléphone ou clé. Pratique ! J’apprécie aussi à l’usage les coutures plates qui limitent les risques de frottement et d’irritations et la protection antibactérienne.

Les + Les poches, le serrage, la texture.

Les – La coupe pas très féminine, pas de choix de coloris.

Plus d’infos sur le short Vera : http://shop-bodycross.com/fr/short-compression-trail-femme-vera-noir.html

Veste Velia, protection polyvalente

La veste coupe-vent et déperlante Velia est elle parfaitement ajustée, ce qui permet de limiter la prise au vent. Tout est élastiqué et protégé par des sous pattes pour des contacts doux avec les zones de peaux du menton par exemple. C’est une veste très légère (140 g en taille M) qui permet une déperlance de l’eau ainsi qu’une ventilation au niveau du dos pour optimiser la circulation d’air. Cette veste possède des bandes réfléchissantes pour les sorties nocturnes et luxe suprême : une poche qui ferme au dos. Autre détail pratique : elle se compacte dans cette même poche pour être ainsi très facilement transportée à la main ou à la ceinture.

Les + Efficacité, légèreté, passe pouce.

Les – Pas évidente à plier en courant ! Que 2 coloris « tristes » (noir ou gris).

Plus d’infos sur la veste Velia : http://shop-bodycross.com/fr/coupe-vent-running-femme-velia-noir.html

Vêtements chauds tout douillets

Enfin, dernier volet de notre test au long cours, les vêtements chauds. Haut et legging long notamment conçus avec une fibre appelée Emana® qui permet la thermorégulation corporelle en absorbant la chaleur du corps émise pour la restituer vers l’intérieur sous la forme de rayons infra rouge qui maintiennent le corps à température constante. C’est ainsi que l’ensemble legging long et Tshirt de compression manche longue Ezechielle sont venus  compléter cette panoplie spéciale désert. Ils serviront dans le gite du piton des neiges à 3000 mètres d’altitude à La Réunion alors que la température flirtera avec les 0 degrés et qu’ils seront donc les vêtements de choix pour se glisser bien au chaud dans son duvet !

Les + La coupe, la chaleur ressentie.

Les – Une texture plus chaude et de la compression pour le legging comme pour le haut serait apprécié.

Pour découvrir toute la gamme de cette marque française, rendez-vous sur : http://shop-bodycross.com



Depuis ses premiers modèles, avec ses fameuses semelles oversize, Hoka aime casser les codes en proposant des innovations marquantes. La Clifton Edge s’inscrit dans cette tradition, avec son talon proéminent, allongé vers l’arrière. Mais pour quel effet en course ? 

Commençons par le visuel : la Edge ne ressemble à aucune autre chaussure avec sa forme toute en longueur, qui lui donne un côté « monté sur coussin » qui ne passe pas inaperçu. Le dessin global est plutôt réussi et laisse une impression de fluidité. Les coloris ne feront pas de jaloux : ils sont mixtes. 

HOKA Clifton Edge

Point fort, le confort

Le confort est, comme toujours chez Hoka, le gros point fort de cette Edge. Ceux qui aiment la gamme Clifton ne seront pas dépaysés. Le chaussant laisse de la place au pied tout en assurant un bon maintien, avec un tissu légèrement extensible et bien aéré. La semelle épaisse donne un sentiment de sécurité et rappelle que la paire est taillée pour les courses longues. Son drop de 5mm est classique chez Hoka et, même orientée course naturelle, elle reste accessible. Bien évidemment, c’est à l’arrière que se fait la différence. Entre la languette qui remonte sans gêner ni  provoquer de frottements et le talon XXL, on se sent comme dans un cocon. L’arrière du pied ne bouge pas d’un centimètre.

Maintien du pied ajusté

Y a-t-il vraiment un effet waouh sur la foulée ? Le ressenti comme toujours est subjectif et on évitera de tirer des conclusions hâtives. Cependant, j’ai réalisé en parallèle le test des Clifton 7 et j’ai eu le sentiment que la semelle de la Edge permettait de maintenir davantage le pied dans l’axe en atténuant l’effet vrille latérale que peut avoir le talon lorsque la fatigue s’installe. L’autre effet est sans doute à chercher sur le déroulé du pied qui est davantage accompagné. La semelle légèrement incurvée y joue pour beaucoup. Dans les deux cas certains aimeront l’effet « petites roulettes » quand d’autres regretteront qu’on ne leur laisse pas plus de liberté. Le fait est que, pour une chaussure longue distance, la Clifton Edge est dynamique et confortable. Certains lui trouveront un effet waouh quand d’autres opteront pour la Clifton 7 qui est, de mon point de vue, sa vraie concurrente. 

