Semi & 10 km du Touquet – 6 juillet – Le Touquet (62) 

Départ commun pour le semi et le 10 km, à 18h. On court entre mer et forêt sur un circuit ultra-plat. Bénévoles aux petits soins et animations au rendez-vous. 

Virée des Galopins21 juillet – Soulac-sur-Mer (33) 

Un millier de coureurs attendus pour cette virée d’été. Au choix, un 6 km « route » dans le centre de Soulac, ou bien un 15 km nature avec un crochet par la forêt via le GR.

Courir à Pornic

Courir à Pornic21 juillet – Pornic (44)

Le port, les quais, le quartier de Gourmalon, et la fameuse montée de la rue de la Source vivront de nouveau au rythme de cette 25 ème édition de course à pied (10,6 km).

Semi terre à la mer – 27 juillet – Longeville-sur-mer (85) 

Un semi en ligne au départ de Longeville, avec arrivée plage du Rocher. Le circuit est performant, sur route et chemins. Également un 10 km et un 5 km, avec animations.  

Le long de la Côte de Granit Rose

20 km de la Côte de Granit Rose28 juillet – Trébeurden (22) 

Édition anniversaire – 40 ans, ça se fête – avec départ à Perros-Guirec, arrivée à Trébeurden, en passant par Ploumanac’h. Également un 10 km, un 6 km solidaire du cancer et des courses enfants.  

Marathon de la Pointe de Barfleu25 août – Barfleur (50)

Barfleur et la côte est du Cotentin avec ses sites remarquables pour ce marathon où l’envie de bien faire et la bonne humeur transpirent. Au programme, la distance reine de 42 km et une formule duo en relais (20-22 km). 

Cap sur l’Atlantique

Voici quelques autres courses iodées programmées cet été…

  • 20 juillet – Course de la soupe de poissons – 10 km – Notre-Dame-de-Monts (85)
  • 21 juillet – Les Foulées du Large – 10 km – 5 km – Quiberon (56)
  • 21 juillet – 15 km de Saint-Martin-de-Ré (17)  
  • 4 août – Foulées Ré’thaises – 10 km et 5 km Le-Bois-Plage-en-Ré (17) 
  • 4 août – Foulées de Ploaré – 10 km – Douarnenez (29)
  • 18 août – Tour de l’île d’Aix – 15 km – La Rochelle (17) 
  • 18 août – Foulées de Chassiron – 12 km – Saint-Denis d’Oléron (17)

La marque US, nouvel acteur sur le marché européen, présente avec l’Ultrafly 2, son modèle le plus accessible qui garde l’ADN de la course naturelle : faible drop (5 mm) et chaussant généreux pour laisser de la liberté au gros orteil. Nous l’avons déjà dit mais les modèles Topo nous évoquent d’autres marques sans pour autant en être des copies. Cette Ultrafly est une chaussure typée moyennes et longues distances.La semelle à trois densités (4.5 mm de semelle extérieure en caoutchouc, une semelle intermédiaire de 18.5 mm en EVA au niveau du talon et 13.5mm à l’avant et 5 mm de semelle intérieure) protège tout en guidant légèrement le pied dans l’axe naturel de course. Le talon est parfaitement tenu sans que le rembourrage ne soit trop présent. Une attention particulière a été portée au tendon d’Achille avec deux petits coussins qui l’entourent.Cela peut gêner lors des premières sorties mais on les oublie très rapidement. Le mesh est très ajusté et respirant et vient apporter de la stabilité au pied. Rien à redire sur le laçage qui est efficace. La languette est rembourrée juste comme il faut. L’Ultrafly 2 est extrêmement confortable pour une chaussure typée foulée naturelle.Le dynamisme n’est pas en reste même si vous ne battrez pas votre record sur 10 km avec cette chaussure. Le déroulé du pied se fait assez facilement même si l’épaisseur de la semelle ralentit un peu la transition. Cette Ultrafly 2 est à l’aise sur les sorties longues rythmées et les séances d’endurance fondamentale. En revanche elle est trop lourde et trop amortie pour les séances de fractionnés. En résumé l’Ultrafly 2 est une parfaite entrée en matière pour ceux qui veulent s’essayer à une foulée plus naturelle. Elle vous accompagnera efficacement dans vos sorties longues ou d’endurance fondamentale.

Poids : 281 g en 42,5 / 235 g en 38,5  – Drop : 5 mm

Prix : 160 €. 

L’avis du testeur

Amorti : 18/ 20 Confort : 16/20 Stabilité : 16/20 Souplesse : 16/20 – Note moyenne : 16,5/20

Le + Le look épuré de la chaussure que vous pourrez porter en ville. 

Le – Le système de guidance du pied qui ne correspond pas vraiment à l’esprit « foulée naturelle ». 

IL A TESTE POUR VOUS


Antoine, 38 ans, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012). Pieds universels. Chausse habituellement des Brooks, Saucony ou Altra. Conditions du test :150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

A Boston, lors du Patriot Day, il n’y a que trois choses à faire : « Aller encourager les Red Sox, voir le marathon ou participer au marathon. » Le 15 avril dernier, Solène a réalisé SON rêve américain. Compliqué, magnifique… magique. Elle nous raconte.

En bref. Solène Masson court depuis 2015. Marathonienne addict, elle ai découvert les joies du triathlon il y a deux ans et réalisé son premier Ironman. Depuis, rien n’arrête cette Niçoise.

Après une courte nuit et un réveil mouvementé, la pluie tape à la fenêtre. Le porridge avalé, l’heure du départ a sonné. En attendant la navette, j’enfile un poncho, celui de Paris, comme pour rappeler aux Américains que parmi les 30 000 coureurs, il y a des petits Frenchies. Comme un pèlerinage, nous nous dirigeons vers les school buspour rallier Hopkinson. Les visages sont un peu tendus. On craint tous la météo de l’an dernier. Puis l’ambiance change, un air de fête gagne dans le bus. 

