Dans ce jeu mobile en réalité augmentée on doit courir pour conquérir et contrôler un empire virtuel. Au départ, une hutte préhistorique. Plus on court, plus l’empire évolue jusqu’à devenir une cité futuriste façon science-fiction que l’on peut personnaliser. Un mix entre Pokémon Go et Age of Empires qui devrait amuser les runners geek. Compatible avec un compte Strava, disponible sur iOs et Androïd.

Hoka One One revient avec la cinquième version de l’un de ses modèles phares : la Clifton. Ce modèle est taillé pour la route, longue de préférence. La marque US a réussi à conserver les points forts de la 4e version – le rapport poids/dynamisme/amorti – tout en améliorant certains aspects comme le chaussant.
Le look Hoka est toujours identifiable à l’œil nu mais difficile de s’y retrouver entre les modèles tant ils affichent une unité de design. Un grand bravo pour la qualité des finitions : on ne voit pas les collages, le rendu est très harmonieux et laisse une impression de fluidité malgré l’épaisseur de la semelle. On retrouve la semelle typique chez Hoka qui apporte un amorti XXL. Bien évidemment certains poids légers pourront trouver la chaussure mollassonne. Et elle est pourtant l’une des plus dynamiques dans la catégorie longue distance. Le déroulé du pied se fait sans problème et le niveau de protection du talon aux métatarses devient salutaire après 2h de course. Il fait oublier les petits défauts de foulée dus à la fatigue, là où des semelles plus fines ne les pardonneraient pas.
Le chaussant de cette Clifton a été retravaillé. Il est assez ajusté mais Hoka propose aussi une version plus large. Sur le modèle classique le pied est parfaitement maintenu sans jamais qu’on se sente « prisonnier ». Ce maintien compense les défauts liés à la semelle en mousse épaisse à savoir un tangage latéral qui vous fera jouer des chevilles. Mais il n’y a rien de dramatique pour une chaussure destinée à l’entrainement et le grip sous la semelle compense ce manque stabilité.

Prix : 130 €
Poids : 266 g en 42 / 216 g en 38
Drop : 5 mm
Usage : toutes distances sur route pour coureur à foulée universelle de tous poids.

Amorti : 19
Confort : 19
Stabilité : 14
Souplesse : 16
Note moyenne : 17/20

Les + Légèreté pour un modèle de ce type.
Les – Qui dit semelle en mousse dit risque d’usure plus importante en cas de pronation notamment.

Paire testée dans le numéro 194 par Antoine, 1,89 m, 78 kg, meilleure perf : 3h14 sur marathon (2012).
Conditions du test : 150 km avec séances de 30/30, 400 m sur pistes, seuil, sorties longues, par temps sec et sous la pluie.

1er janvier– Zurich (Suisse)
Marathon du Nouvel An
Départ à minuit pile le 31 décembre, sous un feu d’artifice, pour le premier marathon du calendrier mondial, labellisé IAAF. C’est l’assurance de passer une Saint-Sylvestre originale et sportive, en compagnie de 1 000 coureurs. On peut décider en route de courir un deux, ou quatre tours, chacun mesurant 10,55 km, étant tracé à 90% sur sentiers. Quelques feux de Bengale éclairent ponctuellement le sol, mais la frontale est obligatoire.
www.neujahrsmarathon.ch/fr
©alfaphoto

ALPHAFOTO.COM

6 janvier – Cernay-la-Ville (78)
Premier Challenge sur route de France
Au choix marathon, semi ou 10 km aux portes de Paris pour entamer l’année du bon pied. Le cadre est agréable, autour de Cernay-la-Ville, au cœur de la vallée de Chevreuse. Le 42 km est vallonné, avec une série de « tobbogans » au gré du tracé, mais les autres distances sont plus roulantes.
www.altiandco.fr

