Julien Samson, 25 ans, revient de loin. Cette étoile montante du demi-fond français, a vaincu un cancer. Pendant sa chimiothérapie, courir a été sa thérapie. A la clé, des médailles et un mental de gagnant.

 

« Ce cancer, je l’ai vécu comme une course. Il ne fallait rien lâcher. Au bout d’un moment j’allais voir le jour. » Étoile montante du demi-fond français, Julien Samson a 23 ans lorsque le coup de massue tombe.

Lumière et désespoir

Quelques mois plus tôt, il est aux portes de l’équipe de France. « Porter le maillot bleu, c’est un rêve. En novembre 2014, ma dernière année en catégorie espoir, j’ai participé aux sélections pour intégrer l’équipe de France de cross pour les championnats d’Europe. J’ai terminé 6e et donc potentiellement qualifiable, mais la Fédération m’a écarté au profit d’un autre qui avait abandonné le jour des qualifs, sans doute parce qu’il avait un meilleur CV. J’ai vécu cela comme une profonde injustice. J’étais effondré », raconte Julien. C’est la descente aux enfers. Saison terne, grosse fatigue, puis douleurs thoraciques, sueurs nocturnes. En août 2015, il consulte à l’hôpital de Boulogne-Billancourt où il travaille comme brancardier en radiologie. Sans se douter de ce que le médecin va lui annoncer. Lymphome de Hodking, un cancer qui touche surtout les jeunes. Chimiothérapie, radiothérapie, le protocole débute toutes affaires cessantes. Un traitement lourd qui échoue dans 20% des cas. Son corps, lui, a bien réagi. « Je pense que le sport m’a aidé à mieux accepter le traitement », témoigne Julien.

Courir pour tenir

Pendant ces mois douloureux, d’août 2015 à février 2016, il s’est entraîné, tous les jours. « Courir a été une thérapie. J’avais l’impression d’éliminer le surplus de médicaments injectés de mon corps, de me nettoyer. » Même derrière le groupe, il serre les dents pendant les séances de côtes et de fractionnés. Casquette sur la tête pour masquer son crâne lisse. « J’avais l’impression de remplir un verre percé. Après chaque chimiothérapie, tous les quinze jours, je recommençais à zéro. Et deux à trois fois par semaine, je faisais aussi de la musculation à cause de la fonte musculaire causé par les traitements. Courir me permettait de m’évader et d’être comme tout le monde. » A-t-il pris des risques ? C’est certain. « Je n’en ai fait qu’à ma tête. Mes globules blancs étaient à plat, sortir dans les lieux publics, en forêt, ce n’est pas le top. Mais j’en avais besoin. » Un chemin vers la guérison. « Je me disais que tous les efforts paieraient tôt ou tard. » Gagné.

 

Médailles & qualif

En rémission totale en mai 2016, il reprend son travail de brancardier – 10 km par jour dans les couloirs de l’hôpital – et son rythme habituel d’entraînement – 12 séances par semaine. A la clé, une moisson de médailles. Ce début 2017 lui réussit. Le bronze sur le championnat de France 1 500 m en salle à Lyon (4 février), le bronze également le lendemain, aux championnats inter-régionaux sur cross-court à Coulommiers. Troisième place encore quinze jours plus tard, sur le championnat de France élite de 3 000 m en salle à Bordeaux, avec chrono en 8’18”49”’, son nouveau record.

Galvanisé par ses podiums, il s’est qualifié pour le championnat de France élite sur 5 000 m, disputé le 14 juillet dernier. « J’avais envie de prendre une revanche sur la vie, de montrer à mon entourage qui m’a soutenu, que je n’avais rien lâché. » Il décroche cette fois son passeport pour les « France Elite », avec un nouveau record personnel à la clé en 14’13”60”’ réalisé à Oordegem, en Belgique et terminera en 14e position de ce championnat au cœur de l’été.