Boston, Big Boss

La pluie a totalement ravagé le sol des tentes au départ. L’accès est si compliqué que tout le monde y va de son astuce : sac poubelle autour des baskets, pieds nus… et puis voilà l’heure pour moi de rejoindre mon sas. J’ai à peine attendu, quelle aubaine. Tout est organisé au cordeau. Par chance je me retrouve devant. Je rencontre un Français qui fête son 50eanniversaire et puis 3, 2, 1, top départ. Je suis un peu déstabilisée, car je n’entends pas l’hymne national. Les premiers sas étant partis depuis très, très longtemps. Dès le début le ton est donné. Le parcours est exigeant. Ça part fort, la descente me paraît interminable et je sens que mes quadris vont être mis à rude épreuve. Je me freine un peu, mais pas trop et surtout, je savoure, j’ai les larmes aux yeux. Je suis à Boston, au marathon de Boston. Ce marathon, je l’ai rêvé. J’ai couru mon premier en 2015 et je m’étais dit : « Un jour, je l’aurai ma licorne. » J’ai mis toutes les chances de mon côté. Alimentation, plan d’entraînement, rien n’a été laissé au hasard. Je déroule mon plan de match comme je l’avais programmé, je tiens l’allure, m’hydrate, me ravitaille. Tout se passe bien même si je sais que le plus dur est devant moi. 

©Boston Athletic Association/FayFoto

Toute la ville sur les trottoirs

L’ambiance est totalement folle. Les Américains sont tous là pour nous encourager. Malgré la pluie des premières heures, les rues sont pleines, certains prennent le temps d’embrasser les supporters, de faire des selfies. Tout Boston est à la fête et c’est merveilleux. Les cris s’entendent à des kilomètres, nous ne sommes jamais seuls et… le parcours n’est jamais plat. Le semi arrive vite, je m’en étonne. Un œil sur ma montre, tout est réglé au millimètre. La chaleur commence à se faire sentir. Je commence à chercher mon mari. Il doit être vers le km26. 

44 côtes !

©Boston Athletic Association/FayFoto

Plus nous avançons et plus tout est compliqué. Quarante-quatre, il y a 44 côtes dont une tellement redoutée, la Heart Break Hill, une succession de quatre montées et faux plats… qui clairement a raison de beaucoup d’entre nous. Je vois mon mari, je suis tellement heureuse, je crois qu’il l’est aussi et ça me rend fière. Je ne pense qu’à le retourner à l’arrivée. J’ai juste quelques kilomètres compliqués à passer. Les visages s’étirent et nous rentrons enfin dans Heart Break Hill. Je me promets de ne pas marcher. Je me jure de ne pas avoir de regrets de, « si j’avais su ».Je donne tout, tout ce que j’ai dans les jambes, dans les tripes. Mon rythme chute. Je n’aurais pas le chrono espéré, mais qu’importe, Boston ne se vit pas à moitié. Je me refuse à être déçue et j’avance. Compte toujours mes pas, comme un métronome, de 1 à 8 à chaque chiffre, un pas au sol. Bientôt, nous arrivons dans la ville. Je suis en admiration devant ceux qui nous encouragent. Tous ces« you can do it »raisonnent. Je suis tellement fière à ce moment-là. J’ai la chance de croiser une amie venue m’encourager, je l’embrasse et je repars. Je n’ai qu’une idée en tête : ma licorne. Je sais que je vais la décrocher. Je repense à tout ce que j’ai mis en œuvre  pour ça. Je n’ai fait aucun sacrifice, j’ai juste essayé d’optimiser cette course. Je repense en revanche aux sacrifices que mon mari fait pour ma passion, pour ces voyages que nous faisons pour le sport. J’encourage toutes les personnes croisées. C’est la première fois que je vois des participants en béquille… 

©Boston Athletic Association/FayFoto

Un rêve éveillé

Un dernier pont, une dernière côte et je laisse exploser ma rage. Mais pourquoi ?  Je n’en peux plus de ces bosses mais je sais qu’en face de moi, c’est le dernier virage. La dernière ligne droite. Boylston Street. L’émotion est énorme, la foule massive, moi je vole, baisse les yeux. Elle est là, sous mes pieds, cette ligne au sol. Je relève la tête. Je l’ai fait. 3h30’15” de bonheur et de souffrance. Je suis passée d’un rêve à la réalité. Je souhaite vraiment à chaque personne amoureuse du marathon de vivre un jour celui-là. Ici pas de chichi, pas de blabla, juste des coureurs en baskets venus vivre une expérience unique. Oubliez tout ce que vous avez connu, Boston ne ressemble à rien et croyez-moi, il changera totalement votre vie. 

Article rédigé par Solène Masson, publié dans Running pour Elles 52.

Après la technologie Shakedry, Gore présente une veste équipée du tissu nouvelle génération Gore-Tex Infinium. Les principales différences entre la Shakedry et  cette veste Gore R7 Gore-Tex Infinium résident dans la résistance aux éléments. Si l’Infinium possède une technologie Windstopper (coupe-vent) que n’a pas sa grande sœur, la Shakedry est complètement déperlante tandis que l’Infinium est durablement résistante à l’eau. En pratique, là où vous pourrez rester 5 h sous une pluie battante avec la Shakedry, l’Infinium résistera 30 à 45 minutes avant de céder. On parle ici de grosse pluie en continu.  Mais cette Infinium possède  de vrais atouts.

Ce que l’on a aimé

Elle est parfaitement ajustée ce qui évite l’effet parachute lorsque le vent souffle. L’autre avantage de cette coupe cintrée, c’est est une meilleure conservation de la chaleur corporelle. La technologie Windstopper ne fait que renforcer cette sensation d’être bien au chaud dans sa veste sans avoir trop chaud grâce à une excellente respirabilité. Il faudra vraiment beaucoup transpirer pour que la sueur finisse par s’accumuler dans les manches et que la R7 finisse par coller à la peau. Autre point positif : la capuche ajustable en largeur ce qui manquait sur d’autres modèles de la marque. Là encore c’est appréciable quand le vent souffle. Les adeptes de trail ne seront pas en reste puisque la R7 pourra supporter durablement un sac à dos là où la Shakedry était trop fragile pour l’envisager. Dernier atout : sa légèreté. On ne sent pas la veste sur soi. Elle se transporte dans un sac facilement. J’ai même réussi à la rouler en boule et à l’accrocher sous la selle de mon vélo de course. En résumé Gore propose ici une veste utile sur route comme en trail, hautement résistante au vent, parfaite pour affronter une averse d’orage. 

