Le marathon, c’est pour demain. La veille de ce jour J, « la messe est dite » comme on dit. Suivez nos conseils pour bien gérer votre dernière journée.

Dans 24 heures, vous serez au départ. Pour l’instant, un mélange de sentiments contradictoires vous envahit. Le doute d’abord. Vous vous questionnez sur la pertinence de votre préparation. Mais aussi sur l’envie de vous confronter à votre défi. C’est normal. Ne regardez pas en arrière. Tout va bien se passer. Mettez en place ses actions pour bien vivre les 24 heures qui précèdent votre marathon.

Buvez pour ne pas être éliminé

Votre taux de masse hydrique doit être optimum pour la course du lendemain. La veille de marathon, il est encore temps de compenser une éventuelle insuffisance. Il faut donc boire jusqu’à ce que vos urines soient parfaitement claires et que vous alliez régulièrement « vidanger ». Point trop n’en faut non plus. Au-delà d’un certain seuil d’hydratation, il ne sert plus à rien de boire. Surtout si cela vous oblige à vous lever plusieurs fois durant votre sommeil alors que la dernière nuit est souvent agitée.

Anticipez la logistique

De quoi ai-je besoin ? Voilà la question à laquelle vous devez répondre pour ne rien oublier au moment de préparer votre sac. Il n’y a rien de plus déstabilisant que de s’apercevoir au moment de s’en servir que l’on a oublié une chose parfois essentielle ou dont l’absence va vous déstabiliser. Préparez minutieusement votre tenue de course, accrochez-y votre dossard. Consultez la météo pour adapter votre tenue en conséquence. Temps de trajet pour vous rendre au départ, horaire d’arrivée dans votre SAS, prévoyez toute cette logistique.

Révisez votre leçon de course

C’est le moment de vous remettre en mémoire votre stratégie de course, élaborée en amont à partir de vos données d’entraînement. Difficile de jouer la bonne partition, le jour J, si l’on n’a pas répété ses gammes en amont. Pour éviter les fausses notes et jouer les yeux fermés, il faut s’y être préparé. Et répétez. Repassez donc en revue vos temps de passage.

Village marathon : attention. Evitez de passer trop de temps à piétiner au retrait de votre dossard. Surtout dans les grandes épreuves où les salons vous « baladent » volontiers parmi les stands des exposants. Certes, l’ambiance y est très conviviale et l’on y croise des passionnés. Munissez-vous d’une bouteille pour vous hydrater régulièrement. On peut très vite se déshydrater la veille d’une course lorsqu’on est focalisé par cet environnement exaltant.

Veille de marathon : soignez votre dîner

Vous n’êtes pas obligé de sacrifier au sacro-saint rituel de la pasta-party ou du plat de pâtes au restaurant lors du dîner de veille de marathon. D’une part, parce qu’il existe une multitude d’autres sources d’hydrates de carbone. Les plats traditionnels en contiennent : semoule, riz, quinoa, boulgour, polenta… Vous avez le choix en fonction de vos goûts. D’autre part, en raison des troubles digestifs possibles. Une trop grande quantité de pâtes risque de vous provoquer des ballonnements incompatibles avec la performance envisagée. Ce phénomène peut être aggravé si vous mangez des protéines avec vos glucides. En effet, le mélange des deux n’est pas compatible au niveau digestif. Donc il vaut mieux éviter la viande, les œufs ou le poisson avec vos pâtes, votre riz ou vos pommes de terre.

Passez une soirée zen

Ne vous focalisez pas sur la qualité du sommeil lors de la dernière nuit. Il est tout à fait normal de ne pas bien dormir la veille d’un marathon. Ce sont les nuits des semaines précédentes où il faut veiller à emmagasiner du repos. Ne cherchez-pas absolument à vous coucher tôt. Au contraire, utiliser des leurres afin de ne pas être obnubilé par cela. Lire, écouter de la musique douce, regarder un film… Toutes les activités calmes et reposantes qui vous conduiront naturellement dans les bras de Morphée.