MyProtein, ce n’est pas que de la nutrition sportive et des compléments alimentaires pour prendre du muscle. La marque propose aussi une gamme très tendance de vêtements de sport. Le legging Curve que nous avons testé nous a emballé. A réserver aux entraînements de fitness, crossFit ou yoga.

Oui, MyProtein fait dans la nutrition sportive et aussi dans le textile. Sa gamme très tendance, mise en avant par des influenceuses célèbres regroupe des vêtements techniques. Top manches courtes, débardeurs, manches longues, brassières, collants, doudounes : tout ce qu’il faut pour faire du sport. Et les couleurs et coupes sont l’air sympa, enfin sur les mannequins.

Premières impressions confirmées : la couleur bleu marine du legging Curve est magnifique. Cela dit, il existe aussi en sésame, noir et gris. Il est destiné au fitness, yoga et Crossfit. Je l’ai donc embarqué pour mon “Wod” découverte du CrossFit du soir.

Confort et maintien bluffants

Mais avant, inspection du produit. Ma silhouette es assez intolérante à ce type de leggings sauf si : il n’est pas transparent, qui ne marque pas les traces de transpiration et qu’il ne glisse pas. Celui-ci semble remplir les différents critères, puisque dans ses « promesses » : une conception sans couture, la promesse de formes sculptées (à voir..), une taille haute avec maintien performant pour les cours de fitness et yoga.

OK, ça c’est sur le papier, voici mon verdict après la séance de Crossfit. Premier constat, effectivement c’est plutôt un legging de sport en salle que de running à l’extérieur : la simple justification tient au fait qu’il n’y a pas de poches pour des clés ou l’indispensable smartphone et que le tissu n’est pasadapté à la course en extérieur par temps humide. Ce tissu est d’ailleurs assez épais ce qui en fait plutôt un legging d’hiver. La taille est juste, il est donc fortement conseillé de prendre une taille au-dessus de sa taille habituelle si on veut être à l’aise. Pour  la longueur, moi qui suis grande (1m76), le modèle reçu en taille M me convient très bien. Le legging étant assez long, il peut aussi se porter avec un revers au niveau de la cheville. Côté confort et maintien, c’est bluffant. Il tient parfaitement au niveau de la taille grâce à sa ceinture très large. L’absence de couture le rend très agréable, il n’est pas transparent, ne présente pas de marques blanches de transpiration et cerise sur le gâteau, il fait plutôt une silhouette avantageuse.. si si ! Il est extensible, mais pas tant que ça et surtout, bonne nouvelle, il passe le test de la machine à laver (attention jamais au sèche-linge) sans modifications visibles après plusieurs lavages. En conclusion, un bon legging pour vos entraînements complémentaires à la course à pied, type renforcement musculaire. Il est affiché à 36 euros mais des promos sont souvent présentes sur le site de vente ligne www.myprot.com. En ce moment, 23,66 €. Un bon rapport qualité/prix.

Test réalisé par Sandrine Nail-Billaud.

Pour ceux qui connaissent déjà les modèles Saucony, la Guide 13 n’apportera que peu de nouveautés mais restera une bonne alliée sur sorties longues et endurance fondamentale à l’entraînement, sur semi et marathon en compétition.

A noter que la marque a abandonné le terme ISO dans ses noms de modèles. La Guide se positionne entre la Kinvara et la confortable Triumph en empruntant un peu à ses deux sœurs. Historiquement Saucony destinait la Guide aux pronateurs alors que la Ride était conçue pour les foulées neutres. Cette distinction, laissée de côté ces dernières années, revient sur le devant de la scène. En effet la semelle laisse apparaître un renfort de pronation sous la forme d’une plaque plastique. 

Ajoutée au drop de 8mm, on s’éloigne des standards de la foulée naturelle. Du côté des bons points il faut saluer l’évolution de la nouvelle semelle intermédiaire baptisée « PWRRUN » 25% plus légère que la précédente (EVERUN). Ce gain est appréciable pour une chaussure typée courses moyennes et longues distances. Le confort est bien là comme souvent avec Saucony grâce au chaussant FORMFIT déjà décliné sur les autres modèles. La chaussure dégage une impression de gros chausson très sécurisant et parfaitement rembourré au niveau du talon. Mais contre toute attente la Guide 13 se défend dès lors qu’il s’agit de mener des séances à allure spécifique. La semelle Pwrrun y est pour beaucoup dans ce dynamisme grâce au gain de poids mais également à un retour d’énergie qui se fait sentir à l’impact. En conclusion cette Guide 13 sera votre alliée sur sortie longue et endurance fondamentale à l’entrainement, sur semi et marathon en compétition.

Utilisation : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.  Drop : 8 mm Poids : 289 g en 42 / 264 g en 38 

Notes du testeur Amorti : 17/20 – Confort : 18/20 Stabilité : 17/20 Souplesse : 15/20 Note moyenne : 16,75/20 

Le + Design réussi, bon confort. Le – Pas de grande innovation, et même un retour en arrière avec le renfort de pronation. 

Il a testé pour vous. Antoine, 40 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

On valide le confort et le rapport qualité-prix de la marque australienne de chaussettes Steigen, qui s’implante en France.

Ce que l’on a d’abord apprécié, c’est le tissu fin et tout doux. Sans coutures, en nylon (80%) et Lycra (20%), la paire est garantie « zéro ampoule ». Sa taille unique (36-46) peut surprendre, mais on en atteste : cela n’empêche pas l’ajustement au pied.

Nous la testons depuis deux mois (pointure habituelle 39). Résultat : aucun frottement, aucune gêne : elle s’adapte parfaitement à notre pied et encaisse bien les lavages. La maille est aérée, avec un fil double couche, un talon en Y et support de l’arche plantaire pour encore plus de confort. Elle existe en 5 longueurs différentes, mais surtout en 40 coloris plus ou moins flashy. Et le top, c’est que tout est affiché au même prix. A 13 € cette paire a tout pour plaire !

A commander sur www.steigen.fr, également disponible pour l’heure en Bretagne, chez Intersport Concarneau et Pont L’Abbé, RunandSwim Quimper, Tri Passion Running Lorient.

La Mach fait partie de la gamme de chaussures légères orientées vitesse chez Hoka. Très gros coup de cœur pour le design général : moderne, sobre et beau, bref une réussite notamment les gammes de couleurs. La maille jacquard, nouveauté qui compose le mesh, y est aussi pour beaucoup. Cette maille renforce également le maintien global du pied. On se sent maintenu mais pas à l’étroit. La languette se place parfaitement. Cela participe à l’impression générale de confort de la chaussure. La semelle intermédiaire ProFly, exclusivité Hoka, favorise une foulée souple et réactive et la semelle extérieure en mousse caoutchoutée offre une adhérence qui n’a pas été prise en défaut. Petit bémol par rapport à la version 2 : un poids légèrement en hausse.

Nerveuse mais confortable

Quid alors du dynamisme ? Il est bien là et c’est étonnant de retrouver une chaussure aussi nerveuse mais confortable. L’amorti de la Mach 3 est plus sec que sur une Clifton par exemple et le meta-rocker –  technologie de la semelle incurvée qui reprend les principes d’un rocking chair – est construit de telle sorte qu’il vous entraine naturellement vers l’avant. Comme souvent chez Hoka le drop est de 5mm. Il ne faut pas s’y tromper la petite nouvelle de chez Hoka est taillée pour la vitesse sur 10 km voire semi-marathon pour des coureurs légers ou rapides. Sur des sorties supérieures à deux heures, elle pourrait, en fonction du gabarit du coureur devenir fatigante. 