Prix : 190 €.

Le + Prix nettement plus accessible que la Shakedry.

Le – La Shakedry sèche en 2 min, il faut attendre un peu plus longtemps avec cette Infinium.

Testée par Antoine, dans Running Attitude 201.

On les craint, on les redoute, mais d’un autre côté, qui n’a pas éprouvé une certaine fierté quand elles sont là, signe qu’un intense travail a été réalisé ? Il est possible, toutefois, de minorer l’effet « aïe, des escaliers » !

Voyage au cœur du muscle

Les courbatures sont des douleurs musculaires consécutives à des efforts physiques. Elles se traduisent par une raideur et une impotence d’un muscle ou d’un groupe musculaire. La contraction musculaire normale devient douloureuse et l’amplitude de mouvement est limitée d’où cette démarche caractéristique… et grimaçante. Les courbatures sont provoquées par des microtraumatismes des fibres musculaires qui provoquent des fuites de calcium. Ce phénomène est toxique pour les cellules et se propage lentement en provoquant une réaction inflammatoire retardée ce qui explique que les courbatures n’apparaissent que 24 à 48 heures après l’effort déclencheur. L’acide lactique, souvent accusé, est présent lors des efforts intenses mais une heure après, son taux est systématiquement redevenu normal dans les muscles. Ainsi au moment où les courbatures apparaissent, il n’y a plus d’acide lactique !

Les coupables sont…  des efforts musculaires inhabituels (nouvel exercice, changement de sport, de matériel, travail de type excentrique – course à pied, squats, descente d’escalier, ski…) ; intenses (efforts longs, intensités plus élevées qu’à l’ordinaire, compétition…) Faisant suite à une période de repos (après un arrêt, une blessure ou des vacances).

© Compex.

La durée, c’est ça qu’il faut « soigner »

Elles ne sont ni une maladie ni un phénomène grave nécessitant des soins poussés. Il s’agit d’une réponse naturelle de l’organisme à une contrainte physique. Avoir des courbatures ne doit donc pas vous inquiéter, même si ces dernières vous gênent dans la vie courante pendant deux à cinq jours car c’est ça aussi, la vie de sportive !

L’enjeu du traitement n’est pas tant de soigner la douleur que de réduire la durée des courbatures pour pouvoir continuer à faire travailler ses groupes musculaires.

  • La récupération active ou « décrassage » consiste à pratiquer une activité à faible intensité pour ne pas risquer d’aggraver les micro-déchirures, en sollicitant, si possible, d’autres groupes musculaires. Par exemple un coureur courbaturé pourra faire du vélo en moulinant beaucoup.
  • Les antidouleurs peuvent soulager de très fortes douleurs mais leur efficacité reste modérée.
  • L’homéopathie les produits à base d’Arnica Montana ont une efficacité qui n’est plus à démontrer, sous la forme de granules d’Arnica Montana 9CH ou encore en comprimés à croquer – Sporténine (les deux : Laboratoires Boiron, en pharmacie).
  • Le massage des zones concernées avec une pommade à base d’arnica permet d’activer le drainage et accélère l’élimination des déchets issus du travail cellulaire.
  • La chaleur douche, bain chaud voire sauna et hammam sont recommandés tout comme l’utilisation d’un coussin chauffant ou d’un patch auto-chauffant.
  • Le froid est aussi indiqué pour son effet anti-inflammatoire. C’est la cryothérapie très en vogue actuellement. En se plongeant dans un bain glacé après un effort, on diminue la toxicité du calcium et donc la libération des substances inflammatoires à l’origine de la douleur.
Essentielles, les huiles essentielles.

Les méthodes utilisant le chaud et/ou le froid ne sont pas contradictoires mais complémentaires. Le froid utilisé juste après l’entraînement agit sur la diminution de l’effet inflammatoire et a un pouvoir anti-douleur. Alors que le chaud permet la vasodilatation des vaisseaux sanguins et l’oxygénation des tissus. Les deux techniques peuvent donc être conjuguées pour un effet maximal.

  • L’électrostimulation permet de remplacer le footing de décrassage en sollicitant de manière faible et contrôlée, grâce à l’électricité, des zones musculaires courbaturées pour obtenir une augmentation du débit sanguin et donc les effets de la récupération active.
  • L’hydratation est primordiale après l’effort (mais aussi pendant surtout si l’effort est long). Après l’entraînement, on favorisera les eaux alcalines (avec un pH>7) pour contrecarrer l’acidose et faciliter la récupération. 
  • Les étirements juste après le sport ? Non ! Enfin, pas des gros étirements, sinon il y a un risque d’aggraver les courbatures qui de toute façon apparaîtront 24 ou 48 heures après. Alors que les étirements passifs réalisés de manière douce après un effort peuvent aider à l’oxygénation des muscles.
  • Les remèdes naturels à base de plantes à utiliser en tisane ou en boisson froide fonctionnent bien, notamment le cassis et son action anti-inflammatoire, la reine des prés ou encore le saule blanc pour leurs propriétés anti-douleurs (extraits fluides à diluer dans de l’eau et à consommer tout au long de la journée).
  • Les huiles essentielles Celle de Gaulthérie pour son action anti-inflammatoire et chauffante doit être utilisée diluée dans une huile de massage neutre et s’utilise à raison de deux-trois gouttes seulement.
Utile, ce rouleau massage Aptonia en vente chez Decathlon.

Et la prévention ?

L’échauffement progressif sur les zones sollicitées de manière intense doit être fait mais souvent, rien ne peut empêcher totalement l’apparition des courbatures. Et si celles-ci étaient autant un moyen de protection musculaire qu’une façon d’indiquer au cerveau que les tissus ont besoin de récupérer et se reconstruire ? Et une façon de vous faire (re)découvrir certains muscles de votre corps ?