6 janvier – Nice (06)
Prom’Classic
20e anniversaire pour la Prom’, premier 10 km de l’année, le long de la Méditerranée. Un bain de foule, de soleil et de bonne humeur pour célébrer le nouvel an, et pourquoi pas une performance à la clé.
www.promclassic.com
©Mouv Up

19-20 janvier – Saint-Grégoire (35)
Les Métropolitaines
Quatre options pour ce rendez-vous breton. Une marche caritative de 7 km, des courses scolaires, un 10 km à label national tracé en deux boucles (10h) et une course féminine de 7,1 km, en deux boucles elle aussi (11h15). Les parcours sont agréables et verdoyants.
www.courirsg.fr

20 janvier – Le Mans (72)
Cross Ouest-France
50 courses réparties sur deux jours pour ce cross le plus populaire du calendrier. Il rassemble toutes les générations dans un bel esprit sportif autour du bois de l’Epau, au Mans. Marche nordique ou randos de 14, 16, 20 km ou 8 km, trail de 20 km, course de 10 km mi-bitume-mi-sous bois, cross de 1,4 à 9 km, canicross ; tout le monde y trouve son compte. Plus de 11 000 concurrents sont attendus.
crossdumans.ouest-france.fr

Cross Ouest-France 2018
10kms ville du Mans
TAKHA Mohammed 2eme

©Thomas Brégardis – Ouest France

27 janvier – Collonges-au-Mont-d’Or (69)
Foulées des Monts d’or
Cette classique de début d’année pour les Lyonnais, son parcours de 25 km, beau mais corsé, traverse neuf communes en pierres dorées des Monts d’Or et offre des points de vue remarquables sur Lyon et la vallée de la Saône. On peut participer en relais à deux (10 et 15 km).
www.lafouleedesmontsdor.fr

Marathon man, ce pourrait être lui, David Redor, alias Crazy Dave. Ce Français de 44 ans a enchaîné 100 marathons à travers les Etats-Unis l’an dernier. Et ce n’est qu’un début…

Au départ, rien d’extraordinaire. Après quelques 10 km et semis, David Redor s’inscrit à son premier marathon accompagné d’un ami. C’était en 1997, à Paris. « J’ai trouvé ça extra, le virus m’a pris. Pendant quelques années, j’ai couru deux- trois marathons par an. » Puis le curseur est monté… 12 marathons en 2012, de même en 2014. Courir et voyager, voilà qui plaît à ce juriste de formation, qui partage sa vie entre les Caraïbes et les Landes.

52 aux USA

En 2016, suivi par des sponsors, il embarque pour l’Amérique. Avec une envie : 52 marathons en un an. « Un marathon dans chacun des états, plus un à Washington et un aux Bahamas », raconte David.Les marathons officiels se succèdent, en moins de 5h. « Je n’avais pas d’objectif chrono, je souhaitais inscrire ce défi dans la durée, et préserver la machine. Mon record en 2016, c’est Washington, couru en 4h23. » Le 1er octobre, il atteint la barre des cinquante 26,2 miles sans heurts ni douleurs. Et pousse encore le curseur. « Je me sentais bien, alors j’ai décidé de doubler la mise », confesse tout bonnement David. Trois mois donc pour enchaîner 50 marathons. Pari insensé, est-on tenté de penser… Mission accomplie, pourtant, le 31 décembre dernier au Texas, avec un 100e marathon bouclé dans l’année. « J’ai dû enchaîner sévère en décembre, en courant 16 marathons en 15 jours, parfois deux la même journée, le tout sans kiné ni pépins », se rappelle-t-il. De ce défi, il garde un tas d’anecdotes. Comme la fois où dans le Delaware, la compagnie aérienne ayant égaré sa valise, il a couru en sous-vêtements et chaussures de ville. « C’était folklorique! » Reste que ses performances cumulées laissent bouche bée. Il ne carbure qu’à la papaye déshydratée fournie par son sponsor Immun’Age, et à son mental en acier trempé. « Je préfèrerais mourir sur le béton que d’abandonner ! » lâche-t-il sans détour.

