Présentée en mai à l’occasion d’un évènement Hoka au cours duquel Jim Walmsley a battu le record du monde du 50 miles, cette Carbon X est la nouvelle vitrine de la marque américaine. Côté look, la chaussure est épurée, magnifique dans son habillage bleu et blanc. On retrouve la semelle très épaisse et incurvée propre à Hoka. Cette paire donne à la fois une sensation de légèreté et de confort. Le mesh est très aéré et même aérien tant il se fait oublier. La languette, très fine, peut provoquer quelques difficultés aux premiers laçages mais on s’y habitue vite et elle est suffisamment protectrice. Le chaussant est large tout en maintenant parfaitement le pied.

Attention toutefois, lorsqu’on l’enfile pour la première fois, elle donne l’impression d’être très rigide. Cette sensation s’atténue en course. Son point fort, c’est le dynamisme, qui est bien au rendez-vous. La plaque carbone placée dans la semelle offre un effet rebond impressionnant en début de courseAssocié à un Metarocker très prononcé – la forme de la semelle voutée qui favorise une transition du pied et le basculement du corps vers l’avant – cette Carbon X offre un cocktail confort/dynamisme bluffant. Côté bémol, j’ai été un peu gêné au niveau de la voute plantaire. Le soutien d’arche est important : cela surprendra certains quand d’autres trouveront cette petite aide bienvenue sur sortie très longue. Autre point négatif ; l’effet rebond a eu un peu tendance à s’atténuer sur les sorties longues sans que j’arrive à déterminer si cela était dû à la plaque carbone qui répondait moins bien du fait des contraintes répétées ou de ma foulée qui s’était trop dégradée. Mais si la nouvelle technologie utilisée dans cette Carbon X ne finit pas par être interdite en course il s’agit là d’une piste très intéressante qu’Hoka devrait creuser. 

Utilisation : longues distances sur route pour coureur à foulée universelle de poids léger.  Poids : 242 g en 42. Drop : 5mm. Prix : 180 €.

Les notes. Amorti : 19/20. Confort : 18/20 . Stabilité : 13/20. Souplesse : 13/20

Les + Elle se fait oublier aux pieds, elle surclasse les autres modèles typés course longue. Les – Assez instable du fait de l’épaisseur de la semelle et ne s’exprime correctement que sur le bitume.

Il a testé pour vous. Antoine, 38 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test :150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.