A shopper : 5 aides précieuses

1. Pack ad hoc. Doctipharma propose un kit pratique qui comprend 1 lotion corporelle énergisante Friction de Foucaud, 1 gel de massage défatigant Eafit, 1 crème anti-frottements Akileïne et 30 ampoules Granions Décontractant Musculaire. Avec ça, pas de risque d’avoir les cuisses comme des poteaux. Pack Marathon, 32,99 €. 2.Soft thérapie. L’homéopathie, pensez-y ! Cet incontournable des laboratoires Boiron associe de l’Arnica Montana 9Ch pour lutter contre les douleurs musculaires, du Sarcolacticum Acidum 23CH et du Zincum Oxydatum 3CH pour diminuer les effets de l’acide lactique.  Sporténine, 6,90 € la boîte de 2 tubes de 11 comprimés. 3.Mets de l’huile ! Des extraits d’arnica et de bouleau bio, de tournesol et d’olive bio, d’huiles essentielles de lavande et de romarin à appliquer en frictions rapides avant l’effort, pour préparer à l’activité sportive grâce à son action réchauffante et tonifiante. Après course, elle prévient l’apparition des gênes musculaires. 12,25 € les 100 ml. Existe en 50 ml et 200 ml (www.weleda.fr). 4. Le courant passe. Piloté par une application smartphone dédiée, cet électrostimulateur 2.0 ultra-compact (pas plus gros qu’une carte de crédit) propose 100 programmes (soins de kinésithérapie, massages relaxants ou tonifiants ou renforcement musculaire). Fourni avec trois packs de quatre électrodes (50 x 50 mm), il existe aussi un nouveau kit sans fil (+ 24,90 €) contenant des connectiques intégrées, une grande électrode Papillon et deux petites électrodes. Bluetens, 149 €, chez Boulanger et Go Sport (www.bluetens.com 5. À niveau ! Ce correcteur métabolique mis au point par le laboratoire pharmaceutique français Biocodex, est conçu pour optimiser la récupération et réduire la fatigue. Sous forme de gel, il combine deux principes actifs. Du malate (que l’on retrouve dans les pommes) qui contribue à la production plus rapide d’énergie et participe au cycle énergétique des cellules et de la citruline (naturellement présente dans les cucurbitacées) qui aide à l’élimination des déchets produits par l’organisme. S’utilise en cure en période de compétition. MC3 Stimium de Biocodex, 14,90 € les 16 sticks, 24,90 € les 32 sticks

Première édition de la Run Mate, les 28 et 29 septembre, autour de Vévey. Ce tour du lac Léman en relais, ce sera 200 km à parcourir, scindés en relais de 3 à 13 km. Cet événement franço-suisse reliera les cantons de Vaud, du Valais, de Genève et le département de Haute-Savoie. Pour participer, deux options : monter une Team de 6 à 9 personnes, ou bien opter pour la version « Ultra » de 2 à 5 coureurs. Une trentaine de points relais seront proposés, ainsi que des challenges fun et culturels.
www.runmate.org

Ces nouvelles New Balance 890 V7 sont très sobres en blanc et très légères (210 g en 44). L’empeigne en tissu façon tricot est très aérée et le chaussant est assez large. Dès les premières foulées en endurance on constate que l’amorti est typé « sportif » : pas de mollesse mais des promesses de dynamisme. Sur la piste pour une séance de fractionnés elles font merveille, y compris sur un sol humide.Même sentiment lors de variations d’allure. En revanche cette empeigne en tissu léger devient vite humide sous une forte pluie, et le blanc est salissant. A noter toutefois qu’elle existe en coloris vert foncé. Sortie longue avec quelques séquences à allure marathon : le confort n’est pas leur qualité première, mais si l’on aime un amorti légèrement ferme, on devrait être à l’aise même après plus de deux heures. Dans ce cas, les coureurs de moins de 65 kg seront alors peut-être plus à l’aise, en revanche au dessus de 75 kg elles risquent de « taper ». Au final, bien que le confort ne soit pas son point fort, ce nouveau modèle se veut polyvalent, de l’endurance aux séances de fractionné rapide.

Utilisation : entraînement toutes distances, compétition jusqu’au semi-marathon pour coureur à foulée neutre, poids inférieur à 75 kg

Prix : 120 euros

Poids : 204 g en 42, 158 g en 38 – Drop : 6 mm 

L’avis du testeur

Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,5/20

Les + Tarif contenu, design sobre, dynamisme. 
Les – Confort en retrait sur sortie longue, pieds humides par temps pluvieux.

IL A TESTE POUR VOUS

Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances

Cette Suunto S9 est une Spartan Ultra en version « plus ». Plus d’autonomie avec trois modes GPS (25 à 120 heures) et capteur de fréquence cardiaque optique. Avec un poids de 80 g pour un diamètre de 50 mm et une épaisseur de 17 mm c’est une grosse montre dont le bracelet articulé permet de la porter serrée (pour que le cardio fonctionne) même sur un poignet fin. Certains réglages (notamment âge, poids, altitude pour le baromètre, etc.) présentent une ergonomie déroutante : pour sélectionner une valeur inférieure dans la liste il faut utiliser le bouton du haut. L’écran tactile permet un accès rapide à certaines fonctions, mais on peut le désactiver pour privilégier les boutons.La grosse nouveauté, c’est l’énorme autonomie annoncée de 120 heures– sachant que par température froide la batterie perd de sa capacité – de quoi envisager de très longs trails. En plus de ce mode « ultra » pour l’autonomie, il y a des modes 40h et 25h offrant une meilleure précision du signal GPS. Notons que contrairement à la Garmin Fenix 5, elle n’est pas rechargeable en cours d’utilisation. Les adeptes d’itinéraires « découverte » pourront télécharger leur circuit pour suivre le parcours, mais sans cartographie, on peut aussi utiliser la fonction « retour au point de départ ». Ceux qui évoluent sur des terrains montagneux pourront afficher l’altitude en temps réel, avec le dénivelé effectué et restant, ce qui est très pratique pour gérer son effort. Les amateurs de sport enchaînés (triathlon) pourront enregistrer leur course dans un seul exercice avec un historique spécifique pour chaque activité. Si l’on peut programmer des entraînements simples, il n’est en revanche pas possible de gérer des séries de durée ou distances différentes. Ainsi, on peut programmer 10 x 400 m mais pas 4 x 200 m puis 4 x 400 m, etc. Les mises à jour régulières pourront peut-être corriger cette lacune.En tout, cette S9 propose plus de 80 sports, dont majorette (véridique) ! Elle suit aussi l’activité quotidienne (fréquence cardiaque, nombre de pas, sommeil, etc), reçoit les notifications du téléphone mobile (appels, sms).En bref, les amateurs de longs trails ayant besoin d’une grosse autonomie trouveront là un équipement parfaitement adapté. A noter qu’une version sans baromètre (gestion de l’altitude via le GPS) existe à un tarif inférieur de 100 €.