Notes du testeur : Amorti : 16/20 Confort 16/20 Stabilité 17/20 Souplesse 15/20 Note moyenne : 16/20

Usage : Courtes et moyennes distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger (moins de 75 kg). 

Poids : 245 g en 42 – Drop : 5 mm Prix : 150 €

Il a testé pour vous. Antoine Galewski, 39 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

FIN IL A TESTE

La mesure de la puissance est devenue une donnée familière des cyclistes et triathlètes qui l’ont intégrée depuis longtemps à leurs entrainements et l’utilisent également en compétition. La course à pied est restée jusqu’à présent hermétique à cet indicateur lui préférant toujours la FCM ou la VMA. Le capteur de puissance Stryd pourrait venir changer la donne car il répond à des besoins spécifiques mais réels des coureurs.

Une précision jamais égalée

Le premier et le plus inattendu est que ce capteur offre une précision de distance et d’allure jamais égalée. On le sait aujourd’hui c’est la limite de toutes les montres GPS dont la précision laisse à désirer. On clipse très facilement le capteur à la chaussure et il se calibre automatiquement. Il est compatible avec presque tous les modèles de montre GPS. Sa précision est tout bonnement incroyable. Sur trois tours de piste de 350 m soit 1 050 m j’ai obtenu une mesure de 1 051 m. Même chose sur la mesure de l’allure instantanée très précise et réactive même sur une séance de fractionnés 30/30. 

Mesure de la force du vent

Mais ce qui pourrait révolutionner l’entrainement en course à pied c’est la mesure de la puissance, c’est-à-dire l’énergie déployée lors de chaque contact au sol, la puissance du mouvement du mouvement de propulsions. Contrairement à la VMA ou la FCM, la puissance n’est pas influencée par des facteurs comme la fatigue, le stress, la dérive cardiaque ou la météo. C’est l’entrainement et la qualité de la foulée qui feront évoluer la puissance.

Stryd a en plus ajouté un capteur pour mesurer la force du vent. Ça n’est pas la même chose de courir un 10 km à 15 km/h avec ou sans vent. Le Stryd wind est le premier capteur à mesurer cette donnée qui va jouer sur la mesure de la puissance. L’application internet dédiée permet de faire la différence entre l’énergie déployée pour résister à l’air et le reste. A l’usage, ce capteur permet par exemple de définir une puissance cible moyenne sur une course comme le font les triathlètes à vélo. Côté autonomie,  j’ai réussi à faire 2 semaines à 4-5 séances d’une heure, et la batterie n’était pas encore à plat : c’est donc un gros point positif. Bien entendu, ce capteur a un coût (229 €) mais pour les coureurs expérimentés qui veulent tester une nouvelle manière de s’entrainer et de performer c’est un investissement très intéressant. 

Testé par Antoine, dans le numéro 210 de Running Attitude.

Initialement, ces rations Lyophilise and co étaient prévues pour mon Marathon des Sables d’avril, reporté en septembre. J’ai testé ces repas durant la première semaine de confinement.  

Par Sandrine-Nail-Billaud

OK, vous vous dites que j’aurai pu faire des courses et anticiper et vous avez raison, oui mais voilà je suis professionnel de santé, de garde une nuit sur trois et franchement moi qui, d’habitude, suis capable de tenir un siège avec mes boites de conserve que je rachète d’une fois sur l’autre sans vérifier qu’il m’en reste, et bien là, je me suis trouvée démunie. Et puis, comme beaucoup d’entre vous, j’ai ruminé les annulations en série qui arrivaient chaque jour pour les différentes courses du calendrier de mars, puis d’avril. La mienne, c’était le Marathon des Sables. Un rêve de gamine, depuis toujours… J’avais participé l’année dernière, en 2019, pour le magazine à la première étape. Deux nuits en bivouac, 32 km dans le désert et paf au moment où tu commences à te prendre au jeu, retour à Paris pour le salon du running et le marathon le dimanche suivant en meneuse d’allure… J’ai eu une folle envie de retourner dans le grand bac à sable, pour vivre le MDS, le vrai, en 250 km, six étapes et en totale autonomie. Côté nutrition, il faut justifier de 2000 calories au minimum chaque jour.

2000 calories par jour

Comme tous les participants, je me suis demandée, qu’est-ce que je vais manger ? Je me suis tournée vers Lyophilise and co, entreprise française et leader dans la distribution des aliments lyophilisés pour course à étapes. Tout ça avec l’aide de mon précieux fichier Excel donnant poids du produit sans l’emballage et les calories. Le lyophilisé, c’est de la nourriture sans l’eau mais pas juste déshydratée, car cela ne se conserverait alors pas assez longtemps. La lyophilisation, c’est un processus de dessiccation sous vide à basse température de produits préalablement congelés. C’est-à-dire que c’est une élimination progressive de l’eau du produit préalablement congelé (phase solide) par passage à la phase vapeur, sans passer par la phase liquide. Ce changement d’état s’appelle la sublimation. Cela donne un produit avec moins de 5% d’eau résiduelle jusqu’à moins de 1% pour les lyophilisateurs très performants – fin de l’enseignement scolaire à domicile.

A peine 48h après – l’équipe de Lyophilise and co fait presto – je recevais un énorme colis. Tout pour tenir six jours dans le désert, petit déjeuner, déjeuner, diner, compotes, soupe, barres et autres douceurs à manger pendant la course. Raisonnable, je ne me suis pas jetée pas sur la première barre coco venue (une tuerie, je vous le dis) et je remisais tout ça me promettant de m’attaquer au déconditionnement puis reconditionnement en petit sachet sous vide avec étiquette indicatrice dessus, un peu plus tard. La suite, vous la connaissez : report de l’épreuve en septembre… Je rangeais donc mon carton dans une armoire en ayant pris soin de vérifier que les dates de préemption étaient OK, pas de souci, tout pouvait même attendre le MDS 2021.

Puis ce virus est venu mettre son grain de sel. Confinement annoncé le 16 mars et pas grand chose dans mes placards. D’un coup, tilt, je me suis dit que l’occasion était bonne pour tester cette gamme lyophilisée, sans sable chaud, sans tente berbère certes, mais tout de même un peu en mode « survie ».

Muesli, couscous et macaroni

Le lundi. Le matin un délicieux Granola framboise grand format. Bon, 800 calories pour ce petit dej. Il va falloir que j’en fasse des tours d’escaliers pour éliminer ça ensuite ! En même temps je continue à aller travailler à l’hôpital à vélo – électrique, ok – mais je coupe l’assistance. Cela se mange chaud ou froid. Je teste le froid. Je mets trop d’eau, mais c’est bon, avec des framboises (presque) aussi bonnes que celles que je mangeais en cachette dans le jardin de ma grand-mère. A midi : taboulé, c’est ce qui est le plus pratique en course mais c’est aussi très bien vu l’activité intense dans mon service. Un peu d’eau froide, 10 minutes d’attente et go. Même pas faim avant 17h. Bon en réalité, j’ai’aussi mangé dans la matinée et l’après midi le saucisson sec, les amandes, la dinde séchée, la barre de nougat, les bananes sechées et la barre de céréales. Ben oui c’était prévu comme ça pour le jour 1. Le soir : soupe puis le plat du soir, le meilleur de la journée: colombo de poulet et riz de la marque française MX3 ! Et si on a prévu d’avoir des dosettes de sel avec soi, alors c’est juste parfait, réconfortant et hop au lit à 20h30, comme dans le désert.

