Les bâtons de trail sont souvent déterminants dans la réussite d’un trail… A condition de bien les choisir et de bien s’en servir pour s’économiser.

Quasi indispensables, les bâtons de trail. Plus vous allez devoir marcher, plus ils vous seront utiles. En effet, en appuyant à l’oblique sur vos bâtons, tout le haut de votre corps vous aide à vous propulser vers le haut et vers l’avant. Cela diminue ainsi le travail de vos jambes pour une même vitesse horaire. Les bâtons de trail permettent ainsi de retarder l’apparition de la fatigue dans les quadriceps et les mollets, grâce à une meilleure répartition du travail musculaire.

Les muscles des bras et des épaules participent à l’effort grâce à la traction effectuée sur les bâtons. Les abdominaux et les dorsaux vont aussi jouer un rôle de transfert d’énergie entre le haut du corps et les jambes. Le deuxième avantage des bâtons, c’est que le buste sera plus redressé que lorsque l’on n’en utilise pas. Donc, un risque moindre de fatigue et de douleurs lombaires.

Il est par contre beaucoup plus compliqué de courir avec. Parce que si l’on veut pousser dessus à chaque appui, on s’épuise à cause d’une trop grande fréquence. Et si on les plante tous les trois appuis pour respecter l’opposition bras – jambe, le mouvement des bras est complètement différent de celui auquel on est habitué.

Choisir ses bâtons de trail : monobrins, télescopiques ou repliables ?

Les monobrins sont les plus légers et les plus équilibrés lors du balancement des bras. Reste à vous inventer un moyen pratique de les fixer dans votre dos. Sans avoir besoin de vous contorsionner, et sans qu’ils vous gênent. Le système télescopique permet d’ajuster à volonté la longueur du bâton, mais c’est le système le plus lourd. Son point de fragilité sera son mécanisme de serrage. Il peut se briser si vous serrez trop. Et il ne serra pas efficace si vous ne serrez pas assez.

Si le repère s’efface à l’usure, une petite marque avec un pinceau de vernis à ongle fera l’affaire pour retrouver la bonne hauteur. Si vous optez pour un tel modèle, pensez bien à le nettoyer avant de le ranger et de le replier. La boue et la poussière peuvent gripper le système. Pour le trail, on recommande plutôt les bâtons trois brins repliables. Ils concilient légèreté et faible encombrement une fois repliés. Mais lors de l’achat, soyez vigilant sur leur solidité. Il est assez fréquent de voir des coureurs briser un bâton en course !

Gantelets ou dragonnes ?

Les gantelets enveloppant permettent d’ouvrir la paume des mains pour pousser à fond vers l’arrière, puis de rattraper aisément la poignée. Veillez à ce que ces gantelets puissent se « déclipser ». Ce sera plus pratique pour libérer vos mains lors des ravitaillements, ou en descente technique pour éviter une luxation. Les dragonnes (simples lanières) sont aussi très fréquentes. Et souvent préférées pour leur facilité d’usage, surtout par temps froid et en ultra trail, mais elles n’apportent pas la même précision d’utilisation. Les poignées doivent être fines comme celles des bâtons de ski de fond, et non pas épaisses comme celles des bâtons de randonnée… vous verrez, c’est bien moins fatigant à tenir !

Bâtons de trail : quelle est la longueur idéale ?

La plupart des trailers promènent des bâtons trop grands par rapport à leur taille. Du coup, ils se fatiguent les épaules en devant lever les bras trop haut à chaque foulée. Et surtout, beaucoup s’en servent en traction, au lieu de pousser dessus. Pour choisir la bonne longueur, multipliez votre taille par 0,67 à 0,7. Si vous choisissez vos bâtons en magasin, vous devez avoir le coude plié à angle droit lorsque vous tenez votre bâton devant vous. L’attache du gantelet devra donc se trouver au niveau de votre nombril. Cela peut vous paraître court, mais vous apprécierez leur moindre encombrement durant la phase où vous les refaites passer vers l’avant, surtout sur terrain technique.

Apprendre à bien s’en servir

En marchant en montée, l’usage du bâton de trail vient facilement s’adapter au pas. On prend vite l’habitude d’avancer le bâton du côté opposé au pied qui avance (bâton droit / pied gauche et bâton gauche / pied droit). Le bras qui avance doit être modérément tendu, un peu comme pour serrer la main à quelqu’un. Fermez bien votre main sur le bâton qui va se planter, afin d’être précis dans votre geste. Placez la pointe sous votre centre de gravité et non pas devant vous, ce serait contre productif.

Lorsque le bâton est planté, poussez bien dessus en allongeant votre bras l’arrière et en ouvrant la main pour vous propulser vers l’avant. Attention à ne pas casser votre buste et à ne pas vous écraser sur vos bâtons. Grandissez-vous au contraire, de façon à conserver un geste dynamique et propulsif, tout en restant fluide et relâché. Quand la pente devient vraiment raide, on peut poser les deux bâtons ensemble et s’appuyer dessus pour se hisser. En descente, on peut les utiliser pour sécuriser ses appui. Mais attention à ne pas se les mettre dans les jambes, sinon gare à la chute !

Bâtons de trail : deux belles nouveautés !

Evadict Carbone. 148 g, avec 60% de carbone, imbattable côté rapport qualité/prix

Evadict Carbone, 100 €. 148 g en taille 120 cm pour cette nouveauté de la marque trail de Decathlon. Imbattable côté rapport qualité/prix. Le tube contient 60% de fibre de carbone, il se plie et se replie en 3 secondes, mesure 40 cm en taille 120 cm une fois replié, avec une poignée en mousse EVA confortable. 3 tailles. 100 €.

Bâtons Leki Ultra Trail FX One superlite

Leki Ultra Trail FX One superlite, 175 €.137 g*, une composition 100% en carbone, système de pliage rapide (bouton poussoir), un nouveau système Trail Shark d’accroche grip-strap exclusif, taille compacte (37 cm en taille 120 cm) mais aussi, un gantelet amovible, plus léger et respirant et toujours une poignée ergonomique en liège. Existe en version féminine. 7 tailles.