Les + Autonomie, modèle multisports avec navigation, suivi complet.

Les – Ergonomie parfois peu intuitive,pas de cartographie contrairement à la Garmin fenix 5en version baromètre.

Prix : 599 € en version baromètre, 499 € sans baromètre et 699 € version baromètre + titanium (lunette renforcée). 

Testé par Frédéric Poirier dans Running Attitude 201.

Baptême le 17 novembre pour le premier Marathon international in Deauville, parrainé par le cinéaste Claude Lelouch, amoureux de Deauville et coureur à ses heures….

5 options pour se faire les planches…

A l’affiche de cette grande première un marathon donc, à courir en solo, en duo, en relais à 4, mais aussi un semi (21,097k m) ou bien un 5 km non chronométré le long de la plage, juste pour le fun.

De l’inédit sur la côte Fleurie

Départ et arrivée s’effectueront au pied du casino, puis le circuit, varié, visitera neuf communes voisines : Touques, Saint Arnoult, Tourgéville, Vauville, Blonville-sur-mer, Saint-Pierre-Azif, Villers-sur-mer, Bénerville-sur-mer, ainsi que Saint-Etienne- la-Thillaye. Un tour complet du Pays d’Auge !

Dossard à partir de 60 € pour le marathon, pour les inscriptions c’est ICI.

Après une grossesse, on trépigne souvent pour rechausser ses runnings. Mais pour bien faire les choses, des règles s’imposent. On fait le tour de la question en compagnie d’Anne-Sophie @josyrunning, coureuse et maman pour la deuxième fois, et de sa sage-femme, Anne-Laure Amajjarkou. 

Quand et comment reprendre le sport sans risque ?

Que vous ayez accouché par voie naturelle, avec ou sans épisiotomie, ou par césarienne, c’est lors de votre premier rendez-vous post-partum, six à huit semaines après l’accouchement, que vous aurez l’avis de votre sage-femme sur l’état de votre périnée afin d’envisager la reprise. Elle vous dira si vous avez besoin de séances de rééducation, que vous pourrez commencer dès la dixième semaine post-partum. C’est une étape obligatoire pour éviter tout problème. 

©blas-Adobestock

Pourquoi doit-on attendre la 10esemaine avant de commencer cette rééducation du périnée ? 

L’utérus doit avoir retrouvé sa taille d’origine et surtout, les hormones de la grossesse qui ramollissaient les tissus musculaires doivent être résorbées afin d’éviter de mal remettre en place les muscles du périnée.

Quels sports privilégier ? 

En plus de devoir remuscler votre périnée, vous devrez également re-tonifier à peu près l’ensemble de vos muscles, donc la reprise doit se faire en douceur afin d’éviter les blessures, mais vous pourrez tout même rapidement  travailler votre « cardio » avec des sports sans impacts. Balade en poussette ou porte-bébé : la marche est toujours conseillée, histoire de prendre l’air et de se remuscler les jambes. La natation est parfaite pour la reprise, si votre sage femme vous donne le « go », car il faut attendre que le col de l’utérus soit bien refermé et en cas de points ou de césarienne, que tout soit bien cicatrisé. Vous pouvez aussi pratiquer le yoga ou le Pilates, des gyms douces qui respectent le corps. Privilégiez des cours adaptés à votre niveau pour reprendre progressivement du tonus et de la souplesse. Un conseil : ne forcez pas sur les abdominaux, tant que votre périnée n’a pas retrouvé sa tonicité, vous risquez d’appuyer dessus et d’empêcher qu’il se renforce pour bien faire son travail.

Rééduquer son périnée, pourquoi et comment

©airborne77-adobestock

Aussi appelé « plancher pelvien », le périnée est un ensemble de muscles, tissus et ligaments en forme de hamac situé au niveau de l’entrejambe. Il recouvre la paroi inférieure du pelvis (petit bassin) entre l’os du pubis (symphyse pubienne) et le coccyx.Il permet de soutenir les organes situés dans cette région (vessie, utérus, rectum), de contracter le vagin et d’assurer la continence urinaire et fécale. Il doit donc être musclé et souple à la fois. Anne-Laure Amajjarkou nous explique qu’un périnée bien musclé permet d’éviter des complications dans les années à venir. Car il faut savoir que les problèmes tels que l’incontinence urinaire ou, plus grave, la descente d’organes, surviennent parfois cinq à dix ans après une grossesse.Comme le running fait partie des sports les plus traumatisants pour le périnée, il est indispensable d’en prendre soin. On peut d’ailleurs être sujette à des fuites urinaires sans avoir eu d’enfant. C’est dans ce cas le signe d’un affaiblissement de la tonicité du plancher pelvien. Les exercices de renforcement des muscles internes sont d’autant plus nécessaires. Lors des séances de rééducation post-accouchement, votre sage-femme vous proposera des exercices en même temps qu’elle vérifiera la réponse musculaire de votre périnée avec un toucher vaginal ou à l’aide d’une sonde vaginale.

En plus de devoir remuscler votre périnée, vous devrez également re-tonifier l’ensemble de vos muscles

2 exos pour chouchouter son périnée.

CES EXERCICES CIBLÉS VONT LE RENFORCER DE FAÇON LONGITUDINALE ET TRANSVERSALE.

1/ Couchez-vous sur le dos les jambes pliées, le coccyx bien en appui. Sur l’expiration, concentrez-vous sur votre périnée au niveau du vagin, imaginez-vous des portes d’ascenseur qui se ferment. Vous tenez la contraction tout le long de votre souffle. Faites 5 répétitions.

 2/ Sur l’expiration, concentrez-vous toujours sur votre périnée et  cette fois-ci vous imaginez une vague qui part de l’anus jusqu’à l’urètre, vous contractez donc le périnée en remontant du bas vers le haut. Faites 5 répétitions.