Sa fin de saison fut compliquée à cause d’une fissure sous la plante du pied, qu’à cela ne tienne. Julien garde en ligne de mire son prochain objectif, le championnat de France de 10 000 m 2018 et tentera d’abaisser son record (30’55”). L’athlète le confesse : « Ce cancer, c’est devenu ma force. Je dirais même que ça a été un mal pour un bien. Et surtout, depuis j’ai encore plus de plaisir à être vivant. Plus de plaisir à courir. » Se sentir vivant, voilà bien le plus important.

Article d’A.Milleville publié dans Running Attitude numéro 183 – octobre 2017.

 

 

 

Entre Londres, en 2016, et Boston, le 16 avril dernier, Julien Bigorne a couru consécutivement les six « majors marathons ». Il est le seul Français à avoir réussi cet enchaînement en un an. Un défi avec une dimension caritative et pour rendre hommage à un ami disparu.

 


CV Flash

Journaliste, 34 ans, vit dans le Val-d’Oise, licencié au club de Saint-Brice Athlétisme, court depuis septembre 2015. Meilleure performance : 4h16 sur marathon (Chicago 2016)


 

« Il y a une limite à toute chose, et il faut toujours la dépasser. » Julien Bigorne s’est répété en boucle cette maxime de l’aviateur Georges Guynemer, avec à la clé, un défi inédit : six World Marathon Majors en un an. Derrière ce projet, financé avec ses économies (budget de 20 000 euros), une histoire personnelle, qui remonte à son premier marathon. Sénart, en 2006. « Je l’ai couru suite un pari avec un ami, sans entraînementJ’ai terminé en marchant, tétanisé par les crampes, en 5h30. Je ne serais pas allé au bout, si je n’avais pas eu un ami génial pour me tirer jusqu’à l’arrivée. Je me suis dit que je ne courrais plus jamais de marathon de ma vie ! »

 

Un cumulard qui a du cœur

Huit ans passent, sans running, puis cet ami décède brutalement. En sa mémoire, en septembre 2015, Julien décide de s’y remettre. Les premières sorties sont pénibles, mais il s’accroche, augmente les doses et s’inscrit au Marathon de Tokyo, en février 2016, qu’il boucle en 5h21. Là, il s’intéresse au club très fermé des « World Marathon majors » que Tokyo vient de rejoindre – 34 athlètes (principalement américains, anglais et chinois) dans le monde ont bouclé consécutivement ces six « majeurs ». Pourquoi pas lui ? Pour le challenge, en hommage à son ami, mais aussi pour soutenir la lutte contre la mucoviscidose que le Rotary Club de Pontoise, dont il fait partie, soutient activement. Il créé une page de collecte sur le site Fosburit et entame ce challenge à Londres, le 24 avril 2016. Pas pour la performance, Julien préférant la « quantité à la qualité », mais pour courir en portant un message d’espoir. Malgré une douleur à la cheville, gagné par l’ambiance sur The Mall, il boucle en 4h28, soit une heure de moins qu’à Tokyo. L’expérience commence à payer. Puis il s’entraîne pour Berlin, et passe, le 25 septembre, sous la porte de Brandebourg en 4h21. Quinze jours plus tard, il s’envole pour Chicago (9 octobre). « Coup de cœur pour cette ville, jour de grâce aussi. J’ai réussi mon meilleur chrono (4h16) », raconte-t-il.

A l’assaut de Millau

Dans son entourage, certains doutent… Parviendra-t-il à boucler New York, un mois plus tard ? Yes, he can, en 4h49. En décembre et janvier, mois de trêve, il poursuit ses entraînements en endurance fondamentale, sans prendre d’autres dossards que ceux de ses Majors.

