Nouveaux, immanquables, coups de cœur : tour d’horizon des marathons printaniers à ne pas louper, hors Paris, grand-messe annuelle prévue le 8 avril.

 

©ASO

18 mars – Run in Marseille (13)

10 km, semi et marathon sous le soleil de la cité phocéenne. Le marathon s’élancera des Goudes, depuis les calanques avant de faire, comme les deux autres distances, le tour des spots marseillais. Stade Vélodrome, Parc Borély, Castellane, Corniche, plage du Prado pour un finish théâtral autour du vieux port.

 

24 mars – Marathon de Bordeaux Métropole Bordeaux (33)  

4e édition pour ce marathon nocturne accompagné d’une belle ferveur des bordelais. Depuis le palais de la Bourse, le circuit longe la Garonne, traverse les vignobles et quartiers de Pessac et Saint-Genès, avant de revenir au cœur de Bordeaux. Egalement un semi, un duo et un relais à quatre.

25 marsMarathon de Montauban (82)

Départ avenue du 10ème Dragons pour cette 11e édition. Le marathon se court en deux boucles allie sur les grands axes de la ville, à la découverte de son patrimoine, d’hier et d’aujourd’hui. Egalement un semi (une boucle) et un 10km.

 

25 mars – Marathon du Golfe de Saint-Tropez – Sainte-Maxime (83)

Nouveau marathon printanier pour Azur Sport Organisation (Marathon des Alpes Maritimes notamment). Départ à Sainte-Maxime, arrivée à Cavalaire-sur-Mer, en passant par huit communes bordant le golfe de Saint-Tropez. Un cadre idyllique pour ce tracé vallonné, avec dégustations de produits locaux à la clé. Egalement un duo et un relais de 4 à 7 coureurs.

15 avril – Marathon de Cheverny – Cheverny (41)

Sur ce drôle de marathon, entre la visite de plusieurs parcs et châteaux, vous rencontrerez le capitaine Haddock et les Dupont(d). Pasta party, orchestres et ravitos gastronomiques pour ce rendez-vous des Festiviales/Challenge de la Convivialité à courir en solo ou en duo (23 km + 19 km).

22 avril – Marathon de Nantes – Nantes (44)

42 km pour faire le tour des richesses du patrimoine nantais sur un parcours urbain, entre le cours Saint-André et la cité internationale des Congrès. Bords de l’Erdre, Jardin des Plantes, bords de Loire, île de Nantes et cœur historique défileront sous vos foulées. Egalement un semi, et un 10 km nocturne le 21 avril.

22 avril – Marathon du lac d’Annecy – Annecy (74)

Un aller-retour au fil de l’eau, sur la « voie verte » du lac d’Annecy jusqu’au Doussard, avec vue sur les Alpes enneigées… C’est un des plus beaux marathons français, l’un des plus rapides aussi, avec un bon score de finishers en moins de 3 heures. Egalement un semi.

©Pixim-Christophe Gagneux

29 avril – Marathon de la Loire – Saumur (49)

Un marathon « fleuve », autour de Saumur, sur un tracé champêtre et roulant. Egalement un relais à 2, un 10 km et une épreuve duo combinée – 12 km de canoë sur la Loire pour commencer, puis 18km de course en compagnie des marathoniens. 4800 concurrents avaient participé à la première en 2017.

12 mai – Marathon des Vins de Blaye – Blaye (33)  

Autour de la citadelle de Blaye, il sillonne le vignoble de Blaye côtes de Bordeaux (300 m D) en passant par 14 communes et 12 châteaux. En chemin, 30 dégustations de vins ! Egalement un 10 km.

27 mai – Marathon de la baie du Mont-Saint-Michel – Cancale (35)

Au départ du port de Cancale, la Merveille sera déjà dans votre viseur pendant 42 km, entre la baie du mont-Saint-Michel et la campagne bretonne. Semi et Trail sont aussi programmés pour cette première édition sous l’appellation’ Run in’ d’ASO. La C-course féminine et le 10 km ne font plus partis du lot…

17 juin – Marathon du Vignoble d’Alsace – Molsheim (67)

C’est le plus festif du mois de juin. 42 km à travers les plus beaux vignobles et villages alsaciens ponctués par 13 relais gastronomiques. Bretzel et sylvaner, munster et gewurztraminer… On prend plaisir à y déguster. Egalement un semi et un 10 km.

 

10 juin – Marathon des Courants de la Liberté – Caen (14)

30e anniversaire pour ce marathon, épreuve reine des Courants de la Liberté (féminine, 10km, semi). Depuis Courseulles-sur-Mer, il sillonne les hauts lieux du Débarquement de Normandie. Plages de Juno, Sword, Casino de Ouistreham, Pegasus Bridge… un tracé historique jusqu’au parc des Expositions de Caen. A courir en solo ou en relais à 4.

 

 

 

 

 

 

 

 

Du nouveau au programme des Gendarmes et Voleurs de Temps, le week-end du 19-20 mai. L’organisation proposera un nouveau canitrail le samedi. Le tracé de 12 km (276 mD+) empruntera en grande partie des chemins ancestraux inédits. Cette nouvelle course spectacle aura la même logistique que les autres, avec des ravitaillements tous les 2 km pour les chiens. Une belle occasion de partager sa passion avec son toutou et de carburer en duo, sachant que l’animal fait en moyenne gagner 20 % de vitesse. Par ailleurs, le Grand Trail du Limousin du dimanche passera de 58 à 52 km et l’organisation annonce une soirée festive dans un château voisin d’Ambazac. A suivre…

Julien Samson, 25 ans, revient de loin. Cette étoile montante du demi-fond français, a vaincu un cancer. Pendant sa chimiothérapie, courir a été sa thérapie. A la clé, des médailles et un mental de gagnant.