Article d’Anne-Sophie Rochette, @josyrunning publié dans le magazine Running pour Elles 48.

Sur la planète marathon, Roger Guillaumin fait figure d’extraterrestre. A son palmarès, 269* marathons bouclés à 81% sous les 3h30. A 62 ans, il vient même de signer un 3h15’. Les années passent mais cet athlète hors-norme ne se laisse pas dépasser. 

* Quand vous lirez ces lignes, ce chiffre sera obsolète. Roger enchaîne les marathons chaque week-end ou presque !

En bref… Roger alias Rodgers, 63 ans, Habite Sonnay, en Isère, court depuis 1987, vient de boucler 200 marathons en 8 ans. Ses meilleurs chronos : 2h51’45’’ sur marathon (Romans 1992) , 1h19’53’’ sur semi (1993), 72,2km sur 6h, 9h sur 100km, 177km sur 24h, 5h48’ sur la 6000D (2004), 5h56’ sur la SaintéLyon (2004), 4edu Défi de l’Oisans en 1995 après 200 km et 12 000m D+  en 6 jours. Sa devise : obstinément optimiste. Sa potion magique : 2 litres d’eau par jour. Son site : rogders42195.fr 

« Parmi les centenaires, Roger est un gars à part. Il a plus de 60 ans mais reste un vrai compétiteur. Et il est impressionnant. Il était capable, il n’y a pas si longtemps, de s’envoyer un 3h07’ comme si de rien n’était.En 2012, à 56ans, il avait enchaîné 30 marathons dont 10 sous les 3h10’.» commente Xavier Colin, marathonien. Des centenaires – ceux qui ont bouclé plus de  100 marathons – Xavier, fondateur du site Planète Marathon, en connait une tripotée. 

Allure de croisière 3h25’ 

Roger Guillaumin est un spécimen. Ce n’est pas le roi des cumulards – actuellement Denys Baudry avec 541 marathons -, mais il affiche le plus beau palmarès en moins de 3h30. En trente ans de pratique, 264 marathons, 216 sous les 3h30’, 136 sous les 3h20’. Réglé comme une horloge, Roger. Mieux : depuis son record en 1992 (2h51’45’’), il n’a perdu qu’une minute par an sur marathon. « 3h20-3h25,cela correspond à  mon allure de croisière maintenant, celle où je ne me mets pas dans le rouge. Jusqu’en 2015, je n’étais pas content si je n’arrivais pas en moins de 3h15’. », commente-t-il. Performances impressionnantes pour cet athlète qui veille à toujours rester « en dedans » à l’entrainement comme en compétition. Courir est un art de vivre pour cet Isérois, ancien professeur en lycée technique. « Faire un super chrono un jour sur un marathon et puis ne plus rien faire pendant des mois, voire des années, cela ne m’intéresse pas. ». Sans se « griller », ce master 3 a donc bouclé 27 marathons l’an dernier. Dix-neuf sous les 3h30, neuf sous les 3h25’. En septembre à Plazaola, en Espagne, il a même réalisé un 3h15’14’’. A 62 ans ! Cela restera un de ses grands souvenirs, comme le Marathon Nice-Cannes 2009, où, à 54 ans, il est repassé sous la barre des 3h (2h59’07’’). 

Depuis son record en 1992, Roger a perdu moins d’une minute par an sur marathon. 

Courir et découvrir 

Bien rodé, il tourne à 3 000 km par an, compétitions comprises. Chaque année, une bonne quarantaine de dossards épinglés. « Il m’est arrivé d’enchaîner 1000 km de transport dans le week-end pour aller courir un marathon. L’an dernier, j’ai enchaîné un marathon le samedi soir à Grenoble, et un autre le lendemain matin dans la Drôme, à 60 km de route. »

Rien n’est jamais trop pour « Rodgers », surnom qui traduit l’état d’esprit jeune qu’il cultive. « J’ai tout le temps envie de bouger. J’aime découvrir de nouveaux pays, de nouveaux coins de France. Et j’ai de la chance, ma femme, Evelyne adore aussi voyager. Elle organise nos voyages-marathons, récemment à Séville, dans quelques mois à Saint-Pétersbourg, puis à Berlin en septembre prochain, ce sera une première pour moi. »

Compétiteur donc, plutôt boulimique. Par chance, il n’a jamais eu de pépins. « J’ai juste eu une alerte en 2016, avec une aponévrosite plantaire. J’ai fait une quinzaine de séances de kinés, j’ai levé le pied et tout s’est bien passé. Et finalement j’ai couru autant de marathons que prévu, à savoir 24 cette année-là. »

Sur le Marathon de la Loire, en 2017.

Danser sur les sentiers

Ce fils d’agriculteur, qui travaillait déjà à 10ans dans les champs est une force de la nature. Le sport l’accompagne depuis toujours. Des années de foot, du snowboard pendant 20 ans avec son fils et du vélo, en plus de la course. Depuis 1987, la passion reste intacte. S’il collectionne les marathons, sa distance de prédilection, il affiche également des 100 km, 6h et 24h à son palmarès. Un bon paquet de trails aussi. Pour lui, le bonheur est toujours au bout du chemin. L’évasion « pleine nature » étanche sa soif de liberté. Dévaler les pentes et danser sur les sentiers, cela le fait vibrer : « J’ai un magnifique terrain de jeu à domicile, le massif du Pilat avec plus de 1 000 mètres de dénivelé positif. J’adore le trail, c’est ludique. Seulement en 2008, je me suis fait peur avec une belle gamelle. Alors je suis revenu sur la route, c’est plus tranquille pour les chevilles. Ces derniers temps, je reviens au trail. En 2018, j’en ai bouclé 18, dont 17 podiums en master 3. ». Pousserait-il sur ultra type UTMB ou Diagonale des Fous ? « Ce n’est pas mon truc. Je ne vois pas l’intérêt de courir en pleine nuit sans profiter des paysages, au risque de se perdre en pleine montagne à 4h du matin. J’ai participé une fois à la SaintéLyon, parce qu’elle se déroule près de chez moi, mais c’est l’exception qui confirme la règle… ». 