La saison reprend à Tokyo, le 26 février dernier. Finisher à nouveau en 4h28. « Sentimentalement, c’est mon préféré. J’aime la culture japonaise. Les bénévoles y sont très nombreux, et extraordinaires. » Julien garde le meilleur pour la fin : Boston, bouclé le 17 avril dernier en 4h42. « J’étais content de finir par ce marathon emblématique. J’ai couru mon meilleur premier semi, malgré le profil difficile et la chaleur. En plus, j’ai terminé juste à côté de Kathrine Switzer, la première femme à avoir couru un marathon, à Boston, il y a 50 ans ! » Belle manière de clôturer son challenge, avec une grosse pensée pour son ami décédé. En un an, 5000 euros ont été collectés pour ABCF Mucoviscidose. Et la suite ? Plus de marathon à l’horizon, mais l’ultra-dimension… Le 100 km de Millau l’attire depuis longtemps. Il y courra certainement en compagnie d’une jeune athlète handisport de son club, histoire une fois de plus de donner du sens à ses foulées.

PHOTOS ©DR

 

Under Armour met en valeur l’art de la défense avec Teddy Riner et Andy Murray avant l’Open de France

Sur le toit de la Grand Arche de la Défense, les deux athlètes Under Armour ont partagé quelques techniques d’entrainement avant le début de la campagne française pour Andy Murray.

Le 24 mai dernier, deux des athlètes élite du team Under Armour ont uni leurs forces. Le champion Olympique et champion du monde de Judo, Teddy Riner, a accueilli Andy Murray, numéro un mondial de tennis pour le supporter dans sa préparation au tournoi français.

Under Armour, marque mondiale d’innovation sportive et équipementier officiel des deux athlètes, a réuni Andy Murray et Teddy Riner pour une séance unique d’entrainement mettant en avant les valeurs techniques du judo et de la terre battue, patience, défense et attaque.

Le meeting de ces deux champions est le premier événement organisé sur le nouveau toit de la Grande Arche de la Défense. Après la séance d’entrainement, les deux numéros un mondiaux ont partagé leurs expériences et connaissances que nécessite le succès à leur niveau.

Largement reconnu comme un perfectionniste de l’entraînement, l’envie de Murray de développer davantage ses préparatifs du tournoi lui a prouvé que le Champion Olympique et du Monde, Teddy Riner, était le partenaire d’entrainement parfait. L’engagement de Teddy Riner à utiliser les dernières innovations en matière de méthodes d’entrainement a fermement établi et maintenu sa position de numéro un – soulignant l’engagement d’Under Armour de rendre tous les athlètes meilleurs.

« C’était un honneur de m’entrainer et de parler avec Andy Murray à Paris, et j’espère qu’il a apprécié de m’avoir pris en compte dans son entrainement. »

La séance d’entrainement montre Teddy Riner entrainer Andy Murray dans quelques exercices dynamiques, dérivés du dojo mais pertinents pour la terre battue. La séance d’entrainement a mis en avant l’art de passer de la défense à l’attaque à travers des mouvements stratégiques du corps.

« C’était un honneur de m’entrainer et de parler avec Andy Murray à Paris, et j’espère qu’il a apprécié de m’avoir pris en compte dans son entrainement. Le judo est construit sur le pouvoir de transformer la défense en attaque, une stratégie qui est également cruciale au tennis. Je crois que cette session nous a appris de nombreuses choses à chacun d’entre nous, pas seulement sur son importance mais sur la patience, l’attention et la volonté d’y arriver. Que ce soit pour la boxe, le tennis ou le judo, Under Armour est une marque de champions et le signe d’un vrai champion est la détermination à rester au top et à progresser. Après avoir travaillé avec Andy aujourd’hui, il est clair que nous partageons cette vision et je lui souhaite le meilleur pour Roland Garros. Je suivrai d’ailleurs sa progression de près ! » commente Teddy Riner.