Les notes. Amorti : 18/20. Confort : 18/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 16/20.

Le + Le laçage efficace et la languette qui ne bouge pas. 

Le –  Le prix plus cher de 20 € que la Clifton 7.

Poids : 253 g en 42. Drop : 5 mm. Prix : 160 €.

Utilisation : longues distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Il a testé pour vous : Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 100 km sur sol sec et humide avec séances de fractionnés, fartlek et sorties longues vallonnées. 

Légère, dynamique, cette nouvelle Adidas avec plaque de carbone est agréable à toutes les allures, sur toutes les distances.

A l’annonce de l’intégration d’une plaque de carbone dans la semelle de cette Adidas Adizero Pro, je craignais que cette chaussure hyper légère ne soit adaptée qu’à la course rapide… Heureuse surprise, elle est agréable à toutes les allures, du footing au fractionné le plus intense ! Elle est dotée d’une empeigne en mesh très aéré dans laquelle le pied évolue sans contrainte, tout en étant bien maintenu par la languette élastique et solidaire avec la semelle.

Dynamique, avec amorti performant

De même, le talon est parfaitement tenu sans aucune sensation de gêne ni d’emprise. Le laçage classique se fait légèrement en biais pour mieux épouser la forme du pied, ajoutant encore au confort de cette tige sans couture. Le plus fort, c’est que ce modèle arrive à concilier la légèreté et le dynamisme, avec un amorti performant qui est aussi très important pour aller vite car il rend chaque réception au sol confortable, même à vive allure. La plaque de carbone propulse réellement vers l’avant, et ce quelle soit sa vitesse, pour peu que l’on mette un peu d’impulsion dans sa foulée. On a ainsi vraiment envie d’accélérer dans cette chaussure, d’autant plus que le caoutchouc de sa semelle extérieure est bien souple, ne « tape » pas sur le bitume et ne glisse pas sur route mouillée.

Les notes. Amorti : 18/20, Confort : 19/20, Dynamisme : 19/20, Souplesse : 18/20, Stabilité : 17/20.

Les + Légèreté, dynamisme et amorti.

Les – Le prix.

Usage : entraînements et courses sur route jusqu’au marathon pour coureur compétiteur à foulée universelle de poids léger. 

Poids : 190 g en 38,5. Drop : 9,5 mm.

Mal du dos, mal du siècle. Les douleurs dorsales concernent 75% des Français. Le fameux « j’en ai plein le dos » résulte souvent d’une surcharge liée à de multiples causes professionnelles ou personnelle mais aussi d’un surentrainement sportif… Pour se soulager, on adopte le Buoball de Blackroll, excellent outil de massage au niveau cervical, dorsal et lombaire.

Conçue pour traiter les tensions musculaires, notamment dans la nuque et le dos,  la balle de massage Duoball Blackroll® se compose de deux boules accolées. Elle mesure 8 ou 12 cm, selon le modèle, et coûte entre 18 et 25 €. Le petit modèle est sans aucun doute plus facile à utiliser dans les différentes zones du dos jusqu’aux lombaires.

L’accessoire s’utilise en étant allongé sur un tapis de gymnastique. Il suffit de faire rouler doucement la balle sur les zones qui présentent des tensions ou qui sont un peu douloureuses. En prévention au quotidien, cela permet aussi de soulager les tensions après une journée de travail ou après une séance de sport en récupération. Le principe est toujours le même : il s’agit d’aller chercher les points douloureux. Attention, pas question de chercher à se faire mal à tout prix mais il faut, en jouant sur les directions de massage, la surface de contact et aussi la pression, cibler les nœuds douloureux pour agir dessus.

Aussi, il ne faut pas d’attendre à quelque chose d’agréable sur le moment mais les bienfaits a posteriori sont réellement présents. On l’atteste !

L’intérêt de cet outil en 2 parties, c’est que l’on n’appuie pas directement sur les vertèbres mais sur la musculature autour, ce qui est beaucoup moins traumatisant pour la colonne vertébrale dont les disques peuvent être fragiles ou sensibles. 

