Elle a plongé avec… Sandrine Nail- Billaud.

Autant la musique pour les coureurs à pied représente un marché bien présent avec de nombreux produits disponibles, autant pour ceux qui mangent des carreaux de piscine pendant de longues heures ou qui nageottent en étant blessé en course à pied, il y a peu de choix pour écouter son tube phare des années 80 en barbotant.

Mais quand on parle de musique en course à pied il n’est pas rare de voir apparaitre les avis des uns et des autres pour et contre la musique en courant, le tout surmonté d’une interdiction de musique dans les oreilles sur les courses à label FFA – enfin, ça c’est la théorie….

Car oui, effectivement écouter de la musique lors d’une activité sportive est très plaisant. La musique peut vous permettre de battre votre record au 10km (pour peu que vous ayez en plus de la musique punchy des chaussures à haute technologie carbone, mais je m’égare..) mais écouter de la musique en courant est surtout très dangereux du fait de la coupure avec l’environnement, de ne pas entendre le bruit des véhicules, les encouragements des spectateurs lors d’une course ou la copine qui vous raconte sa vie en courant ! 

Cette musique met le coureur dans une bulle qui peut être source de nombreux risques. Mais ça c’était avant ! Avant quoi ? Avant la conduction osseuse bien sûr ! Technologie que nous vous avons déjà présentée plusieurs fois dans Running Attitude et qui nous vient de la marque Aftershokz. En effet ce fabricant, leader dans les casques à conduction osseuse (comprenez : rien n’est envoyé en direct vers vos tympans) s’est enfin intéressé à nous, triathlètes, nageurs du dimanche ou coureurs réduit à faire des longueurs le temps que cela aille mieux, pour créer un casque complétement étanche. 

L’Xtrainerz en quelques mots…

Ce casque est étanche jusqu’à 2 mètres (mais non pas du bord…) et si tous les autres casques Aftershokz fonctionnent en Bluetooth, je vois déjà la question arriver : mais ou mettre son téléphone pour avoir de la musique dans l’eau ?!

C’est là que le Xtrainerz présente toute sa différence avec les autres casques de la marque car il contient une mémoire interne pour le stockage des fichiers musicaux. Il est étanche mais peut donc aussi parfaitement convenir pour la course à pied. Il ne pourra cependant pas être couplé à votre smartphone ou à votre montre pour la musique, il n’est pas Bluetooth et ne pourra pas non plus vous servir pour répondre à vos appels (en même temps sous l’eau…) comme casque mains libre ce que fait parfaitement son grand frère l’Aeropex ou même le Trekz air.

Mémoire et gestion de la musique :

Pour ce qui est du contenu et de sa gestion, le casque fonctionne « à l’ancienne ». C’est-à-dire qu’il faut le connecter à l’ordinateur à l’aide du câble USB fourni et l’ordinateur le reconnait comme une clé USB ou il est possible d’y gérer manuellement le contenu dans l’espace de stockage de 4Gb. Le casque permet de lire tous les formats audio donc pas de prise de tête si vous achetez toute votre musique via la marque à la pomme…et comme le casque n’est pas Bluetooth, il va se contenter de lire ce que vous y mettez dedans, soit en vrac ce qui est mon cas, soit dans des fichiers organisés par auteurs, date etc….

Vous avez un abonnement à une plateforme de musique ? Oubliez ! Pas possible pour ce casque-là, il va vous falloir retrouver votre vieux disque dur ou vous aviez stocké toute votre musique achetée ou non …

Coté chargement de la batterie : 

Dans sa définition : le casque Aftershokz Xtrainerz est étanche et donc il peut être utilisé en natation. De fait, Aftershokz ne l’a pas équipé d’un connecteur micro-USB, mais de connecteurs sur l’un des côtés. Pour la recharge, on utilise donc un clip USB fourni pour respecter l’étanchéité du produit et c’est ce même clip qui sert  pour le transfert de fichiers de musique.