« Il était donc fascinant de voir comment Teddy prépare les grands événements et repousse les limites de son propre entrainement, non seulement physiquement mais aussi mentalement. »

Le numéro un mondial et athlète Under Armour, Andy Murray, ajoute :

« Etre numéro un mondial nécessite de ne pas se reposer sur ses acquis, de ne jamais croire que nous ne pouvons plus rien apprendre et toujours chercher ce que vous pouvez améliorer. Il était donc fascinant de voir comment Teddy prépare les grands événements et repousse les limites de son propre entrainement, non seulement physiquement mais aussi mentalement. Avec Roland Garros approchant, la rencontre a été vraiment spéciale. Dans cette période clé de préparation, c’était intéressant de poser mes yeux sur le tournoi de là-haut, et Under Armour a été capable de m’aider à me concentrer sur mes tactiques d’entrainement avant l’un des tournois les plus importants de l’année pour moi. »

Les deux athlètes portaient les derniers vêtements performance Under Armour, créés pour rendre les athlètes meilleurs, comprenant la technologie Under Armour ThreadBorne qui construit les vêtements en 3D et supprime les coutures pour optimiser la forme et le confort. Les athlètes portaient également les chaussures Charged Ultimate 2.0 training shoes – une chaussure légère et de soutien avec un extra grip qui la rend parfaite pour les séances d’entrainement intensives. Teddy Riner portait son habituel Kimono Under Armour pour certaines parties de la séance d’entrainement.

Stéphane Diagana : « La qualité plutôt que la quantité »

Ancien champion du monde du 400 m haies, c’était à Athènes en 1997, Stéphane Diagana s’est reconverti avec brio dans la course sur route, descendant sous les 3 heures au marathon. Interview & conseils.

  • Quand avez-vous arrêté votre carrière de haut niveau et quand êtes-vous passé à la course sur route ?

J’ai arrêté ma carrière de haut niveau en 2004, j’avais 35 ans, blessé, je n’ai pas pu préparer les Jeux Olympiques à Athènes. Mais durant ma carrière sur piste j’avais déjà couru sur route avec les 10 miles de Rosny-sous-Bois, près de Paris, soit 16 km. En fait une sollicitation du journaliste de France 2, spécialiste de l’athlétisme, Patrick Montel qui participait à l’animation de cette course. Mais disons que mes véritables débuts furent au semi-marathon de Saint-Affrique en Aveyron, là où je suis né, un semi qui n’existe plus d’ailleurs. C’était en 2005.

  • Mais pour le coureur qui débute, certainement pas un semi pour son premier dossard, plutôt un 10km. Que lui conseillez-vous ?

Un 10 km, s’il a déjà quelques mois de pratique, pourquoi pas. Sinon, je pense que le 5 km, même si les 5 km sont plus rares dans les calendriers, c’est mieux. Le débutant qui ne partira pas trop vite négociera mieux cette courte distance que le 10 km quand même plus exigeant. Cela le mettra en confiance pour la suite.

  • Et votre premier marathon ?

En 2005 aussi à New York. C’est le marathon que l’on a envie de faire, la ferveur du public, la ville, c’est à tout point de vue, un marathon exceptionnel, même si j’aime aussi beaucoup celui de Londres. J’ai donc couru le marathon de New York 2005 en 3h07’.

  • Votre record sur marathon, c’était quand et où ?

En 2009, j’ai d’abord couru à Londres en 2h57’, descendant sous les 3 heures, puis j’ai établi mon record à l’automne en 2h54’ au marathon Nice-Cannes.

« Ne pas surcharger le kilométrage au détriment de la puissance musculaire. » ©Kalenji

  • Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent se lancer sur la distance reine ?

Je pense que deux ans de pratique, c’est bien avant de courir son premier marathon. Mais pour ce qui concerne la préparation, je suis un adepte de la qualité plutôt que la quantité qui peut provoquer des blessures. C’est pourquoi 3 séances par semaine plutôt que 4, c’est bien et suffisant selon moi. Sinon, tout dépend bien sûr du passé sportif du coureur. S’il n’a pas de références sportives ou très peu, il devra bien sûr faire des sorties en endurance pour préparer son premier marathon. En revanche, celui qui, par exemple, a joué au tennis et s’est donc initié au fractionné, il pourra faire moins long, moins de kilomètres en endurance et insister plus sur les séances fractionnées.