La texture est particulièrement intéressante. Dure mais pas trop, à haute densité mais particulièrement légère. Son aspect un peu poreux assure une très accroche quel que soit le type de vêtement porté. Car oui, il convient de s’automasser habillé car sur peau nue… ça fait trop mal !

Jouer sur les fascias

Ce principe clé, c’est de jouer sur les fascias. Ces composants de notre organisme connectent les différents tissus, entourent les muscles, les os, les organes, les nerfs,  jusqu’aux vaisseaux et cellules. De la tête au pied, c’est une toile ininterrompue en 3D. Le but de l’automassage, c’est de relâcher tout ce maillage interne. Cela augmente le flux sanguin et lymphatique dans les muscles, ce qui favorise la récupération. L’automassage favorise également l’élimination des déchets en ayant une action drainante. Enfin certaines études montrent que cette pratique améliore la souplesse et l’amplitude articulaire tout en relâchant les tensions par une action sur les points « déclic » : les trigger points.

Les + C’est pratique et ludique pour se soulager. L’outil est léger, se nettoie sans difficulté et dure bien dans le temps. A noter : il existe de nombreux modèles de formes et dimensions différentes. 

Les – L’application sur smartphone n’est disponible qu’en anglais. Dommage, on aurait aimé plus d’explications accessibles en français.

Accessoire testé par Sandrine Nail-Billaud.

Julbo lance une monture d’un nouveau genre, l’Evad-1, intégrant l’affichage directement sur le verre des infos clés de sa séance en cours. 

Pour proposer cette innovation, le fabricant Jurassien Julbo s’est associé avec l’entreprise Microoled basée à Grenoble. Premier bon point : cette Evad-1 innovante ne pèse que 35 g (l’AeroZebra light pèse pour exemple 25 g). La batterie située sur la partie gauche du nez ne gêne pas, de même que le système de projection, situé à droite. Après avoir appairé les lunettes avec l’application Activelook, on peut sélectionner les infos qui s’afficheront sur la partie supérieure du verre droit : temps d’effort, distance, allure, fréquence cardiaque. Un simple appui sur la partie gauche de la monture permet de faire défiler les écrans, avec la possibilité de ne rien afficher pour préserver l’autonomie annoncée à 12 heures (recharge par un port micro USB). Dès sa commercialisation, cette optique inédite devrait être compatible (connexion Bluetooth) avec les montres Garmin afin d’éviter l’emport de son téléphone et d’améliorer la précision des informations de vitesse. On vous rassure : après quelques minutes, on arrive facilement à intégrer dans son champ de vision les infos fournies, sans que cela ne perturbe la vision lointaine. On apprécie les verres photochromiques lorsque la météo est changeante. La monture remonte assez haut sur le visage. A terme, il devrait être possible de visualiser les informations de direction lors du suivi d’un parcours préalablement téléchargé, avec des icônes indiquant la distance à l’approche d’une bifurcation. Le bilan de ce test est positif : avec cette Evad-1, la marque a réussi à intégrer parfaitement dans son verre un système d’affichage en temps réel, tout en proposant une vraie monture sportive compatible course à pied comme vélo (route ou VTT). 

Prix : 499 €



Les + Poids contenu, parfaite intégration des composants, affichage lisible et non intrusif. 

Les – Tarif élevé, design particulier avec des verres assez hauts, quelques fluctuations des informations de vitesse avec l’application ActiveLook. 

Nous avons testé au long cours la 10e version du modèle référent 1080 de New Balance. Toujours une valeur sûre, qui mise avant tout sur le confort.

La semelle extérieure très épaisse sur la moitié arrière donne une fausse impression de lourdeur : avec 285 grammes en 44, le poids de ces New Balance 1080 Fresh foam V10 (ouuuf) est dans la moyenne habituelle de ce type de modèle. V10, car c’est la 10e version déjà de ce modèle bien né, qui s’est légèrement allégé sans sacrifier au confort qui se montre très bon même sur des séances de plus de 90 minutes.