Le mardi. Réveil à 5h30. Je vous donne encore le déroulé de ma journée du mardi mais après cela risque d’être lourd et répétitif donc je passerais jusqu’au jeudi soir. Au petit déjeuner, un muesli chocolat avec l’eau chaude et le chocolat qui fond, c’est parfait sauf le gros grumeau, mais la prochaine fois je mélangerais mieux. Au déjeuner, pour changer, du taboulé et dans le package prévu, à peu près la même chose : saucisson, amandes, bananes mais pas de barres de céréales, à la place l’addictive barre coco. Dans l’après-midi, j’ai prise une petite compote. Le soir, une soupe encore. Et cela tombe bien car j’ai coupé le chauffage chez moi. Puis, un délicieux couscous poulet de chez Mx3 qui lui aussi méritera son petit sachet de sel, surtout si l’on est en condition MDS, et que la déshydratation guette.

Puis arrive le jeudi soir. Normalement, le jeudi soir, c’est la fin de l’étape longue et donc repas de fête avec bien sûr, le matin et le midi à peu près comme d’habitude. Bon cette foi-ci je n’ai pas mangé toute la quantité de barres et gels énergétiques, viande séchée etc. C’était censé être une épreuve de 80 km– je n’aurais jamais fini les 80 ou 90 km le jeudi soir mais plutôt dans la nuit ou le vendredi matin mais pas grave –  et donc le soir, une double ration de macaroni au fromage. Un plat de rêve. Avec compote et pudding à la vanille au dessert… de quoi passer une bonne nuit.

Bilan des courses…

Au final : c’est définitivement très bon dans l’ensemble. On retiendra : mettre la quantité d’eau préconisée et pas plus (sinon c’est dégoutant) et surtout bien mélanger, un détail primordial, sinon on se retrouve par exemple avec de gros grumeaux dans la popote et ce n’est pas bon en bouche. Après 6 jours : pas de lassitude constatée mais en même temps chaque repas est en lui-même une aventure : mettre la bonne quantité d’eau, touiller, ne rien renverser et manger sans se brûler en ayant attendu la bonne durée. La fourchette ours c’est bien mais pas facile pour racler sur les bords. La meilleure option : les doigts pour saucer et ne rien gaspiller. C’est très nourrissant et je ne suis pas sure que les tours courus sur mon balcon quotidiennement, mes déplacements à vélo et mes 4 étages d’escaliers aient la même valeur de dépense physique que 250 km dans le désert mais j’ai aussi gardé une activité professionnelle intense et je peux vous assurer que l’aligot en plein service de garde à l’hôpital en a fait saliver plus d’un !

Suite à cette semaine, je n’ai pas perdu ni pris de poids (c’est déjà ça…) mais j’ai ressenti un énorme manque de légumes verts, fruits frais, yaourt, sans parler d’un petit verre de vin rouge, d’un éclair au chocolat et d’une glace à la fraise… C’est sur ce sont des rations de course, de survie pour certains mais franchement, je termine la semaine en forme, contente quand même de retrouver une alimentation normale à défaut d’un arrêt du confinement. Je sais désormais ce qui m’attend pour le MDS du 18 au 28 septembre. Allo, Lyophilise and co, vous pourriez me remettre la même chose ?

La marque On s’est fait une place dans l’univers du running avec sa semelle très identifiable que l’on retrouve sur ce modèle. La finition est toujours excellente et leur poids est dans la moyenne inférieure, 240 g en pointure 44. Le chaussant est assez étroit et les premières foulées mettent en évidence l’excellent confort, caractéristique qui s’affirmera tout au long de ce test. 

Souplesse sans mollesse

Il pleut des cordes, ce n’est pas une raison pour éviter les chemins bien revêtus mais qui saliront le joli coloris jaune, une sortie d’environ 1h30 avec variations d’allure confirme le très bon confort et affirme un amorti plutôt dynamiqueCe n’est pas un défaut, au contraire, cela incite à accélérer le rythme. Un passage sur piste confirme les premières impressions, souplesse mais sans mollesse et dynamisme permettent de réaliser un entraînement rythmé sans subir la chaussure. Une sortie longue (2 heures en endurance) vient définitivement valider l’excellent confort de ce modèle très polyvalent. Les coureurs réguliers à la recherche de chaussures très polyvalentes préservant le confort tout en restant dynamiques trouveront là un modèle parfaitement adapté.

Amorti : 17/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,75/20

Utilisation : entraînements réguliers bitume ou chemins bien revêtus, compétitions toutes distances pour coureur à foulée neutre de moins de 75 kg. 

Poids : 235 g en 42 / 198 g en 38 – Prix : 150 €.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas.  Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances

Sur le papier, cette paire d’Adidas UltraBoost 20 développée avec le Laboratoire national américain de la Station Spatiale Internationale (ISS) promettrait presque la lune. Sa tige Primeknit est réalisée grâce au placement de fibres par ordinateur, technologie de pointe qui assure flexibilité et maintien calibré. En ouvrant la boîte, on retrouve l’empeigne tricot désormais classique sur les modèles de la marque, mais deux renforts en plastique pour le laçage ont été ajoutés, rompant la fluidité de la ligne.

Le contrefort arrière est lui aussi renforcé latéralement. Le poids est de 355 g en pointure 44, ce qui est plutôt dans la moyenne haute. Le chausson est sans couture et la languette s’apparente au col d’un pullover, tout est en une seule pièce. Le chaussant lui est assez étroit. Les premières foulées effectuées sous une pluie battante ont vite confirmé l’excellente adhérence de la semelle Continental.

Le poids ne se fait pas trop sentir car l’ensemble est assez souple, le confort est bien présent même sur une durée assez longue avec quelques variations d’allure (1h30). Un autre entraînement rythmé sur piste laisse une impression mitigée : pas très réactive (la faute au poids ?), la paire donne l’impression de de subir un peu. On s’interroge donc sur la pertinence de ce modèle pour le coureur régulier. En revanche, elle conviendra au coureur aimant ce style, souhaitant pourquoi pas porter cette paire à la ville sans y chercher la performance à l’entraînement.

Amorti : 16/20. Confort : 16/20. Stabilité : 17/20. Confort : 16/20. Note moyenne : 16,25/20

Prix : 180 € Poids : 355 g en 44 Drop : 10 mm

Les + Bon confort, très bonne tenue sur terrain glissant Les – Tarif élevé, paire peu polyvalente.

Utilisation : entraînements courts (5-10km) sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Il a testé pour vous. Frédéric Poirier. 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances.

Les modèles proposés par Decathlon, désormais sous la bannière Evadict, n’ont plus rien à envier aux stars des sentiers, avec ce plus d’un prix beaucoup plus doux. La preuve avec cette Race Ultra.

Qui a testé ? Serge Moro, rédacteur en chef d’Esprit Trail, testeur pour Running Attitude. 58 ans, 1,74m, 60 kg, vainqueur de nombreuses courses de montagne, et désormais de trails dans sa catégorie, 2h16’52’’. Conditions du test 200 km avec séances de seuil sur sentiers techniques, rando courses, fractionné en côtes.