De l’Everest à Millau

En 20 ans de course, Crazy Dave assure ne jamais s’être mis dans le rouge. Quelques mois de coupure, il s’y est remis. Cette fois, pour le Marathon de l’Everest. Il s’est entraîné sur les îles Saint-Barthélemy et Saint-Martin, en enchaînant les côtes en plein soleil pour travailler sa résistance. « Pour courir en haute altitude, j’ai grimpé l’Island Peak, située à côté de l’Everest, 6 200 m sans oxygène, six jours avant le marathon. C’était inclus dans le package. Je termine en 9h23, 121e sur 250 concurrents. » David a ensuite couru le Marathon du Médoc en dilettante. Une occasion de travailler son foncier avant les 100 km de Millau, disputés en septembre dernier. « La météo annonçait une pluie légère, alors je n’ai pas pris de deuxième paire de chaussures. Une vraie erreur de débutant car on s’est pris 50 km de flotte. Après le 70e km, j’ai dû faire soigner de grosses ampoules. Les podologues m’ont conseillé d’abandonner. Je leur dit : “Occupez-vous de mes pieds, je m’occupe du reste”. J’ai fini en 20h mais je n’en suis pas fier. » Ce 100 km restera un aparté, car c’est bien la distance mythique des 42,195 km, qui fait vibrer ce « cumulard » – 170 marathons à ce jour. « En 2018 ou 2019, je m’attaquerai au record du monde des marathons effectués en un an. » Une performance détenue par l’Américain Larry Macon, avec 239 marathons cumulés en mode « marche ». David, lui, vise les 300 marathons en douze mois en courant. Il compte s’y attaquer aux Etats-Unis, le seul pays qui en propose quasiment 365 jours par an. «J’ai vu que 50 marathons en trois mois c’était faisable. Alors, si j’accélère dès le début, le record sera battu.» Reste à trouver les sponsors et les 100 000 dollars nécessaires. A suivre…

 

Article d’A.Milleville publié dans Running Attitude 184, novembre 2017

 

 

 

En 2h01’39’’ à Berlin, le nouveau recordman du monde sur marathon a couru comme le préconise Véronique Billat, physiologiste de renommée mondiale, auteure de la méthode d’entraînement BillaTraining*. Décryptage.

Comment analysez-vous sa course record ?
« L’analyse est assez simple. Il est parti vite jusqu’au 5e kilomètre, puis a baissé sa vitesse jusqu’au 16e km, l’a réactivée jusqu’au 20e km, dépassant ensuite sa vitesse moyenne jusqu’à la fin. Ce que j’appelle une méthode en forme de cuvette. On parle également d’autosimilarité. Plutôt que de courir à vitesse constante, il a varié ses allures en fractionnant son marathon en 4 « cuvettes » durant lesquelles il a tour à tour accéléré puis décéléré, pour s’économiser.

Cette variation d’allure explique sa fraîcheur à l’arrivée ?
« Tout à fait, c’est mathématique, et physiologiquement prouvé. C’est cette méthode que nous préconisons à nos clients. La vitesse moyenne d’Eliud Kipchoge sur la distance est de 20,8 km/heure mais s’il on regarde ses temps de passage, on s’aperçoit qu’il a couru 2/3 du marathon sous sa vitesse moyenne, et 1/3 au-dessus. En courant ainsi, à vitesse variable et non constante, il s’est économisé, a écouté ses sensations. Il a fait l’inverse de ce que font – à tort ! – tous les marathoniens ou presque, qui courent à vitesse constante, effectuent 2/3 de la distance au-dessus de leur vitesse moyenne, s’épuisent, frappent le « mur » et courent le dernier tiers bien en-dessous de leur vitesse moyenne. »

Le marathon en moins de 2h, c’est pour demain ?
« Oui, il aurait même pu le faire ce jour-là ! D’ailleurs, il a déjà couru en 2h00’25’’ l’an dernier à Nonza en Italie avec son équipementier Nike. Il faut comprendre que courir est un métier, le gagne-pain de ce champion. Il n’a pas intérêt à établir un record en moins de deux heures tout de suite. A l’image de Sergueï Bubka, ancien recordman du monde du saut à la perche, qui gagnait centimètre par centimètre de meeting en meeting pour faire le jeu de son sponsor, il s’en approche chaque fois un peu plus. »
* www.billatraining.com, à tester gratuitement.