  • Quelles sont les séances clés en préparation marathon ?

C’est trois belles séances. Une sortie longue de 2 heures à 15 km/h, km/h à l’allure objectif, et des séances de fractionné sur piste. La piste, c’est important. Elle donne de bons repères. Je fais par exemple 10, 12 fois 1 000 m en 3’25’’, 3mn30s. En résumé, je privilégie la puissance musculaire à l’endurance. Jamais un gros kilométrage pour moi. Bien sûr, c’est aussi à cause de mon passé d’athlète de haut niveau que je peux me permettre cela. Mais vos lecteurs peuvent s’en inspirer en ajoutant à l’endurance et au fractionné une 4e séance consacrée au renforcement musculaire, lequel, je le répète est très important.

  • Pourquoi le renforcement musculaire est-il important ?

J’estime que si on manque de temps avec le travail quotidien, les contraintes familiales, pour à la fois faire de l’endurance et renforcer la puissance musculaire, il faut privilégier cette dernière. Pourquoi ? Parce que, avec le passage des années on perd de la puissance musculaire, ce qui entraîne une baisse de la VO2 (consommation maximale d’oxygène que l’on prélève dans l’air et qui est consommée par nos muscles) et de la VMA (vitesse maximale aérobie). On va donc courir de moins en moins vite. Et ce n’est pas l’endurance, l’accumulation des kilomètres qui pourra compenser. Il ne faut pas surcharger le kilométrage au détriment de la puissance musculaire.

Le fractionné, passage obligé pour progresser en endurance pour Stéphane Diagana ©Kalenji

  • Que faire pour entretenir sa puissance musculaire ?

En plus des séances fractionnées, on peut, comme je vous l’ai dit, ajouter une 4e séance consacrée au renforcement musculaire. A savoir monter des côtes, faire des foulées bondissantes, gravir des tribunes de stade avec des petits sauts. Je répète que plus les années passent et plus cette puissance va diminuer rapidement si on ne l’entretient pas. Et plus on va régresser.

  • La récupération, c’est également très important ?

En effet il faut récupérer après une compétition et au cours de la saison. La récupération sert la progression et éloigne les blessures. Le vélo est une activité très complémentaire à la course à pied qui évite le contact avec le sol, et qui permet le maintien des acquis sur le plan cardiovasculaire.

  • Et le trail qui est en plein boom, cela vous inspire, envie d’essayer ?

Pourquoi pas un marathon en nature, mais sincèrement je préfère le rythme, la nature c’est plus pour moi en vélo ou VTT, qu’en course à pied.

Propos recueillis par Philippe Maquat en mai 2016 et publiés dans Running Coach numéro 35.


Vu du Campus de Mougins.

Un campus sport-santé à Mougins

Un campus sport-santé qui s’étendra sur 4 hectares à Mougins dans les Alpes-Maritimes devrait voir le jour fin 2018, avec Stéphane et Odile Diagana comme directeurs. « Reste à boucler le financement de ce projet » dit Stéphane. Ce campus accessible à tout le monde et qui s’adresserait à deux niveaux de pratique : le défi de la compétition sur marathon, trail ou triathlon ou bien la recherche de la forme avec des activités de fitness. En bref ce centre disposera d’une piste d’athlétisme, mais aussi d’une piscine olympique et d’un anneau cyclable. Pour la forme une salle de fitness est prévue, une salle de musculation étant également programmée. Un espace restauration et une résidence hôtelière verront aussi le jour dans ce campus qui ne sera donc pas dédié qu’à la recherche de la performance, mais bien également à la santé, avec la collaboration de médecins qui feront équipe avec les coaches.