Les concepteurs de cette chaussure proposent avec ce modèle un produit très aboutiprésenté pour de l’ultra, mais dont la légèreté, l’accroche bluffante et l’amorti bien présent en talon, tout en restant tonique en transfert et en relance, permettent de l’utiliser sur tous les formats, même pour le kilomètre vertical. Son poids de moins de 300g en 42,5, place ce modèle dans la bonne moyenne des chaussures de ce type, et le drop de 8mm assure un bon compromis entre confort des mollets et capacité de dynamisme des pieds en transfert avant-arrière et en relance. C’est ce modèle que portait Thierry Breuil lors de sa dernière Diagonale des Fous, une référence en matière de technicité et de nécessité d’accroche et de résistance. Lors de ma phase de test, sur plus de 200 km (en 3 semaines !), j’ai particulièrement apprécié son confort immédiat dès les premiers kilomètres, noté le fait que les crampons espacés empêchent la boue de s’accumuler, et surtout ressenti que c’était une chaussure pour faire de la course à pied, c’est-à-dire qui procure de belles sensations de foulée ! 

Le verdict… Accroche : 18/20 Amorti : 15/20 Confort : 18/20 Souplesse : 17/20 soit une moyenne de 17/20

Quelle utilisation pour cette paire ? Trails et entrainements de toutes distances, tous terrains pour tous types de foulées.

Drop : 8 mm – Pointures du 40 au 47, uniquement en homme. Poids : 290 g en 42,5 

Prix : 80 €. 

Depuis quelques mois, dans la foulée du géant Nike, initiateur du mouvement, les équipementiers commercialisent des modèles très orientés compétition utilisant notamment une plaque de carbone dans la semelle, technologie censée améliorer les performances. Le 1er mars, le modèle Hyperion Elite de Brooks sera disponible en quantité limitée – 105 paires en France – chez quelques revendeurs spécialisés. Nous avons pu la tester en avant-première.

Test réalisé par Frédéric Poirier, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). 

Premier constat en les sortant de leur boîte, elles sont légères : 200 grammes en pointure 44. Second constat, le mesh est très souple et constellé de minuscules encoches et le chaussant est assez étroit. En tenant la chaussure avec ses deux mains pour plier l’avant de la semelle, il faut fournir un effort important en raison de la lame de carbone qui court de l’avant à l’arrière de la semelle.



Dès les premières foulées on a irrésistiblement envie d’accélérer, d’abord en raison de leur légèreté et aussi du fait d’une légère bascule sur l’avant qui incite à courir de manière dynamique. Si le confort est préservé, le mesh très minimaliste n’isole pas très bien de l’humidité en cas de pluie. Sur une séance d’environ 50 minutes avec variations d’allure, sur bitume, il est difficile d’estimer le gain apporté par rapport à un modèle plus polyvalent, alors direction la piste du stade de la porte d’Auteuil, à Paris, pour un entraînement plus rythmé.

A l’aise sur la piste

Au programme, après 20 minutes d’échauffement et quelques gammes (foulées bondissantes, montées de genoux, etc.), place à des séries de 300 mètres en 58 secondes (3’15” au km) avec le même temps de récupération en courant lentement. Les quatre premières séquences sont courues avec le modèle Hyperion Tempo, beaucoup plus polyvalent (test à venir dans Running Attitude n° 210 en kiosque fin mars). Les séries sont courues entre 58 et 59 secondes. Le vent se lève un peu et la pluie fait son apparition, je chausse les Hyperion Elite pour courir les six dernières séries. Bon point pour la bonne adhérence de la semelle sur la piste désormais bien humide. Verdict de cette première série avec les Elite  : 56 secondes. C’est en autochronométrage certes, mais avec la même méthode que précédemment. Les 4 sections de 300 mètres suivantes seront toutes courues entre 55 et 56 secondes, bonus avec une ultime séquence sans contrôler l’allure, courue en 50 secondes.

Indéniablement il se passe quelque chose, le modèle Hyperion Tempo est à peine plus lourd (215 grammes) mais beaucoup moins réactif que les Elite.

Aux pieds, les Hyperion Elite. A côte, les Hyperion Tempo.

Quelques jours plus tard, au bois de Vincennes, sur un circuit plat mesuré à la roue de géomètre, séances de 800 mètres sur bitume. Objectif 6 x 800 mètres en 3 minutes (3’45” au km soit pile 16 km/h) avec 2 minutes de récupération, les deux premières séries en Hyperion Tempo. Après les deux premières courues en ” piochant ” un peu en 3′ et 2’59”, les quatre suivantes en portant les Hyperion Elite sont courues à peine plus vite (entre 2’57” et 2’58”) mais avec bien plus d’aisance.

Ultime comparatif à nouveau sur la piste d’Auteuil et à nouveau sous la pluie pour 6 x 600 mètres en 2’10” (3’35” au km) avec 2 minutes de récupération. Trois séries avec les Tempo en 2’10” / 2’11”, les trois suivantes en 2’09” avec les Elite.

Deux autres entraînements un peu plus longs (1h30 chacun) montrent plusieurs aspects : leur coloris clair les rend salissantes lorsqu’il pleut fort et on a vite les pieds très mouillés. Le confort est assez bon pour un modèle orienté vers la performance, même après 1h15 avec des variations d’allure. Si les différences de chrono sur les séances effectuées ne sont pas significatives, leur aisance sur ce type d’entraînement est vraiment supérieur à leur modèle ” inférieur ”, les Hyperion Tempo.

Sans parler de rebond, on se sent plus dynamique et avec une facilité de propulsion qui donne une irrésistible envie de continuer sur un rythme élevé.

A quels coureurs sont elles destinées ?



Leur nom et leur prix (250 €) ne laissent aucun doute quant à leur positionnement élite. Elles seront à utiliser en compétition et sur quelques entraînements pour s’habituer à courir avec. Elles sont évidemment utilisables sur courte distance, 5 ou 10 km. Pour des distances supérieures, ce sera au coureur d’apprécier la situation : elles sont assez confortables sur une durée de 1h30, donc largement utilisables sur un semi-marathon pour de nombreux coureurs, mais il faut néanmoins ” avoir du pied ” pour en tirer la quintessence, et notamment avoir une bonne fréquence de foulée (> 170 pas par minute).
Pour une durée supérieur à 1h45, et envisager un marathon (sur des chronos allant de 2h20 à 2h50), il n’est pas certain qu’elles conviennent à tous les profils : leur amorti est très dynamique, ll faudrait effectuer des séances d’entraînement longues (2h à 2h10) avec ce modèle pour vérifier qu’elles seront bien adaptées au coureur.

Il n’est pas facile, avec un modèle destiné à la performance, de déterminer le réel gain sur les chronos qui serait apporté par les chaussures. En tout état de cause, que ce soit sur les séances effectuées sur piste ou les quelques entraînements à allure variées (pour un total d’environ 90 km), cela s’est fait avec plus d’aisance ce qui pourrait repousser le seuil de fatigue, participant ainsi à l’amélioration des performances.

Elle a plongé avec… Sandrine Nail- Billaud.

Autant la musique pour les coureurs à pied représente un marché bien présent avec de nombreux produits disponibles, autant pour ceux qui mangent des carreaux de piscine pendant de longues heures ou qui nageottent en étant blessé en course à pied, il y a peu de choix pour écouter son tube phare des années 80 en barbotant.

Mais quand on parle de musique en course à pied il n’est pas rare de voir apparaitre les avis des uns et des autres pour et contre la musique en courant, le tout surmonté d’une interdiction de musique dans les oreilles sur les courses à label FFA – enfin, ça c’est la théorie….