 

« Ce cancer, je l’ai vécu comme une course. Il ne fallait rien lâcher. Au bout d’un moment j’allais voir le jour. » Étoile montante du demi-fond français, Julien Samson a 23 ans lorsque le coup de massue tombe.

Lumière et désespoir

Quelques mois plus tôt, il est aux portes de l’équipe de France. « Porter le maillot bleu, c’est un rêve. En novembre 2014, ma dernière année en catégorie espoir, j’ai participé aux sélections pour intégrer l’équipe de France de cross pour les championnats d’Europe. J’ai terminé 6e et donc potentiellement qualifiable, mais la Fédération m’a écarté au profit d’un autre qui avait abandonné le jour des qualifs, sans doute parce qu’il avait un meilleur CV. J’ai vécu cela comme une profonde injustice. J’étais effondré », raconte Julien. C’est la descente aux enfers. Saison terne, grosse fatigue, puis douleurs thoraciques, sueurs nocturnes. En août 2015, il consulte à l’hôpital de Boulogne-Billancourt où il travaille comme brancardier en radiologie. Sans se douter de ce que le médecin va lui annoncer. Lymphome de Hodking, un cancer qui touche surtout les jeunes. Chimiothérapie, radiothérapie, le protocole débute toutes affaires cessantes. Un traitement lourd qui échoue dans 20% des cas. Son corps, lui, a bien réagi. « Je pense que le sport m’a aidé à mieux accepter le traitement », témoigne Julien.

Courir pour tenir

Pendant ces mois douloureux, d’août 2015 à février 2016, il s’est entraîné, tous les jours. « Courir a été une thérapie. J’avais l’impression d’éliminer le surplus de médicaments injectés de mon corps, de me nettoyer. » Même derrière le groupe, il serre les dents pendant les séances de côtes et de fractionnés. Casquette sur la tête pour masquer son crâne lisse. « J’avais l’impression de remplir un verre percé. Après chaque chimiothérapie, tous les quinze jours, je recommençais à zéro. Et deux à trois fois par semaine, je faisais aussi de la musculation à cause de la fonte musculaire causé par les traitements. Courir me permettait de m’évader et d’être comme tout le monde. » A-t-il pris des risques ? C’est certain. « Je n’en ai fait qu’à ma tête. Mes globules blancs étaient à plat, sortir dans les lieux publics, en forêt, ce n’est pas le top. Mais j’en avais besoin. » Un chemin vers la guérison. « Je me disais que tous les efforts paieraient tôt ou tard. » Gagné.

 

Médailles & qualif

En rémission totale en mai 2016, il reprend son travail de brancardier – 10 km par jour dans les couloirs de l’hôpital – et son rythme habituel d’entraînement – 12 séances par semaine. A la clé, une moisson de médailles. Ce début 2017 lui réussit. Le bronze sur le championnat de France 1 500 m en salle à Lyon (4 février), le bronze également le lendemain, aux championnats inter-régionaux sur cross-court à Coulommiers. Troisième place encore quinze jours plus tard, sur le championnat de France élite de 3 000 m en salle à Bordeaux, avec chrono en 8’18”49”’, son nouveau record.

Galvanisé par ses podiums, il s’est qualifié pour le championnat de France élite sur 5 000 m, disputé le 14 juillet dernier. « J’avais envie de prendre une revanche sur la vie, de montrer à mon entourage qui m’a soutenu, que je n’avais rien lâché. » Il décroche cette fois son passeport pour les « France Elite », avec un nouveau record personnel à la clé en 14’13”60”’ réalisé à Oordegem, en Belgique et terminera en 14e position de ce championnat au cœur de l’été.

Sa fin de saison fut compliquée à cause d’une fissure sous la plante du pied, qu’à cela ne tienne. Julien garde en ligne de mire son prochain objectif, le championnat de France de 10 000 m 2018 et tentera d’abaisser son record (30’55”). L’athlète le confesse : « Ce cancer, c’est devenu ma force. Je dirais même que ça a été un mal pour un bien. Et surtout, depuis j’ai encore plus de plaisir à être vivant. Plus de plaisir à courir. » Se sentir vivant, voilà bien le plus important.

Article d’A.Milleville publié dans Running Attitude numéro 183 – octobre 2017.

 

 

 

Au printemps prochain, Salomon organisera un circuit Golden Trail Series sur cinq des courses de trail de courte distance les plus emblématiques au monde. Au programme : Zegama en Espagne en mai, le Marathon du Mont-Blanc en juin, le Sierre-Zinal (Suisse) et Pikes Peak (USA) en août et Ring of Steall (Ecosse) en septembre.Après cette dernière course, un classement global basé sur les trois meilleurs résultats des athlètes au cours des cinq épreuves permettra d’identifier les 10 premiers coureurs et coureuses qui s’affronteront sur l’épreuve The Otter,(Afrique du Sud), en octobre. 100 000 euros seront divisés à parts égales au terme de cette grande finale. Chacun des athlètes du top 10 vivra une aventure inoubliable en compagnie de l’ami ou du partenaire de son choix. Vous pariez sur qui ? Kilian Jornet, François d’Haene ?