L’épaisse semelle n’entrave pas la souplesse, ce qui permet un bon déroulé du pied, et le parti pris du confort ne se fait pas au détriment du dynamisme. C’est ainsi que les séances rythmées sur piste sont tout à fait réalisables avec ce modèle. Certes ce ne sera pas leur type d’entraînement favori car le ressenti pied-sol est gommé par l’épaisseur de la semelle, mais l’ensemble reste utilisable en courant de manière assez dynamique. En revanche on pourra les porter souvent et longtemps, sur route ou chemin bien revêtu, en variant les allures, leur stabilité et leur confort sont vraiment très bons. Et la semelle offre une bonne adhérence sur le bitume humide. Un modèle un peu allégé, assez polyvalent, faisant la part belle au confort, voici les caractéristiques de ces New Balance 1080 V10 Fresh foam. Pour les coureurs privilégiant l’amorti et le confort, pour qui les séances sur piste ne seront pas essentielles, ce modèle est vraiment très adapté, et disponible en plusieurs largeurs pour accueillir différents types de pieds.

Prix : 170 €

Les + compromis confort / stabilité / dynamisme / polyvalence, disponible en plusieurs largeurs.

Les – Prix élevé.

Les notes : Souplesse : 16/20. Confort : 18/20. Stabilité : 18/20. Amorti : 18/20

Utilisation : toutes distances sur route et chemin pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. 


22e version pour le modèle phare d’Asics, plébiscité pour son confort et sa polyvalence. L’avis de notre testeur Frédéric sur cette dernière mouture.

Quels changements entre la Nimbus 22 et la version précédente ? Rien du côté du poids, toujours à 325 g en pointure 44. En revanche leur chausson s’avère plus large et le mesh en maille aérée sera appréciable lorsque l’on court par forte chaleur. 


On retrouve l’excellent confort des modèles précédents, avec toujours un léger manque de dynamisme pour les séances rythmées notamment sur piste. Ce point est toutefois à relativiser car les coureurs de plus de 80 kg devraient se sentir à l’aise dans ce genre d’exercice avec cette paire de chaussures aux pieds. Les sorties longues en endurance ou avec quelques variations d’allure confirment l’excellent confort, tout comme la version précédente ces Nimbus 22 ont vraiment ” l’âme de fond ”.
En résumé, les coureurs de plus de 80 kg les trouveront vraiment polyvalentes en endurance et sur des entraînements dynamiques, et les coureurs plus légers pour qui les confort est la priorité pourront tout à fait les utiliser.

Poids : 325 g en 44

Les + Très bon confort, chausson plus large, polyvalence. Les – Prix élevé (180 €).

Il a testé pour vous… Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.



Sortie en juin 2019, cette Cascadia 14 a déjà fait la preuve de sa longévité. Revue technique et avis sur cette paire que Sandrine teste depuis quelques mois déjà en prévision du Marathon des Sables reporté en septembre…

Historique de la paire..

Parfois, pour constater le succès d’une chaussure, il faut regarder du côté du nombre de versions qu’elle a traversées. A ce petit jeu la Brooks Cascadia peut se positionner comme certainement l’une des doyennes dans la rubrique des chaussures de trail running mais aussi des ultras.Ce fut le modèle phare de la marque américaine Brooks depuis plus de 20 ans et elle a su évoluer, parfois au prix de quelques critiques et notamment sur la solidité du mesh. Cette chaussure a donc su se renouveler à chaque version et nous présente pour ce 14ème modèle une version plus légère, un mesh ultra résistant et un drop plus faible !

La fiche technique

En effet, tout a été revu : nouvelle semelle avec une nouvelle gomme Trailtack (comme dur le modèle Caldera 3),  nouveau drop 8 mm au lieu de 10 , une semelle plus amortie, un avant du pied élargi, un poids diminué et surtout un nouveau mesh en Cordura car il faut bien le dire, la grande faiblesse des Cascadia était la fragilité du mesh et le manque d’accroche sur certains terrains très glissants et humides..

La réception des chaussures

Oui, oui dans les modèles pour femmes (mais aussi pour hommes..) la couleur de la chaussure a quand même son importance et là, surprise, après des coloris très sobres dans les tons gris noirs vus en boutique, c’est une version colorée bleu turquoise et framboise qui m’est livrée. Il existe cela dit 6 coloris : https://www.brooksrunning.com/fr_fr/womens-running-shoes-cascadia-14/120304.html

Premier essayage 

Aucune surprise ce sont des véritables chaussons comme très souvent chez Brooks. La languette du dessus se place parfaitement sur le pied, ne bouge pas et donne même la sensation d’une seconde peau parfaitement adaptée au pied. Les lacets sont plats, facile à ajuster, ils ne glissent pas et toujours cette petite pochette sur le dessus de la languette pour y glisser les boucles des lacets quand ils sont faits. Par contre, pieds fins s’abstenir.