Car oui, effectivement écouter de la musique lors d’une activité sportive est très plaisant. La musique peut vous permettre de battre votre record au 10km (pour peu que vous ayez en plus de la musique punchy des chaussures à haute technologie carbone, mais je m’égare..) mais écouter de la musique en courant est surtout très dangereux du fait de la coupure avec l’environnement, de ne pas entendre le bruit des véhicules, les encouragements des spectateurs lors d’une course ou la copine qui vous raconte sa vie en courant ! 

Cette musique met le coureur dans une bulle qui peut être source de nombreux risques. Mais ça c’était avant ! Avant quoi ? Avant la conduction osseuse bien sûr ! Technologie que nous vous avons déjà présentée plusieurs fois dans Running Attitude et qui nous vient de la marque Aftershokz. En effet ce fabricant, leader dans les casques à conduction osseuse (comprenez : rien n’est envoyé en direct vers vos tympans) s’est enfin intéressé à nous, triathlètes, nageurs du dimanche ou coureurs réduit à faire des longueurs le temps que cela aille mieux, pour créer un casque complétement étanche. 

L’Xtrainerz en quelques mots…

Ce casque est étanche jusqu’à 2 mètres (mais non pas du bord…) et si tous les autres casques Aftershokz fonctionnent en Bluetooth, je vois déjà la question arriver : mais ou mettre son téléphone pour avoir de la musique dans l’eau ?!

C’est là que le Xtrainerz présente toute sa différence avec les autres casques de la marque car il contient une mémoire interne pour le stockage des fichiers musicaux. Il est étanche mais peut donc aussi parfaitement convenir pour la course à pied. Il ne pourra cependant pas être couplé à votre smartphone ou à votre montre pour la musique, il n’est pas Bluetooth et ne pourra pas non plus vous servir pour répondre à vos appels (en même temps sous l’eau…) comme casque mains libre ce que fait parfaitement son grand frère l’Aeropex ou même le Trekz air.

Mémoire et gestion de la musique :

Pour ce qui est du contenu et de sa gestion, le casque fonctionne « à l’ancienne ». C’est-à-dire qu’il faut le connecter à l’ordinateur à l’aide du câble USB fourni et l’ordinateur le reconnait comme une clé USB ou il est possible d’y gérer manuellement le contenu dans l’espace de stockage de 4Gb. Le casque permet de lire tous les formats audio donc pas de prise de tête si vous achetez toute votre musique via la marque à la pomme…et comme le casque n’est pas Bluetooth, il va se contenter de lire ce que vous y mettez dedans, soit en vrac ce qui est mon cas, soit dans des fichiers organisés par auteurs, date etc….

Vous avez un abonnement à une plateforme de musique ? Oubliez ! Pas possible pour ce casque-là, il va vous falloir retrouver votre vieux disque dur ou vous aviez stocké toute votre musique achetée ou non …

Coté chargement de la batterie : 

Dans sa définition : le casque Aftershokz Xtrainerz est étanche et donc il peut être utilisé en natation. De fait, Aftershokz ne l’a pas équipé d’un connecteur micro-USB, mais de connecteurs sur l’un des côtés. Pour la recharge, on utilise donc un clip USB fourni pour respecter l’étanchéité du produit et c’est ce même clip qui sert  pour le transfert de fichiers de musique.

Coté autonomie :

La charge complète du casque permet un usage annoncé pour une durée de 8h et cela en fait des longueurs de piscine... Personnellement je n’ai pas, malgré ma lenteur au 100 m, atteint la limite de batterie faible (qui est alors annoncée par la douce voix féminine synthétique du casque) avec pourtant une utilisation d’environ 3 séances de 1 à 2 heures chaque semaine. Le casque étant rechargé tous les WE.

Mise en marche :

Lire les notices n’est pas votre fort, ça tombe bien, c’est très simple ! Sur le côté droit, se trouvent les boutons de commande du casque : Les boutons + et – permettent d’ajuster le volume sonore et une pression plus longue sur le + permet de passer à la piste de musique suivante et sur le – : pour revenir à la piste précédente. Entre ces 2 boutons + et – : un bouton marqué 0 qui permet d’allumer et d’éteindre le casque en effectuant une pression longue de 2 secondes alors qu’une pression courte permettra de stopper la lecture de la musique et de la reprendre par une autre pression courte.

Enfin, un dernier bouton tout à l’arrière du module sur la branche marqué > qui permet par une pression courte de choisir l’ordre de lecture des morceaux de musique, soit normal c’est-à-dire dans l’ordre du téléchargement de musique, soit en lecture aléatoire. Une pression longue sur ce même bouton permettra de basculer sur le mode de lecture de musique de mode normal (course à pied, vélo, marche etc…) ou en mode natation : écoute de la musique sous l’eau.

On se jette à l’eau…

Et grande angoisse, mais comme cela va tenir avec mon bonnet de bain ? Attention je ne parle pas du bonnet de bain “de mamie”, gaufré et bien large qui protège surtout les cheveux des gens qui ne mettent pas la tête dans l’eau… Mais plutôt de mon magnifique bonnet hyper ajusté en silicone de l’équipe d’Australie gentiment offert par mon fils, nageur lui de haut niveau. Autant pour courir avec mon Aftershokz Trekz Air, je ne me pose pas la question, avec ou sans casquette, ça tient parfaitement mais là ? 

Surprise c’est un ajustement quasi parfait qui fait que le bonnet vient appuyer un peu sur la branche du casque sans gêner. Cela le maintien très bien en place, m’évitant l’angoisse de devoir aller le chercher au fond de l’eau dès les premiers mouvements de brasse. Le casque tient parfaitement en place grâce à l’anneau en titane et on ne le sent quasiment pas.

Attention : je ne l’ai pas testé sans bonnet de bain !

La musique dans l’eau : on choisit le mode écoute dans l’eau comme expliqué précédemment et qui a la propriété d’atténuer les basses qui sont naturellement amplifiées sous l’eau ce qui donne une qualité de musique ultra naturelle. Sous l’eau, la conduction osseuse est parfaitement efficace et même le son à faible volume est entendu quand on met la tête sous l’eau, ce qui est confortable si on veut discuter la tête hors de l’eau avec sa voisine de barbotage ! 

Il faut par contre avoir sans cesse la tête sous l’eau pour avoir un niveau d’écoute continu avec le même son (pas facile me direz-vous….) ou alors avec un masque et tuba… Il faut privilégier de la musique au rythme entrainant pour palier au fait que les notes et paroles peuvent être un peu diffuses et donc pour écouter des pods cast par exemple, ce n’est vraiment pas confortable !

Notre avis par un certain nombre de longueurs en piscine… Globalement c’est la meilleure solution d’écoute de musique que j’ai pu tester en natation aussi bien en termes de confort, de facilité d’utilisation et de qualité du son ! Adopté pour rythmer les longueurs, toujours trop longues. Avec la musique c’est plus motivant !

Les + : Le poids plume et la tenue sur la tête, même avec des cheveux longs, même avec un bonnet de bain. Les 2 modes d’écoutes permettant de l’utiliser aussi pour la course à pied avec un rendu de son excellent dans le mode terrestre. La facilité d’utilisation même pour télécharger de la musique « à l’ancienne ».

Le – : L’absence de connexion Bluetooth possible ce qui permettrait de passer en mode lecture de musique sur des listes d’abonnement ou de l’utiliser couplé à son téléphone pour la course à pied par exemple !