Passion marathon. Ce livre-témoignage est un recueil des récits de marathons que Roger a courus entre 2012 et 2015. Il y partage sa passion pour la distance, y fait résonner sa soif de découverte et met à l’honneur les belles rencontres nées dans l’effort. Inspirant. Commande en ligne sur rodgers42195.fr

Du feeling avant toute chose

Pas de plan, ni de club ou de coach, au fil des années son expérience l’a guidée. « Au début, je courais à bloc tout le temps. J’ai couru en 2h51’, record sur le marathon de Romans en 1992et ce, quinze jours après avec un 50 km en Ardèche en 3h26’. C’était n’importe quoi ! », se rappelle-t-il.Désormais, Roger misesur l’endurance, reste à l’écoute de ses sensations. « Je serai incapable de suivre un programme de deux mois où l’on me dit quoi faire. Je fais ce qui me chante, quand j’en ai envie. Je bricole beaucoup dans ma maison et quand je suis en train de faire tourner la bétonnière, je ne m’arrête pas pour aller courir. » 

Ses médailles, rien que pour l’année 2018

Donner l’exemple

En moyenne chaque semaine en période de courses, il effectue deux sorties  « running » de 20-30 km et deux  sorties « vélo » de 50 à 80 km environ. La plupart du temps, il s’entraîne seul mais joue volontiers l’émulation. Donner l’exemple, inspirer les plus jeunes–comme les un peu moins jeunes – le motive. Ainsi, prend-t-il plaisir à se mesurer régulièrement avec Elodie, 36 ans. « Nous avons le même niveau en course à pied, mais elle est meilleure que moi en vélo. On se challenge gentiment ». C’est l’une des belles rencontres qu’il a pu faire. Certaines sont furtives – quelques kilomètres partagés sur un marathon – mais Roger tient à ne pas les oublier en publiant ses récits sur son site internet. Mémoire d’une carrière extraordinaire qu’il écrit chaque jour à grandes foulées. 

Elle impressionne avec son épaisse semelle rouge en partie évidée et  étonne avec sa partie avant qui ne touche pas le sol. Avec ce modèle diffusé à peu d’exemplaires, Asics veut tester un concept offrant un gain d’énergie de 20 % à effort égal. Niveau poids, avec 320 g en 44, ce n’est pas franchement léger. La forme très incurvée oblige à se réceptionner sur le tiers avant du pied : après une adaptation d’environ 20 minutes, ce fut ensuite naturel. En endurance cela incite à être plus dynamique, et à accélérer insensiblement. Sur la piste, après un épisode de pluie, elle offre une adhérence moyenne. La relative rigidité de la semelle se fait oublier, de même que le point dur ressenti en statique sous les métatarses. Sur route ou chemins bien revêtus les variations d’allure se font également facilement, mais la stabilité latérale n’est pas le point fort de cette Metaride : les chemins accidentés seront sans doute à éviter.
Les sorties longues en endurance restent possibles mais la particularité de cette semelle incite à aller vers une foulée un peu plus rapide, approchant l’allure marathon.Pour les coureurs ayant déjà une réception sur l’avant du pied ce modèle sera plausiblement trop typé, en revanche ceux cherchant à réduire leur impact talon trouveront une assistance naturelle.

Utilisation : entraînements route ou chemins stabilisés, compétitions jusqu’au semi (adaptation à envisager sur marathon). 

Prix : 250 €. Poids : 320 g en 44  Drop : 0 mm

Les + Concept étonnant. 

Les – Prix très (très !) élevé, concept pouvant ne pas convenir à tout le monde.

L’avis du testeur

Amorti : 17/20 Confort : 17/20 Souplesse : 16/20 Stabilité : 15/20 Note moyenne : 16,25/20 

Il a testé pour vous

Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances

Rien de tel qu’une session intensive entre passionnés pour rester dans la course ! 4 options pour coller à vos envies.

En mode « montagne » avec TeRDAV

TerDav, le spécialiste du voyage à pied propose une série de stages, en trois formules – découverte, aventure, expert. On peut s’élancer sur les plus beaux itinéraires de trek en courant (aventure) ou bien s’offrir une reconnaissance sur l’un des parcours de l’UTMB (expert). 

©Pascal Tournaire-Office du Tourisme de Chamonix-Mont-Blanc

En détail : catégorie « aventure », au programme à partir du 30 juin: Tour des Aiguilles Rouges en 3 jours, lac Léman-Chamonix en 5 jours, tour du mont-blanc intégral en trail en 7 jours, Briançon-Méditerranée en 8 jours, Chamonix-Briançon en 8 jours. Catégorie « expert », l’ OCC (Orsières-Champex-Chamonix) en 2 jours, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) en 3 jours, le tour du Mont-Blanc en 4 jours. Egalement un nouveau stage dans le Puy de Dôme, encadré par le roi des Templiers, Thomas Lorblanchet. 

Combien ça coûte ? A partir de 380 €.

Les + La logistique est adaptée, on court avec un sac léger la journée, on passe la nuit en refuge ou en gîte et l’on profite de conseils avisés de trailers professionnels. 

En mode « perf » avec Bruno Heubi 

L’un de nos coachs référents, Bruno Heubi, entraîneur depuis 27 ans et ancien champion du monde de 100 km propose des stages pour progresser sur quelques week-ends de l’année au CREPS de Reims, à 45 minutes en TGV de Paris. 

En détail : quel que soit votre niveau, vous serez évalué (test de VMA et d’EMA), conseillé dans vos objectifs, vous apprendrez à progresser en comprenant les sens des entraînements. Vous repartirez avec des outils et documents personnalisés pour vous aider à gérer votre entraînement de manière autonome. 

Combien ça coûte ? 390 € pour le stage du vendredi soir au dimanche après-midi avec hébergement, repas au CREPS de Reims et installations techniques à disposition (salle de cours, piste intérieure).
Prochains stages : du 12 au 13 octobre, du 9 au 10 novembre (sous réserve de modification)

En mode « cure » avec Thalasso Pornic 

©Thalassocraties Pornic

Rééditée depuis des années, cette cure spéciale running de Thalasso Pornic associe aquatraining, jogging et  musculation, le tout encadré par un coach sportif et un kiné. 