2 décembre – Thiais (94)
Corrida de Thiais
Plus de 2 000 participants sont attendus sur 5 ou 10 km. On peut courir pour la perf’ ou juste pour participer à la fête. L’un des participants repartira avec une voiture mise en jeu lors de la tombola. Egalement une course de 1,630 km pour les plus jeunes. Premier départ à 9 h, au palais omnisports, place Vincent Van-Gogh.
www.corridadethiais.com

9 décembre – Illkirch-Graffenstaden (67)
Corrida d’Illkirch
5, 10 km, ou bien un semi (21.1 km) à l’affiche de cette traditionnelle corrida. Lancé l’an dernier avec succès, ce semi sera reconduit. Fort Uhrich, forêt d’Ostwald et la piste cyclable longeant le canal au programme. Près de 2 000 concurrents, souvent déguisés, attendus.
www.illkirch.eu

16 décembre – Toulouse (31)
Corrida de Noël
©Remy Jégard
La « teuf » et rien d’autre pendant 7,2 km ou 3,6 km autour de Saint-Sernin, en passant par la place du Capitole, les ponts Neuf et Saint-Pierre. Le déguisement rouge et blanc est vivement recommandé. Courses enfants gratuites.
www.corridadenoeltoulouse.com

16 décembre – Issy-les-Moulineaux (92)
Corrida de Noël d’Issy
©DR
C’est le plus grand défilé de pères et mères Noël de France ! De 1,5 km pour les plus jeunes à 10 km, avec l’option « course déguisée », en rouge et blanc, donc, ou bien l’option 10 km classique (label régional) sur un parcours performant. Egalement un 5 km. A noter : l’organisation propose des entraînements gratuits pour le 10 km.
www.corrida-noel-issy.com

21 décembre – Troyes (10)
Corrida de Noël
2000 participants rassemblés le temps d’un 5 km dans les rues illuminées du centre-ville troyen. Mieux vaut s’y pointer déguisé pour ne pas s’y faire remarquer…
www.ville-troyes.fr

30 décembre – Houilles (78)
Corrida de Houilles
L’an dernier, Julien Wanders a battu le record de France du 10 km sur cette corrida, label d’argent IAAF. C’est dire si ça roule ! On peut courir la version Elite (16h30) en trois tours, ou bien le 10km populaire avec groupe de musique. Un feu d’artifice clôturera cette dernière fête de l’année dans les Yvelines.
www.corrida-houilles.fr

Photo ©Clément Vidon

30 décembre – Magné (79)
Corrida de Magné
10 km en une boucle au cœur de la campagne poitevine classée grand site du marais poitevin. Une seule difficulté, la côte de Sainte-Macrine, une colline de 42 m à franchir sous l’œil protecteur de la patronne des bateliers. Un ravitaillement gourmand proposera huîtres, champagne et chocolats en fin de parcours. 2 000 coureurs attendus.
www.lacorridademagne.fr

L’AIMS, association internationale des marathons et courses de distances, a fait état lors de son dernier congrès d’une inflation « marathon » spectaculaire en Chine. Plus de 5 millions de Chinois sont désormais marathoniens. En 2011, 22 marathons seulement étaient co-sponsorisés par la Chinese Athletic Association à travers le pays. En 2016, 328 marathons ont été organisés, puis en 2017, 1 102 marathons, soit une augmentation de plus de 335 % en un an !