Nous avons profité des journées froides et pluvieuses des semaines de novembre, décembre et janvier pour tester en conditions quatre protections, tous budgets, toutes utilisations.  

Arc’Teryx Norvan SL Insulated : la + extrême

Testée par Antoine Galewski 

Cette veste trail de la marque canadienne reprend la technologie Gore-tex Shakedry qui a largement fait ses preuves en matière d’isolation et de protection contre la pluie. Sur ce modèle, Arc’Teryx y a associé un isolant Coreloft Compact 40. Le tout fait de cette veste le must en rapport isolation/encombrementAvec cette Norvan, pas besoin de sous-couche thermique même par température négative. Sa doublure en tissu Dope Permeair la rend extrêmement douillette. C’est la veste idéale pour affronter les conditions les plus extrêmes pendant des heures. Elle peut parfaitement convenir à des activités de rando-trail en montagne et même de VTT l’hiver car elle laisse une excellente liberté de mouvement malgré une coupe ajustée. L’évacuation de la transpiration est efficace si on l’utilise par temps très froid. Dès que le climat se réchauffe la veste tient vraiment très chaud. Cette Norvan SL en version isolante est plus lourde (270 g) et plus encombrante que ses concurrentes utilisant la technologie Gore-Tex Shakedry mais elle est également plus résistante. On peut facilement porter un sac sans risquer d’usure prématurée. La capuche est ajustable est pratique à utiliser. Petit bémol : les rangements qui se résument à une petite poche intérieure dans laquelle il est difficile (mais pas impossible) de faire entrer des clés, un portefeuille et un portable. 

Prix : 400 €. A noter une version non « isolante », plus légère est proposée à 300 €. 

Poids : 270 g en taille M (homme).  

Le + Confort inégalé notamment en conditions extrêmes. Compatible matos ultra-tail.

Les – Design très voire trop sobre et le prix élevé (400 €). 

Notes Confort : 18/20 – Respirabilité 15/20 – Imperméabilité : 19/20 

The North Face Futurelight Flight Series : la + complète

Testée par A Antoine Galewski 

Futurelight, c’est le nom du tissu créé pour répondre aux exigences des athlètes en matière de protection contre les intempéries, de respirabilité et de légèreté. The North Face a utilisé une technique de maillage innovante, le « nanospinning », qui permet à la fois une porosité à l’air et donc une bonne respirabilité et une imperméabilité maximale. Dans la gamme Futurelight, la collection Flight Series est conçue au trail. Autant le dire tout de suite, c’est notre coup de cœur et les promesses affichées sont largement tenues. Cette veste est parfaitement aérée et imperméable. Nous avons pu pratiquer des séances longues, fractionnées ou en endurance fondamentale en plein hiver avec un simple t-shirt en dessous sans ressentir les effets du froid, du vent et/ou de la pluie. La capuche est ajustable et permet de se sentir à la fois protégé et libre de ses mouvements. Le poids est plus important sur la balance que ses concurrentes Gore-Tex par exemple mais cette veste est plus solide et permet facilement d’emmener un sac de trail sans craindre d’usure prématurée. D’ailleurs, Pau Capell en était équipé lors de sa victoire sur l’UTMB. La large poche arrière permet d’y glisser portable, clés et portefeuille sans problème et reste accessible même en portant un sac. Le confort est aussi au rendez-vous avec une veste parfaitement ajustée (mais attention elle taille grand) qui laisse une grande liberté de mouvement. Pour un premier essai c’est un coup de maître ! 

Le + Tout, c’est bien simple cette veste ne me quitte plus. Compatible matos ultra-trail.

Le – Rien, si ce n’est le prix. 

Confort : 17/20 – Respirabilité : 18/20 – Imperméabilité : 18/20 

Prix : 270 €. 

Poids : 254 g en taille M (homme). 

Kalenji Kiprun warm regul : la + pratique

Testée par Antoine Galewski 

Kalenji propose ici une veste complète avec différents accessoires intégrés bien utiles par temps froid et/ou pluvieux. On retrouve un tour de cou intégré que l’on peut facilement déclipser et des moufles étanches. Petit détail appréciable : l’existence d’une ouverture dans la manche qui permet de consulter sa montre sans laisser l’air pénétrer. A l’inverse de ses concurrentes cette veste est dotée de deux poches latérales zippées. Le tissu utilisé est déperlant (membrane Softshell) et protège du vent. Il est relativement épais, résistant et garde particulièrement bien au chaud. Le pendant négatif est le poids et l’encombrement plus importants par rapport à d’autres vestes du marché. On peut la glisser dans un sac mais elle occupera une bonne partie de l’espace. Autre point d’interrogation : les deux fermetures latérales sont présentes pour permettre une meilleure régulation de la température  mais il semble difficile de les utiliser par temps pluvieux ou neigeux sans risquer de se retrouver trempé. Néanmoins, cette veste présente un rapport qualité/prix imbattable pour ceux qui veulent s’équiper sans se ruiner tout en bénéficiant d’une protection optimale contre le froid et la pluie fine. Pour débuter et passer l’hiver bien au chaud, elle est idéale. Bonus : elle est soldée (jusqu’à fin février) à 40 € au lieu de 50 € car elle va laisser place à la collection printemps/été, mais elle reviendra en septembre pour la prochaine saison d’hiver. Raison de plus pour ne pas s’en priver ! 

Les + Toute équipée impossible d’être pris en défaut par la météo. 

Le – Le système d’aération inutilisable en cas d’intempéries. 

Confort : 14/20 – Respirabilité : 14/20 – Imperméabilité : 16/20 

Prix : 40 €. 

Poids : 524 g en taille L (homme). 

Salomon Elevate Aero FZ : la + douce 

Par Sandrine Nail-Billaud 

Présentée comme une couche intermédiaire pour le running par temps froid, cette veste se suffit à elle-même par-dessus une première couche chaude (manches longues) jusqu’à une température de 10 degrés. Sa matière stretch est légère (104 g). Elle possède des empiècements coupe-vent sur la poitrine, les épaules et la capuche, qui protègent efficacement du vent froid. Les poches pour les mains sont zippées, de même que la poche intérieure pour les clés. La capuche qui s’ajuste sans cordon, est légère. Sa conception minimaliste sans tirette tient d’ailleurs bien face au vent. Autre bon point, la coupe, critère toujours compliqué pour les femmes. On la souhaite ajustée, mais pas trop, ni trop peu. Là, on dirait ce modèle coupé pour moi, et je n’ai pas une taille standard ! Autres détails pratiques, un élastique au bas empêche l’entrée d’air froid et des marquages réfléchissants permettent de s’entraîner en sécurité à la tombée de la nuit. Ce modèle n’est pas à proprement parler imperméable, mais déperlant. J’ai enfilé cette veste pour la première fois sur le dernier Marathon Nice Cannes, qui a démarré sous l’orage et des trombes d’eau et s’est achevé sous le soleil naissant. Elle a fait le job pour me protéger, avant que je ne la roule autour la taille jusqu’à l’arrivée. J’ai apprécié ensuite en quelques sorties son confort général, et mais aussi la douceur de sa matière. Pas de bruit gênant en action ! Depuis, ma fille de 19 ans, athlète de haut niveau sur piste me l’a piquée et l’utilise non-stop pour ses trajets à vélo et ses entraînements sur piste au stade 4 fois par semaine. C’est qu’elle a tout bon. 

Le + Légèreté, confort, douceur, chaleur et prix raisonnable. 