Premières foulées : 10 km sur terrain sableux, cailloux, pas de dénivelé. Là encore pas de surprise, la chaussure si elle peut sembler lourde sur le bitume du début de notre parcours c’est normal, (en même temps elle n’est pas faite pour ça) se fait très vite oublier à mes pieds !

Sur un terrain plus escarpé avec des cailloux, des graviers et du sable, rien ne passe comme ressenti au travers de la semelle qui amortit tout, mais surtout on sent une telle accroche (c’est pour dire, lors de l’essayage sur mon parquet, ça accrochait déjà sous la semelle) qu’on a tout de suite très envie de la tester dans des « vraies » conditions de trail !

Premier trail : 22km 800D+. Il n’y a rien à dire, c’est impressionnant, tout y est, l’accroche sur tout type de sols, l’amorti, le confort, pas une seule ampoule ni même un petit frottement, la chaussure a un poids suffisamment léger pour se faire oublier sur les sessions roulantes ou il est possible de courir et en même temps un confort et un amorti non dénué d’un certain dynamisme qui permet donc au final de courir assez vite sur des chemins tracés.

Sur des zones plus techniques comme sur des pierres et des rochers on retrouve le système d’une semelle estampillée Pivot Posting mais qui semble demander moins d’effort pour changer de direction sur ces rochers et qui offre vraiment une protection sécurisante.

Globalement toute la chaussure est conçue pour protéger parfaitement le pied lors d’activités exigeantes et la tige à l’arrière permet de laisser libre l’arrière du pied pour limiter les frottements. Comme le modèle précédent, la Cascadia 14 est équipée d’une bande auto agrippant à l’arrière pour y fixer des guêtres si besoin. Ça tombe bien, il va en falloir des guêtres protectrices dans le sable marocain.

A l’usage et l’usure…

Cette fois-ci Brooks semble avoir réussi son pari même si ce sont seulement pour l’instant 120 km de test de la chaussure qui ont été effectués avec ce nouveau modèle, il semble bien que le mesh soit vraiment plus résistant et surtout plus résistant que celui de la version 10 qui avait déçu un grand nombre d’utilisateurs de la Cascadia. Mais aussi sa nouvelle accroche qui faisait cruellement défaut depuis la version 7 à cette chaussure, la faisant même traiter de savonnette par beaucoup de coureurs.

Coté look, il y en a au final pour tous les gouts, d’une couleur sobre à mon modèle bleu turquoise … Mais le vrai plus, pour mes pieds à ampoules c’est qu’elles sont tellement confortables, que je sens que je peux aller loin et longtemps avec elles et pourquoi pas lors de ce marathon des sables 2020 !

En conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est son extrême stabilité dans toutes les situations que ce soit dans des descentes ou des singles plus techniques, le pied est toujours maintenu et ne se tord pas même sur des terrains boueux et humides, ce qui n’était pas le cas avec les précédentes versions. Ce modèle est cependant adapté pour tout type de traileurs et traileuses, de l’amatrice comme moi, à de vrais expérimentés en trail et d’ultra.

C’est un incontournable du trail ce modèle Cascadia et ce même après 13 versions, bravo Brooks pour avoir (enfin) pris en compte tous les retours utilisateurs ! Pour sûr que la version 15 n’est pas loin …!

Enfin une montre cardio-GPS outdoor chez Polar ! Un modèle vraiment abouti, à prix compétitif. La Fenix 6 de Garmin n’a qu’à bien se tenir.

A l’œil, elle semble plus imposante que la Vantage V (1mm de diamètre de plus seulement) mais son poids est un peu plus léger (64 g). Cette Polar Grit X n’est pas destinée à remplacer sa petite sœur mais à combler le vide de Polar dans le segment «  outdoor » de la marque. On retrouve l’intégralité des fonctionnalités de la Vantage V associées à de nouvelles : calage manuel de l’altimètre, alertes d’hydratation Fuel wise (automatiques ou à la carte), fonction Hill splitter indiquant en direct les différentes sections en montée ou en descente (dénivelé, distance, allure).