En détail : le matin des séances variées (sortie longue, fractionné, footing sur la plage), préparation physique en salle, test de VO2 max, renforcement musculaire et postural. Et l’après-midi de soins thalasso (massages tonifiants, douches au jet, séances pressothérapie et de cryothérapie, hydromassages).  

Combien ça coûte ? Formule 6 jours et 23 soins à 1824 € avec hébergement ou 4 jours et 11 soins à 1 236 €.  

Le + Une vraie parenthèse running et bien-être. 

En mode « semaine complète » avec Bernard Faure

Ancien champion de France (2h12’53’’ sur marathon en 1983) et entraîneur, Bernard Faure propose des sessions de 6 jours dans sa maison de charme du Périgord, entre Brive-la-Gaillarde et Périgueux. 

En détail : du samedi après-midi au vendredi matin, on alterne la pratique avec des séances variées, et la théorie, en abordant tous les principes de la progression (VO2, VO2 max, VMA, seuils, etc…) et les fondamentaux aux nécessités spécifiques que sont les domaines de la santé, du marathon et du trail. On élabore son propre plan d’entraînement et travaille sa foulée. 

Prochains stages : du 13 au 19 juillet, du 27 juillet au 2 août, du 10 août au 16 août, du 24 août au 30 août, du 14 au 20 septembre. 

Combien ça coûte ? 812 € pour la première personne, 656 € pour la deuxième personne, en chambre et table d’hôte. 

Qu’il semble loin le temps où la marque de fabrique d’Hoka était une épaisse semelle et un air pataud. Avec cette Evo Carbon Rocket, place à l’allègement à tout point de vue. Poids réduit avec 235 grammes en 44 et empeigne façon « filet » laissant augurer une faible résistance à la pluie, chaussant très étroit, voici pour les présentations. Premières foulées en endurance : l’amorti est plutôt sec, ce n’est pas inconfortable mais c’est sportif. On est finalement mieux en accélérant un peu : comme avec d’autres modèles orientés vers la performance, cette paire semble moins à l’aise à faible allure. Direction la piste pour vérification : oui, ce sont de vraies fusées ! Hormis l’empeigne étroite qui pourrait gêner certains, on se sent quasiment libre de faire ce que l’on veut. Les limites du coureur seront atteintes avant celles des chaussures. Une grosse averse confirmera deux choses : l’eau ruisselle rapidement à travers l’empeigne très fine, la semelle offre une bonne adhérence. Sur une sortie longue (1h45) l’ambiance sportive nécessite de conserver un rythme assez soutenu pour en tirer la quintessence. Si une empeigne étroite et un mesh peu étanche ne sont pas gênants, si l’on aime courir à un bon rythme avec une foulée dynamique, voici un modèle tout à fait adapté, concurrent direct des Nike Vaporfly et Adidas Adizero.

Utilisation : entraînements rythmés sur route pour coureur à foulée neutre, compétitions pour ceux aimant les chaussures à vocation très dynamique.

Prix : 160 € – Poids : 235 g en 44,5

Les + Dynamisme, tarif par rapport à ses concurrentes.

Les – Nécessite une foulée plutôt dynamique, chaussant étroit.

Notes

Amorti : 18/20 Confort : 17/20 Souplesse : 17/20 Stabilité : 17/20 – Note moyenne  : 17,25/20 

Il a testé pour vous

Frédéric, 54 ans, 1,77 m, 69 kg, 2h47’ sur marathon (2013). Pieds légèrement pronateurs, sans correction. Chausse habituellement des Adidas. Conditions du test : 150 km sur route (70 %), chemins stabilisés (20 %) et piste (10 %), tous types de séances

Nous avions eu l’occasion de tester le premier modèle Bluetens, plein de promesse mais limité par rapport à ses concurrents. Avec ce Duo Sport, la start up française vise un public plus exigeant tout en conservant ses points forts : faible encombrement, facilité d’utilisation via une application smartphone et diversité des programmes. Ce Duo réunit deux appareils indépendants et c’est sa grande force : on peut utiliser les deux appareils simultanément sur deux zones identiques du corps (les cuisses par exemple) ou deux zones bien distinctes avec deux programmes spécifiques (une cuisse et le bas du dos). Les programmes couvrent tout le corps en quatre thème: renforcer, soigner, relaxer et, nouveauté, un programme « traitement ». Ce dernier vise des pathologies spécifiques comme la lombalgie ou la sciatique pour le dos. Bluetens a reçu un certificat médical pour son impact positif sur la santé et vient de s’associer au premier réseau de pharmacies en France pour étendre sa distribution.
La question de l’efficacité du produit est en grande partie subjective et soumise aux mêmes limites que tous les autres appareils. C’est sans doute la fonction relaxer qui offre les résultats les plus rapides et visibles notamment après l’effort. J’ai pu tester le programme soigner sur des douleurs dorsales et le résultat est assez bluffant : la douleur a disparu après une semaine d’utilisation. Cet appareil ne remplace pas un professionnel de santé kiné ou ostéo mais il est parfait pour soigner les petits bobos du quotidien des sportifs. D’autant plus qu’il s’utilise facilement et s’emporte partout. J’ai pu programmer des séances sur ma pause déjeuner en glissant l’appareil sous ma chemise. Vous pilotez les programmes et leur intensité sur votre téléphone en toute simplicité.

Les + Facilité d’utilisation, prix en très nette augmentation par rapport au modèle précédent mais moins cher que la plupart des autres appareils haut de gamme
Les – Les schémas de pose des électrodes assez sommaires, les sportifs poilus souffriront à chaque foi qu’il faudra décoller les électrodes ont les bandes collantes sont très larges.
299 €
Test réalisé par A.Galewski dans le numéro 198 de Running Attitude.

Nos athlètes français ont brillé sur les championnats du monde de trail disputés samedi 8 juin au Portugal, sur un circuit de 44 km et 2100mD+. Pour sa première sélection, la Française Blandine L’Hirondel, de Bayeux dans le Calvados, décroche la médaille d’or en bouclant la distance en 4h06’40’’. Chez les hommes, Julien Rancon de Limonest termine à la deuxième place en individuel en 3h37’47’’, à deux minutes du vainqueur Anglais, Jonathan Albon. Notre équipe masculine est sacrée championne du monde. Belle moisson. Bravo, champions !