Le – Pas de logo apparent, dommage car on est content de porter une marque française. 

Prix : 120 €. Modèle Fast Wind équivalent pour l’homme (130 €). 

Poids : 104 g en taille S (femme). 

Confort : 19/20 – Respirabilité : 16/20 – Imperméabilité : 16/20 

Cette nouvelle Garmin Fenix 6 est sans doute la montre la plus complète du marché. Elle est proposée en 4 modèles (6S, 6, 6X et 6X Solar) qui s’adaptent aux besoins – et aux budgets – de chacun. Le nombre d’applications proposées rend très efficace la personnalisation des différents sports. Côté design, Garmin marque des points avec un écran plus grand que la Fenix 5  mais une montre qui reste fine et pas encombrante. Le bracelet en silicone est très confortable. Peu de changement côté ergonomique, toujours aussi efficace, avec des boutons faciles à utiliser. Le côté intuitif de la navigation est amélioré avec une fenêtre « Glance » qui présente une synthèse des informations et permet d’accéder aux widgets complets d’une simple pression. 

Nouvelle puce GPS

L’autonomie est en net progrès. Garmin rattrape son retard en la matière avec un gestionnaire d’alimentation pour optimiser les performances de la batterie. En mode GPS classique, elle affiche 36h d’autonomie soit à peu près les performances de la Forerunner 945. C’est tout le paradoxe de cette montre dont l’autonomie augmente à mesure que l’on cesse d’utiliser des applications toujours plus nombreuses. Je me suis facilement passé de la musique qui a par ailleurs nécessite un téléphone pour les modèles non « pro». Passons au GPS, avec une nouvelle puce Sony plus économe en énergie mais qui ne révolutionne pas la précision des tracés par rapport à la Fenix 5 et reste en deçà d’autres marques.

Nouveau capteur optique pour la prise de FC au poignet

Les performances du nouveau capteur cardio optique « elevate3 » tranchent avec les modèles précédents et avec la concurrence. La différence est notable sur des séances de seuil et sur des séances de vélo sur lesquelles les capteurs optiques sont souvent mis à rude épreuve. Néanmoins, la réactivité du capteur laisse toujours à désirer sur des séances de fractionnés courts sur piste. Mais la tendance sur ce point est à une très nette amélioration. En résumé la Fenix 6, est une montre complète mais il est difficile parler de révolution par rapport à la Fenix 5X plus ou même à la Forerunner 945 qui étaient déjà de vraies réussites. En revanche, si vous êtes possédé des modèles plus anciens alors cette Fenix 6 va vous faire entrer dans un nouveau monde. 

Le + mode pace pro censé vous aider à planifier votre course est une bonne idée mais il est difficile à utiliser pour les non-initiés.

Le –  Le prix – à partir de 600 euros – qui fait entrer la Fenix 6 dans le même univers que les smartphones derniers cris…

Qui a testé ? Antoine, testeur pour Running Atttitude, a porté cette Garmin Fenix 6 durant tous ses entraînements pendant un mois.

Avec cette nouvelle version de la Hierro, New Balance nous propose une chaussure très à l’aise sur les chemins. Du chaussant à la semelle, elle a clairement été étudiée pour le trail. En commençant, par la guêtre intégrée dans le chausson, cela ne facilite pas la tache pour les enfiler, mais une fois le pied dans la chaussure, rien d’autre ne pourra entrer et le chausson thermoformé s’adapte très bien au pied.

Je suis sensible au point de pression et j’ai trouvé mon bonheur dans cette chaussure, mes orteils respirent entre eux et le laçage ne comprime pas mon coup de pied tout en faisant son travail de maintien.

Notez également que comme la plupart des chaussures actuellement sur le marché, les coutures sont inexistantes pour le plus grand bonheur de notre peau. Même avec 110km de trail dans le désert je n’ai eu qu’une petite ampoule.

Elle est dotée de la technologie Fresh Foam au niveau de la semelle intermédiaire, et pour l’avoir testée sur des sorties longues, très longues, elle garde un bon amorti et un bon retour d’énergie au fil des kilomètres. La semelle vibram®, permet une bonne adhérence sur les chemins les plus boueux et chaotiques.

Le + La guêtre intégrée. Le – Pas grand chose à redire, si vous êtes confortable dedans.

Le prix : 140 €.

Elle a testé cette paire pour vous : Anne-Sophie Rochette, @Josyrunning, a fait près de 300 bornes avec aux pieds, sur les chemins boueux du Gers, comme dans le sable du désert, sur le Half Marathon des Sables Pérou, début décembre.

Autant le dire tout net : cette lampe m’a enfin réconciliée avec le fait de courir la nuit. Ultra-puissante, très agréable à porter laissant au placard et dans l’obscurité un grand nombre de ses concurrentes. Dans le détail, voici le bilan de mes sorties éclairées.

Lampe testée par Sandrine Nail-Billaud.

La description de cette Ferei HL 40 II, range la lampe dans la catégorie puissante et robuste conçue pour les sports nature type trail/ultra trail, course à pied nocturne mais aussi raid multisport et VTT. C’est aussi la plus puissante en version faisceau unique chez Ferei.

1 000 lumens portant à 200 mètres

A l’allumage, la puissance est progressive et heureusement quand on arrive à l’intensité maximum, ça pulse ! C’est une lampe ultra puissante avec plus de 1000 lumens en puissance max et la portée annoncée est de 200 mètres.

Cette frontale est également étudiée pour des conditions extrêmes avec une réalisation en aluminium anodisé (contre les impacts et la corrosion), les raccords de câble possèdent un système de protection en aluminium avec joint et la batterie est stockée elle aussi dans un tube protecteur avec joint. La lampe est aussi donnée pour être IPX4 c’est-à-dire résistante à la pluie et aux éclaboussures mais aussi à une chute de 1 mètre !

Un bouton, 3 niveaux, 4 modes

Pour l’allumage, c’est très simple avec 3 niveaux à chaque pression sur le bouton : puissance faible, puis plus fort puis intensité max puis rien. Mais il existe un mode réglage de l’intensité lumineuse avec premier appui éclairage faible puis en laissant le doigt avec un appui de 2 secondes sur le bouton l’éclairage augmente progressivement pour atteindre alors sa puissance maxi par palier de 10% d’augmentation environ. Pour prévenir que la batterie est presque vide : 2 clignotements, puis un peu plus tard 5 clignotements et ensuite la lampe se coupe ! 

Enfin il existe aussi un mode flash ou sur la lampe éteinte un appui prolongé de 2 secondes sur el bouton permet d’avoir 4 modes au choix qui se changent en maintenant 2 secondes le doigt sur le bouton : un mode SOS, un mode 3 éclats flash groupé, un mode allumé éteint par alternance régulière et un mode 1 éclat (mais cela ne se fait que avec la plein puissance de la lampe pour ces 4 modes et ce n’est pas modifiable).

Pour le bouton interrupteur qui, je dois l’avouer me pose souvent des problèmes, il est sur le côté droit de la lampe mais bonne nouvelle pour les gauchers il peut être facilement changé de coté. Ce bouton est très facile d’accès même avec des gants et énorme avantage : on fait pression sur le bouton contre la tête et non pas vers le bas dans le vide ce qui fait que pas besoin de tenir la lampe pour changer de mode pour ne pas qu’elle glisse sur la tête, tout se fait avec un seul doigt !