Côté cardiofréquencemètre, la mesure se fait par le fond du boîtier. Les indications lors de variations d’allure ont tendance à fluctuer, mais en comparant en direct avec un autre modèle enregistrant les données d’une ceinture pectorale, on constate que c’est tout de même assez précis. La plateforme Polarflow permet de paramétrer des entraînements personnalisés, et on peut télécharger un parcours (import au format GPX ou depuis Polarflow) mais aucun fond de carte n’est disponible.

Polar annonce une autonomie de 40 heures en mode GPS précis + cardio activé, en mode économie (enregistrement plus espacé des données GPS et sans cardio) elle monterait à 100 heures. Par contre la montre n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Lors de notre test, sur une durée de 6 heures en mode précis, la batterie avait perdu un peu plus de 15 % de son autonomie. Étant destinée à une pratique outdoor plausiblement engagée, on appréciera la norme MIL-STD-810G certifiant un haut niveau d’étanchéité, de résistance aux chocs et aux écarts de température. Au final, Polar arrive en bon challenger sur le segment outdoor avec ce modèle vraiment abouti proposant des fonctions innovantes comme Fuel wise ou Hill splitter. Son tarif est aussi très compétitif (430 €) par rapport à une Garmin Fenix 6.  En revanche, cette Grit X reste légèrement en retrait face à certains de ses concurrents dans le domaine du suivi d’itinéraire ou de calage de l’altimètre et d’utilisation de la boussole qui nécessitent de lancer une activité pour être activés.

Les + Fonctionnalités, précision du capteur cardio optique, tarif contenu. 

Les – Pas de recharge en cours d’utilisation, quelques limitations en suivi d’itinéraire

Montre testée pendant trois semaines par Frédéric, test publié dans le numéro 212 de Running Attitude.

Altra est désormais une marque bien ancrée dans le paysage de la course à pied et son ADN est connu : zéro drop, chaussant large, confort, dynamisme. Cette provision 4 va en surprendre plus d’un car ses innovations l’éloignent des bases de la foulée naturelle. Mais cela va sans doute permettre à un public plus large de goûter aux modèles de la marque américaine. Altra propose un système Innovarch qui vient soutenir l’arche du pied et limiter la pronation lorsque la fatigue se fait sentir et que la foulée se dégrade. Dans les faits les premières sorties sont déstabilisantes car le renfort sous l’arche du pied, bien présent, va à l’encontre des bases de la foulée naturelle et du minimalisme dans lesquels il faut laisser le pied « s’exprimer ». 

La semelle fait apparaitre des dizaines de petits reliefs ronds qui doivent activer chez les coureurs des réflexes de proprioception. Le système de soutien medial « guide rail » vient ajouter au trouble. Il est censé permettre d’atténuer la surpronation et maintenir le pied dans l’alignement même en cas de fatigue. Dernier changement : le système de laçage présente 3 œillets au niveau du cou-de-pied qu’Altra présente comme améliorant le maintien du pied. Pour ceux qui, comme moi, ont un fort cou-de-pied cela ne fonctionne pas et l’on se sent à l’étroit alors que c’est plutôt la liberté que l’on recherche chez Altra. En revanche, cela répondra à certaines critiques, les chaussures étant parfois jugés trop larges, le pied ayant ainsi tendance à bouger.  Après quelques sorties, on s’habitue mais avouons que ces innovations n’apportent à notre sens pas grand-chose. En revanche, cela ouvre les portes de la course naturelle à un public plus large et des coureurs aux profils plus lourds. Car la semelle est très protectrice et tolère des écarts à la foulée naturelle. Le talon notamment est bien protégé. Au final, les afficionados d’Altra opteront pour des modèles classiques alors que cette Provision 4 attirera sans doute de nouveaux clients. 

Les notes du testeur. Amorti : 15/20. Confort : 13/20. Stabilité : 16/20. Souplesse : 15/20.

Les + Le look très réussi et le mesh toujours aussi confortable. Les – Le nouveau système de laçage rend difficile le positionnement correct de la languette.


Usage 
: toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle ou pronatrice adepte du zéro drop. 
Poids : 298 g en 42 / 233 g en 38. Drop : 0 mm. Prix : 150 €. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On retrouve sur l’Evoride le principe de la partie avant de la semelle incurvée vers le haut. En statique, on devine une certaine instabilité longitudinale avec un vide sous les orteils, mais cette sensation disparaît dès que l’on court. La paire fait de l’effet en blanc mais c’est très salissant. On les trouve aussi en bleu façon « jean » ou en gris. Le poids est dans la moyenne basse d’un modèle polyvalent, avec 275 g en 44,5.