Coté autonomie :

La charge complète du casque permet un usage annoncé pour une durée de 8h et cela en fait des longueurs de piscine... Personnellement je n’ai pas, malgré ma lenteur au 100 m, atteint la limite de batterie faible (qui est alors annoncée par la douce voix féminine synthétique du casque) avec pourtant une utilisation d’environ 3 séances de 1 à 2 heures chaque semaine. Le casque étant rechargé tous les WE.

Mise en marche :

Lire les notices n’est pas votre fort, ça tombe bien, c’est très simple ! Sur le côté droit, se trouvent les boutons de commande du casque : Les boutons + et – permettent d’ajuster le volume sonore et une pression plus longue sur le + permet de passer à la piste de musique suivante et sur le – : pour revenir à la piste précédente. Entre ces 2 boutons + et – : un bouton marqué 0 qui permet d’allumer et d’éteindre le casque en effectuant une pression longue de 2 secondes alors qu’une pression courte permettra de stopper la lecture de la musique et de la reprendre par une autre pression courte.

Enfin, un dernier bouton tout à l’arrière du module sur la branche marqué > qui permet par une pression courte de choisir l’ordre de lecture des morceaux de musique, soit normal c’est-à-dire dans l’ordre du téléchargement de musique, soit en lecture aléatoire. Une pression longue sur ce même bouton permettra de basculer sur le mode de lecture de musique de mode normal (course à pied, vélo, marche etc…) ou en mode natation : écoute de la musique sous l’eau.

On se jette à l’eau…

Et grande angoisse, mais comme cela va tenir avec mon bonnet de bain ? Attention je ne parle pas du bonnet de bain “de mamie”, gaufré et bien large qui protège surtout les cheveux des gens qui ne mettent pas la tête dans l’eau… Mais plutôt de mon magnifique bonnet hyper ajusté en silicone de l’équipe d’Australie gentiment offert par mon fils, nageur lui de haut niveau. Autant pour courir avec mon Aftershokz Trekz Air, je ne me pose pas la question, avec ou sans casquette, ça tient parfaitement mais là ? 

Surprise c’est un ajustement quasi parfait qui fait que le bonnet vient appuyer un peu sur la branche du casque sans gêner. Cela le maintien très bien en place, m’évitant l’angoisse de devoir aller le chercher au fond de l’eau dès les premiers mouvements de brasse. Le casque tient parfaitement en place grâce à l’anneau en titane et on ne le sent quasiment pas.

Attention : je ne l’ai pas testé sans bonnet de bain !

La musique dans l’eau : on choisit le mode écoute dans l’eau comme expliqué précédemment et qui a la propriété d’atténuer les basses qui sont naturellement amplifiées sous l’eau ce qui donne une qualité de musique ultra naturelle. Sous l’eau, la conduction osseuse est parfaitement efficace et même le son à faible volume est entendu quand on met la tête sous l’eau, ce qui est confortable si on veut discuter la tête hors de l’eau avec sa voisine de barbotage ! 

Il faut par contre avoir sans cesse la tête sous l’eau pour avoir un niveau d’écoute continu avec le même son (pas facile me direz-vous….) ou alors avec un masque et tuba… Il faut privilégier de la musique au rythme entrainant pour palier au fait que les notes et paroles peuvent être un peu diffuses et donc pour écouter des pods cast par exemple, ce n’est vraiment pas confortable !

Notre avis par un certain nombre de longueurs en piscine… Globalement c’est la meilleure solution d’écoute de musique que j’ai pu tester en natation aussi bien en termes de confort, de facilité d’utilisation et de qualité du son ! Adopté pour rythmer les longueurs, toujours trop longues. Avec la musique c’est plus motivant !

Les + : Le poids plume et la tenue sur la tête, même avec des cheveux longs, même avec un bonnet de bain. Les 2 modes d’écoutes permettant de l’utiliser aussi pour la course à pied avec un rendu de son excellent dans le mode terrestre. La facilité d’utilisation même pour télécharger de la musique « à l’ancienne ».

Le – : L’absence de connexion Bluetooth possible ce qui permettrait de passer en mode lecture de musique sur des listes d’abonnement ou de l’utiliser couplé à son téléphone pour la course à pied par exemple !