Enfin, la largeur d’éclairage est variable d’un mode zoom étroit à réserve au mono trace à une mode élargi pour des portions plus larges ou pour courir à plusieurs avec une seule lampe. Test en réel : trois personnes peuvent courir confortablement avec le porteur de la lampe positionné au centre des deux autres.

Et l’autonomie  ?

3 heures en pleine puissance avant que la lampe ne se coupe mais à demi puissance durée d’autonomie bien supérieure et à noter qu’elle procure un éclairage toujours plus important qu’une lampe classique même à mi-puissance. Avec l’option batterie déportée c’est 4 fois la batterie de base que l’on emmène avec soit donc de quoi courir toute la nuit !

En course, la lampe est très agréable à porter même pour les femmes même avec les cheveux attachés et elle ne bouge pas et surtout ne n’appuie pas fort sur le front.

En résumé 

Une très bonne voire excellente lampe frontale qui éclaire très fort et qui en fait un produit plutôt haut de gamme mais qui ravira aussi bien le trailer (ou l’ultra trailer) de nuit que le coureur de bitume sur routes sombres !

Les – : Une lumière rouge de type Led à l’arrière serait top pour être vue de dos. La batterie déportée est en supplément pour l’achat  part mais c’est un réel plus à condition de changer le cordon : trop court et si seulement un port USB était disponible pour pouvoir charger avec les chargeurs solaires !

Les + : Très légère et elle se fait vite oublier, puissance d’éclairage et réglage intensité, zoom  exceptionnels et très facile d’utilisation, pas besoin de passer 3 heures sur la notice avant de l’utiliser : appréciable.

Prix : 120 €, + 70 € avec la batterie déportée.  

En septembre, Veja a sorti une paire inédite dans le monde du running car conçue à 53% avec des matériaux bio-sourcés et écologiques. Nous avons testé cette Condor pendant plus de 150 km. Le bilan ? Encourageant pour une première !

L’approche de Veja est donc innovante puisque l’entreprise propose une chaussure construite sans production de plastique. La chaussure en contient, mais issu à 100% du recyclage. Car même si elle n’est pas 100% sans dérivés de pétrole, cette running Condor de Veja fait faire un grand bond en avant en proposant une composition très originale. 

DE QUOI EST FAITE CETTE VEJA ? Tige en Alveomesh (100% bouteilles plastiques recyclées) / Structure de maintien talon en Pebax RNew (100% huile de ricin) / doublure intérieure en jersey (33% coton biologique & 67% polyester recyclé) / semelle intérieure en caoutchouc sauvage (12%), bouteilles plastiques recyclées (12%), jute (12%), E.V.A. recyclé (8%), E.V.A. (56%) / semelle intermédiaire en canne à sucre (22%), déchets de riz (15%), huile de bananes (8%), E.V.A. (55%) / technologie d’amorti en L-Foam (50% latex naturel du Brésil & 50% latex synthétique en espérant que les prochaines modèles soient en 100% naturel) / semelle extérieure en caoutchouc sauvage d’Amazonie (30%) et déchets de riz (31%). 

Premières impressions, à l’enfilage…

Alors si la marque était déjà connue pour son engagement durable dans la conception de ses chaussures life style que vaut d’un point de vue running cette basket Condor ? A l’essayage, elle offre une large place à l’avant pour les orteils. Je trouve qu’elles sont même un peu plus larges que la moyenne. Ce qui est agréable lorsque le pied gonfle en fin de sortie ou si comme moi, vous avez des pieds larges. Sur le confort en course : pas d’ampoule mais un frottement au niveau du dessous du pied, peut-être est-ce dû à la corde naturelle utilisée sous la semelle de propreté, le pied n’étant encore habitué ne connaissant que du 100% pétrole !

Petit souci sur la languette car elle est épaisse et surtout elle bouge pendant la course d’un côté ou de l’autre de la chaussure. Cela entraine donc des frottements désagréables mais en attachant bien les lacets, le plus haut possibl, e cela semble la stabiliser.

FICHE TECHNIQUE
Poids : 315g pour une taille 42 ce qui n’en fait pas pour les femmes une basket très légère mais dans la moyenne. Drop : 10 mm. Foulée : Neutre. Surface : Route/Chemin tracés (très tracés…). Usage : Coureur occasionnel, sur route, jusqu’au semi-marathon. Prix : 130 €.

Verdicts après les premiers runs

Que les choses soient dites de suite, c’est uniquement une chaussure pour de la route ou du chemin très tracé sans cailloux notamment, ni racines…Ce sont des chaussures qui peuvent convenir à de la pratique occasionnelle : 5-10 km par semaine jusqu’au coureur plus régulier aux alentours de 50 km/semaine mais pas au-delà d’un semi-marathon.

En effet, pour un marathon, le coté tapant sur route de la semelle et la moindre robustesse due à sa composition ne permet pas de faire une préparation et un marathon avec cette paire. D’ailleurs Veja les a bien conçues dans le sens de la pratique loisirs. La chaussure n’est pas souple, et la semelle est très dure mais c’est aussi ce qui lui donne sa stabilité. Leur légèreté est d’ailleurs très appréciable sur route et permet également de faire ses séances de fractionné sans avoir à changer de chaussures car elles possèdent un rebond intéressant ce qui leur confère donc un très bon dynamisme au final.

Pas de soucis pour glisser ses propres semelles dans ces chaussures, la semelle de propreté se retire très bien montrant d’ailleurs cette fameuse corde qui compose la semelle, à la place de nos traditionnelles semelles en matériaux synthétiques dérivés du pétrole. Le pied est très bien maintenu et elles sont conçues pour une foulée universelle.

Alors sur cailloux ou des chemins type trail, oubliez les car elles sont alors moins dans leur élément : on sent les cailloux à travers la semelle et en descente même si elles restent stables, le confort n’est plus présent.  Sur terrain mouillé, route trempée, aucun souci de stabilité, les pieds sont mouillés mais c’est lié au fait que la chaussure n’est pas Gore-tex et que comme toutes chaussures au mesh léger, elles laissent passer l’eau.

Après 150 km de test…

Difficile de dire si la chaussure est plus fragile qu’une paire conventionnelle. Est-elle plus ou moins durable ? Est-elle résistante ? En tout cas, pour le moment, la paire ne montre pas de signe d’usure prématuré par rapport à une autre paire après ces tests dans différentes conditions météo et toujours sur route.

Look vintage et unisexe

Veja a fait le choix de ne sortir que des modèles unisexes et de différentes couleurs. Je reste cependant persuadée (pour tester un très grand nombre de chaussures) que le pied féminin est différent d’un pied masculin, que la pose n’est pas la même en courant et que la puissance restituée doit être adaptée. Ce n’est pas le cas ici et s’il n’y a pas de différence entre les modèles homme ou femme vous aurez le choix entre différents coloris plutôt sympas qui vous permettront aussi de porter une basket écoresponsable au quotidien en ville. Elles ont aussi ce petit côté look vintage mais plutôt des années 90, avec un look assez large et peu profilé mais qui fait un malheur avec un jean. 

Au final : c’est une première paire de running écologique très réussie surtout quand on sait la difficulté à se lancer sur le marché de la chaussure de course à pied sur route déjà très saturé, même si nous sommes de plus en plus d’adeptes à aimer courir. 

Les + : matériaux utilisés, look, stabilité, dynamisme. Les – : languette, poids, dureté de la semelle, modèle unisexe.

Elle a testé pour vous… Sandrine Nail-Billaud.