L’empeigne est relativement large. C’est parti pour une première sortie en endurance : tout comme pour la Glideride, on sent cette tendance à basculer sur l’avant qui incite à accélérer. Comme le confort est bon et que l’amorti est assez moelleux sans être mollasson, on se prend à poursuivre, en variant les allures. Une séance sur piste confirme la bonne adaptation à un entraînement rythmé. Seul le poids, supérieur à un modèle orienté compétition, pourra la pénaliser un peu. Sur une sortie longue, le confort omniprésent associé à un amorti préservant les sensations achève d’en faire un modèle réellement polyvalent : endurance, variations d’allure, longues sorties en vue d’un marathon, séances rythmées sur piste. Elles peuvent même quitter le bitume pour des chemins stabilisés.

Les notes du testeur. Amorti : 17/20 . Confort : 17/20. Souplesse : 16/20. Stabilité : 15/20.

Utilisation : entraînements route ou chemins stabilisés, compétitions moyenne ou longue distance pour coureur à foulée universelle jusqu’à 80 kg (homme) et 70 kg (femme). 

Prix : 130 €. Poids : 255 g en 42 / 210 g en 38 . Drop : 5 mm 

Les + Grande polyvalence, bon confort et tarif attractif. Les – Coloris blanc très salissant. 

Il a testé pour vous. Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

MyProtein, ce n’est pas que de la nutrition sportive et des compléments alimentaires pour prendre du muscle. La marque propose aussi une gamme très tendance de vêtements de sport. Le legging Curve que nous avons testé nous a emballé. A réserver aux entraînements de fitness, crossFit ou yoga.

Oui, MyProtein fait dans la nutrition sportive et aussi dans le textile. Sa gamme très tendance, mise en avant par des influenceuses célèbres regroupe des vêtements techniques. Top manches courtes, débardeurs, manches longues, brassières, collants, doudounes : tout ce qu’il faut pour faire du sport. Et les couleurs et coupes sont l’air sympa, enfin sur les mannequins.

Premières impressions confirmées : la couleur bleu marine du legging Curve est magnifique. Cela dit, il existe aussi en sésame, noir et gris. Il est destiné au fitness, yoga et Crossfit. Je l’ai donc embarqué pour mon “Wod” découverte du CrossFit du soir.

Confort et maintien bluffants

Mais avant, inspection du produit. Ma silhouette es assez intolérante à ce type de leggings sauf si : il n’est pas transparent, qui ne marque pas les traces de transpiration et qu’il ne glisse pas. Celui-ci semble remplir les différents critères, puisque dans ses « promesses » : une conception sans couture, la promesse de formes sculptées (à voir..), une taille haute avec maintien performant pour les cours de fitness et yoga.

OK, ça c’est sur le papier, voici mon verdict après la séance de Crossfit. Premier constat, effectivement c’est plutôt un legging de sport en salle que de running à l’extérieur : la simple justification tient au fait qu’il n’y a pas de poches pour des clés ou l’indispensable smartphone et que le tissu n’est pasadapté à la course en extérieur par temps humide. Ce tissu est d’ailleurs assez épais ce qui en fait plutôt un legging d’hiver. La taille est juste, il est donc fortement conseillé de prendre une taille au-dessus de sa taille habituelle si on veut être à l’aise. Pour  la longueur, moi qui suis grande (1m76), le modèle reçu en taille M me convient très bien. Le legging étant assez long, il peut aussi se porter avec un revers au niveau de la cheville. Côté confort et maintien, c’est bluffant. Il tient parfaitement au niveau de la taille grâce à sa ceinture très large. L’absence de couture le rend très agréable, il n’est pas transparent, ne présente pas de marques blanches de transpiration et cerise sur le gâteau, il fait plutôt une silhouette avantageuse.. si si ! Il est extensible, mais pas tant que ça et surtout, bonne nouvelle, il passe le test de la machine à laver (attention jamais au sèche-linge) sans modifications visibles après plusieurs lavages. En conclusion, un bon legging pour vos entraînements complémentaires à la course à pied, type renforcement musculaire. Il est affiché à 36 euros mais des promos sont souvent présentes sur le site de vente ligne www.myprot.com. En ce moment, 23,66 €. Un bon rapport qualité/prix.

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.